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Tu tues ma patience [Aaron]

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MessageSujet: Tu tues ma patience [Aaron] Sam 22 Nov - 16:39

Putain d'esprit de merde. Saloperie ambulante. Si seulement je pouvais le voir et l'étrangler, c'est exactement ce que je serais occupée de faire. Comment je peux paraître stable face à mon psychologue avec un mort qui a décidé de m'emmerder ? Je ne sais franchement pas comment j'ai fait pour ne pas déraper. Vraiment pas. J'ai bien failli hurler un « TA GUEULE » à un moment donné. Un miracle que je me sois retenue. Penser aux murs capitonnés est la meilleure façon de me calmer. Résultat garanti. J'ai quand même dû paraître perturbée et je suis sûre et certaine que le vieux l'a bien noté dans ses notes. En grand, en large, surligné, avec trois, voire quatre points d'exclamations et un petit symbole « attention, faut la surveiller celle-là ». J'ai fait répéter le médecin plusieurs fois, je ne me suis pas montrée très attentive, forcément puisqu'un abruti n'arrêtait pas de déblatérer des conneries en même temps. J'étais peut-être d'accord avec certaines affirmations, cependant le moment était plus que mal choisi. Il a dû également bien rire quand j'ai cherché mon sac pendant dix minutes et ai dû l'expliquer au psy. Quelle poilade. Si je ne l'avais pas entendu parler, j'aurais cru supporter l'esprit d'un gamin de huit ans.

Après cette séance désastreuse avec le psy, je me retrouve devant l'hôpital, à respirer pour calmer mes nerfs. Je devrais peut-être prendre des cours de boxe. Ça me défoulerait et savoir un peu mieux se battre ne pouvait qu'être bénéfique à l'heure actuelle. En attendant, le programme était simple : rentrer me changer et faire un jogging le mp3 à fond. Mes mains tremblent légèrement lorsque je sors mon paquet de cigarettes et m'en allume une. Oh ça fait du bien. Vas-y, respire Jill. L'internement m'avait forcée à arrêter de fumer, j'avais tenté de ne pas recommencer en en sortant l'année passée, mais les derniers événements m'avaient poussée à bout. Mais même ma clope, il doit la gâcher.

Soudain, je sens un froid plus intense et je tourne alors la tête à la recherche d'une silhouette. Comme d'habitude, je n'aperçois rien. Cet esprit a décidé de me faire chier dans l'anonymat. Je décide donc de partir à grands pas, en espérant qu'il me lâche les basques. Ce faisant, mes doigts viennent effleurer le pendentif en forme de croix à travers le tissu de mon pull. En commençant mes recherches, j'ai découvert qu'une croix en argent écartait les esprits. Logiquement, il ne peut pas s'attaquer directement à moi. C'est un minimum rassurant. Bien sûr, si ça pouvait le dégager complètement, ce serait mieux. Je ne sais pas s'il me suit, mais au cas où, je déclare les mâchoires serrées :

« Fous-moi la paix, bordel. Dégage. »

C'est beau de croire qu'un spectre va sagement t'obéir, pas vrai ? Je n'ai pas cette illusion, en réalité. Je ne sais juste pas quoi faire. Je ne perds rien à l'agresser, après tout, il a déjà décidé de me hanter. Il doit bien s'amuser, ce con.
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MessageSujet: Re: Tu tues ma patience [Aaron] Dim 23 Nov - 17:30

« Comment tu peux écouter des conneries pareilles en opinant comme une conne ? Sans déconner, un psy comme ça, j'en ferai un tous les matins si j'avais encore un sphincter. Avec sa gueule d'abruti, étonnant qu'il ne se soit pas encore pris un pain par un de ses clients. Moi à mon époque, on l'aurait buté, une balle dans le citron. Avec tout ce qu'il a sur les os, ça aurait fait bien à bouffer pour les cochons... »

