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Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood

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MessageSujet: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Jeu 18 Déc - 6:52


Where the lines overlap
Amelia K. Donovan & Emily Rosewood


Je ne saurais décrire mon état. De la confusion peut-être, beaucoup d'incertitudes et une persistante sensation de vide. J'avais quitté mon emploi, je l'avais fait sans vraiment en prendre conscience. J'avais appelé plusieurs fois, prétextant un congé de maladie. Surement n'avait-il rien dit, car il semblait que la nouvelle s'était rendu jusqu'à eux. Je n'avais rien dit à personne, mais il ne suffisait parfois que de fins détails pour que la vérité s'étende comme une traînée de poudre. Les infirmières avaient parlé d'un état choc nerveux suite à la mort de Skyler. Tout le monde ignorait qu'il était dans ma vie et moi dans la sienne et pourtant, son départ avait eu un impact qui n'avait pu rester sous silence. Je savais que l'hôpital avait appelé mes parents. Je le savais, car évidemment ma mère m'avait appelé dès qu'elle avait su. Je ne voulus pas répondre, mais Evan savait que si l'appel restait sans réponse, ma mère viendrait me voir. C'était un contact qu'il voulait éviter si c'était possible, car il avait peur que l'instinct d'une mère soit plus fort que sa capacité à faire comme s'il était moi et que tout allait bien. Ainsi il répondait et mentit comme si cela avait été aussi facile que respirer. Oui, un ami été mort. Non, nous n'étions pas particulièrement proche. Oui, je vais mieux, j'ai beaucoup d'amis pour me supporter. Non, ne viens pas me voir, de toute façon je serai occupé prochainement. C'était des mots que je m'étais entendu prononcer, mais dont je ne pensais évidemment rien. J'aurais tant voulu que ma mère devine que ce n'était pas moi, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, elle ignorait la vérité sur cet univers qui était maintenant devenu mon quotidien.

C'était donc moi et Evan loin de tous. C'était ma mère je crois qui avait appelé mon emploi pour les prévenir de ce qui s'était passé. Ainsi, le congé de maladie avait était un prétexte évident pour vivre avec un deuil. Pourtant, je n'avais réussi à le surmonter et Evan finit par croire qu'il valait mieux tout quitter. Il n'avait suffit que d'une discussion avec mon patron pour que tout soit réglé. Un autre beau mensonge sur le fait que « la mort de cet ami proche m'avait fait réfléchir et que je devais changer certaines choses à ma vie ». J'avais eu le droit à un sourire et un encouragement. Peut-être étais-ce mieux ainsi, je ne savais même plus si j'avais la force de sourire encore à des inconnus en leur vendant des livres auxquels je n'accordais plus la moindre attention. Même les livres n'avaient plus le même intérêt qu'avant. Pourtant, je n'avais réussi à me défaire complètement de ce travail, ou du moins de ses clients.

Je me souvenais de cette jeune femme. Une blonde qui venait souvent à la librairie et qui me draguait souvent. Je n'avais pas eu besoin de repousser ses avances : Evan s'en chargeait. Il s'était toujours assuré de lui répliquer, de garder sa prise sur moi. Il avait cru lui avoir fait comprendre et pourtant depuis quelques temps, je recevais des lettres. Au début, je n'y accordais pas d'attention : je laissais Evan garder le contrôle et nous les lisions ensemble, jusqu'à ce qu'il devienne rouge de colère et brûle les lettres. Il avait même fini par arrêter de les lire, sachant déjà ce qu'elle disait. Même sans les lire, cela le mettait toujours en colère. À chaque nouvelle lettre, je découvrais un certain soulagement à ressentir sa colère. Pour la première fois depuis la mort de Skyler, je m'éveillais un peu. J'avais laissé Evan gérer ma vie, car cela m'évitait de devoir me battre à nouveau. La dernière défaite avait été trop difficile à encaisser. Pourtant, quand il était en colère, cela me rappelait ma propre rage. Une rage que j'avais d'abord destiné à Skyler pour m'avoir abandonner en abandonnant la vie. J'avais cependant compris que je ne pouvais être égoïste et lui reprocher cela. Au fond de moi, je savais qu'il y avait de vrais coupables : son esprit et le mien. Si le sien était disparu avec lui, Evan lui était toujours là et à aucun moment il n'avait ressenti de la pitié, ni pour moi ni pour Skyler. Une froideur que je ne pouvais lui pardonner.

