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/!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels]

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MessageSujet: /!!!! En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Mer 4 Fév - 18:25

Deux jours. Son dos commence à sérieusement souffrir du seul lit qui lui est possible d'obtenir pour l'instant. Un banc au milieu d'un parc, tout simplement. Peut-être celui qu'elle a manqué réduire en cendre, d'ailleurs. Ses souvenirs concernant le sujet sont assez flous, à vrai dire. Ses yeux marqués de cernes, elle regarde ce qui l'entoure, constatant encore avec une certaine surprise, qu'elle ne se réveille pas dans une chambre froide et aseptisée. Il lui faudra un certain temps d'adaptation, avant de ne plus croire qu'elle va chaque jour se réveiller dans un lit métallique et qui a déjà servit à bien d'autres gens auparavant. Enfin, pour le moment, Yolandi est couchée sur un banc, alors déterminer quelle condition de vie est la meilleure n'est pas tout à fait chose aisée. De la même manière qu'il n'est pas facile de choisir entre la peste et le choléra, du moins.

Se redressant d'un coup, elle tire vivement sur sa jupe qu'elle n'a pas pu changer et qui est par conséquent toujours trop courte à son goût. Une clocharde pour le moment encore relativement propre, portant une robe de gamine lui faisant paraître dix ans de moins. Voilà ce que doivent penser les gens qui croisent mademoiselle Vane. Il y en a eu peu, seulement trois et ils ont tous détourné les yeux, sans doute pour des raisons variées.
Cette petite risque de me voler mon portefeuille si je m'approche trop d'elle.
Encore une gosse qui a fugué ; d'ici quelques heures cette petite rentrera chez elle pour se jeter dans les bras de ses parents.
Ce n'est pas mon problème.
Pourtant rien de tout ça. De toute façon, même si on lui avait proposé une aide réelle, comme aller dans une foyer ou un hébergement, l'albinos aurait décliné cette dernière Elle n'a pas la capacité de penser dans l'avenir à long terme, du moins pas ces derniers temps. Son but principal est pour le moment, de retrouver Emily et c'est tout. On dirait un harceleur cherchant sa victime, ne vivant que pour la trouver, mais cela n'a strictement rien à voir. Surtout car, Rosa, surnom attribué à cause du nom de la jeune femme, est tout sauf une victime. Il s'agit-là de sa jumelle et il vaut mieux ne pas se mettre entre les deux.

Elle tend les bras et s'étire tranquillement, avant d'enfin se décider à faire quelque chose. Traîner dans la ville un peu semble être une idée des plus brillante, peut-être qu'il y aura quelque chose d'intéressant là-bas. Peut-être qu'il y aura quelqu'un, là-bas. Glissant la main dans sa poche, elle se souvient du magnifique et inespéré trésor qui est tombé sous son regard. Un briquet. Au trois quart vide. Pas d'inquiétude à avoir, elle a bien comprit la leçon. La prochaine fois elle attendra d'être certaine de pouvoir regarder le feu sans se faire interrompre. Yolandi se lève, tout en jouant à faire jaillir la flamme du briquet et commence à trottiner vers l'entrée du parc, ignorant totalement les gens qui l'entourent. Elle donne l'impression de marcher dans un désert, totalement seule et d'en chercher la sortie. Absente, elle passe grillage puis s'approche d'une boutique devant laquelle elle traîne quelques instants, c'est une boulangerie qui laisse émaner des odeurs de gâteaux et de pâtisseries diverses et variés. Son ventre gargouille tandis que son visage fait la moue. La gamine serait capable de s'affaisser contre la vitre pour signaler sa présence au vendeur afin de lui mendier un biscuit et hésite très sérieusement à le faire.. Mais elle se ressaisit et continue de marcher. Ce n'est pas comme si elle pouvait se la couler douce et attendre que les choses se passe, sans rien faire ! La jeunette a du boulot, selon elle. Bon, à vrai dire elle n'est pas non plus extrêmement occupée et personne de réellement sensé ne lui confierait une quelconque tâche, mais il serait dur de lui faire admettre ce détail.

