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Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz

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MessageSujet: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Jeu 30 Oct - 5:54


Stay
Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz


Je suis resté sur le sol froid ce qui m'a semblé une éternité. J'ai crié jusqu'à ce que les sons s'étouffent dans ma gorge et qu'il n'en sorte plus que des sanglots. Je tremblais sans trop savoir pourquoi mes membres s'agitaient ainsi. Aucun instant il me semble je ne me suis réellement soucié de cette foule qui s'attroupait autour de moi. J'entends des murmures et des voix plus distinctes qui me parlent, mais moi je ne fais que pleurer. J'offre un spectacle bien pitoyable, assis au sol comme une enfant apeurée. Un homme me parle plus clairement, cherchant des réponses que je n'arrive pas à lui fournir, ce que je ne cherche pas à faire non plus. Je suis juste là, me disant que je m'en fous et étant surtout si épuisée...

Je ne peux m'empêcher de relever la tête en entendant une voix familière. De mes lèvres, j'entends s'échapper un drôle de hoquet alors que Zéèv s'approche de moi. Je pleure de plus belle, ne sachant comment exprimer mes sentiments face à son retour. Ce fut la fatigue qui m'empêcha de me jeter à son cou, mais je l'observais attentivement alors qu'il prenait mon visage dans ses mains. Je pose ma main sur la sienne avec l'envie de la serrer si fort qu'il ne pourra plus partir. Je ne sais comment expliquer les émotions qui me traversaient à cet instant. J'avais connu à son départ un vide que je n'avais pas connu avant et je m'en sentais encore ébranlée. Je ne contrôlais pas ces larmes sur mes joeus ni mes sanglots. Je n'avais aucun contrôle sur rien. Malgré la confusion qui régnait en moi, j'avais un profond soulagement de le voir là, d'entendre sa voix. Je ne parvins même pas à être surprise quand il m'appela «chérie». Je pensais seulement au fait qu'il était là.

Il y avait tant de facteurs qui jouaient sur moi à cet instant : la fatigue, la panique que son départ avait causé, le soulagement de son retour, la douleur... Je voulais rentrer chez moi, ou ailleurs, peu importe. J'entendis Zéèv rugir, sommant aux autres de partir et je sentis quelque chose dans sa voix. Je perçus l'émotion dans sa voix et me demandai si j'en étais la cause. Surement, oui. J'essayais de calmer mes larmes, mais ne parvenait qu'à pleurer davantage. Je manquais d'air et j'aurais voulu lui parler, mais il ne sortait que des plaintes que j'aurais préféré taire. Ce fut à cet instant qu'il me serra contre lui et je ne me fis pas prier. Je me nichai contre lui, enfouissant ma tête au creux de son épaule. Je sens son baiser sur mon front, j'entends ses paroles à mon oreille. Les larmes persistaient, mais mon souffle me revenait lentement. Je ne voulais pas qu'il soit désolé, je voulais arrêter de pleurer et lui dire, mais rien n'y faisait. Alors je le serre plus fort, pour lui faire comprendre ce que je n'arrive même pas à exprimer. Que je veux qu'il reste. Que je ne lui en veux pas.

Il me soulève et j'aurais dû lui interdire de le faire, mais la vérité était que je n'en avais pas la force. Lui aussi était épuisé et pourtant, il me porta. Je jure que j'ai voulu arrêter de pleurer, que je voulais me calmer, mais quelque chose en moi avait céder et le torrent ne voulait plus arrêter. Alors j'appuie ma tête contre son épaule, sans protester, sachant déjà où il me mène. Pendant ce temps où je suis simplement dans ses bras et qu'il se dirige vers mon appartement, je sens Evan remonte en surface. Un désespoir commence à poindre en moi en croyant qu'il s'apprête à prendre le contrôle et repousser Zéèv. Je ne pourrais pas l'en empêcher. Cependant il ne fait rien, je sens qu'il s'est emparé de mon corps, mais j'ignore pourquoi il ne bouge pas. Il se retire, finalement, sans n'avoir rien fait et sans que je comprenne sa réaction. Pour la première fois de la soirée, je sentis la compassion en lui... Peut-être avait-il compris que j'avais déjà trop souffert aujourd'hui et que je n'en supporterais surement pas davantage.

Zéèv ouvrit la porte de mon appartement, cet endroit qu'il avait déjà connu. J'ai arrêté de pleurer, apaisée par la décision d'Evan et n'ayant surement plus beaucoup de larmes dans mon corps. J'essuie mes yeux de la main alors qu'il me dépose sur le divan. Alors qu'il s'agenouille devant moi, je l'observe. Je ne sais pas si je cherche quelque chose, peut-être un signe qui me dirait qu'il a encore l'intention de partir... ou plutôt qu'il a l'intention de rester. Je vois les larmes coulées sur ses joues, comprenant qu'il a dû les retenir longtemps. J'ai un petit sourire alors que je glisse mes pouces sur ses joues pour les essuyer. Il détourne le regard et je le laisse faire un moment avant de ramener son visage vers moi. Je ne sais pas ce qui m'a prit, j'avais l'intention de lui parler, mais j'ai plutôt avancé mon visage vers le sien. Nous étions nous mentis en disant que nous ne pouvions pas nous attacher l'un à l'autre? Il me semblait évident à cet instant que nous l'avions cru, mais que c'était une absurdité. Je ne pouvais plus dire que je n'éprouvais pas d'affection pour lui, si tel était le cas, je n'aurais pas ressenti un tel vide en moi à son départ. Je l'embrassai donc, sans savoir si cela était bien ou mal et sans vraiment m'en soucié. Je me défis de ses lèvres pour pouvoir le regarder, prenant l'une de ses mains dans la mienne. Je dus prendre un instant pour retrouver l'usage de la parole et rétablir ma gorge, si irritée d'avoir tant crier.

« Je ne veux pas que tu partes... »

Combien de fois lui avais-je dis? C'était ce que je n'avais cessé de lui hurler dehors, que je voulais qu'il reste, qu'il ne devait pas partir. Avait-il compris ou n'était-il de retour que pour ne pas me laisser seule dans la foule? Je serrai sa main, peut-être un peu trop fort, mais je voulais sentir qu'il était là. J'avais l'impression de n'avoir fait que le supplier et pourtant, c'était encore ce que je faisais à cet instant.

« Laisses-moi être dans ta vie Zéèv. Je veux rester avec toi. »
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Sam 1 Nov - 11:55

Il se tenait là, à genoux face à elle. Inquiet pour elle. Laissant quelques larmes couler sur son visage. Il était fragile à cet instant. Démuni. Amputé d’elle. Puis elle vient effacer son chagrin. Alors, il plante son regard azuré dans les prunelles de sa belle. Il l’observe, elle s’approche de lui et il en fait de même. Incapable de résister plus longtemps à l’appel de ces lèvres. Elle est précieuse. Alors, il vient à elle. L’embrasse tout simplement. Il ne réfléchit plus vraiment à ce qu’il fait. Puis ils se regardent. Il s’en veut tellement de l’avoir mis dans un état si lamentable. C’est lui… Puis elle lui demande de ne pas partir. Il ferme les yeux un instant. Tente d’évacuer son mal être tandis qu’elle insiste encore. Il pose son front contre celui de la jeune femme. Elle sent bon malgré cette odeur de sang. Elle a eu mal. Tellement mal. Pourtant, il a la sensation qu’il lui a fait bien plus de mal en menaçant de partir pour toujours. « Shhut… Reposes toi…. » Soufflait-il alors, ne sachant que dire. Il n’avait qu’à dire oui. Mais c’était au dessus de ses forces. Alors, il change de sujet. Attrape la couverture au dessus d’elle pour la recouvrir avec cette affection paternelle qui était bien plus que cela.

Embrasant doucement sa joue, il se relève lentement. Il est épuisé ; chancelle un peu avant de dire « J’vais… T’préparer quelque chose à manger. » Elle n’a pas le temps de le contredire, il file dans le coin cuisine où ses gestes sont assez ralentis. Il cherche dans les placards un bol, puis trouve du pain à toaster qu’il couvrira de jambon cru et de beurre. C’était assez basique. Rien de fabuleux. Il se sentait faible. Puis quand le plateau fut garni, il pose le chocolat chaud dans un coin restant vide. Puis dépose le plateau sur la table basse. Attrapant doucement la jeune femme par les épaules pour la redresse s’asseyant doucement pour qu’elle puisse s’adosser à lui. Il devenait de nouveau cet homme attentionné et mûr qu’elle avait connu. Il passe un bras autour de sa taille. Elle est brulante, presque fiévreuse… Doucement, il demande « Tu as mal ? » Evidement qu’elle souffrait. Elle était une poupée de porcelaine et il l’avait violenté. Elle avait mal, à cause de lui. Elle devrait le haïr et pourtant elle l’a embrassé et supplié encore et encore. Il ne veut plus pleurer, même si cela lui est difficile. Il tremble alors, d’épuisement et d’angoisse. La peur qu’il refasse surface et le pousse à de pires atrocités.

Caressant sa chevelure blonde, il se laisse porter par ses pensées. Songe à la solitude de ce cœur qui bat. Il aurait voulu prendre soin d’elle ; être un homme bien. Reconstruire quelque chose, oublier ce qui lui était arrivé. Refaire sa vie enfin. Mais tout cela semblait impossible. Alors, pourquoi elle ? Pourquoi s’accrochait-il à ce visage juvénile ? Il était trop tard et ne pouvait prendre la responsabilité de détruire sa vie, à elle aussi. Si seulement alors… Il ne l’eut jamais fait monter dans son taxi ce soir pluvieux… Pourtant, au fond de lui. Il ne regrettait pas d’avoir un jour croisé son regard et senti cette chaleur qui l’enveloppait qu’était l’espoir. Et cette flamme pourtant asphyxiait peu à peu, étouffée par la présence de Nemo. Il sentait qu’il allait s’endormir. Il luttait tant bien que mal. Ne voulant pas dormir, ne voulant pas la laisser dans cet état. Seule. Il ne supportait pas ce qu’il avait fait, il en souffrait comme s’il avait reçut lui-même les coups. Il aurait préféré que ce soit le cas. Il a posé sa tête sur le dossier, les paupières lourdes à fixer alors ce miroir dans l’entrée. Il se dégoute. Le frisé a envie de vomir. Moins que rien. Sa place était en prison ou dans un asile. Pas ici, pas avec elle. Il avait froid, puis il avait chaud. Son corps ne lui appartenait plus vraiment, il plaisait seulement et frissonnait parfois. Il se sentait vide. Yaaqov retiré au fond, laissait un grand vide de tout ce qu’il lui avait rongé. Que se passerait-il, s’il partait vraiment. Le laisserait-il avec cette image qu’il avait de lui ? Celle d’un monstre.


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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Sam 1 Nov - 13:53


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Il ne m'assure pas qu'il va rester. De ses lèvres je n'entends aucuns mots qui puissent me faire croire qu'il ne veut plus partir. Il me recommence seulement de me reposer et je ne peux m'empêcher de pousser un petit soupir. La peur ne m'a pas totalement quitté, elle est encore là. Il me recouvre doucement de la couverture et je ferme les yeux un moment, cherchant à me rassurer peut-être. Je n'ouvre les yeux à nouveau que lorsqu'il pose ses lèvres sur ma joue. Il se relève et je m'empresse de saisir sa main et de la serrer, croyant durant un instant qu'il veut partir. Il m'assure finalement qu'il va me faire à manger et je ne peux que le laisser faire. Je le vois chanceler, je veux l'en empêcher, mais il ne m'en laisse pas l'occasion. Je replace la couverture contre moi, m'appuyant sur le divan en écoutant les bruits qu'il fait en cuisine.

Je reste un instant appuyée ainsi, les yeux ouverts. Je ne veux pas les fermer, j'aurais peur de m'endormir. À cet instant, cette idée me terrifie. Si je m'endors, serait-il encore là à mon réveil? Et puis, je sais qu'il a besoin de moi, lui aussi. Il s'occupe de moi, mais il a aussi besoin qu'on prenne soin de lui. Je l'entends revenir et tente de me redresser lentement, faisant tout pour ne pas gémir, ni laisser voir mon mal. Je m'adosse contre lui, lui murmurant un remerciement. Il glisse son bras autour de ma taille et sur le coup, je me raidis légèrement. Cependant la douleur n'est qu'éphémère et je me détends rapidement, me laissant aller contre lui. Je n'ose d'abord pas répondre à sa question. Je ne sais pas mentir, alors il me serait impossible de lui dire que je n'ai pas mal. En même temps, je sais que lui dire que j'ai mal ne serait que lui donner une plus grande culpabilité encore. Ma main agrippe la nourriture et j'en prends quelques bouchées. Je n'ai pas réellement faim, mais je veux le rassurer sur mon état. Et puis, cela ne peut pas faire de tort de me redonner quelques forces. Je finis par prendre mon chocolat et en prendre quelques gorgées avant de tourner la tête vers lui, lui offrant un sourire sincère.