C'est ainsi que mon désir de rébellion commença et que lorsqu'une nouvelle lettre arriva, je forçai Evan à me redonner le contrôle de mon corps. Je l'avais senti surpris et malgré un déplaisir, il n'avait su reprendre le contrôle. J'avais la maîtrise de mon corps, une motivation nouvelle m'en donnait la force et je sortis de mon appartement, presque au pas de course. Je regardais les mots qui formaient l'adresse d'où provenait la lettre. Je n'avais même pas prise la peine de la lire. J'avais une meilleure idée. J'ignorais si elle était meilleure en fait, mais c'était déjà un pas en avant. Je pris un taxi qui me mena à l'adresse, espérant seulement que cette adresse soit la bonne. Je montai les marches de l'immeuble jusqu'à l'appartement et je n'eus aucune hésitation à cogner à la porte. Je restais là, droite, n'ayant encore aucune idée en tête de ce que j'allais faire exactement. Au moins, j'agissais de nouveau. Je cognai à nouveau, peut-être inquiète que personne ne vienne ouvrir.
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Sam 20 Déc - 23:38

Les yeux grands ouverts, elle est devant la télévision en regardant des dragons en train de cracher des flammes et des magiciens en train de lui montrer des tours de magies fantasques. Ceux-ci sont sortis de l'écran depuis un bon moment déjà. Bouche-bée, ses yeux sont énormes et cela fait refléter encore plus le vide de ses prunelles. Parfois, elle sourit bêtement parfois pour retourner à une face sans expression en observant l'étrange spectacle surnaturel qui se déroule devant elle. C'est ce qui arrive quand on essaie le LSD. Emily pensait que cela allait l'aider à entrer en contact avec les esprits mais n'arrivant pas à faire de rituels (difficile d'être un minimum sérieux lorsqu'on a l'âme défoncée par la drogue), elle a plutôt essayé de jouer à un jeu-vidéo quelconque et voilà le résultat : elle se retrouve à la merci de chevaliers irréels et de monstres fantastiques. Plus d'une fois, l'un d'eux a essayé de lui faire peur mais la blonde se contente de rire stupidement aux apparitions.

L'effet s'était estompé après quelques heures. N'ayant rien à faire et constatant le caractère morne de l'extérieur de son appartement, elle avait décidé de s'enfermer pour jouer à ses jeux-vidéos jusqu'à qu'elle fasse une indigestion de jeu de rôle fantastique. Devinez quoi ? Elle a passé au moins deux jours complets, en dormant ne serait-ce que quelques maigres heures, devant l'écran de sa télévision en accomplissant mille et une quêtes. Certes, elle devait bien se lever de son canapé une fois ou deux pour donner des sachets d'herbe vite fait à des habitués ou se nourrir et boire (quoique souvent, elle le faisait en même temps que jouer) et bien qu'elle ait prise une douche, celle-ci était loin d'être longue et apaisante. Elle se contentait plutôt de jeter allégrement du savon sur son corps pour ne pas sentir mauvais (son ego ne supporterait pas, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une légère odeur de renfermer) puis brosser ses dents une fois sortie de la douche.

Il faut dire que ce n'est pas la première fois qu'Emily fuit le monde pour jouer toute la journée, en prenant du poids par la même occasion. Cependant, cette fois-ci, elle est tellement immergée à l'intérieur des magiques que si on lui demandait d'aller chercher un collier permettant de vaincre le Seigneur des ténèbres, elle irait le faire sans se poser de questions.

Elle grogne alors qu'un ogre gigantesque vient de pulvériser son avatar avec la douceur d'un éléphant qui charge sur une foule. Ce n'est pas l'envie de lancer sa télévision par la première fenêtre venue qui lui manque mais voilà : elle ne veut pas se payer un nouveau téléviseur ou une autre fenêtre. Après, il y aura encore ces satanés voisins qui se plaindraient... nan, pas question de détruire des objets électroniques aujourd'hui. De plus, elle ne pourrait plus continuer à jouer. Emily réprime donc sa rage en se mordant violemment la langue et un goût métallique vient couler sur ses papilles gustatives. Rien à voir avec les morsures de mauviettes, ça, c'est sûr. C'est durant cet instant de colère que quelqu'un se décide de cogner à sa porte. Ce n'est pas le moment, pense Rosewood en réprimant de cracher une insulte à travers les murs de l'appartement. Elle ne prévoyait pas d'ouvrir avant que de seconds coups viennent. Ceux-ci l'ont motivé à se lever de son canapé pour jeter un oeil à travers l'ouverture prévue à cet effet.

C'est une belle demoiselle. Dommage qu'Emily ne porte qu'un t-shirt orange banal et un pantalon quelconque. Si elle était mieux habillée, elle aurait tout de suite passé en mode drague mais ce n'est pas le cas donc elle se regarde quelques réserves. Néanmoins, ça vaut toujours le coup de lui parler. La blondinette ouvre calmement la porte pour apercevoir un visage qui ne lui est pas méconnu. Elle laisse paraître un visage interrogateur.

« Bonjour... Ou bonsoir, je ne le sais pas à vrai dire... Hm... On se connaît mademoiselle ? »

Suite à de vives réflexions, son visage lui revient tout de suite en tête. Elle affiche un sourire aguicheur.