Ses chaussures semblent être le fruit de la reproduction d'un chausson et d'une ballerine. Un enfant répugnant et indésiré, presque une mutation raté, qui n'est bon à rien et fait mal au cœur, mais pas que : la semelle est très fine, si bien que Yolandi a la sensation de marcher sans rien aux pieds, ce qui devient rapidement inconfortable en ville, sur un sol aussi dur. Les rues sont d'ailleurs tranquilles, bien qu'on soit en début de soirée. Le bruit de la pierre de feu sonne encore, depuis tout à l'heure. La demoiselle Vane croise très peu de gens, si bien qu'elle se contente d'observer les divers commerces qui accompagnent sa sorte de promenade. Un panneau lui indique qu'elle se trouve dans un quartier qu'elle ne connaissait pas. Il faut dire qu'elle n'avait pas réellement eue le temps de découvrir les lieux, la première fois.
Il n'y a plus de bruit. Le briquet ne fait plus de bruit. Elle le lève jusqu'à ces yeux et continue d'essayer d'appuyer pour faire naître la si belle étincelle, mais rien ne vient. Voilà ce qui arrive quand on joue avec. Pleine de dépit et de colère, elle la jeune fille jette l'objet tel un cadavre.
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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Mar 10 Fév - 1:31

« Tu vois, je n'aime pas les normes archaïques de notre société. Le corps n'est pas un péché. »

Emily et un homme aux cheveux longs bruns et à la barbe voyante regardent intensément un graffiti de phallus en érection sur mur sale d'une ruelle malpropre où habite clochards, ivrognes et chats. L'homme est mal habillé, porte un vieux bonnet et ressemble à un sans-abri à qui on aurait donné quelques bonbonnes pour s'amuser.

« Je vois très bien ce que tu veux insinuer. Rien de mieux pour choquer les petites gens que la vérité amère que peut cacher un pénis au garde-à-vous... Je veux dire, si Dieu nous a donné un sexe, pourquoi s'en cacher puisque c'est une création du divin ? »

Un sourire se dessine chez le barbu.

« Tout à fait ! Je suis un artiste, un vrai, pas de ceux qui se font acheter et qui après censure leurs soi-disant oeuvres au nom du bon-goût. Je suis indépendant et un jour peut-être que les hommes et les femmes comprendront qu'il n'y a rien de mal à la nudité et au sexe. »

« Moi, toutes ces moeurs, je les pousserais bien dans un feu festif si c’était possible. »

Un moment de silence en suit et alors que les deux clowns continuent d'être pensifs devant le dessin du phallus géant, l'homme brise le silence.

« Ça te dit de baiser ? »

Emily affiche une mine perplexe.

« Là, tout de suite ? »


« Dans une chambre, dans une ruelle, dans les toilettes, qu'est-ce que ça change au fond ? La fornication est naturelle, il ne faut pas en avoir honte. Alors ? »

La blonde sourit et son compagnon lui rend la pareille.

« Non. »

« Comment ça non ? »

« J’aurais dessiné autre chose, si tu vois ce que je veux dire. »

« Et toi qui parlais de mœurs sexuelles... »

« J’y pense, tu me dois de l’argent, toi... »

« C’est que... »

Il pousse Emily, qui trébuche sur une poubelle, avant de fuir au pas de course. La blonde essaie de lancer un regard haineux vers l’angle mort de sa vision, où elle présume la localisation de l’homme.