«Ça va aller, ne t'en fais pas»

Je n'avais pas nié la souffrance, je ne le pouvais pas. Je m'étais efforcé de le rassurer, comme je lui avais dis plus tôt, que les choses iraient mieux. Mes blessures guériraient, ce n'était rien. Je déposé mon chocolat, ne pouvant plus ni boire ni manger. J'étais surprise d'avoir réussi à en consommer une bonne partie, mais maintenant j'étais repue. Il y avait aussi le fait que je me sentis légèrement étourdie. Je me laissai donc aller contre lui, le sentant jouer dans mes cheveux. Je le sens alors trembler. Un léger tremblement qui n'a rien à voir avec le froid. Je relève la tête vers lui pour le regarder, perdu dans ses pensées. Il a peur, je le sais. Est-ce que je le fais souffrir en le forçant de rester? Je sais qu'il a peur de me faire mal, mais je suis certaine que la solitude ne serait pas la solution pour lui. Que ferait-il seul, si ce n'est que de laisser l'esprit prendre encore plus d'ampleur sur lui?

Je voyais les yeux de Zéèv se fermer légèrement. Il était fatigué, le pauvre et je le comprenais. Moi-même je n'avais plus de force. Je glissai ma main jusqu'à la sienne, la serrant doucement. À quoi pensait-il? Je ne pouvais deviner exactement, mais je savais qu'il se remettait surement en question. Je ne voulais plus qu'il se torture ainsi, du moins, pas pour ce soir. Je me levai, non sans une légère crispation, tenant toujours sa main. Je l'observai un instant, puis eut un léger sourire avant de tirer sur sa main.

«Viens...»

Je tirai sur sa main, mais sans réelle force. Je n'aurais pas eu l'énergie de tirer sur son bras avec assez de force pour qu'il se lève. Je l'incitais simplement, l'invitant à me suivre. Je n'avais pas besoin de lui dire où, cela me semblait assez évident. Je le dirigeai donc jusqu'à mon lit où je le fis s'asseoir un instant. Je ne réfléchis pas à mes gestes, me plaçant simplement debout devant lui. Alors qu'il était assis devant moi, je glissai mes mains sur sa chemise, venant en défaire les boutons. J'ignorais pourquoi je le faisais avec un tel soin. Il aurait pu le faire lui-même, mais j'avais au fond de moi l'envie de prendre soin de lui. Moi aussi. Mes mains étaient un peu molles et je chancelais un peu sur mes jambes, mais je restai là, sans vouloir me détourner de cette tâche. Une fois que j'en eu finis des boutons, mes mains se glissèrent dans l'ouverture pour venir toucher la peau de ses épaules. Je caressais sa peau du bout des doigts. J'avais un besoin vital de le sentir, de sentir sa chaleur. Il n'était qu'un homme, qui souffrait surement plus que beaucoup d'autres. J'aurais voulu pouvoir le détacher de cet esprit, le libérer. Peut-être quelqu'un le pouvait-il? Et si nous trouvions quelqu'un pour nous libérer tous les deux? Je n'arrivais plus à penser clairement, je me sentais un peu fiévreuse il était vrai et j'avais peur de délirer soudainement.

« Reposons-nous, d'accord? Je veux pouvoir dormir contre toi et ne pas avoir peur que tu ne sois plus là à mon réveil...»

Mes jambes commençaient à être plus molles, mais je me tenais toujours debout. Je ne voulais pas m'étendre avant qu'il ne m'ait rassuré. Mes mains étaient toujours contre sa peau, en sentant encore la chaleur qui me faisait un si grand bien.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Sam 1 Nov - 23:06

Elle lui assure que tout ira bien, il n’en est pas certain. Pourtant, il n’a pas envie de la contredire. C’était trop dur. Il la prend simplement contre lui. Un instant de détente après de telles turbulences. Alors qu’il pensait s’endormir, il sent la main de la jeune femme sur la sienne. Il baisse les yeux pour l’observer quand elle lui dit de venir. Où ? Il devine. Son regard se pose sur la porte blanche. Elle se relève avec peine, il n’est pas plus talentueux. Ils déambulent lentement arrivent devant le lit et il sent que la tête lui tourne. Elle pose ses mains sur ses épaules et il s’assoit devant elle. Sa tête fait face au bas de son ventre et il sent qu’elle vient doucement détacher sa chemise. C’est un geste sensuel et pourtant sans appel à la dépravation. Juste la douceur, la tendresse d’un vieux couple. Quand sa chemise tombe sur le dessus de lit, il soupire faiblement de bien aise. Ses mains tièdes sur son corps, elle est un peu froide mais c’est agréable. Il voit ses jambes tanguer et il pose doucement ses mains sur ses hanches pour la soutenir en levant les yeux vers elle. Elle propose de se reposer, mais le veut lui quand elle ouvrir les yeux. Il est triste, il a l’impression qu’elle n’a que lui. Mais il aurait voulu que ce soit quelqu’un d’autre parce qu’elle était trop fragile pour supporter sa présence noire.

« D’accord… » Soufflait-il simplement. Il tire doucement sur ses hanches. Elle est si faible qu’elle ne lui résiste pas. Il pense qu’elle n’a pas envie de lui résister. Doucement, elle est assise sur le frisé qui vient déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Il a juste passé une main sous son tee-shirt pour caresser son dos et défaire l’attache de son soutient gorge. Il la débarrasse sans la déshabiller en digne expert. Doucement, ils s’étendent. L’un contre l’autre. Sa poitrine contre son torse. Il peut sentir son souffle sur sa peau. Il a tiré la couverture pour la replier sur leur corps. La tenant tout simplement conte lui… Skyler se sent épuisé tout simplement. Il s’endormait alors rapidement « Je t’… Je... »

Il se réveille avec de violents maux de tête. Une envie de vomir. Il a simplement poussé un grognement. Elle est agrippée à lui et il c’est difficilement redressé. Dyspnéique. Il a froid alors, tente de reprendre contenance. Il se souvient alors, de tout ce qu’il s’est passé. La joue tuméfiée de sa belle. La douleur est insoutenable. Il voudrait fuir, mais il a promis. Le blondinet la sent alors remuer. Il pose lentement sa main le long de son échine. Elle a l’air si paisible… Alors, il prend ce mal sur lui. Allonge de nouveau sa silhouette longiligne et fixe le plafond tout simplement. Il sortait d’un sommeil sans rêve. Il se réveillait avec tous ces doutes. Elle remue, se colle bien plus à lui encore. Cela lui crève le cœur. Il aurait voulu quelqu’un de meilleur pour elle. Amelia l’avait choisi. Il parait que l’on fait des choix stupides quand l’on est jeune. Est-ce que Yaâqov va revenir ? Le frisé soupire doucement et laisse alors le corps de la jeune femme contre le sien. Puis quand elle se réveille enfin, il ne la regarde pas. Il fixe, le fond de ses pensées. Et c’est seulement quand elle redresse la tête, qu’il émerge.

Tournant doucement la tête vers elle. Il laisse sa deuxième main caresse son joli minois. « Il faut que je te dise quelque chose… » Soufflait-il alors… Il ne pouvait plus de garder tout cela pour lui. C’était trop dur. Il savait qu’il y avait meilleur matin ; qu’elle aurait probablement préfère d’autres mots tandis qu’elle se réveillait dans ses bras. Alors ; pour se faire pardonner il vient doucement poser sur ses lèvres un baiser léger comme une caresse. Il veut être sincère avec elle, mais c’était difficile. Il c’était cloitré, il c’était étouffé dans son silence. Ne rien dire, ne pas se risquer, ne pas faire confiance. Puis finalement, s’il devait disparaître pour toujours, si Yaâqov devait gagner sur lui ; il aurait voulu qu’elle sache… Qu’elle le garde en mémoire, l’homme qu’il fut… Peut-être était-ce égoïste de sa part de poser son emprunte sur elle ; mais elle le voulait.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Dim 2 Nov - 0:00


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Quelle place occupait Zéèv dans ma vie? Une place surement trop grande. Nous nous étions rien promis et pourtant, il avait obtenu au fil du temps une place plus importante que ce que j'avais prévu. Étais-ce idiot de ma part? Étais-ce l'erreur d'une jeune femme qui n'y connaissait pas grand chose. J'étais peut-être prête à dire que je n'avais pas choisi le chemin le plus facile et pourtant, je n'étais pas prête à dire que cela était une erreur. D'une certaine manière, il était un être unique dans ma vie. J'avais des amis, quelques connaissances, mais je n'étais jamais réellement moi-même. Je cachais ce deuxième être en moi, je passais mon temps à fuir. Avec Zéèv, je n'avais pas besoin de fuir. Il n'était pas un homme au prise avec une possédée. Il était un homme avec ses propres démons et j'avais les miens. Les siens étaient plus effrayants, certes, et peut-être est-ce pour cela que j'éprouvais tant d'affection pour lui. Je ne voulais pas qu'il soit seul, de ce fait, je ne voulais plus être seule moi-même. Il m'arrivait d'avoir la prétention de penser qu'il puisse avoir besoin de moi. Étais-ce vrai ou ne me donnais-je que des illusions de jeune fille espérant sauver l'homme qu'il était.

Je m'étais laissé guider par ses mains, sans offrir la moindre résistance. Je me suis retrouvée sur lui, à l'embrasser. Ses mains sur mon corps, s'occupant de moi. Une réflexion, surement idiote, me vint à cet instant. Je me dis que ces instants de douceur devraient suffirent à nous faire oublier ce que nous endurions. Couchée contre lui, je l'ai observé un instant avant de me nicher contre lui. Sous les couvertures, nous sommes restés enlacés jusqu'à ce que le sommeil vienne nous quérir. J'avais un peu de fièvre, je me sentais étourdie, j'ai même cru un instant l'entendre... parler. Plutôt murmurer. Un début de mot, qui s'évanouit dans le sommeil.

Ce ne fut pas une nuit horrible, pas de mauvais rêves, simplement une nuit ordinaire. Je ressentais toujours un inconfort, mais je ne me réveillai pas. Pas avant de sentir du mouvement contre moi. Je resserre doucement ma prise, m'accrochant à celui que je devine dans mon éveil. Je finis par ouvrir les yeux pour le découvrir. Il regarde alors le plafond et j'avoue ne pas être rassurée par son air pensif. Je me redresse doucement, réalisant que mes gestes sont moins douloureux. Seule la hanche semble encore sensible, mais les jours viendront à bout de cette déplaisante sensation. Il caresse, et mon dos et ma joue, et bien que le geste soit agréable, je ne sais pas si je dois être sur mes doutes. Ses paroles sonnent à mes oreilles étranges. La dernière fois qu'il a voulu me parler, l'esprit en lui s'était réveillé. Je n'avais pas peur de l'esprit cette fois, mais j'avais peur de ce qu'il voulait me dire. Peut-être étais-je trop idiote pour le deviner. Il vint m'embrasser et je ne savais pas si cela devait me rassurer ou m'inquiéter davantage. Je le lui rendis tout de même, avec un douceur infinie. C'était un drôle de réveil auquel je ne comprenais pas encore tout. Je ne savais pas quelle était ses pensées, alors je ne pouvais que l'embrasser encore, sans savoir. Ma main glissa sur la sienne alors qu'un petit frisson de bien-être traversa mon corps, malgré tout. J'ouvris les yeux suite aux pensées, hésitant avant de lui poser la question :

« Qu'est-ce que tu veux me dire...? »
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Dim 2 Nov - 9:32

Ils partagent un nouveau moment de tendresse. Agréable malgré le doute qui les assaille. Il soupire faiblement à sa question et observe son si joli minois. Il pensait alors avoir bien de la chance de l’avoir à ses cotés à cet instant, mais alors pour combien de temps ? Le blondinet dessine doucement les contours de son visage avant de répondre d’une voix douce comme s’il craignait qu’un ton trop sérieux, trop rude ne l’inquiète davantage. Il avait bien lu cette crainte sur son visage au moment même où il l’avait prévenue avoir quelque chose à lui dire. « La vérité… » Voila ce qu’il voulait lui dire, il pensait alors, qu’elle comprendrait pourquoi il trébucherait car si la vérité était agréable alors tout le monde la dirait. C’était loin d’être le cas. Les secrets se multiplient, mais il en avait assez. Il voulait lui dire la vérité à elle. A quelqu’un. Au moins une fois. Il dirait tout. Comme pour purifier son âme avant la fin. Une ultime confession dans la crainte de ne lus jamais exister.