« Ah mais bien sûr ! Vous êtes la douce libraire ! Où avais-je la tête ? En tout cas, ça me fait tant de bien de vous voir et à ma porte en plus de ça ! Quelle ivresse de bonheur que de voir votre splendide visage à nouveau, moi qui ne pensais plus jamais profiter d'une telle vision angélique ! Mais... Dites-moi... Qu'est-ce qui vous amène ici ma chère Amélia ? Un méchant garçon vous a laissé en plan et vous chercher du réconfort ? »

Ce serait trop beau pour être vrai mais Emily ne se gêne tout de même pas de faire un clin d'oeil. Comme quoi utiliser le terme « réconfort » comme sous-entendu de sexe lesbien en perspective parce que les garçons c'est nul n'était pas suffisant, il fallait qu'elle en rajoute une couche. Horrible, cette mademoiselle Rosewood...


[...]La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.[...]

Charles Baudelaire, Danse macabre



Dernière édition par Emily Rosewood le Dim 25 Jan - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Lun 22 Déc - 0:28


Where the lines overlap
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À aucun moment je n'avais réfléchis à ce que j'allais lui dire si elle ouvrait la porte. Je m'étais contenté d'être impulsive, de marcher jusqu'ici et de cogner. Je ne sus si ce fut la surprise de la voir ouvrir la porte ou simplement le fait de me retrouver face à elle, mais j'avoue avoir figé. Je la regardais et j'en viens à me demander ce qui m'avait mené à venir jusqu'ici. Surement aurais-je décidé de partir si je n'avais pas senti l'agitation d'Evan en moi qui me rappela la raison de mon impulsion.

Je vins pour répondre à sa première question, mais n'en eut pas l'occasion. Visiblement, elle m'avait reconnu. Je le sus à son sourire et sa manière nouvelle de me regarder... et aussi au fait qu'elle commença à parler sans que je sache quoi lui répondre. Elle se faisait flatteuse par des propos ayant une connotation que je ne pouvais ignorer. En disant qu'un garçon m'avait laissé en plan et que je cherchais du récompense, je souris en me disant qu'elle était à la fois si prêt et si loin de la vérité.

« Je suis là parce que j'ai besoin de toi... vous... enfin, toi. »

Je me voyais mal la vouvoyer, surtout vu les raisons qui me menaient ici. Evan grognait comme une bête et ne voulait que partir. Je le sentais d'ailleurs qui tentait de remonter le courant et prendre le contrôle de mon coeur et je dus me faire tenace pour l'en empêcher.

« Je peux entrer... »

Je le demandais et pourtant, j'avais déjà fait quelques pas dans son appartement. Je me devais d'agir sans réfléchir, de me faire impulsive. Je sentais à quel point cela torturait Evan et... je me sentis soudainement prise d'une poussée d'adrénaline. C'était comme sauter dans le vide et sentir mon coeur battre si vite me redonnait l'impression d'être en vie. Je regardais l'appartement, le souffle presque court. Je vis sur la table quelques sachets de substances, certaines que je reconnaissais, d'autres pas. Je fouillais dans ma poche arrière et en sortit plusieurs billets que je lui tendis, la main tremblante d'excitation.

« Combien pour qu'on s'éclate? Je veux qu'on se défonce toutes les deux! »

J'étais loin de raisonner comme avant, je le savais. Je n'avais plus de repère et j'avais perdu plus dans la vie que je ne pouvais le supporter. Alors je me rattachais à la seule chose qui m'était indisociable : Evan. La seule chose que je pouvais faire, outre le laisser prendre possession de ma vie, c'était de l'en empêcher. Alors j'allais le faire de la même manière que Skyler l'avait fait : j'allais sombrer dans la vice et tenter de le noyer avec moi.

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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Ven 2 Jan - 16:33

Toi, vous, toi, vous... C’est lassant à la fin et Emily dévisage Amélia. Elle voulait être polie et sur le moment, le vouvoiement lui semblait être la meilleure chose. Eh bah tant pis, elle va la tutoyer désormais puisqu’elle préfère ça mais qu’on ne vienne pas se plaindre qu’elle est un peu trop familière, non mais oh !

« De moi et moi de toi. Je m’ennuyais. »

Encore faut-il qu’elle réussisse à comprendre la signification de cette phrase qui, peut-être, ne fait pas tant de sens que la blonde pensait ou au contraire il est possible que ça soit pertinent. De toute façon, on s’en fiche, d’autres choses ont l’air de préoccuper son invitée et ce n’est certainement pas à propos des règles de grammaire ou des constructions d’une phrase (quoique ça pourrait être une amusante discussion, pense la droguée en lâchant un léger sourire malgré elle). Puis, Amélia entre dans l’appartement... comme ça ! Eh bien, elle n’aura guère besoin de lui dire d’entrer en lui lançant un nouveau regard aguicheur pour la forme et ça, ça frustre la Rosewood car elle avait hyper envie de le faire (ne cherchez pas à comprendre pourquoi).