« C’est ça, dégage Capitaine Phallus ! Mais ne viens pas te plaindre quand j’aurais arraché ton entrejambe pour le coller au mur en guise de réalisme ! »

***

La blonde n’a pas souffert de blessures significatives à l’exception de sa fierté qui vient de prendre une sacrée droite et d’une légère éraflure au genou. Cela dit, ce n’est pas la première fois qu’il fait le coup à un dealer et ça ne la fâche pas plus que ça. Miracle de contrôle de ses émotions de la part de la dealeuse ? Même pas en rêve. En fait, elle ira voir quelques amis pour lui faire une intervention type on pille sa maison, on le tabasse, on le vole à nouveau pour le battre pour la seconde fois ensuite. Ce sera une belle soirée pour la blonde et celle-ci est sûre qu’elle trouvera d’heureux camarades de misère qui ont également un compte à régler avec Capitaine Phallus. Au final, la perspective d’un règlement de comptes en bon et dû forme à l’ancienne l’enchante plus que son sale coup l’a énervé. Par conséquent, elle est contente et sifflote l’air de la dernière chanson de Katy Perry à la mode en retournant chez-soi, question de s’occuper vite fait de quelques petites choses avant de vivre la nuit ou d’exercer un rituel douteux. Emily a gagné suffisamment d’argent mais pense à faire une demande d’emplois prochainement, question d’avoir un salaire régulier, ce qui paraîtra plus normal en ce qui concerne ses revenus et tous les papiers associés.

La sorcière est vêtue d'un large chandail noir un peu grand pour sa taille relativement chétive douée d'une capuche posée sur sa tête. Elle porte un jean et des chaussures de course. Si elle n'avait pas de longs cheveux et des formes féminines, on aurait très bien pu croire qu'elle était un jeune voyou prêt à commettre un racket au premier venu (portant une montre bien chère, cela va de soi). En dépit du fait qu'elle est une adulte, ce style vestimentaire semble la rajeunir de cinq ans, voir de lui donner une allure d'adolescente dite rebelle qui a pour ami les bad boys de son collège. Sans pour autant que l'aube soit à son apogée et sans voir l'heure, Emily déduit bien que l'après-midi tire à sa fin. C'est à ce moment qu'elle l'a vu, en train de jeter un objet.

« Jumelle ! » vocifère-t-elle en courant vers l'albinos, descendant la rue du quartier résidentiel, le sourire aux lèvres.

Elle saute sur Yolandi, à la vitesse de l'éclair, puis lui donne un énorme câlin de jumelle (les câlins de jumelle sont les meilleurs d'entre tous). La dealeuse a à peine pris le temps de s'assurer que c'était bien sa siamoise. Il faut dire que son instinct ne la trompe pratiquement jamais dans ce genre de situation et que son impulsivité était trop forte, une fois de plus. Emily la tient toujours dans ses bras, comme si c'était une grosse peluche à qui elle doit donner le plus d'amour possible.

« Enfin tu es sortie de la prison des fantômes en blouse blanche ! Oh je ne pensais jamais qu’on puisse se retrouver libre. Tu le conçois ? Liiiiiiiiiiibre ! »

Elle lâche enfin son étreinte avant que ses doigts tremblent d’une folle excitation tandis qu'elle sautille de joie. Emily ou la grande gamine À la voir agitée de la sorte, on dirait une enfant qui vient d’apprendre que sa meilleure amie allait dormir à la maison.

« Mais ma sœur, comment t’es-tu échappé de l’institut ? Moi qui pensais que le Docteur Dawson ne te laisserait jamais partir de sa satanique chambre de torture ou communément appelé bureau. Oh, dis-moi que tu as mis le feu à l’asile ! »

Un sourire angélique se dessine sur le visage de la blondinette. Tant d’allégresse ! Tu parles d’une coïncidence ! La demoiselle a l’impression d’avoir gagné à la loterie.


[...]La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.[...]