« Je….J’m’appelle Skyler. Skyler Bateman… J’n’ai jamais été chauffeur de taxi… J’ai une femme et… Un enfant. » Il se sent nauséeux, depuis combien de temps n’avait-il pas parlé d’eux ? Il ne pensait pas que cela lui ferait mal de la sorte. Il se demande alors, comme est son enfant. Va-t-il bien ? Il n’y songe pas trop habituellement, si avec le temps l’amour pour son épouse c’était estompé ; celui envers un enfant demeure intact. Il sait que ces mots ne sont en rien rassuré, dire à quelqu’un que l’on a une double vie peut-être un choc. Il enchaine alors « J’suis tombé sur une sale affaire… On m’a tiré dessus, parce que j’étais au mauvais endroit… J’étais mort ; je ne sais pas pourquoi. J’suis revenu ; mais j’ai tout perdu. » Jusqu’à son nom. Il soupire doucement, tente de se détendre. Ce n’est pas une tache aisée. Il décide alors de se redresser il s’assoit dans le lit, passant nerveusement sa main sur ses nombreuses cicatrices abdominales d’un chargeur vidé sur son abdomen. Esquinté. Le frisé ne la regarde plus. Ses réactions le mettent dans le doute, il craint qu’elle ne comprenne pas. Qu’elle se pose trop de question. A se demander pourquoi il lui disait tout cela. « J’étais quelqu’un de bien… » Soufflait-il, pour se convaincre. Malgré tout ce qu’il avait fait dans cette nouvelle vie.

C’est la première fois qu’il parle de son mal être, de sa difficulté à faire le deuil de la vie d’avant. Ce qui l’avait plongé dans la drogue et l’alcool. Devenir si solitaire et sans avenir. La proie parfaite des démons. C’était ce qui était arrivé. Il a froid alors. Il se mit à pleurer. Il était devenu si répugnant… Dépressif. Il avait beau se cacher, son mal être était là. « J’n’aurais pas du vivre… » Lâchait-il en laissant échapper de ses yeux des larmes d’amertume. Il se serait préféré mort que de vivre ainsi. Il vaut mieux mourir en était un homme de bien que de vivre en était le mal incarné. Passe nerveusement sa main dans ces cheveux, il ne pleure jamais devant quelqu’un. Il pleure dans son coin, dans son lit. Des heures durant parfois à se demander s’il ne pourrait pas finir par s’y noyer. Il se sent faible, il se sent à la fin de son être. Il en avait assez de cette agonie.

« J’continue à m’cacher… Mais j’m’en fou d’vivre… J’faisais ça pour eux… Pour qu’ils ne leur fassent pas de mal. Mais j’sais même plus ce que j’suis… Juste… Un putain de monstre et ces mains… » Il regarde ses mains alors, tremblante. « Ces mains ont tué…. » Il a mal alors, Sers ses bras contre son torse, il sent qu’il va s’étouffer. Il ne peut plus respirer cet air, ce poison. Il tremble tout entier, terrorisé. Ses larmes lui échappent, il ne se contrôle plus vraiment, repliant la tête, s’enfermant sur lui-même, sur sa solitude.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Dim 2 Nov - 16:52


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J'avais peur et pourtant, je sentais que peut-être j'avais mal interpréter ses paroles. Quand il prononça le mot «vérité», j'eus une drôle de sensation. De quelle vérité pouvait-il parlé? Je m'installai face à lui, prête à l'écouter, sentant qu'il voulait me confier quelque chose. Jamais je n'aurais pu deviner l'essence de cette confidence. Les mots commencèrent à sortir de sa bouche et moi, je me figeai. J'avais anticipé bien des sujets, mais ce qui sortait de ses lèvres étaient au-delà de mon imagination. Je ressentis à ses premières paroles, outre la surprise, un sentiment de trahison. Je n'avais jamais su son vrai nom? Il était un homme marié et avait un enfant? Cette nouvelle fut un choc et je fus heureuse qu'il ne me regarde pas à cet instant, sinon peut-être aurait-il vu sur mon visage mon étonnement. J'étais assise dans un lit avec un homme marié? Et j'essayais de le retenir alors qu'il avait une famille? Je me sentis si bête que je pensai un instant à me lever et ne pas écouter la suite. Il était un père de famille! J'eus l'impression d'être la maîtresse involontaire et cela me fit mal.

Je calmai mes émotions, car celles-ci n'avaient pas lieu d'être. Il m'avait bien dit que l'amour lui était impossible, je comprenais surement mieux le pourquoi maintenant. J'écoutais la suite de son histoire en faisant un grand effort pour essayer d’assimiler tout cela. Je regarde ses cicatrices alors qu'il m'en explique la raison. Il a été au mauvais endroit, dans une sale affaire. Il a donc été obligé de... venir se réfugier en Nouvelle-Orléans. J'avais mal à la tête, soudainement. J'avais accepté assez facilement qu'il soit possédé, alors pourquoi l'aveu d'une double vie me troublait-elle autant? Je ne savais pas quoi penser, cela m'avait trop pris par surprise.

Pourtant, il finit par dire quelques mots qui me calmèrent. Je sentis de la détresse dans sa voix quand il m'avoua avoir été un homme bien. Il avait parlé au passé, avec une telle souffrance dans sa manière de le dire que je fis taire ma panique. J'avais des questions, par millier, mais pour l'instant je ne devais pas les poser. Je devais me taire, écouter même si ce n'était pas si facile. Pas facile car je n'étais pas certaine de bien comprendre toutes les pièces du casse-tête. Je le regarde, sentant son mal être si évident à cet instant. Zéèv... enfin... Skyler, est devant moi, sans carapace, ni protection. Il est seul avec sa souffrance et il me la livre. Je ne sais pas s'il le fait réellement pour moi ou si ce n'est pas plutôt pour se libérer d'un poids. Les larmes qui coulent sur ses joues me fendent le coeur, mais je n'ose pas encore lui toucher, car je sens qu'il n'a pas fini de parler. Dans ses mots, il n'y a qu'une profonde tristesse, qu'une envie de ne plus vivre. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir à quel point il est malheureux.

Et plus il parle, plus je suis inquiète pour lui. Il parle avec une telle noirceur que cela me fait peur. La manière qu'il a de regarder ses mains comme s'il se dégoûtait. En fait, ce n'est pas «comme si». Il se dégoûte, simplement, je le vois bien. Comment peut-il se détester à ce point. Soudainement, il se replie contre lui-même et j'ai l'étrange pensée de me dire que j'ai peur qu'il éclate. Peut-on éclaté de trop de chagrin? Si oui, il le ferait. Je réalise alors que je ne peux pas simplement l'écouter. Peut-être a-t-il besoin de moi après tout. Je refuse de me laisser entraîner par mes sentiments négatifs, je refuse de lui en vouloir ou encore d'être jalouse. Je n'ai pas le droit de lui en infliger plus. Je ravale ces sentiments et m'approche de lui. Je me glisse dans son dos, regardant ses épaules être secouées par ses tremblements. Doucement, je me colle à lui, m'appuyant dans son dos. Sur mes genoux, blottie contre son dos dénudé, je passe mes bras autour de son corps tremblant. J'ignore l'élancement de ma hanche, venant simplement caresser ses avant-bras, le serrant contre moi avec une certaine force, cherchant à l'apaiser. Ma tête s'appuie sur son épaule et j'approche ma bouche de son oreille.

« Hey... Je suis là... Calmes-toi... Je suis là, d'accord?»

Il tremblait contre moi et je ne savais trouver de meilleurs mots que ceux-là. Lui assurer que j'étais là le rassurerait-il vraiment? Pour l'instant, je ne savais quoi lui dire, pas dans l'état où il était. Je ne pouvais que continuer de lui murmurer des paroles qui se voulaient apaisantes et le serrer contre moi. Ses mains caressaient ses avant bras, comme si j'avais pu réchauffer son âme de ce geste. J'attends que ses tremblements se soient calmés un peu avant d'oser parler a nouveau.

« Tu es toujours un homme bien... Que ce soit sous le nom de Zéèv ou de Skyler »

Je pose quelques baisers sur ses épaules, un simple contact, ignorant si cela est approprié suite aux révélations qu'il vient de me faire.

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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Lun 3 Nov - 18:15

Elle se glisse derrière lui, il ne lutte pas contre son étreinte. Il est secoué de son chagrin. Elle le prend contre elle, il se sent contre sa poitrine. Il se sent si faible avant tout. Il avait si froid. Elle susurre. Promet d’être là pour lui, il sent juste son cœur se serrer plus fort encore. Comment peut-il lui infliger cela ? Une telle responsabilité. Elle est douce et il tente alors de se calmer. Pourquoi craquait-il maintenant ? Il ne voulait pas lui faire ça, mais il ne pouvait en décider. Elle lui assure qu’il est un homme bien. Il aimera tant la croire. Mais les preuves sont là pour démontrer le contraire. Il sentait alors, ses lèvres si douces sur sa peau nue. Il baisse encore la tête, fragile. Il se laisse alors, porter par ses émotions. Soupire. Prend doucement les mains de la jeune femme dans les siennes et les serres tendrement. Calme ses larmes. Il n’a pas le droit d’être aussi faible. Pas devant elle. Elle n’avait pas besoin de ça. Ne pleures pas, un garçon ne montre pas ses faiblesses. Jamais. C’était trop tard pourtant.

« Je t’ai menti tout ce temps… Je voulais que tu le saches… Tu le méritais. Je ne veux pas, que tu choisisses un mensonge. J’étais seul, il n’y avait que lui… J’ai oublié tout le reste. Il n’y avait plus rien. Puis il y a eu toi. Et malgré tout… » Il s’était attaché à elle. Beaucoup trop. Il caresse la peau de ses mains, tourne, doucement la tête pour l’observer. Elle est si jolie malgré ses blessures qu’il lui avait infligées. Il s’en voulait tellement. Il pensait que la culpabilité allait finir par le dévorer comme de l’acide. Le blond s’adosse doucement contre la poitrine de sa belle et tendre. Pourquoi pensait-il ainsi ? Peut-être que cet attachement était plus profond qu’il voulait bien le croire. Plus sincère. Il ferme les yeux un instant. Il a replié ses jambes vers lui et son corps est tout particulièrement tendu. Skyler tente de retrouver le calme ; son être entier est secoué de tant d’émotion dont il aurait voulu se soustraire. Puis le voici, à devoir affronter les pires démons de son passé et il songeait alors qu’ils n’étaient rien. Que les pires étaient à venir.

Comment vivre avec tout cela sur la conscience ? Doucement, il passe son bras sous elle, se tourne lentement pour lui faire à moitié face. Se serre contre elle et colle da joue contre celle de la jeune femme « Pardonne-moi de te faire endurer tout ça… » Ses lèvres viennent déposer sur sa joue, un baiser doux comme une caresse. Pourtant, il a honte. Mais il sait qu’elle ne veut pas qu’il parte. Même s’il lui avait menti, même s’il était un monstre. Il voudrait réparer le mal qu’il eut causé, mais il sait que cela risque d’être compliqué. Le soit disant chauffeur de taxi caresse doucement la chevelure blonde de la si jeune femme. Trop jeune. Il se demande alors s’il fait bien, s’il ne devrait pas alors s’éclipser. Disparaître comme il est venu dans sa vie… « Promet moi… Promets de me dénoncer si je perdais le contrôle… Si… Si je recommençais… Dénonce-moi… » Qu’ils l’enferment, qu’ils l’exécutent. Peut importe. Qu’il soit quelque part où il ne pourrait plus faire la part des choses. S’il devait disparaître. Pourquoi vivre sans être là ? Il serait mort. Pas physiquement. S’il lui prenait tout, son démon. Qu’elle le dénonce. Qu’ils fassent le nécessaire. Si elle tenait seulement à lui, elle comprendrait que la mémoire que l’on peut avoir de lui importait le grand homme qu’il fut. Pourtant, il sait que par affection, l’on a toujours espoir de sauver l’autre.

« J’voulais que l’on en arrive là… » Soufflait-il alors. Epuisé. Le sentiment soudain alors de ne pas avoir dormi. Il aurait voulu alors se coucher de nouveau, rester en état de sommeil et ne plus jamais reprendre conscience de rien. Elle l’avait brulé, elle laissait son emprunte sur lui.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 4 Nov - 0:10


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J'ignore si je fais ce qu'il faut. Je n'ai jamais été particulièrement talentueuse pour réconforter les autres. Maddox en est la preuve. Je finis toujours par le faire pleurer le pauvre et je ne sais jamais comment calmer ses chagrins. Avec Zéèv, je ne pourrais dire si c'est vraiment plus facile. Il est plus adulte, peut-être, mais ses chagrins sont si profonds que je doute qu'aucune de mes paroles ne puissent vraiment le rassurer. Alors je le serre contre moi et je sens alors ses mains agripper les miennes. Je sens lentement ses tremblements se calmer et sa respiration reprendre une certaine régularité. Il me parla, d'une voix douce et pourtant terriblement douloureuse. Il était vrai qu'il m'avait menti, mais pouvais-je vraiment lui en vouloir? Nous ne nous étions jamais rien promis et il m'en avait offert tellement plus que ce que j'espérais de lui au début. Quand il avait quitté mon appartement pour la première fois, j'avais réellement cru à un adieu. Pourtant nous nous étions revus et nous voilà maintenant, toujours dans la vie l'un de l'autre.