« Tu m’accorderas que le caractère de la question est plutôt désuet, n’est-ce pas ? » dit-elle en esquissant un sourire amer.

À-vrai-dire, elle est déjà passée à autre chose au niveau du plan de la réflexion tandis qu’elle observe sa table couverte de son matos. Elle est gênée dans le sens où elle a l’impression d’être une criminelle prise la main dans le sac. Une certaine fureur monte en elle et lui donne envie de jeter cette dite table par la fenêtre tellement qu’elle était furieuse de ne pas avoir fait le ménage au cas où mais là c’est foutu ! Emily craque d’avance ses jointures pour ce qui pourrait être une séance de chantage lourde mais finalement, Amélia lui tend plusieurs billets d’argent. Si elle avait été dans un cartoon, des signes de dollars seraient apparus dans ses yeux. En tout cas, un tel revirement de situation lui fait plus que plaisir surtout qu’elle a besoin d’un peu plus d’argent ces temps-ci... et si c’est pour pouvoir avoir la chance d’observer vite fait les formes... euh le métabolisme de sa très chère invitée, c’est encore mieux ! La blonde retrouve un semblant de calme, sa respiration prend une cadence relaxante.

« Oh ! Mais en voilà une surprise ! Moi qui ai pensée que tu étais une fille d'anges... mais comment les anges se reproduisent ? Ou se reproduisent-ils ? Vraiment... je devrais réviser mes cours de catéchisme moi... »

Avant de se plonger plus loin dans ses idioties, ses yeux croisent ceux de sa future cliente et cela lui suffit pour la ramener à l'ordre, bien que ça ralentisse les choses et l'une d'entre elle n'a pas autant de temps pour commencer une discussion théologique mixée à la biologie de la reproduction.

« Hm tu disais ? Ah oui, la drogue... Ça va te faire à peu près six dollars pour un joint de marijuana, douze dollars si tu veux du haschich mais ça en vaut la peine ! Avec ça, si tu viens du monde des anges, tu y retourneras en moins de temps qu'il faut pour réciter une prière... Sinon, si ce n'est pas ce que tu cherches, j'ai de l'acide et je dois avoir un ou deux sacs de poussière d'étoiles qui traînent quelque part... »

Elle lui demanderait bien si elle n'est pas de la police mais c'est le genre d'information où il faudrait être tout à fait débile pour répondre oui et Amélia n'a pas l'air d'être une agente des services de protection des citoyens (elle le dit toujours avec sarcasme car au fond, Emily aime bien cracher son venin sur les policiers). Sinon, la demoiselle aurait, au minimum, l'air d'une fille qui fréquente les dealers ou d'une prostituée quelconque et là bah... elle a l'air... normal. Pas une espionne, donc, mais elle ira vérifier plus tard, juste au cas. Rosewood lance un sourire presque innocent à la cliente, avec l'espoir que ça l'incitera à en prendre plus.


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Dernière édition par Emily Rosewood le Dim 25 Jan - 16:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Jeu 15 Jan - 1:37


Where the lines overlap
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J'étais entrée, d'une manière peu courtoise et sans vraiment me soucier de ce qu'elle puise penser. Ce n'était pas moi, ça ne me ressemblait pas, et pourtant, je savais que cela n'était peut-être qu'un mensonge que j'essayais de me faire croire. J'étais peut-être devenue insouciante, la vie change les gens et la mort encore bien plus. Je cotoyais la mort, tous les jours, et elle se faisait une amie autant que ma pire ennemie. On ne peut pas fuir ce genre de fréquentation, on accepte de vivre avec elle ou on se laisse emporter par son étreinte. Voilà que je devenais songeuse, perdue un peu plus encore en pensant à tout ça. Je n'avais jamais été philosophe, mais il me semblait le devenir sous cette adrénaline alors que je contemplais la table si pleine de drogue et que je me sentais un peu plus vivante à l'idée de faire quelque chose. Je sentis pourtant le ton amer de mon interlocutrice et je la regardais, l'argent dans les mains.

« Pardon... »

Je m'excusais, avec sincérité, d'avoir fait irruption chez elle. Pourtant, je lui tendais l'argent lui proposant directement de profiter de ce qui s'offrait à nous. Je savais bien de quoi j'avais l'air, d'une fille si sage et elle ne tarda pas à me le faire savoir. Son discours sur la reproduction des anges me laissa perplexe un instant, je ne savais si cela était un vrai questionnement et... je ne savais quoi lui répondre. Peut-être vit-elle la perplexité dans mes yeux, car elle n'en dit pas plus à ce sujet et parla de la drogue à nouveau. J'avoue que j'avais l'air un peu idiote, soudainement. Je n'avais que consommer de la marijuana à quelques reprises et les options qu'elle me proposait m'était inconnu pour la plupart.