Charles Baudelaire, Danse macabre



Dernière édition par Emily Rosewood le Ven 1 Mai - 21:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Ven 24 Avr - 14:32

Un cris qui résonne, portant en lui un mot bien particulier, faisant relever la tête immédiatement à Yolandi. Son briquet, abandonné au sol, est maintenant dans les bras du passé et donc totalement hors de la tête de la petite ablinos. Il n'y a que l'émetteur du son qui importe à présent. Où est il ?! Il n'y pas de doute, une seule et unique voix peut résonner de la sorte. Une bouffée de souvenir s'empare maintenant des ses songes, incontrôlable, merveilleusement destructrice du peu de réflexion qui pouvait se faire en cet espace. Elle tourne le crâne dans tous les sens, une mine surprise profondément gravé sur son visage, à la recherche de ce qui pourrait n'être qu'un mirage, d'un rayon de lumière venant stérilement illuminer les ombres de son cerveau. Oh elle espère que ce n'est pas ça, elle prie pour qu'il s'agisse d'un son bel et bien ancré dans la réalité. Son esprit ne peut vouloir lui faire du mal à ce point, en imitant une voix qui lui est si chère et représente son but ultime pour le moment. Celle à la robe trop courte se rappelle de tous les instants de joie et surtout celui de la chasse au papillon. Alors, si elle ressent une joie si intense, ça ne peut pas être faux, sinon ce serait faire mentir le genre d'échange équivalent qu'elle vient d'inventer, stipulant qu'on ne peut pas avoir une joie incroyable grâce à l'apparition d'une personne importante, sans que celle-ci soit en chair et en os. On dirait que la petite n'a jamais vécu sur terre, encore moins dans une asile.

Tout à coup, le visage, à seulement quelques centimètres du sien, lui apparaît. Les fils dorés planent, avant que quelque uns viennent toucher son épaule et que des bras se referme contre son dos. Elle l'a trouvée. Ou plutôt elle a été trouvée.

Sans pour autant la lâcher, Emily prononce des mots qui réchauffe encore plus le cœur de Yolandi. C'est bien vrai, elles sont libres et à présent, elles sont réunies. Les jumelles avait parlé de ce moment de grâce, semblable au paradis, pendant bien des heures. Elles avaient prévu ce qu'elle
ferait à l'avance, comme pour rendre le moment encore plus alléchant. Et c'était aujourd'hui. L'albinos accompagne sa chère jumelle dans ses sautillements, ne trouvant pas d'autres moyens de manifester son immense joie, bien qu'elle pense que faire un grand feu et danser autour serait une parfaite option. « Ouii ! Nous allons faire tout ce dont nous avions rêvé, j'ai tellement hâte ! J'ai eu peur de ne jamais pourvoir te revoir, mais maintenant nous sommes réunies !! Dit celle aux cheveux blancs, ses mots coupés par ses rebondissement au sol. » C'est alors que la demoiselle Rosewood pose une question fort intéressante à laquelle l'autre n'aurait jamais pensé. Aaah le docteur Dawson. C'était toute une histoire si longue, pleine de rebondissement – pas tellement à vrai dire – qui laisse à Vane des souvenirs qu'elle serait bien incapable de qualifier, et pas seulement à cause d'un manque de vocabulaire. Disons simplement qu'elle ne pourrait s'empêcher de froncer les sourcils en le voyant, tandis qu'en son cœur se mêlerait méfiance, rancœur et ce troisième ressenti impossible à identifier. « Moi-même je ne comprends pas tellement.. Il n'y avait pas beaucoup de place et beaucoup de nouveaux patients affluaient, alors ils ont fait sortir les patients qu'ils jugeaient les moins dangereux. Enfin, je crois. Et aussi, le docteur n'a pas été mis au courant de mon départ avant que je quitte l'asile, alors la liberté m'était presque assurée ! Je mettrais le feu un prochain jour, bientôt je l'espère, mais je voulais t'attendre pour transformer en cendres tous ces jours volés. » dit-elle, toujours en souriant, puis son regard se perd légèrement dans la rue qui l'entoure et à ce moment, l'albinos prend pleinement conscience du mot liberté et à présent, l'air qu'elle respire n'a jamais été aussi doux, c'était donc celle qui se tient en face d'elle la véritable clef de sa cellule ? Yolandi n'en prend conscience qu'inconsciemment.