Je ne dis rien au début. Je l'écoutais et je réfléchissais. Il avait parlé qu'il ne voulait pas que je choisisse un mensonge et je me demandais si c'était vraiment cela qui arrivait? Il serait idiot de penser que je puisse le choisir pour son nom, son métier ou son passé. Cela me troublait, bien évidemment, mais ne changeait en aucun cas mon opinion de lui. Au contraire, je le sentais plus seul que jamais et par conséquent, je sentais le besoin de rester avec lui. Il avait pourtant parlé de sa femme et d'un enfant. Peut-être ne pouvais-je cessé d'y penser car il n'avait pas parlé d'une «ex-femme», mais bien d'une femme. L'aimait-il encore? Je l'ignorais et la réponse m'effrayait un peu. J'ignorais si on pouvait parlé de jalousie, j'avais plutôt l'impression que cela changerait grandement les choses. Après tout, s'il aimait une autre femme, ma place était-elle vraiment dans sa vie? Je devinais bien que ce n'était pas si simple et je préférais ne pas trop y penser, pour l'instant.

« Merci... de me dire la vérité. Ce n'est pas ton nom, ton métier ou ton passé qui vont me faire regretter quoi que ce soit.»


Je le sentis s'appuyer contre moi et le laisser faire, venant coller ma tête contre la sienne. Nous restons ainsi un instant et je le sens encore si tendu. Le calme n'est pas revenu et peut-être ne reviendra-t-il pas. En fait, peut-être n'a-t-il jamais existé dans son coeur. Je sens son bras glisser sous moi alors qu'il se retourne vers moi. Il se colle de nouveau à moi et je pousse un soupire de bien-être, malgré la situation. Je sais que c'est ce même corps qui m'a fait souffrir, mais l'homme qui est à l'intérieur ne m'a jamais voulu que du bien, je le sais. Quand ses bras m'enlacent, je me sens ironiquement en sécurité. Ses excuses me font légèrement sourire alors qu'il embrasse ma joue.

« Je ne veux pas que tu t'excuses. Je t'ai demandé à faire partie de ta vie et cela implique tout ce qui vient avec. Je ne veux pas que tu penses être... un fardeau ou je ne sais pas quoi, car ce n'est pas vrai. Parles-moi, autant que tu en auras envie »

Ses caresses dans mes cheveux me firent frissonner. Jamais ce contact tellement doux. La douceur de son geste pourtant ne me laissait pas soupçonner sa demande. Je le regardai profondément, me demandant un instant s'il ne se moquait pas de moi. J'allais m'opposer, bien sûr, lui dire qu'il n'en était pas question. Pourtant, je vis dans ses yeux que sa demande n'était pas légère. Je me pince légèrement les lèvres, réfléchissant à sa demande. Finalement, j’acquiesce légèrement de la tête, laissant échapper un soupire.

«Je te le promets... Mais cela n'arrivera pas, nous trouverons une solution.»

Je me faisais optimiste et bien sûr, je n'en étais pas si convaincue. Les choses changeaient en Nouvelles-Orléans et on parlait de plus en plus d'exorcistes ou de personnes qui pourraient venir en aide aux possédés comme nous. Pourquoi ne pas y croire? C'était peut-être là notre chance? Evan s'opposait à cette idée et je n'avais réussi à ne faire aucune démarche, mais j'étais prête à essayer encore et encore. Et puis, peut-être quelqu'un viendrait-il à notre aide? Je ne voulais pas trop espérer, mais en même temps, cela me restais à l'esprit.

Ce fut à mon tour de glisser mes mains dans ses cheveux. Je vins doucement caresser sa nuque, le regardant attentivement. Il semblait exténué, surement épuisé par tant de larmes et d'émotions. Mon front vient s'appuyer contre le sien, gardant le silence à simplement profité d'être là avec lui. Je savais que les choses étaient loin d'être parfaites, particulièrement en ce moment, mais je ne pouvais oublier le fait qu'il aurait facilement pu partir hier. Il l'avait fait, mais il était revenu. J'ignorais s'il était vraiment revenu pour moi, mais j'en étais soulagée. Il était là. Je n'avais pas envie de faire quoi que ce soit. Je n'irais pas au travail, peu importait. Dans l'état où il était, je refusais qu'il s'en aille lui aussi. Je voulais prendre soin de loin, enfin, que nous prenions soin de nous. Oublier encore une fois que nos vies étaient loin d'être parfaite. Nous en étions venus à nous étendre de nouveau, l'un contre l'autre. Je ne voulais pas briser le silence, mais j'avais des questions. Peut-être étais-ce égoïste de les lui poser et je me retins, aussi longtemps que je pus, pour finalement ne pas pouvoir m'en empêcher.

« Qu'allons-nous faire Zé... Skyler? Est-ce que...que je devrais me sentir mal de vouloir te garder avec moi? Je veux dire... Tu as une femme et...»

J'avais tenté dans mon esprit de formuler une question correcte. Le résultat une fois sorti de ma bouche n'était pas une réussite. Je m'en voulais d'avoir posé des questions et surtout d'une manière si maladroite. Je fermai les yeux et me serrai un peu plus contre lui, comme si cela avait pu effacer mes paroles.

« Désolé, tu ne devrais pas répondre à ça... Je ne voulais pas être indiscrète »

Indiscrète? Le mot était surement mal choisi vu la situation, mais je n'avais su en trouver un meilleur. En ce moment, je me détestais de ma maladresse.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 4 Nov - 19:55

Elle lui assure qu’elle ne le quittera pour son passé. Pourtant, il pensait qu’elle devrait le faire. Parce qu’il n’était qu’un menteur. Parce qu’il avait abusé de sa confiance. Pourtant, il vient se refugier dans ses bras. C’est idiot. Mais il n’avait plus qu’elle. Comment mettre autant de responsabilité sur ses frêles épaules ? Il s’en voulait tout simplement. Elle refuse ses excuses ; peut-être accepterait-elle de faire cette promesse. Elle le fit, mais il sent qu’elle ne veut pas. Ce sera alors une promesse trahie. Une parmi tant d’autre. Mais ce n’est pas grave qu’elle mente à son tour, cela lui faisait un bien fou. Il doutait qu’il existe une solution. Alors ils s’étendent de nouveau. L’un contre l’autre. Il joui de la chaleur de son petit corps de jeune femme. Ils ne disent plus rien. Il a fermé les yeux sans dormir. Il pense tout simplement. Puis il ouvre les yeux. Ce qu’ils allaient faire ? A vrai dire, ce qui le fit réagir, ce fut d’entendre son vrai prénom. Celui qui lui fut alors donné par ses parents. C’est dingue, il avait presque oublie ce que c’était d’être soi même. Il se sent toute chose, étrange et bien à la fois. Il l’observe, elle parle de sa femme, son enfant. Enfin, elle ne le cite pas. Elle ferme les yeux et se blotti et il ne sait quoi dire. Elle s’excuse et c’est alors bien plus de culpabilité qui le ronge. Sa main vint alors caresser doucement la joue de cette belle enfant. Il aime la savoir contre lui. Etait-il malsain ? Ou juste vraiment… Amoureux ? Il chasse l’idée de son esprit. Mais n’était-il pas tout simplement dans le déni ?

« Elle est toujours mon épouse… Mais… Mon cœur à cessé de l’aimer. Je me suis longtemps dit, que c’était de sa faute. Que si elle ne c’était pas employé à m’étouffer je ne serais jamais parti. Je n’aurais jamais été dans ce bar et l’on ne m’aurait jamais tué… » Il soupire faiblement, c’est étrange de parler de cette vie. De tout ce qu’il avait caché pendant tout ce temps. Puis il poursuit malgré tout, parce qu’il pense qu’elle a besoin d’en savoir plus. Parce que cela fait du bien tout simplement aussi d’enfin se livrer. « J’étais en colère, mais je serais revenu auprès d’elle. Auprès d’eux. Mais ça ne m’a pas été permis. Je n’ai pas vu mon enfant grandir… Je ne voulais pas que l’on s’en prenne à lui. Mais elle n’a pas voulu venir se cacher ici. Avec moi. Elle a préféré renoncé à moi plutôt qu’au reste… Que dit-elle à mon fils ? Que je suis mort ? C’est peut-être mieux ainsi… » Il pensait bien qu’il serait mort prochainement. Qu’elle avait devancé la fatalité de son destin. Il est attristé pourtant par ses propos. Il pense à cet enfant qu’il ne connaît pas. Qui peut-être a un beau père qu’il pense être son père. Il ne sait pas. S’invente des scénarios sordides. Il espère pourtant que ce gamin garde souvenir de l’homme qui avait été si fier de lui. De le porter dans ses bras à sa naissance et qui lui chantonnait quelques airs de blues avant de dormir….

Il soupire faiblement, vient coller son front contre celui de la jeune femme avant de venir déposer un baiser sur la commissure de ses lèvres ; glisse son menton dans le cou de la demoiselle avant de souffler à son oreille « C’était une autre vie… J’en ai une autre avec toi… » Il laisse sa main se promener sur sa taille. Elle est fragile, il n’ose pas trop la toucher de peur d’appuyer sur ses hématomes causé par ses coups. Le simple fait d’y repenser est une torture. Mais il ne précise pas, qu’il pense que cette nouvelle vie est vouée à l’échec, il sait qu’elle n’as pas besoin d’entendre ça. Qu’au fond d’elle, elle sait ce qui les attend. Le drame.

Elle est arrivée alors qu’il mourrait de désespoir. Elle est venue alors, lui prouver qu’il n’était pas le diable en personne. Elle lui avait donné un peu d’espoir, avant la fin. « Bien que je me dise… Que tu mérites tellement mieux… Un jeune homme qui ne te fera jamais de mal, un jeune homme comme celui qui se cache dans ton cœur en espérant y trouver une place… » Il savait tout cela, par le biais de Yaâqov. Ce grand esprit pouvait ressentir la présence de ses pairs, déterminer ce qu’ils voulaient. Cet esprit tenait à elle. Il était une sorte d’ange gardien finalement. Lui, il était le démon. Il ne voulait pas faire souffrir cette fille ; elle était l’une des choses les plus agréables qui lui soit arrivé depuis les catastrophes qui forment sa vie.

Doucement, il redresse la tête et vient embrasse ses lèvres avec douceur. Il est odieux de faire cela ; il se répugne. Il ne devrait pas. Il n’arrive pas à ressentir aussi fortement ce que ressent l’esprit pour elle. Il prend une place qu’il ne devrait pas prendre. Il était là, dans sa vie. Intrusif. Il était trop âgé pour elle, il était bien trop horrible. Skyler ne pu pourtant s’empêcher de venir l’embrasser. Sa main glissant le long de son échine avant de venir alors se refugier dans son cou. Il ne sait combien de temps cela durera avant que le dibbouk reprenne possession de lui. Il voulait seulement alors, repousser sans cesse l’échéance.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 4 Nov - 21:46


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Il caressa ma joue et ce simple geste à lui seul suffit à me rassurer. Je ne devrais surement pas être soulagée de l'entendre parler qu'il n'aime plus sa femme et pourtant, je ne peux m'en empêcher. Je me sens moins coupable alors d'être dans ses bras et d'apprécier son contact. J'ouvre les yeux lentement, pour ne pas me cacher durant qu'il me fait le récit de son histoire. Je sens que les mots ne sont pas si aisés à sortir de sa bouche. Depuis combien de temps n'avait-il pas parlé de cela? En avait-il simplement parlé à quelqu'un? À qui aurait-il bien pu en parler? Mais après tout, qu'en savais-je?

J'avais de la peine pour lui, de savoir qu'il avait perdu sa femme, bien qu'il ne l'aimait plus, mais surtout pour son fils. Je sentais que cela le blessait. Il avait été seul, tellement seul. Espérait-il vraiment que je fasse comme sa femme et que je le laisse seul encore une fois? Je ne le pouvais pas, surtout pas après ce qu'il venait de me dire. Je ne voulais pas qu'il souffre à nouveau. Il craignait pour moi, mais moi je craignais pour lui. Terriblement. Je poussai un soupire de tristesse en resserrant mon étreinte contre lui alors qu'il appuie son front contre le mien. Il murmura quelques mots à mon oreille que je n'aurais pas cru qu'ils prononceraient. Pensait-il vraiment que nous avions une vie ensemble? Une vie des plus anormales, peut-être bien, mais nous étions toujours ensemble visiblement. Pour combien de temps? Je l'ignorais.

« Je n'ai pas l'intention de renoncer à toi...»

Je n'aurais su dire si c'était là des paroles qu'il voulait entendre ou pas, mais c'était là ma pensée. Il le savait surement déjà, bien sûr, mais j'avais le besoin de le lui répéter. Je n'étais pas insouciante, pas totalement, je savais bien que c'était là compliqué, qu'il y avait des risques et que bien que je voulus être optimiste, rien n'était assuré. Plus que jamais, je ne voulais pas l'abandonner, car le laisser partir serait pour moi l'abandonner. Il avait déjà tant perdu et... étais-ce prétentieux de dire que je ne voulais pas qu'il me perde, moi aussi. C'est surement idiot, surement ne faisons-nous que retarder l'inévitable, mais je continuerais de le nier. L'admettre serait s'avouer vaincu et je n'étais pas prête à le faire. Il caressait ma peau et malgré la sensibilité de celle-ci là où les blessures étaient encore fraîches, j'en ressentais un grand bien-être. Quelques frissons me traversèrent et j'aurais voulu qu'il continue à me toucher ainsi si ce n'avait pas été de ses mots.