« De la poussière d'étoiles? »

J'étais moins assurée, soudainement. J'étais confuse un peu, regardant autour de moi comme si je n'étais plus si certaine. Qu'est-ce que j'étais en train de faire? Allais-je foutre ma vie en l'air? Mais quelle vie nom de dieu! Je n'en avais plus de vie, c'était une notion qui m'avait quitté depuis un moment déjà. Je n'avais pas de vie, qu'une existence menottée à un esprit qui commençait à bouillonner. Il était en colère,de plus en plus. Sa colère suffit à me rappeler pourquoi j'avais cogner à la porte quelques instants plus tôt et je m'approchai d'Emily, lui mettant les billets dans la main d'un geste désespéré.

« Je ne sais pas... J'y connais rien, je veux juste... fais-moi planer. Je veux être complètement défoncée. Alors, aides-moi s'il-te-plaît et je te donnerai tout ce que tu voudras! »

Avais-je l'air folle? Surement un peu lubrique, je n'en doutais pas. J'avais besoin d'elle, car je ne connaissais rien que les joints que j'avais fumer. Il me détendait, mais ce n'était pas ce que je voulais. Je voulais plus qu'une simple détente. J'avais besoin d'elle pour qu'elle m'apprenne comment on fait. Ce n'était pas raisonnable, mais je m'en foutais, pourquoi aurais-je voulu être raisonnable?
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Dim 25 Jan - 16:07

Emily lève un sourcil, perplexe, alors qu’Amélia ne devine pas ce qu’est la poussière d’étoiles. Est-ce difficile d’émettre ne serait-ce qu’une simple hypothèse ? Ah ces gens qui ne s’y connaissent pas… La blonde, sur le coup, imite un cocaïnomane en train de renifler un rail de coke imaginaire, pour lui faire une description plus imagée. Elle lui dirait bien tous les jolis surnoms de la cocaïne comme coke, dope, poudre, blanche, peu importe. Seulement, elle trouve ses surnoms infiniment plus jolis, plus poétiques et enchanteurs.

« De la neige... » Dit-elle avec sarcasme, sachant pertinemment que ce n’est guère ce qui a de plus commun en Louisiane.

Cependant, elle garde l’idée de « neige » en tant que nouveau surnom pour la cocaïne en mémoire, trouvant soudainement le mot très mignon et prend note mentalement de l’utiliser plus souvent. Plus tard, elle l’écrira dans son journal des mots qu’elle aime bien. Certaines personnes ont des journaux intimes, Emily, elle, a un registre de mots de toutes sortes de langues. À chacun ses délires, dira-t-on.

Fais-moi planer, s'il te plaît, aide-moi... Tous des mots ont la sonorité de supplications et qui ont pour effet de faire des réactions pour le moins plaisantes dans l'entrejambe d'Emily. Cette vicieuse se laisse dessiner un sourire satisfait alors qu'elle attrape doucement les billets à la manière d'un Père Noël qui prend une lettre d'un enfant de la main d'un lutin. Elle fait rapidement le compte en sifflotant un air d'une chanson à la mode avant de mettre le tout dans ses poches. Sans plus attendre, elle tend quatre joints de marijuana à Amélia. C'est déjà énorme, et dire que son invité lui a donné suffisamment d'argent pour cinq ou six joints. Certes, Rosewood est en train de l'arnaquer sans qu'elle le sache (et quand bien même qu'elle le saurait, Emily l'enverrait se faire voir si elle se plaignait), toutefois, d'un autre côté, vaut mieux qu'elle n'en prenne pas trop d'un coup. Il suffit d'observer son état pour comprendre qu'elle n'est pas en pleine possession de ses moyens. Au final, la blondinette s'en fiche pas mal, tant qu'elle a son argent et... autre chose. La sorcière lance un regard lourd de sous-entendus.

« Tout ce que je veux ? Tu m’ignores tout ce temps pour venir me gâter ? Je suis vraiment une petite chanceuse ! »

La blonde glousse telle une méchante adolescente qui parle dans le dos des laides de l’école. Oh oui, l’idée de l’emmener directement à la chambre à coucher, avec plus ou moins son consentement, lui vient à l’esprit mais elle préfère attendre. Soit, elle n’a pas encore consommée ses joints et tout sera cent fois plus drôle une fois qu’elle-même et son invité soient complètement défoncées. En tout cas, pour la sorcière. Puis, avant de lui faire des avances sérieuses alors qu’elle n’aura pas toute sa tête, elle désire attendre un peu. Il est connu que les félins chasseurs aiment s’amuser avec leurs proies et quelque chose dans l’air de cette soirée… ou après-midi, peu importe, lui donne envie de jouer. D’un geste témoignant d’une agilité des doigts poussée, Emily se met un joint de haschich en bouche avant d’y mettre le feu à l’autre extrémité. Ensuite, elle lance le briquet vers Amélia en espérant qu’elle puisse avoir assez de réflexes pour l’attraper. De toute manière, elle ne porte plus attention à la demoiselle, prend tout son stock sur la table et va porter le tout dans sa chambre, à une très bonne cachette. Non mais oh, depuis quand elle laisse traîner la marchandise ? Depuis toujours ? Ah bon… Elle dit à voix-haute, de la chambre jusqu’à la salle principale où elle était.

