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Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte]

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MessageSujet: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Sam 11 Juil - 0:06

Il y avait deux araignées au plafond

On pourrait dire, sans doute, que les choses avaient commencées depuis ce sordide évènement auquel Emily a participé, malgré elle. Le moins qu'on puisse dire c'est que c'était une journée spéciale. À son retour dans son minable appartement à une heure qu'elle ne serait qualifiée, tout comme la façon dont elle s'est sortie de cet étrange endroit semblant tout droit sorti d'un jeu de rôle glauque, elle se sentait particulièrement crevé : sa magie fut épuisée jusqu'à qu'on puisse que la mesurer au compte-goutte, encore faut-il qu'on soit capable de mesurer une chose aussi immatérielle et échappant à la logique des scientifiques, dont la mesure et la géométrie. Elle jetait son corps engourdi par la violence, toutefois satisfait d'une façon malsaine et ainsi elle ferma les yeux pour se plonger à l'intérieur d'un sommeil de plomb, noir, sans images délirantes et fantasmagoriques. En fait, ses rêves depuis cette fatidique aventure avaient l'inquiétante tendance à toujours se ressembler : un vide obscur, des images embrouillées et lointaines, des voix familières lui murmurant des futilités ou des obscénités, parfois des futilités obscènes ou d'obscènes futilités : qu'importe, elle ne trouvait pas un réel repos. Dormir était sauté en plein coeur de l'océan pour se laisser lourdement tombé dans les abysses des fonds marins : à dire qu'elle avait de ces migraines typiques du tourmenté en se réveillant le matin, il n'y avait qu'un pas. Et pourtant, elle continuait d'utiliser sa médecine chimique : une potion criminelle mêlant drogue, joints et marijuana (trop souvent, ces trois termes sont synonymes mais parfois les substances varient). Cela avait le mérite incontestable de soulager un peu mais voyez-vous, comme avec chaque médicament, les « bienfaits » finissent par tarir à cause de l'accoutumance. Elle s'en rendait compte et pas seulement pour sa nouvelle condition mais aussi pour les effets euphoriques en général. Ça n'augurait rien de bon car si la blonde pouvait parfois avoir l'allure d'un personnage comique, voir burlesque, fort sympathique sur certains points, c'était en partie grâce à la drogue. Bref, ce n'est rien de bien joyeux pour les gens qui auront le malheur de la croiser le jour où elle ne sera plus en train de nager à l'intérieur d'un paradis artificiel baudelairien.

Néanmoins, cette description n'est que le fond de l'affliction qu'endure Rosewood par la suite de cette soirée de magie très noire : une bizarre obsession était venue à la porte de son âme déglinguée pour se joindre à tous les morbides fanfarons qui étaient déjà là à danser et tourner les choses en décadence dès que la situation pouvait permettre un tel débordement. Cette nouvelle invitée n'avait pas rajouté à la fiesta une dimension encore plus festive ou nouvelle à proprement parlé : elle parvenait plus à installer une froideur, un courant d'air qui donne la chair de poule et refroidit les ardeurs des plus enflammés. L'expulser dehors ? La psyché de notre très chère sorcière l'a essayé plus d'une fois : comme dit précédemment, l'usage plus excessif de drogues psychotropes était l'une de ses méthodes pour tenter de fuir le mal importun qui l'avait envahi comme l'herpès suite à une mauvaise partouse. Aussi essayait-elle d'exclure son mal en l'oubliant : chose qui manifestement n'avait aucunement fonctionné, pas plus que l'ignorance de sa douleur. Mais quelle était donc cette obsession si cruelle dont nous parlons ? C'était une suite d'images, d'instincts rivalisant avec sa propre volonté, lui susurrant avec leurs mots sans sons de s'abandonner à eux, de se laisser guider aveuglément, d'accepter de perdre tout contrôle puis suivre un destin tout tracé. L'hôte n'avait-il pas parlé de l'accomplissement d'une destinée ? Si l'obsédé du sexe voyait du cul partout, le cerveau de la demoiselle ne lui manquait pas de lui faire penser à ces visions. Emily ne voulait pas fondre pour cette peste de l'âme venue de nulle part. Drôle de comportement pour une personne perdant les pédales aussi aisément qu'elle. Cependant, c'était comme si un côté raisonnable de sa personnalité voulait se battre jusqu'à la mort pour empêcher ses images, celles de cette maison blanche, de ce livre noire à l'aura incertaine, de ce visage inconnu, de la posséder totalement et prendre contrôle inconsciemment de ses gestes. Bien sûr, il n'est pas question ici d'une possession : néanmoins, il faut prendre en compte la sensibilité de notre sorcière et sa stabilité, qu'on se le dise, qui laisse franchement à désirer.