Une heure déjà qu'Ebron monologuait sur le même rythme, s'interrompant seulement pour changer de place les dossiers du psychiatre dès que celui-ci détournait son attention de ses stupides notes, et une autre pour s'emparer un instant du sac à main de Jill, dans laquelle il en avait profité pour fourrer une des pages quelques peu compromettantes des feuillets sur lesquels écrivait ce soit-disant médecin.
Tu parles d'un médecin, toi. Comment pouvait-il se braquer dans un scepticisme pareil en pleine Nouvelle-Orléans ? Comment pouvait-il voir la descendante du poltergeist comme une pauvre d'esprit perturbée avec tout ce qui se produisait à l'extérieur de son cabinet minable ? Ce type lui sortait par tous les corps éthériques. Et Jill l'énervait d'autant plus à se rendre chez lui et l'écouter déblatérer ses conneries sans moufter. Raison pour laquelle, malgré l'énervement palpable de la jeune femme, Aaron ne tarda pas à la suivre quand la séance de torture psychologique s'acheva. Cependant, par jeu, le poltergeist prit le temps d'ouvrir et refermer la porte du cabinet dans un claquement sec, avant de rejoindre la presque Chadwick au pied de l'hôpital.

La donzelle s'était allumé une cigarette et Ebron la regarda avaler une gorgée de fumée grise avec envie. Les petits plaisirs de la vie d'un mortel lui manquaient, le tabac et l'odeur de soufre sur les doigts tout particulièrement. Soufre des allumettes qu'il concevait pour la contrebande de son paternel, soufre d'une balle tirée dans le genou d'un emmerdeur ou dans la tête d'un lapin qu'on servait ensuite au souper. Mais le tabac... Ah, le tabac, chiqué, fumé, qui noircissait les dents et éraillait la voix, avec une lampée de bourbon et une bonne partie de cartes ! Ce geste anodin de fumer signifiait si peu et tant à la fois, surtout venant de celle qui était la dernière connue à porter n'était-ce qu'une larme du sang Chadwick. Ce sang même qui avait cessé depuis plus d'un siècle déjà de se répandre sur la place de la banque où Aaron avait trouvé une mort lente et éprouvante. Si la poussière avait avalé les quelques litres d'hémoglobine que contenait son corps, la contingence ne s'était pas tout à fait débarrassée des Chadwick. Car Aaron, sans le savoir alors, avait planté dans le ventre de Jessy une pousse qui avait grandit et proliféré, jusqu'à la brunette à l'air pincé qui amusait tant son ancêtre.
« Fous moi la paix, bordel. Dégage ! »
Un ricanement ponctua presque aussitôt l'invective de Jill. Eh bien, s'en était des façons de parler à son grand-papi ! Bien sûr, la jeunette n'avait aucune idée de qui avait décidé de la hanter, et Aaron n'était pas tout à fait décidé à se révéler complètement à elle. Il fallait lui laisser le temps de venir à bout de nerfs, et pourquoi pas de se laisser, ensuite, intriguer. Deux activités qu'Aaron avait appris, en presque un siècle et demi, à maîtriser.

Plutôt que de répondre, le poltergeist se contenta de s'éloigner, davantage par leurre que par réelle envie d'épargner la lourdeur de son énergie à l'ancienne internée. Cependant, malgré les pâles lueurs du jour, la silhouette noire d'un homme pourvu d'un chapeau passa à quelques mètres de Jill, ne se laissant apercevoir qu'une fraction de seconde.
« Ton psy a crié comme une femme quand la porte s'est ouverte et fermée toute seule. Je pourrais le rendre fou, tu sais ? Ça lui ferait les pompes de se retrouver là où ils t'ont enfermée, tu penses pas ? »

De nouveau, l'esprit s'approcha de Jill, observant avec un soupçon de malaise la croix qu'elle portait autour du cou, et qu'elle triturait nerveusement. Heureusement, elle était minuscule, quasiment inoffensive pour le vieux poltergeist. Il ne pouvait seulement pas toucher la donzelle, risquant, il s'en doutait, d'en éprouver de la douleur. Rien, cependant, qui ne pourrait le repousser vraiment. Rien qui ne l'empêcha non plus de tirer sur le sac que la jeune femme portait à l'épaule, cette fois non pour l'énerver, mais pour attirer son attention vers celui-ci.
« Regarde dans ton sac. »
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