Evan. Il avait parlé d'Evan, comme s'il était quelqu'un de mieux que lui. Je me raidis immédiatement, ne voulant pas entendre ces mots. Je secouai la tête doucement, fermant les yeux pour cacher la sensation d'Evan en moi. Il était là, bien sûr, et surement était-il heureux des paroles que venaient de prononcer Skyler. Pouvait-il vraiment pensé qu'il me serait mieux d'aimer un esprit qui vivait en moi que lui? Cela serait-il vraiment mieux? J'en doutais et puis, je ne le pouvais pas. J'aurais voulu aimer Evan, mais pas comme ça.

« Tu n'as pas le droit de dire ça, de me parler d'Evan comme s'il était mieux que toi. Il n'est pas que gentil, il est jaloux et... de plus en plus possessif. Quand tu n'es pas là, alors je deviens sa petite chose qu'il veut garder que pour lui et je... je ne le supporte pas. »

J'en voulus un instant à Skyler d'avoir prononcer ces mots. J'avais envie de pleurer à mon tour, soudainement, tellement ses paroles m'avaient semblé cruelles. Heureusement, ses lèvres calmèrent mes états d'âme. Je le laisse m'embrasser au début, encore un peu troublée par ses paroles et finalement, je ne peux que lui céder. Je suis surement folle de choisir de garder Skyler dans ma vie, mais je ne pourrais en faire autrement. Les choses changeront peut-être, mais pour l'instant, il n'est pas question que je le laisse s'en aller. Si les gens savaient, peut-être dirait-il que je suis folle eux aussi. On dirait qu'il était trop vieux pour moi, surement, qu'il n'était pas quelqu'un de convenable. Ceux qui connaîtraient la vérité dans son entièreté dirait que je suis folle de vouloir un homme avec un si lourd passé et surtout avec un esprit si menaçant. On faisait parfois des choix idiots dans la vie et si choisir Skyler était vu comme un choix idiot, j'étais prête à l'accepter. J'étais têtue, sans contredit, mais surtout, quand il m'embrassait comme à cet instant, je me sentais mieux que jamais. Evan était gentil, mais je ne ressentirais jamais pour lui ce que je ressentais pour Skyler.

Je continuai de l'embrasser, si longtemps que j'en ignorais la durée. Ma jambe s'était glissé contre la sienne et mon corps s'était réfugié contre le sien. Je caressais sa peau de mes mains avec la seule envie de ne pas m'en détacher. Nous en étions venus à rompre le baiser, doucement, pour reprendre notre souffle, nos fronts appuyés l'un contre l'autre. Mes mains glissèrent jusqu'à sa nuque que j'agrippai. Je reculai pour le regarder, avec peut-être une certaine tristesse au fond du regard.

« Pourquoi es-tu incapable de comprendre que c'est toi que je veux... »
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Ven 7 Nov - 4:45

Elle murmure ne pas avoir l’intention de l’abandonner, il ne sait vraiment s’il doit la contredire. Il se dit que ça serait mieux. Mais il s’aventure à parle de l’esprit en elle. Il sent alors qu’elle est blessée ; il est assez mur pour reconnaître son comportement, son regard. Pour savoir qu’elle tente de dissimuler sa peine et celle de l’homme est grandissante alors. Honteux de lui faire plus de mal encore. Elle lui explique alors qu’Evan est un être envahissant qui la coupait du reste du monde. Il se pince légèrement les lèvres avant d’aller l’embrasser. Un baiser auquel elle répond en se collant bien plus à lui encore. Il l’accueillait avec joie, jouissant de la douceur de ses lèvres et de cette caresse dans sa nuque qui l’apaisait. Puis ils se laissent un moment de tendresse dans le silence. Mais elle pose une question qui le laisse cependant perplexe. Mal à l’aise peut-être. Il répondit alors d’une voix faible « Désolé… J’ignorais qu’il te faisait souffrir à ce point… Je veux seulement que tu ailles bien. Mais tu es assez grande pour prendre tes décisions. » Pour faire ses propres erreurs, elle sautait de l’avion sans parachute en prenant la vie à ses cotés. Mais il ne l’ajoutait pas. Elle n’avait pas besoin de l’entendre, il savait qu’elle en avait conscience. Elle le savait, elle ne voulait plus qu'on lui dise ce qu'elle devait faire. Comme une enfant. Et il devait se mettre dans la tête qu'elle était une femme et qu'elle n'avait pas besoin qu'il la protège de tout, surtout pas de lui.

Sa main doucement caresse sa joue ; elle est radieuse. Puis sont autre main déposée sur sa taille partie à la conquête de ses hanches pour glisser le long de cette jambe qu’elle a glissée le long de son corps. Il ne voulait alors que chasser la tristesse de son joli visage. Il ne voulait plus voir cette peine croissante dans son regard. Par sa faute. Il caressait doucement sa peau jeune et douce. Ils se font toujours front et enfin, il sourit faiblement. S’approche et embrasse de nouveau ses lèvres. Cela lui faisait un bien fou. Toucher et être toucher. La sensation d’être humain. De compter pour quelqu’un, prendre soin d’elle tout simplement. Reporter son attention sur elle non plus sur ce qu’il ressentait. C’était sa façon de fuir, sa façon d’être mieux. « J’ai confiance en toi… » Soufflait-il alors, il l’avait prouvé. Parce qu’il lui avait dit la vérité, parce qu’elle devra se cacher avec lui aux yeux des autres, continuer à l’appeler Zeev en publique ; un vieux garçon de confession juive ; seul avec sa voiture pour toujours. Enfin, plus si seul. S’il lui donnait la vérité, il acceptait alors de ne plus se dissimuler à son égard. « C’était… Ce que je voulais te dire tout à l’heure. » Ajoutait-il au creux de son cou, honteux alors que de si belles paroles bien que troublantes se soient transformées en véritable cauchemar. Sentant la force de l’esprit, il c’était empressé à vouloir lui faire cette confidence quitte à ce que se soit en pleine rue. Mais les mots prononcés furent ceux de la rupture. Une journée qu’il ne voudrait pas revivre même si cela eut le pouvoir de les rapprocher un peu plus encore.

Puis il se mit à sourire, avec la seule idée de chasser la tristesse du visage de sa jeune princesse. « Bon… Et si tu me disais où tu souffres que je te fasse ces bisous qui guérissent tout ? » Un sourire espiègle ; malgré la douleur. Ses lèvres vinrent alors chatouiller son cou, effleurant ses hématomes pour ne pas lui faire de mal. Cette main sur cette jambe permit de faire la bascule du corps de la jeune femme pour qu’il se penche au dessus d’elle. Ils portaient encore les vêtements de la veille. Nue sous son tee shirt, lui sans chemise. Il trouve ses blessures une à une ; prend conscience du mal qu’il lui a fait. Ne découvrant pourtant pas de plaie sanguinolente ; sans quoi probablement ne s’en remettrait-il pas…
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 11 Nov - 7:58


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Il ne répondit pas à ma question. Du moins, pas directement. Il s'excusa d'abord pour ses propos sur Evan, mais quelque chose demeurait. Je savais qu'il les avait réellement pensé, qu'il avait cru qu'il serait mieux pour moi de choisir Evan plutôt que lui. Pourtant, ce n'était pas une question de choix. Je ne voulais plus jouer les aveugles et prétendre ne rien ressentir. J'appréciais Evan, malgré ce qu'il me faisait subir. Je ressentais pour lui de l'amitié, simplement et une grande pitié pour lui, car il ne voyait pas que je n'arriverais pas à l'aimer. Pas ainsi. Étais-ce réellement parce qu'il était esprit? J'avoue en douter. Je me connaissais, du moins sur certaines choses et je savais que je ne tombais pas en amour facilement. Evan de son vivant avait été trop timide pour venir me parler, pour m'aborder et je savais que je n'étais pas particulièrement douée pour deviner les signes. Je ne l'avais jamais su, avant la possession. J'avais besoin de quelqu'un qui savait me regarder dans les yeux, me parler sans peur. Evan ne l'avait pas fait, il n'avait pas su, et maintenant, je devais à regret dire qu'il était trop tard. L'aurais-je aimé? Je ne le saurais jamais, mais je savais que je ne pouvais aimé quelqu'un qui m'empêchait de vivre. Evan m'étouffait. Skyler m'aidait à retrouver mon souffle.

J'eus un frisson quand il me dit que j'étais assez grande pour prendre mes décisions. Acceptait-il enfin de voir? J'étais peut-être idiote, qui sait. Je jouais avec le feu, sans aucun doute, mais je savais aussi que je n'avais rien devant moi. Je risquais certaines choses bien sûr, mais je ne voyais pas de perte possible. Je n'étais qu'une petite libraire qui n'avait pas de réelle ambition, si ce n'était que de vivre de son mieux dans cette Nouvelle-Orléans qui m'avait vu naître. Je n'avais pas d'ambitions, j'en avais des petites, mais pas de ceux qui vous poussent à vivre à toute vitesse sans regarder en arrière. J'avais le temps et j'avais trouvé quelque chose qui me permettait de croire. Je croyais pouvoir l'aider, nous aider tous les deux. C'était mon ambition et il ne pourrait pas me l'arracher. Ça pouvait semblé utopique comme paroles, surement insensées aussi, mais ce n'était pas des paroles irréfléchies. Le passé de Skyler était nouveau pour moi, mais l'homme lui je commençais à le connaître. Parlons d'amour s'il faut le dire avec des mots clairs, mais il était surtout question du fait que je ne voulais pas renoncer à lui. Peu m'importait qu'on croit en une stupide idylle de mon coeur si jeune. Je n'étais plus une enfant.

Il me touchait et j'aurais menti en disant que cela ne me faisait rien. J'en oubliais la peine que j'avais ressenti. Nous étions possédés, mais cela ne nous empêchait pas d'êtres humains. Je voulais ses lèvres et sa chaleur, je voulais simplement qu'on prenne la peine de vivre, ensemble. Je glissais mes mains sur son torse, explorant sa peau. Je l'entendis me dire qu'il avait confiance en moi et je dus avouer en sentir mon coeur se gonfler de joie. Je ne demandais pas plus que ça. Je n'étais pas une Juliette naïve qui n'aspirait qu'à l'amour de son Roméo. J'étais une fille des plus banales, mais qui était heureuse. Rien de plus qu'heureuse à cet instant, parce qu'il avait confiance en moi, comme j'avais confiance en lui. Je n'en avais jamais douté, mais l'entendre me rendait encore plus joyeuse. Je n'avais pas besoin de lui répéter que je ne l'abandonnerais pas. Il le savait. L'aveu était fait : je voulais rester dans sa vie et qu'il soit dans la mienne. Je le voulais avec tout ce que cela impliquait. Je n'étais pas certaine de tout, bien que je savais pertinemment que je devrais garder le secret de son passé. À qui pourrais-je en parler de toute façon? J'étais prête à me cacher, à mentir, à faire comme si j'ignorais tout. Cela ne changerait rien au fait que je savais la vérité. Je ne le connaissais pas parfaitement, mais lentement j'en apprenais plus.

Je l'entendis murmurer au creux de mon cou et j'en souris. Je posais des baisers sur sa tempe alors que mes mains en étaient venus à parcourir la peau de son dos. Je le caressais doucement, délicatement. Je ne pouvais mesurer le courage qu'il lui avait fallu pour me parler ainsi. C'était trop lourd à garder pour un seul homme, mais briser le secret était encore bien plus difficile. Je lui murmurai un « merci », au creux de l'oreille. J'étais heureuse qu'il l'ait fait, je l'en remerciais. Je l'avais choisi en pleine connaissance des faits, il n'avait plus à craindre que je me détourne. La vérité ne me faisait pas peur. Je ne pouvais pas dire qu'elle avait été agréable à entendre, mais la vérité l'était rarement. Nous étions là, n'ayant pas encore penser à sortir du lit. Le sourire que je vis sur son visage me fit du bien et ses paroles encore plus. Un rire glissa hors de mes lèvres. Nous avions connus un tel moment de profondeur et de confidences et voilà que nous parlions des bisous guérisseurs. On ne peut pas dire que nos premiers instants, ni même ce qui s'était passé la veille, aient été des moments très amusants. Pourtant, Skyler était un homme dont l'humour me faisait toujours du bien. Ma mère me disait souvent qu'un homme qui sait nous redonner le sourire et nous faire rire est un homme qui mérite d'être aimé. Et Skyler savait très bien le faire avec moi, comme à cet instant.

Je riais et le laissais découvrir mon corps. Il le connaissait déjà, mais peu importe. Il me sourit, il m'embrasse et moi je glousse doucement. Il est penché au dessus de moi et je le laisse faire, lui souriant sans pouvoir arrêter. Il s'amuse, embrassant mes blessures, mais pendant un instant, je vois bien que cela le torture. Je ne pourrai sans doute jamais lui retirer toute sa culpabilité, bien qu'elle soit injustifiée. Mes jambes s'enroulent alors doucement autour de sa taille et le force à remonter vers moi. Je lui offre un sourire moqueur alors que je serre les cuisses un peu plus pour le coller contre moi.