« Je vais commander de la pizza ! Beaucoup de pizza même... tu vas voir, tu auras très faim bientôt et tu sauras heureuse que j'ai pensé à ça. Très heureuse même ! Super heureuse ! Ce sera la joie, une vraie allégresse ! »

Son discours sur le bonheur et les pizzas s'arrête alors qu'elle toussote. Deux secondes après, elle sort de sa chambre avec le joint toujours sur ses lèvres et les yeux qui commencent déjà à avoir une teinte de rouge.

« Alors, ça fait du bien, l'herbe, hein ? Tu sais ce qui est mieux ? De la pizza ! De la superbement bonne pizza ! Mium mium... que c'est bon... de la pizza... Les temps sont durs en ville mais pas grave, je suis sûre qu’il reste encore de la bonne pizza dans ce trou plein de vices qu'est la Nouvelle-Orléans ! Alors, quelle garniture préfères-tu milady ? »

Emily montre un sourire à trois visages : l'un de la folie, l'autre de la pure joie et le dernier de l'emprise de la drogue sur son esprit.


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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Sam 7 Fév - 5:26


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Malgré mon exaltation, je finis par me remettre un peu en question. Mais que faisais-je là? Je regardais Emily et je savais que cette fille n'était pas le genre de fréquentation que mes parents auraient voulu pour moi. Une pensée bien ironique qui me rappelait Zéèv. Mon petit ami décédé dont ma famille avait même ignoré l'existence. Je n'en avais jamais eu honte, mais il n'aurait pas voulu que mes parents le jugent. Et ils l'auraient fait, car ils n'auraient pas compris. Ils ne pouvaient pas comprendre notre mal. Un mal qui l'avait tué et un mal que je cherchais à détruire en me détruisant avec lui. Cela m'assura un peu plus à rester, bien que j'étais déstabilisé par Emily et ces choses que je ne connaissais pas. J'eus d'ailleurs un petit air désolé et me sentit idiote quand elle me fit comprendre que la poussière d'étoile n'était autre que de la cocaine.

«Oh! Oui, bien sûr. J'avais pas réfléchi...»

Avais-je vraiment besoin de me justifier à elle? Surement pas, mais cela ne m'empêchait pas de me sentir idiote. Je me sentais défaillir et je m'empressai de la supplier pour me venir en aide. Elle prit enfin mon argent et me donna quelques joints. Quelque chose que je connaissais déjà et qui à vrai dire, me rassurait un peu. Je les tenais entre mes doigts, ignorant même le prix que ça valait. Je m'en foutais de l'argent. Je vis un instant son regard brillé et je doutai fort que cela soit dû uniquement à la vue de mon argent. Je me sentis un peu mal à l'aise, car je devinais un peu la direction de ses pensées. Mais j'étais ici et je n'avais pas l'intention de fuir. Evan commençait à s'agiter de plus en plus fort et je sentais les muscles de mes bras se raidir. Il cherchait à me faire lâcher prise, à ce que je lance les joints peut-être ou que je cours hors d'ici. Il découvrait cependant en moi quelques choses de différents contrairement aux dernières semaines : une volonté de résister.

Je vois le mouvement d'Emily en ma direction et réagit juste à temps pour prendre le briquet. Je n'hésite pas : je glisse le premier joint entre mes lèvres et l'allume. La première bouffée est à la fois un soulagement et un douloureux souvenir. La dernière fois que j'ai consommé, c'était avec Zéèv. Arg! Il ne faut pas que je pense à lui. Je fumais, me glissant jusqu'au divan pour m'y asseoir. Non, je n'avais pas demandé la permission, mais je doutais que cela dérange. À vrai dire, moi ça me dérangeait peu. Je laissai ma tête tomber vers l'arrière et j'eus soudain un petit rire. J'étais complètement dingue. Ça me faisait du bien! J'entendis la voix de mon hôte retentir et je pris un moment avant de lui répondre.

«C'est une bonne idée!»

Elle était revenue et je voyais déjà ses yeux rouges. Surement comme les miens. Je souriais un peu bêtement, détendue. C'était peut-être le premier vrai sourire depuis que j'étais entré dans cet appartement. Un petit sourire victorieux, parce que j'entendais Evan gronde en moi, mais son pouvoir sur moi s'amenuisait de plus en plus, il n'y pouvait rien. Il n'était qu'un écho dans ma tête. Ça me faisait rire. Ça le mettait en colère. Je me sentais bien. Pas heureuse, mais bien.

«T'as pas idée comme je me sens bien. J'en avais vraiment besoin. Et... pour la pizza, je ne suis pas contre! Je me fous de la garniture... Hum... Pourquoi pas toute garnie? Avec beaucoup de poivrons. J'adore les poivrons!