Alors, elle prend les mains de sa sœur dans les siennes et la regarde avec un grand sourire. « Quand je pense que nous pouvons faire tout ce que l'on désire, à présent. Allons faire les blagues que nous aimons tant, jouer des tours aux passants apeurés, faire frémir les petits vendeurs et s'amuser comme des folles. A présent, toutes les portes nous sont ouvertes malgré elles, car on ne se gênera pas pour les défoncer si en tournant la poignée, elles restent closes. On peut courses des papillons sur des kilomètres, on peut brûler tout ce que l'on veut, même brûler le monde si c'est notre désir, et savoir ça, fait de ce jour une jour mémorable dans ma vie. » déclare fièrement et avec des yeux remplis d'étoiles, celle portant une robe d'enfant. A les voir, toutes de mains dans la mains, on dirait qu'elles se sont jamais retrouvée séparées l'une de l'autre, et que le sable des années n'a pour ainsi dire pas coulé.
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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Ven 1 Mai - 21:52

Tout ce dont elles ont rêvé ? Vive les mariages avec les braqueuses de banque ! Vive les poneys roses envoyés en cadeau ! Vive toutes ces folies enfantines qui ont germé au sein de cette terre à l'allure aride, dit dénué de pureté ou de sentiments, qui font naître les plus merveilleux arbres qui soient : ceux d'une innocence revenue à la vie, celle qui a bravé la Mort, le Pays d'En-Haut, d'En-Bas de tous les autres aussi ! Tant de beaux scénarios poétiques viennent combler le cerveau d'Emily.

« Divine joie ! »

Rien de plus rien de moins pour exprimer son bonheur. Alors, elle écoute en conservant un sourire franc sa magnifique épopée, ainsi qu'elle le voit, de sa siamoise qui a finalement quittée cet endroit maudit et qu'elle n'y reviendra plus jamais. Ça, hors de question ! Si cela devait advenir un jour, elle irait là-bas avec les outils nécessaires à la persuasion et hop, elle repartirait avec sa jumelle. Qu'est-ce qui pourrait bien arriver de pire ? Qu'elle se retrouve dans une cellule capitonnée ? Pas important, des conséquences à cette action, elle s'en fiche tellement et au moins ça lui permettrait de ne pas être séparé trop loin de son albinos. L'enfer existe peut-être mais puisqu'il abrite un grand nombre d'âmes, jamais elle ne sentira qu'une punition personnalisée la fera regretter à moins que cet enfer soit un immense hôpital psychiatrique où elle serait définitivement loin de Yolandi pour toute l'éternité. Là, il y aurait de quoi souffrir. Néanmoins, ce n'est pas le cas et surtout Emily ne veut pas y penser donc elle évite d'y réfléchir ne serait-ce qu'une seconde pour porter son regard sur le magnifique visage de Vane. Qu'est-ce qu'elle peut être jolie ! Normal, c'est sa jumelle !

« Ce serait un magnifique événement ! Les malades sortiraient, ces vaillants guerriers clochards, et ceux qui n'auront pas pris leurs médicaments gueuleront comme des perdus en annonçant la finalité finale de cette ville... Aaaah que de bonheur ! Bien sûr, on prendrait parti pour personne : on serait fidèle aux feux qui choisiraient leurs victimes eux-mêmes. J'aimerais dire deux mots à ce bon vieux Dawson, tout de même. Rien de bien méchant... Quelques phrases... »

Un large sourire de malade se dessine sur les lèvres d'Emily, alias Rosa, alors que sa siamoise parle de brûler le monde. Lorsque l'albinos parle, elle se doit d'écouter, c'est une question de principe ! On ne coupe pas la parole à sa jumelle : ce serait comme si on lui coupait la sienne et à ça une forte envie de détacher ladite impolie langue lui vient à un point où elle se sent obligée, par souci de santé mental, de laisser son désir s'assouvir. Juste l'idée qu'on puisse faire preuve d'impolitesse à Yolandi lui donne un brin de colère. Comme là, à l'instant, une brève grimace vient d'apparaître à la vitesse de l'éclair et repart aussi rapidement qu'elle fut venue. Micro-émotion. Pourtant, cela aurait pu dégénérer si la situation avait été réelle et non rien de plus qu'une possibilité imaginée par la blonde.