« Des bisous guérisseurs, hein? Puis-je faire semblant d'avoir mal partout pour en abuser un peu plus? »

Un rire précéda l'attaque de mes lèvres contre les siennes. On avait l'air bien niais, mais personne n'était là pour nous juger. Je n'avais jamais connu ce genre de situation, peut-être n'étais-ce pas si nouveau pour lui. Une femme avait fait parti de sa vie, mais j'ignorais combien il y en avait eu d'autres. Je ne voulais pas y penser. Pour l'instant, je voulais simplement me sentir spéciale. Une pensée gamine, mais qui me fit sourire. Je l'embrassais, finissant même par fournir un effort pour le renverser sur le dos. Ma hanche m'en voulut, mais je ne le montrais pas à Skyler. Je le regardai avec malice, haussant légèrement les sourcils.

« Tu es certain de vouloir rester avec moi, après tout, il se pourrait que j'exige de ces fameux baisers à plusieurs occasions. Je ne voudrais pas que tu te sentes exploité. »


Je souriais, un peu bêtement surement. Peu importe. Il m'avait choisi comme j'étais, une peu gamine, un peu têtue. Je n'avais pas l'intention de changer et j'espérais qu'il ne voulait pas changer pour moi lui non plus. La seule chose que je voulais qui change, c'était la présence de nos parasites personnels. Cela n'était pas encore gagné, loin de là.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mer 12 Nov - 21:34

Elle le remercie, c’était un mot qu’il ne voulait pas vraiment entendre. Trop tard. Il se contente de passer l’éponge et ne dit rien. Il n’y avait aucune raison qu’elle le remercie de l’entrainer en enfer avec lui. Mais c’était ce qu’elle voulait et il n’arrivait pas à prendre la fuite. Il était… Amoureux ? L’idée le faisait souffrir, de la perdre. Mais, qui a la chance de quitter quelqu’un en l’aimant ? Il l’avait déjà fait une fois avec sa femme, ce n’était pas une chance. Juste une septième balle de revolver dans l’abdomen. Celle qu’aucune chirurgie n’efface, juste le temps. Et il en avait guéri. Mais il venait de braquer l’arme vers lui une seconde fois et c’était Amelia qui appuyait sur la gâchette ; tôt ou tard. Aucun des deux n’avouera ses réels sentiments, parce que c’était encore flou. Parce qu’ils avaient peur. Pourtant, ils pouvaient se les deviner. Alors, il lui propose une méthode thérapeutique que très peu orthodoxe. Embrassant ses douleurs après son rire qui le rendit plus serein. Il était un homme brisé, mais il avait toujours su trouver les mots qui fallait pour rassurer les autres. Oh qu’il en avait chassé des cauchemars dans les yeux de son fils. Pourtant, au fil des baisers, sa gorge se noue de voir ce qu’il lui avait infligé. Il tente pourtant de s’en amuser, de prendre encore du plaisir à embrasser cette peau. Elle passe ses jambes autour de lui, il sent alors qu’il ne lui fait pas de mal et il relève la tête pour l’observer tandis qu’elle appelle son corps contre ses jolies formes.

Sa question le fit sourire, il n’eut pourtant pas le temps de répondre qu’elle captura ses lèvres et il l’embrasse tout simplement. Ce jeu n’est pas une franche invention, mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire ? Quand leurs lèvres se séparent, il la contemple avant de lui répondre enfin amusé « Mais il faut prendre garde aux conséquences alors… » Bien sur que ses pensées sont libertines à cet instant et elle le comprend très bien en venant l’embrasser de nouveau. Elle le fit basculer et il n’affiche aucune résistance de crainte de lui faire du mal. Il tombe sur le dos et elle se tient devant lui avec ce sourire éternel d’enfant qui avait le don de la fasciner. Sa tirade l’amusa, doucement ses mains caressent sa joue. Il se dit alors que tout cela veut signifier quelque chose, que si elle pensait alors qu’il avait tout faux, pourquoi l’aurait-elle gardé tout ce temps ? Ils étaient là, à essayer de se montrer combien ça comptait. S’il n’y avait plus rien à faire, alors il aurait simplement attendu une place d’hôpital. Il caressait ses joues avant de venir l’embrasser délicatement sur ses lèvres et de lui répondre « Qui te dis que ce n’est pas moi, qui en profite le plus ? » Il laisse ses mains glisser sur son échine et caresse sa peau nue. Il ne devrait pas faire ça, elle avait besoin de se reposer et il lui ferait plus de mal que de bien à cet instant. Pourtant, il en avait juste envie… Terriblement.

Et si demain il ne se réveillait plus, si sa peau n’était plus sienne ? Si demain c’était fini… Il la voulait encore une fois. Etait-ce égoïste de sa part ? Caressant doucement ses cuisses avant de venir détacher les agrafes de son pantalon tout en l’embrassant plus goulument cette fois ci. Il a glissé ses doigts au dessus de son petit morceau de tissu pour caresser l’objet de sa convoitise soudaine. Interpellé par ses gémissements au fond de sa gorge ; il ne su déterminer si ce fut du plaisir ou de la douleur. Alors il a lentement reculé. Sans oser la regarder, embrassant doucement son cou alors que sa seconde main a cessé de toucher ses hanches « Tu peux dire non… » Soufflait-il tout simplement ; comme pour lui rappeler qu’il n’était pas trop tard. Pour la rassurer qu’il comprendrait qu’elle ait trop mal, qu’il la dégoute, ou il ne savait quoi encore. Il se torturait bien trop une fois de plus. Il se contente alors de déposer des baisers au creux de son cou, ô combien nombreux, abandonnant toutes caresse sous la ceinture. La boule au ventre ; il se sentait si coupable. Comme si finalement, il ne saurait plus jamais la toucher après ce qu’il avait fait.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Jeu 13 Nov - 4:08


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Le jeu avait changé et je doute qu'il ne pouvait l'ignorer. Je ne sus quel était ce besoin que j'avais de retrouver ses lèvres à chaque instant, mais j'y succombais sans réelle culpabilité. Mon corps par-dessus le sien, je le regarde avec la sensation de n'être qu'une frêle petite chose entre ses bras. Ses mains ne quittaient que peu ma peau et je n'aurais pas voulu qu'il en soit autrement. Quel était réellement le jeu? J'ignorais s'il en avait encore vraiment un. Je regardais ses mains avec la pensée sombre que c'était ces mêmes mains qui m'avaient fait mal hier. Une pensée que je ne partagerais jamais avec lui, car je savais que cela lui ferait trop mal. Pourtant, je savais que si le corps était le même, l'homme lui était différent. Skyler ne me ferait pas de mal, malgré tout ce qu'il pourrait me dire, je savais que c'était vrai.

Ces mêmes mains étaient maintenant l'investigatrice des légers frissons sur ma peau. Il glissait ses paumes contre ma peau nue et je sentis que nous tombions lentement dans des pensées moins saines. Nous avions discutés pendant si longtemps de ce qui pesait sur son coeur, se pouvait-il que nos corps eux aussi aient besoin de s'exprimer. Une pensée qui me fit sourire alors que je réalisais à quel point cette idée me plaisait. Nous n'en n'étions pas un mot et nous ignorions si nous le serions un jour. Cela impliquait trop. Peut-être étais-je celle qui était le plus enclin à les prononcer, mais j'avais peur que cela ne l'effraie. Il m'avait déjà offert plus que ce que j'avais pu espérer de cette relation. Je ne voulais pas aller trop vite, ni trop loin. J'étais déjà heureuse de l'avoir contre moi et rien que pour moi.

Ses mains avaient trouvé leur place sur mes cuisses et je fermais les yeux doucement, frissonnant malgré moi quand je sentis soudain ses mains remonter jusqu'à mon pantalon et le détacher. Peut-être avais-je été un peu idiote pour me laisser surprendre ainsi alors qu'il m'embrassait passionnément. Son redressement soudain me fit me crisper légèrement, mais ce ne fut rien comparativement au plaisir de sa caresse. J'en gémis sans pouvoir me retenir, les cuisses légèrement tremblantes. C'était déraisonnable, certainement. Mon corps n'était peut-être pas prêt à connaître les vigueurs des ébats et pourtant... J'en avais envie. Je le sentis hésité et je craignais que ce ne soit de ma faute. Avait-il sentit mon corps se raidir ou craignait-il seulement de me faire mal?

Je me mordis légèrement la lèvre quand il m'affirma que je pouvais refuser. Je n'en avais jamais douté. Il ne m'avait jamais forcé à rien. Il me disait cela et pourtant, il continuait d'embrasser ma peau. Peut-être étais-ce effectivement une mauvaise idée... Non? Je n'arrivais pas à m'en convaincre. Je ne voulais pas tout gâcher, pas quand nous en avions tous les deux tellement envie. Je pris ses mains, doucement. Cela me rappelait la première fois où nous l'avions fait. Je me sentis un peu comme à ce moment-là, un peu fébrile et pourtant, en mourant d'envie. Je forçai ses mains à revenir sur mes cuisses alors que mes lèvres s'emparaient des siennes pour une nouvelle fois. Je me sentais réellement fébrile et peut-être put-il le sentir au contact de mes mains sur son torse. Je me surprenais à avoir peur qu'il me trouve ridicule, pouvait-il sentir mon coeur battre, comme si nous le faisions pour la première fois. Je lui souris doucement, continuant à quémander ses caresses, mon corps contre le sien.

« Et je peux dire oui ? »

J'eus un petit rire et je me trouvai particulièrement pathétique à cet instant. C'était une mauvaise plaisanterie et j'ignorais pourquoi je me sentais ainsi. J'avais envie de lui terriblement et peut-être avais-je peur qu'il ne change d'idée. Je me mordis la lèvre, dans un réflexe gêné avant de glisser mes lèvres à la commissure des siennes.

« Je ne veux pas que tu arrêtes... »

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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Sam 15 Nov - 16:59

Il se sentait attiré par elle, d’une envie incontrôlable. Du moins, presque. Effrayé par la seule idée de lui faire mal encore une fois. Et quand elle prit ses mains pour lui faire comprendre qu’il pouvait continuer. Au fond de lui, il se sentit heureux. Car il obtenait ce qu’il voulait. Il se trouvait également profondément égoïste. Immonde. Comment peut-on être à ce pont dégelasse ? Quand il se regardait dans le miroir, il avait le don de détester ce qu’il y voyait. De le haïr. Pourtant, c’était lui. Cet homme, ce raté. Il poursuit alors ; l’incite à n’appartenir qu’à lui. Une fois de plus. Encore. Et puis vers les enfers finalement. Une parenthèse au paradis, au creux de ces bras. Fermer les yeux et faire semblant, faire comme si de rien n’était.

Elle se mit à rire, si nerveusement. Il la laisse susurrer qu’elle ne voulait pas qu’il cesse. Il pose alors un doigt sur ses lèvres pour chasser cette anxiété du regard de cette si jeune femme. Skyler ne voulait pas y lire cette peur, l’angoisse de l’inconnu. De la solitude s’il venait à disparaître de sa vie, de son lit. « Pourquoi n’as-tu pas confiance en toi ? Je… Je… Ne changes pas celle que tu es. Pour personne. » Il vint alors l’embrasser tendrement, avec cet amour qu’il ressentait pour elle. Il ne voulait pas coucher avec elle, il voulait lui faire l’amour. Doucement, il l’allonge sur le dos ; pour qu’elle se repose. Il la laisserait mettre ses hanches comme elle le voudrait de part et d’autre de lui. Après avoir ôté ses vêtements, il se sent libre de n’être qu’elle ; qu’elle ne soit que lui. Alors ils le font, encore une fois. Couché dans ce lit ; ils expriment bien plus de soir que jamais cela ne l’a été entre eux. Bien plus qu’un simple sourire. Il a juste collé son nez au creux de son cou et a été si tendre qu’il ne voulait la blesser. Il avait laissé l’animal au placard et fit l’amour comme un homme. Elle étouffe ses gémissements au creux de son oreille et cela lui suffit à savoir. Comme s’il pouvait distinguer sa douleur du plaisir, comme s’il la variation de sa voix n’avait plus le moindre secret pour lui. Puis il l’accompagne, devient un instant sourd et ignore s’il lui fait du mal. Se perd à la contempler. Ce matin est une chose extraordinaire ; le moment où leur cœur c’est mit simplement à chanter en silence alors qu’ils se fixent. Qu’ils se disent tout sans rien dire. Puis il sourit.