Je me sentais molle. Je prenais quelques petits bouffées, toussotant un peu et cela me faisait rire. J'étais plus bavarde que jamais, même si c'était sur des idioties. Je regardais encore l'appartement. Je le regardais sans le voir, je me contentais de faire un balayage visuel. Je revenais à mon hôte et j'eus un petit sourire.

«Merci... Désolé de m'être inviter chez toi, j'ai pas réfléchi.»
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Dim 15 Fév - 16:09

La voir aussi droguée qu'elle avait quelque chose de particulièrement jouissif. Emily sent une certaine complicité avec Amélia. Oh bien sûr, ce n'est rien de très grand : elle a pris des joints avec un paquet de gens, c'est le genre de chose qui ne se compte plus sur les doigts d'une main. Cependant, le fait qu'elle soit venue, approuve son choix de commander une pizza et qu'elle veuille coucher avec elle (indéniablement) en sont pour beaucoup dans son sentiment.

« Des poivrons, tu dis-je ? Je vais voir ce que je peux faire. En fait, non, je vais faire quelque chose et on verra... ce qu'on verra ! Bref. »

Puis, Amélia se confond en excuses. La sorcière éclate d'un rire sonore qui se veut plus ou moins amical. Allons, elle n'avait pas besoin de demander pardon pour ça et encore moins si elle savait comment Rosewood pouvait se montrer ambitieuse avec les demoiselles qui entraient dans son appartement.

« Pardon ? » dit-elle en riant de plus belle. « Tu la comprends ? Désolé, pardon, désolé, pardon... Que je suis drôle ce soir ! Allez, je vais passer un coup de fil et je reviens vers toi ma petite ! »

Emily va vers son mini-salon et attrape le téléphone de l'appartement. Elle se rappelle du numéro de la pizzeria la plus proche mais compose avec une lenteur digne des tortues des Galapagos. Les touches ont une texture qui l'amuse et enfoncer le tout avec son doigt est devenu une activité rigolote. Ici, il n'y aura pas de comparaison avec le sexe mais sachez que la blondinette n'en pense pas moins. Le son des touches actionnées est également très comique, lorsqu'on a fumé un gros joint de haschich. Toujours avec sa drogue sur le bec, elle arrête de déconner avec les touches et compose le bon numéro.

« Pizzeria chez Luigi bonsoir. » dit mécaniquement une voix féminine.

« Bonsoir, allez-vous bien ? »

L'interlocutrice décroche. Emily exprime une grimace de mécontentement. Qu'est-ce qu'elle était grognonne celle-là. Pourquoi cet air si sérieux ? Tout le monde est content de venir chercher leur mets italien préféré ! Elle rappelle au même endroit. La même femme répond.

« J'essaie d'être polie et on me raccroche au nez ? C'est quoi cette plaisanterie de mauvais goût ? » exprime Emily sur un ton de reproche.

« On prend les commandes, pas les formules de politesse. »

La sorcière soupire, blasée.

« O.K. Très bien... je vais commander. Je vais prendre une pizza large. Tout garnis. »

Ensuite, elle lui donne les coordonnées de l'appartement.

« C'est noté, madame. »

« Noté aussi que si la pizza n'arrive pas dans les prochaines trente minutes, c'est votre congédiement que je vais commander à votre patron. Vous n'êtes certainement pas la seule automate en ville. »

Sur ce, la blonde raccroche avec un calme déconcertant étant donné la froideur et la cruauté de ses mots. Oui, Emily avait été offensé. Néanmoins, elle vient de terminer cette conversation alors elle se sent bien mieux. Intensément mieux. Elle va à la cuisine, jette le mégot dans une poubelle où il se confond avec les autres déchets aisément.

« Doooooooooonc… En attendant notre repas, que désires-tu faire ? Bon, il faudra rester ici avant que notre pizza vienne, la manger. Après, on pourra surement sortir ! Mais là n’est pas le problème… le problème étant que veux-tu faire ? Oh ! Tes yeux sont si… globuleux, c’est génial ! Vraiment, je les trouve fascinants ! »

La drogue, c’est mal. Naturellement, Rosewood en a strictement rien à faire de ce qui est bien ou non et d’une certaine façon, elle n’aurait pas une allure aussi comique à l’occasion si elle ne prenait pas de l’herbe une fois de temps en temps (c’est un euphémisme puisque c’est une consommatrice notoire).


[...]La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.[...]

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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Lun 4 Mai - 21:06


Where the lines overlap
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Je l'entendis commander et je souriais simplement à ce qu'elle me disait. J'avais toujours eu ce système fragile, dans le sens où il m'en fallait peu pour en ressentir les effets. À peine un joint et je sentais déjà tout mon corps se détendre. Le reste avait peu d'importance et Evan devenait si innocent, insignifiant. Il se débattait, mais il ne pouvait rien faire. Sa colère était à cet instant un ajout à ma sensation de bien-être.