« Le monde n'a qu'à bien se tenir ! Nous sommes dans la place à partir de maintenant et à partir de là rien ni personne ne nous arrêtera ! Qu'est-ce qu'on s'amusera à poursuivre des papillons en riant encore et encore avec nos filets ! »

Des étoiles jaillissent des yeux de la sorcière. Comment passer d'un extrême à un autre en quelques secondes pour les nuls. Elle tient fermement les mains de Yolandi, joyeuse comme pas permis de voir qu'elle est enfin là, devant elle, vivante et parlante !

« La première porte que tu ouvreras, et j'espère que tu ne la défonceras pas mais c'est comme tu veux, est celle de ta nouvelle demeure ! Eh oui, je n'habite plus chez mes parents ! Magnifique n'est-il pas ? Oh, c'est un tout petit appartement de rien du tout, on est loin de la villa sur le bord de la mer qu'on mérite et qu'on aura une fois que l'armée aura enfin décidé de retourner sodomiser des trous de fourmis rouges venimeuses, on pourra dorénavant partir de ce pays à la con et aller... pourquoi pas au Luxembourg ? J'aurais une nouvelle identité et toi aussi, je ferais des études en comptabilité et je deviendrais une banquière. On pourrait se payer tout ce qu'on veut et on ira vivre aux Panamas ! L'avenir est bon, Yolandi, l'avenir est bon ! »

Surréaliste. Elle passe d’une information à des espérances délirantes qui ont une probabilité infime d’être un jour réalité. Elle se voit déjà à l’université à l’étranger, avoir un diplôme et se trouver un bon emploi et tout ce qui vient avec. Emily ne voit point le caractère fantaisiste de ses dires, ne prévoit guère les déceptions et encore moins la possibilité qu’elle échoue lamentablement ou qu’elle meurt d’ici là. Chaque jour, on risque sa vie et la Nouvelle-Orléans en est un parfait exemple. La blonde ne voit pas non plus l’asile ou la prison dans son calcul. Après tout, n’est-elle pas une criminelle notoire ? En plus d’adhérer à Belaam… La blondinette est si éloignée de ses rêves, trop impliquée pour repartir à zéro et pourtant… elle ne cesse de penser que l’impossible est réalisable. Il est difficile de dire si c’est triste ou joyeux. Elle libère ses mains avant de reprendre doucement la main droite de sa jumelle.

« Je t’emmène à la maison. Comme je l’ai dit, c’est un petit peu petit mais on s’y fait. Si ça se trouve, tu dormiras dans ma chambre et on se racontera des histoires avant de s’endormir paisiblement ! »

Elle emporte sa siamoise vers l’appartement qui n’est pas bien loin. Coïncidence ? Non ! Il n’y a là qu’un glorieux destin !


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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Jeu 2 Juil - 18:41

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de réponse depuis un minimum de 15 jours, merci de ne pas le laisser tomber dans l'enfer des rp's oubliés et d'y répondre au plus vite ou de nous prévenir s'il faut l'archiver =D

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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Ven 24 Juil - 11:32

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de réponse depuis presque 3 mois, merci de ne pas le laisser tomber dans l'enfer des rp's oubliés et d'y répondre au plus vite ou de nous prévenir s'il faut l'archiver =D

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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels] Ven 21 Aoû - 12:23

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de rp depuis plus de 15 jours! Merci d'y remédier assez rapidement ou de demander l'archivage de ce dernier s'il est terminé ou abandonné.

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MessageSujet: Re: /!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels]

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/!!!!\ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire [Présence de propos violents et/ou sexuels]

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