Il n’en a pas envie, mais il se sépare d’elle un instant ; pour venir s’étendre à coté d’elle. Puis lui propose une fois de plus l’abri de ses bras. Bien sur qu’ils ne vont nulle part, qu’ils ne font que de sauter par la fenêtre sans élastique. Bien sur qu’ils vont tomber, qu’ils vont saigner, s’éparpiller et qu’il ne restera rien. Bien sur qu’il va mourir dans cette bataille, dans cette guerre contre lui-même. Il l’a juste prise contre lui, son amour perdu. Désespéré. Ils vont souffrir. Par sa faute. Ses démons reviennent comme ils sont partis. Il sait, que Yâaqov n’est pas perdu, qu’il est là. Il le sent tout simplement. Affaibli, mais il allait le faire, se nourrir de son hôte. De lui, il le rongerait. Tranquillement. Il se sentait alors, bien plus épuisé qu’il ne le faudrait pour ces ébats. Il se sentait diminuer. Et si c’était ça ? Et s’il allait mourir tout simplement… Il ne montre rien pourtant… Pouvait-il seulement lui faire ça à elle ? Mourir ici, dans le lit de leurs péchés.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Lun 17 Nov - 0:21


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Ma propre gêne me surprenait, sans que je ne la comprenne. Pourtant, ce n'était pas la première fois. Nos corps s'étaient déjà rencontrés, mais peut-être avais-je l'intuition que cette fois était particulière. Je cherchai de mon mieux à cacher mon inquiétude, mais il la devina avec une telle aisance. Quelle était cette nervosité? Pourquoi me sentais-je toute chose alors qu'il glissait son doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Il trouva les mots, encore une fois, pour m'apaiser. Je ne sus lui répondre, simplement un hochement d'épaule un peu niais avant qu'il ne m'embrasse. Je n'aurais pu douter qu'il m'embrassait avec amour. Pourquoi avions-nous si peur des mots? Il était trop lourd peut-être de sens, trop lourd de ce qu'ils signifiaient pour nous. Je vivais une histoire qui était loin d'être parfaite et je devais accepter le fait que ce n'était peut-être pas fait pour durer et que les mots rendraient les choses plus difficiles si nous devions un jour tout terminer.

Il fut douceur et caresse, m'allongeant sur le lit alors que je me laissais peur. J'avais le coeur qui battait si fort et si vite. Je savais pertinemment pourquoi il faisait preuve d'une telle délicatesse et je l'en trouvai alors encore plus touchant. Je ne saurais décrire les raisons de mon attachement pour lui, outre le fait que je me sentais bien avec lui. Je n'étais pas une fille particulièrement douée dans les relations sociales et je n'avais jamais chercher à me faire aimer de qui que ce soit. Je vivais ma propre vie, acceptant ceux qui y entraient. Personne ne veut être seule dans la vie, mais je ne pouvais prétendre avoir choisi mon entourage. Skyler n'était pas que quelqu'un que j'acceptais dans ma vie, il était la première personne pour qui je me battais pour le garder auprès de moi. Si cela blessait Evan, tristement je ne pouvais m'en sentir coupable. Je n'avais jamais voulu être attachée à Evan, surtout pas de cette manière. Hier pourtant, j'avais supplier Skyler de bien vouloir rester, et il l'avait fait.

Cette fois avait été différente. Plus douce bien sûr, car il avait si peur de me faire mal, mais aussi dans la manière dont nous nous touchions, que nous nous regardions. Je l'avais serré contre moi pour gémir contre sa peau, pour respirer son odeur alors que mon corps vibrait contre le sien. Les plus grands clichés s'appliquaient alors que je pensais au fait que nous ne faisions plus qu'un. Je n'avais pu retenir mon envie de laisser mon corps onduler contre le sien, malgré l'inconfort. Celui-ci ne m'importait pas, tant que je ressentais l'immense plaisir qu'il m'offrait à me prendre de cette manière. Il semblait connaître mes pensées, suivre mes envies et offrir à nos corps une danse d'une perfection inoubliable. Il me regarde et je me sens rougir de plaisir, sans savoir que lui offrir d'autres si ce n'est que mes cris de plaisir. Des cris qui s'estompèrent au bout d'un moment, laissant place aux souffles saccadés et au corps tremblant. Je sentais le mien encore trembler sous le plaisir alors qu'il se sépare de moi.

Je me sentais étourdie, non pas de manière déplaisante, mais d'ivresse. J'avais connu un moment dont les mots me manquaient pour le décrire. Je me tournai doucement pour venir retrouver la chaleur de ses bras. Je sentais un étirement douloureux dans ma hanche, mais ne pus que sourire en me serrant contre lui. J'aurais souffert bien plus que cela pour connaître ce moment. J'écoutais le rythme de son coeur dans ce silence qui nous abritait tous les deux. J'aurais voulu suivre ses pensées comme le dénouement d'un bon film, malheureusement je n'en avais pas le pouvoir. Je redressai la tête et ne vis pas de sourire sur son visage. Je le savais ailleurs, dans une contrée de songe dont je ne connaissais pas tout l'étendu. Que pouvais-je faire d'autre que simplement le regarder? Je finis cependant par glisser ma main contre son corps, remontant son torse jusqu'à sa joue. Légèrement redressée, j'engageai mes lèvres dans une nouvelle découverte de sa peau, passant par son torse, son cou, sa mâchoire... le regardant finalement avec un petit sourire.

« Skyler... »

J'avais voulu dire quelque chose, lui poser des questions peut-être, mais je m'étais arrêté. Peut-être ses pensées n'appartenaient-elles qu'à lui. Je n'exigeais pas de lui qu'il me dise tout et je lui laissais son jardin secret s'il le désirait. Je voulais seulement qu'il sache que j'étais là, parce que je le voulais. J'avais pris une décision qui m'avait mené à être dans ses bras à cet instant. Je n'avais donc fini que par prononcer son nom d'une voix plus douce que je ne l'aurais cru. Son nom avait été prononcé, peut-être pour remplacer ces mots que nous refusions tous les deux de prononcer. Je devais encore prendre l'habitude de ce nom, un nom que je garderais secret et qui ne serait prononcer entre nous deux, mais un nom qui était aussi le sien. Il avait le droit d'être lui-même avec moi, j'espérais qu'il le savait désormais.


Ses démons reviennent comme ils sont partis. Il sait, que Yâaqov n’est pas perdu, qu’il est là. Il le sent tout simplement. Affaibli, mais il allait le faire, se nourrir de son hôte. De lui, il le rongerait. Tranquillement. Il se sentait alors, bien plus épuisé qu’il ne le faudrait pour ces ébats. Il se sentait diminuer. Et si c’était ça ? Et s’il allait mourir tout simplement… Il ne montre rien pourtant… Pouvait-il seulement lui faire ça à elle ? Mourir ici, dans le lit de leurs péchés.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 18 Nov - 14:03

Il est si étrange, si envoutant, d’entendre alors son nom sortir de cette bouche. Oui, elle le prononce avec une telle délicatesse qu’il avait cette sensation que c’était presque un compliment. Accompagné de son sourire si serein. Elle est belle. Ses lèvres sur sa peau et il se sentait trépasser à chacun de ses baiser. C’était si agréable. Il adorait cette fille, bien plus encore. Une adoration qui était sincère et qu’il sentait réciproque avant tout. N’était-ce pas l’essentiel ? Il la tenait juste contre lui, bien trop épuisé. Il pouvait voir dans le regard de son amante qu’il y avait bien des questions qu’elle aimerait lu poser, connaître sa vie. Mais à quoi bon ? Tout cela était terminé. Il était désormais Zéèv, il était rien ; juste un homme qui s’égarait dans ses bras bien trop jeunes. Il ferma les yeux un instant, il sentait comme les prémices d’une longue bataille. Il se sentirait bouffé de l’intérieur, lui qui n’avait rien demandé… Il laisse sa main vagabonder sur la taille de sa jeune compagne avant d’ouvrir les yeux pour l’observer un instant. Venir l’embrasser si doucement. Il aurait voulu lui dire qu’ils devaient se bouger de là. Mais pourquoi faire ? N’étaient-ils pas merveilleusement bien à cet instant ?

Alors ils restent là, l’un contre l’autre. S’octroyant de temps à autre quelques caresses à laquelle l’autre répondait. Comme pour assurer qu’il ne dormait pas. Il se sentait bien, il ne voulait rien de plus malgré sa fatigue. Malgré sa peur. Elle était là, pour lui. Il serait là, pour elle. Autant qu’ils le pourront. Peut-être jusqu’à leur propre destruction. Skyler ne savait rien de l’avenir, c’était bien cela l’ennui. Ils étaient là, une heure. Peut-être deux… Puis il senti son souffle diminuer, il se sentait entièrement diminué. Alors, il ouvre les lèvres et sa voix fit une percée dans ce silence tendre qui les eut bercés « Tu… T’n’aurais pas un verre à m’offrir ? » Oui, parce qu’il avait atrocement soif. Pas d’eau, ni de lait ou de jus de fruit. Il voulait son poison habituel, il voulait la brulure et peut-être un réveil. Une erreur de jugement induit par sa sobriété nouvelle. Il n’était qu’un drogué, loin d’avoir que des démons d’ordre spectraux. Il culpabilisa de sa demande ; il se sentait assoiffé. Etait-ce normal ? Après tout pourquoi pas, après tant de baiser. Il aurait voulu qu’elle comprenne, qu’il n’avait jamais été ainsi. Il n’avait fait que boire un verre de temps à autre, comme tout le monde. Puis un jour, alors qu’il n’avait plus rien ; il constatait qu’il n’avait plus que ça. Boire. Il n’avait plus que le fond de la bouteille, la dernière goutte de la seringue.

Il a doucement levé la main, pour caresser sa joue. Il s’en veut, mais c’est plus fort que lui. Elle le sait n’est-ce pas ? Elle avait partagé cela avec lui, le premier soir où elle l’avait fait entrer chez elle. Il se souvenait de son regard et ce sourire complice. Il était accro. Pas uniquement à elle, il aimait tout ce qui était interdit. Elle lui était interdite. « S’il te plait… » Soufflait-il, qu’elle lui cède. Qu’elle lui donne son poison. Qu’elle accepte. Il la prie, qu’elle ne le juge pas. Qu’elle le pardonne également, de n’être qu’un homme. Pas le parfait. D’être détruis. Il aurait voulu être si fort pour elle à présent, la protéger des démons qui ne les quittent pas, d’avoir la volonté de se battre. Mais il était si fatigué. Elle comprendrait n’est-ce pas ? Les femmes comprennent toujours, elles pardonnent tout par amour. Elle le pardonnait d’être violent, que pourrait-elle encore effacer de lui pour le rendre meilleur dans l’illusion de son cœur ?
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mar 18 Nov - 23:31


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Pourquoi aurions-nous eu envie de sortir de ce lit? Je n'avais envie que d'y rester vautrer, dans ses bras. Je n'aurais su raconter avec précision ce qui nous avait mener ici, les événements de la veille me paraissait encore flou. Tout s'était déroulé si vite et je l'avais vécu avec une telle panique. Maintenant, je me sentais si calme et apaisée. Je connaissais cette sorte d'euphorie paisible que nous vivons quand nous... quand nous tombions amoureux. J'avais peur de ce mot et pourtant, il était là, présent à chaque instant. Je le gardais en tête, sans le dire, mais le chérissait malgré moi. Je n'avais jamais réellement été amoureuse et peut-être mon coeur avait-il été bien fou d'avoir choisi un homme comme lui. Je n'avais pourtant aucun regret, j'étais prête à foncer et tenter de vivre à ses côtés. La simplicité n'existerait pas pour nous deux, mais au moins nous étions ensemble, non?

Je continuais de sentir ses mains sur mon corps et moi-même, je le caressais et le serrais contre moi. J'avais peur qu'il s'endorme, aussi étrange que cela puisse paraître. Je ne voulais plus dormir, j'avais déjà eu si peur de mon réveil et qu'il ne soit plus là. Je n'avais pas l'intention de laisser et j'osais croire que lui non plus. Pourtant, il avait bien failli le faire. Il l'avait fait à vrai dire, mais il était revenu. Maintenant, nous étions là, pour ma part encore légèrement ébranlée par les ébats que nous avions connu. Je fus presque surprise d'entendre le son de sa voix, comme si j'avais oublié que nous ne pouvions rester dans notre silence éternellement.

Je ne compris pas immédiatement ses paroles, mais la compréhension me vint rapidement. Je voyais bien de quel soif il parlait. Je restai un instant stupéfaite, le regardant sans lui répondre. Il me fallut quelques secondes pour finalement sourire. Cette surprise n'avait pas de raison d'être. Je ne le jugeais pas, bien sûr que non. Je l'avais connu comme cela et je ne pouvais croire qu'un simple moment dans mes bras puissent lui faire oublier ses vices. Cela ne faisait pas de lui une mauvaise personne, non.

Il caresse ma joue et je lui adresse un sourire, pour le rassurer. Nous avions connu ces moments déjà, je lui avais déjà ouvert ma porte pour partager ce vice avec lui. Je me sentis mieux en réalisant que j'étais encore prêt à partager cela avec lui. Je ne voulais pas le changer, je savais bien qu'on me pouvait pas délibérément changer quelqu'un. Je l'avais voulu comme il était et je ne reviendrais pas sur cela. Sa supplication suffit à me faire bouger, m'approchant de lui pour poser un baiser sur son front.