Je rigole en passant mes doigts sur le tissu du canapé. J'entends aussi au loin la voix d'Emily qui me fait rigoler aussi. Elle a un sacré caractère, elle me rappelle... non! Je ne dois pas tomber dans les comparaisons absurdes. Elle ne ressemble en rien à Skyler. Skyler était différent et maintenant...

Je grommelle et tirant une nouvelle bouffée avant de l'écraser. Je secoue la tête et rit à nouveau. C'est vrai, tout ça n'a pas d'importance. J'entends Emily revenir et lui sourit. À sa question, j'hausse d'abord les épaules. J'avoue que je ne sais pas particulièrement quoi faire. Je ris encore plus quand elle me fait remarquer que mes yeux sont globuleux.

« On ne me l'avait jamais dit! Mais c'est gentil... Enfin, je crois que ce l'est»

Je me lève doucement et je regarde autour dans l'appartement. J'aurais envie de faire quelque chose de fou. Mais que peut-on fait comme folie dans un petit appartement. Je ris un peu à mes propres pensées avant d'hausser les épaules. Je regarde finalement la télévision et voit la console. J'ai un petit sourire.

« Tu jouais avant que j'arrive? »

En disant cela, je repère la radio pas très loin. Je me dirige vers celle-ci avant de l'allumer. La musique s'élève et je souris à grande dent, fermant les yeux un instant. Je m'en rends plus ou moins compte, mais je commence à danser. Je n'ai pas envie que ces sensations arrêtent, je me sens si bien.

« Si tu savais comme je me sens bien... »





Désolé pour le trèèèès long retard :S
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Dim 17 Mai - 19:04

C'était gentil, tout de même. Elle a les yeux globuleux, ou dû moins Emily les perçoit ainsi, et c'est tout à son honneur de les posséder tout comme ce visage qui n'est pas désagréable à regarder. Pas désagréable du tout, à bien y penser et une drôle de lueur passe devant ses propres yeux alors qu'elle continue d'afficher son étrange sourire.

Oui, elle jouait avant qu'elle arrive. Pendant des jours. Sans s'arrêter. Il faut dire que la blonde n'a pas le mode de vie le plus sain qui soit mais bon sang qu'est-ce qu'elle en a à faire ? Rien ! Nadah ! Et de toute manière, c'est un jeu très amusant qui a le mérite de pouvoir occuper une criminelle quelque temps avant qu'elle se mette au boulot à nouveau tout en sifflotant joyeusement. Qui aurait cru qu'un jeu aurait pu ralentir la délinquance, ne serait-ce que pendant un temps limité. Emily dégage une mèche blonde de devant ses yeux avant de répondre d'une voix chantante :

« Depuis un moment déjà. J'étais... comment dire... aspiré par ce jeu comme si j'étais enveloppé par les draps bizarres d'un autre monde... ah mais qu'est-ce que je raconte ? J'avais juste envie de ne rien faire.... D'ailleurs, on est quel jour déjà ? »

Ensuite, une chose s'est passée qui a tôt fait de déséquilibré la balance perfide et débile de la blonde. Qu'elle mette de la musique un peu fort n'a rien de dérangeant en soit : elle apprécie cette radio mais encore plus lorsqu'on l'utilise car elle devient, par conséquent, utile. Une chanson qui passe souvent aux antennes résonne à l'intérieur de l'appartement. La sorcière se doit d'admettre une chose à soi-même : l'artiste est vraiment une plaie musicale qui ne mérite pas son cachet. Néanmoins, elle est jolie. En parlant de ça, voilà Amelia qui commence à exécuter une sorte de danse. Libidineuse comme tout, Rosewood affiche une mine ravie en voyant ce corps se dandiner. Sans s'en rendre compte, sa main s'approchait dangereusement de son sexe mais avant que ça devienne obscène, la blonde la retire. La demoiselle a des pulsions physiques très fortes et comme elle a un contrôle de soi misérable, il n'est pas étonnant d'apercevoir un ou deux gestes involontaires quelques fois. Un frisson d'excitation la parcourt alors qu'elle lui dit à quel point elle se sent bien.

« Ça fait du bien n'est-ce pas ? Comme disait un sage homme : Smoke weed everyday ! »

Elle rit de ses propres mots en imaginant Snoop Dog faire son petit mouvement bien connu qui s'accorde avec la chanson. Rosewood récite quelques paroles du même titre avant de se mettre à pouffer. Elle riait déjà beaucoup nette de toutes substances, maintenant...

« Veux-tu jouer à mon jeu ? C'est vraiment amusant, tu verras ! »


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Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood Jeu 2 Juil - 18:41

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de réponse depuis un minimum de 15 jours, merci de ne pas le laisser tomber dans l'enfer des rp's oubliés et d'y répondre au plus vite ou de nous prévenir s'il faut l'archiver =D

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MessageSujet: Re: Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood

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Where the lines overlap - Amelia K. Donovan & Emily Rosewood

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