« Bien sûr... »

Je me levai d'un geste peut-être trop rapide pour une femme encore fragile et qui n'avait pas été sur ses jambes depuis un moment. Je lui souris pour le rassurer alors que je reprenais mon équilibre et me dirigeai vers la cuisine. Je fouillai un instant avant de trouver une bouteille. Je ne pouvais pas particulièrement, mais je gardais tout de même une bouteille de fort caché dans un coin, sait-on jamais. Pour les grandes occasions. Je revins donc vers lui avec cette bouteille ainsi que deux verres avec dans lequel j'avais mis quelques glaçons. Je repris ma place sur le lit à ses côtés, lui tendant un verre avant d'ouvrir la bouteille et d'en verser dans son verre et dans le mien. Je jetai ensuite un regard à ma bouteille, avec un petit sourire presque désolé.

« C'est du whisky, j'espère que ça ira... C'est tout ce que j'avais »

Je fermai la bouteille et la déposai sur l'oreiller avant de lever mon verre en sa direction, lui adressant un nouveau sourire, cette fois complice.

« À nous »
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Ven 21 Nov - 0:44

Elle se lève et il reste là, la regardant s’éloigner. Il s’est assis dans le lit, mettant l’oreiller derrière son dos quand elle le rejoint avec un Whisky. Elle est venue se mettre là, servant deux verre de ses doigts délicats. Il sourit simplement malgré la fatigue. Trie les draps pour les couvrir bien que sa poitrine restait visible au bonheur de ses yeux. Il prit le verre en répondant simplement « C’est parfait. » Oui, il ne faisait pas le difficile. Cela lui convenait parfaitement. Il avait l’habitude de cet alcool. En fait, ce n’était jamais que la molécule dont il avait besoin, son habit n’importait que très peu. Il comprenait que l’alcool et la drague ne serait que sa seule échappatoire. Jusqu’au bout. Il trinqua avec la jeune femme ; ils trinquent au nom de la désolation. Il lui infligerait le pire, s’en rendait-elle seulement compte ? Ils boivent se verre. Il sourit alors. Le simple fait de l’avoir là, dans son corps le rassurait.

« Merci… » Soufflait-il, se penchant vers elle pour embrasser ses lèvres une fois de plus, une fois de trop. Qu’elle est belle, qu’elle est douce. Enivrante. Il l’emporterait avec lui, en enfer ; ce si doux souvenir. Il voulait juste un morceau de paix. Il l’avait grâce à elle. Ephémère, mais quelle intense pensée. Il a quitté ses lèvres, sert un second verre malgré l’épuisement qui le gagne. Il ne veut pas laisser Yâaqov se nourrir de lui, la seule solution était de s’affaiblir. Encore et encore. A tel point qu’il n’y aurait plus rien à prendre de lui si ce n’était la vie. Qu’il meurt, si les choses doivent être ainsi. Il a bu encore quelque verre. Puis il ne pense plus. L’esprit ne reviendra pas ; non. Il ne reprendra pas le contrôle ; il l’empêcherait de la seule façon qu’il connaisse.

« Et toi… Tu es parfaite… » Lui disait-il finalement, reprenant cette conversation. Touchant sa poitrine sans pensée parfaitement libertine. Il volait juste la sentir sous ses doigts ; encore et toujours. Un souvenir pour les yeux ; bien meilleur encore pour la peau. Il a rit, avant de l’embrasser encore une fois. Il l’aime. C’est fou. C’est idiot. Il ne devrait pas. C’était trop tard. Il est venu poser sa tête au creux de son cou. L’embrassant tendrement. Voudrait-elle d’un ivrogne ? Il n’y avait que ça ou un monstre. Il a passé son bras autour de sa taille avant de lui souffler « Je ne te ferais pas de mal… Pas moi… Tu le sais… » Une promesse étrange, qu’il ne saurait pourtant tenir. Il la tenait contre lui ; ils sont fatigués et pourtant ; il ne se lasse pas d’elle. Non. Jamais. Ils ont bu quelques verres et il se lève. Lui propose alors une douche des plus sensuelles qui soit. Lui propose tout simplement un moment de plus, à graver dans leurs mémoires. Il sentait enfin les effets de l’alcool. Enivrant. Ils s’habillent, se laisse trainer dans le salon où ils mangent ce qu’il avait préparé pour elle la veille. Il avait si faim. « Je me sens bien… » Soufflait-il, il n’avait pas ressenti ça depuis longtemps. Cette sérénité du corps et de l’esprit. Il l’a prise contre lui et le regarde tout simplement, l’embrasse par moment et il se rend compte qu’il est heureux. Il sourit, pensif. Si bien.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Sam 22 Nov - 1:57


Stay
Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz


Je le regardai boire, buvant moi-même à ses côtés. Il m'avait embrassé en me remerciant et ne serais-ce que cela m'avait rassuré. Je l'avais donc regardé remplir son deuxième verre sans rien dire, sirotant le mien. Je le sentais changer. Pas positivement ou négativement, non, il était toujours lui, simplement je vis son corps changé. Son regard devenait moins fixe et son corps était plus mou. Comme si soudainement il avait été... assommé. Ce mot me parut extrêmement éclairé et je ne pus me le retirer de la tête. Peut-être étais-ce qu'il voulait faire avec cet alcool, s'assommer. Pas juste lui, mais son esprit aussi. Je l'avais fait moi aussi, je connaissais, mais... nos esprits étaient de force différente, ainsi le coup devait être plus fort dans son cas. Je préférais ne pas trop y penser et boire, moi aussi. Même s'il était tôt, car il n'y avait personne ici pour nous juger, si ce n'était nous-mêmes.

Je ne savais s'il était ivre, après tout, il avait plus l'habitude que moi. Je me sentais un peu bête de me sentir déjà étourdie après si peu d'alcool. Le silence fut brisé par sa voix et ses compliments. Un compliment qui me fit rougir, encore plus quand je sentis sa main se poser sur ma poitrine. Ce n'était pas des avances, un simple contact qui me fit frissonner malgré tout alors que je me rapprochais de lui, venant m'installer sur ses cuisses, mes jambes de chaque côté de son corps. Je lui rendais ses baisers, sachant bien que je ne pouvais rien lui refuser, par amour. Je le serre dans mes bras dans une étreinte bien étrange, silencieuse et pourtant, pleine de sens. Je l'entendis murmurer contre mon coup et sourit, posant un baiser sur sa tête puis sur son front.

« Je le sais Skyler... »

Nous avions cru longtemps nous fondre dans ce lit et ne jamais en sortir, mais l'illusion s'était estompée. L'alcool m'avait un peu embrouillé, mes sens et ma douleur aussi. Je ne sentais rien, si ce n'était le contact de sa peau alors qu'il se lève et que je le suis. Nous connûmes alors un autre moment qui n'appartenait qu'à nous. Je ne sus si c'était l'ivresse à son sens propre où si c'était l'ivresse de ses caresses qui me furent tant apprécier ce moment. J'ignore combien de temps nous sommes rester sous l'eau, mais la chaleur de mes vêtements ne suffit plus à me réchauffer quand nous nous rhabillèrent, je m'ennuyais déjà de la chaleur de son corps. Pourtant, il était toujours près de moi alors que nous mangions, mais je ne fus qu'heureuse que lorsqu'il m'attira vers lui. Je déposai mes ustensiles, les oubliant presque déjà. Je souriais bêtement en le regardant, replaçant une mèche de cheveux mouillés. Je passai ma main autour de son cou, l'observant avec tendresse un moment. Je ris finalement, venant enfuir mon visage dans son cou. J'y respirais, j'y gloussais, et je l'embrassais. Peut-être étais-je plus ivre que je ne le pensais. Mais j'étais heureuse, alors peu m'importait. Je redressai la tête, plongeant mon regard dans le sien. J'aurais pu mourir pour ces yeux-là.

« Si tu savais à quel point je me sens bien moi aussi. À quel point je... »

Je ne le dis pas, parce que nous avions refusé de le faire jusque là. Je ne parlai pas d'amour, chargeant plutôt mes lèvres d'embrasser les siennes. Je ne me souviens plus à quel moment nous avons fini de manger, ni même nous l'avons fait. Je me souvins que nous nous sommes retrouvés étendus sur le sol, la bouteille de Whisky à nos côtés. Je regardais le plafond, le coeur léger, touchant du bout des doigts Skyler. Ma main glissait contre sa hanche, s'agrippant à ses vêtements. Nous tombions, tous les deux, mais je ne le réalisais pas. Lui peut-être plus que moi, dans ma tête, moi je planais et nous prenions de l'ascension. Malheureusement pour moi, la descente n'en serait que plus douloureuse, mais pour l'instant... L'amour m'aveuglait.
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MessageSujet: Re: Stay - Amelia K. Donovan & A. Zéèv Elbaz Mer 17 Déc - 22:03


Alone
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Quelques semaines plus tard...

Nous avions cru à un bonheur futile. Peut-être y avais-je cru plus que lui en fait. Je m'étais cru invincible et j'avais refuser de voir la vérité au fond de ses yeux. Je sais maintenant que dès le début, il avait su que ce n'était qu'une illusion éphémère. Il avait voulu y croire, je le sais, mais nous avions été rattraper par la roue du temps. Il avait voulu partager mon espérance, mais c'était vain. J'avais été une rêveuse aux rêves un peu fous, qui avait cru que le cauchemar était derrière. La Nouvelle-Orléans avait perdu son côté paradisiaque, mais pour moi, c'était le plus bel endroit au monde tant qu'il y était avec moi.

J'étais amoureuse. Je le suis encore.

Je suis entrée dans cette chambre d'hôpital avec l'espoir de pouvoir le sauver une fois de plus. Le sauver lui pour nous sauver tous les deux. Pourtant, j'avais vu son regard et j'avais compris rien qu'à le voir sourire que cette fois, je n'y pourrais rien. Je l'ai regardé étendu sur son lit, le suppliant de s'accrocher, mais c'était comme nager à contre courant. J'étais celle qui voulait briser les barrières et me battre contre tout, lui avait décidé de se laisser aller avec le courant. Il n'avait plus la force de se battre. Il m'ait impossible de décrire mon sentiment d'impuissance et de rage. Je n'ai su le retenir et rien ne l'aurait pu, je crois. Je n'ai pu que lui offrir un dernier baiser comme tentative ultime de le garder auprès de moi.

Il m'a dit « Je t'aime » et j'ai su que c'était fini.

Nous avions refuser de le dire, pour ne pas laisser la vérité nous faire trop de mal. Il l'avait dit, comme un dernier aveu. Peut-être étais-ce ce que c'était, le dernier aveu du condamné. Je n'aurais jamais cru que ces mots puissent être si durs en entendre. Ce fut dans une demande de pardon qu'il quitta la vie. Je mentirais si je disais que je me souviens de tout ce qui s'est passé par la suite. J'ai pleuré. J'ai hurlé. Il a cessé de vivre et moi j'ai voulu mourir avec lui. Je crois entendre encore l'alarme du moniteur de rythme cardiaque. Il retentissait car le coeur ne battait plus. Le mien battait à tout rompre d'une douleur que les mots ne peuvent traduire.

Je me souviens m'être accrocher à lui, l'avoir serrer si fort contre moi car je savais que c'était la dernière. Les infirmières ont tenté de me l'arracher, mais j'ai tenu bon aussi longtemps que cela m'était possible. Je crois qu'ils ont dû me donner des calmants, sinon je n'aurais surement jamais lâcher. J'ai repris conscience auprès d'infirmières, mais lui n'était plus là. Cette fois, il était réellement parti. Je n'avais pas su le retenir comme la première fois. Nous avions trop longtemps lutté et cette fois, j'étais seule dans un combat auquel je n'avais plus envie de participer. Je ne sentis que le vide d'une vie qui ne m'appartenait plus et le silence d'Evan. Un silence qui ignorait ma peine et un certain contentement. Si Skyler était parti, alors il ne restait que lui. Maddox était parti. Nitzan aussi.

Et Skyler...

Ma plus grande hantise jusqu'à maintenant avait été Evan. Maintenant, je vivais avec le fantôme de Skyler qui me hantait jour et nuit. Les esprits existaient. J'espérais toujours le voir flotter parmi eux et revenir et moi. J'avais mentis en disant qu'on ne pouvait aimer un esprit. Si ça avait été lui plutôt qu'Evan, je l'aurais aimé, de toute mon âme. Comme je l'aimais encore. Je l'aime encore. Si désespérément que la vie n'a plus aucun sens.

Je n'ai plus conscience que du vide qu'il a laissé dans ma vie. Tout me rappelle lui. J'ignore ce que je dois faire entre fuir les souvenirs ou m'y rattacher de toutes mes forces. C'est Evan qui contrôle désormais ma vie, sans lui, peut-être me laisserais-je dépérir. Je m'étais cru seule autrefois, mais je comprenais ce qu'était la réelle solitude. Je doutais que c'était une perte dont je puisse jamais me remettre. On ne guérit pas de perdre une partie de soi-même.

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