Il était prévisible qu'elle se plia à l'obsession au final : pour ça, elle a été comme fracturée en deux : d'une part, une philosophe curieuse qui désire aller au bout des choses et d'une autre une pauvre âme perdue comme enchantée par un sort, courant bêtement vers un papillon de noirceur et de mystères sans réellement réfléchir. C'est une façon vulgaire de décrire l'état d'esprit de la sorcière : cela ne veut pas dire pour autant que son caractère est effacé, au contraire. La blondinette, pour ceux qui la connaissant suffisamment, est capable de philosophie autant que de gamineries. Toutefois, ces deux nature, puisqu'on résume son état par cette dualité, n'auront jamais dessiné une frontière pareille au sein de sa petite tête toquée. Instinctivement, Rosewood part vers une direction en ville, durant une fin d'après-midi assez banale au niveau de la météo, en cherchant elle-ne-sait-quoi en ayant des images indistinctes presque constamment. Traversant les rues telles des sentiers ténébreux au sein d'une jungle dangereuse. Cette comparaison allait plutôt bien à la Nouvelle-Orléans actuelle et si on continue sur cette lancée, on pourrait dire que la demoiselle est passé comme l'insecte du même nom : rapidement sans faire de bruits significatifs. La perception du temps altérée, elle débarque sur Warehouse et, en dépit du fait qu'elle sent son objectif se rapprocher de plus en plus d'elle, perd de vue son problème pour observer le quartier. De l'oeil émerveillé de l'enfant, Emily se dit qu'elle aimerait vraiment avoir d'aussi grandes maisons : si seulement on avait pu lui donner sa chance ! Après cela se suit une amertume à peine dissimulé derrière un regard méprisant envers les habitations : ces sales petits bourgeois, je devrais venir casser des fenêtres ici plus souvent ou même leur faire la peau !, pense la demoiselle. Finalement, elle se dit philosophiquement, calme, que dessiner certains symboles haineux ou des slogans méprisants à l'encontre la plèbe, envenimerait peut-être les rapports entre les classes sociales et provoquerait une sale polémique. Et Emily aime la discorde. Entre les murs de cette ville en guerre, la sorcière pense qu'il serait facile de mettre le feu aux poudres grâce aux circonstances. C'est une mauvaise idée qui se vaporise alors qu'elle atteint enfin l'immense maison de ses visions. Empresser, elle marche rapidement en ayant un mensonge improvisé en tête. La sorcière blonde est bonne en improvisation, surtout que certaines informations lui parviennent à l'oreille comme par magie. La sorcière a l'impression de joindre quelque chose qui la tirait, munie d'une ficelle invisible, depuis trop longtemps. Cette même ficelle commence à se relâcher tendrement. Elle cogne vivement à la porte en ressentant une curieuse nostalgie à la vue de cette maison semblant sortir tout droit d'une autre époque. Puis, sourire plastique.


[...]La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.[...]

Charles Baudelaire, Danse macabre



Dernière édition par Emily Rosewood le Lun 13 Juil - 14:50, édité 1 fois
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Calixte J. Montgomery
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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Dim 12 Juil - 17:24


Un rêve, un souvenir, un murmure et tout disparait fugacement en un affligeant soupir. Et cette image, oui cette image comme érodée par le temps qui surgit devant mes yeux tel un démon réclamant son dû et qui ne me laisse aucun répit. Je les revois tous ces cadavres, entassés et déchiquetés. Et ce sang, oui, ce sang impure qui abreuvait ces cercles rituéliques et dont les relents métalliques embaumaient mes narines de ses entêtantes effluves, je le sentais encore s'écouler le long de mon échine, rouler sur la plante de mes pieds et abreuver les gosiers maudits de cette armée de damnée. Oh pauvres suppliciés aux âmes esseulées que nous étions ce soir-là, Dieu et ses anges avaient détourné le regard de nos mortelles carcasses, nous laissant aux prises avec les ténèbres environnantes, demeurant sourds à nos mornes suppliques. Plus rien ne pouvait nous ramener à la lumière à présent. Existait-elle seulement? Plus j'avançais sur le fil de ma vie et moins j'en étais convaincue. Je me contentais alors de marcher sur ce fil si fragile et si instable, le sentant s'amincir à chacun de mes pas, pliant parfois sous le poids de mes péchés, m'enfonçant alors encore plus bas en ce dédale obscure qui s'était établi en mon cœur. Ici, où seul le néant subsistait, je pouvais entendre leurs sombres échos se répandre en mon esprit, profitant de la moindre faille afin de distiller leurs venimeuses paroles en la moindre de mes pensées. Je savais à présent que tout était bien réel, que je n'étais pas la folle qu'ils avaient voulu me faire croire et soudainement, face à cette terrifiante réalité, je me souvins de ce visage. Cette fille blonde et ses deux yeux bruns fixement rivés sur moi, me dévorant au travers de ce linceul fait d'ombre et de peur. J'ouvris définitivement les yeux, me relevant brusquement, les cheveux en bataille et le souffle court. Je pris quelques secondes afin de m'assurer que j'étais bien chez moi, m'agrippant à l'accoudoir de mon canapé, recherchant un élément tangible auquel me raccrocher afin de me garantir que tout ceci était bien la réalité. Un bref instant de soulagement apaisa mon cœur avant que je ne me souvienne que, tout ce à quoi j'avais assisté jusqu'à présent n'était que le commencement de quelque chose de bien pire encore. Je ne savais pas où je mettais les pieds mais, depuis cette fameuse nuit où nous fûmes enlevés avec Sophya et les autres, j'avais cette intime conviction que nous n'étions qu'aux prémices de l'horreur. Le fait d'avoir été obligée de servir à nouveau de véhicule me dérangeait également, cette fois-ci, nous avions eu de la chance car l'esprit semblait vouloir protéger la détective. Toutefois, il était certain que le destin ne serait pas aussi clément à l'avenir. Je devais réagir, faire quelque chose pour maîtriser ce… Don. Lily avait peut-être raison, la magie pouvait probablement m'apporter ce que les médiums me refusaient, à savoir : la sécurité. Je montais alors dans mon grenier, farfouillant ici et là afin de remettre la main sur cette fichue caisse que Sébastian m'avait laissé. Je m'étais jurée de ne pas l'ouvrir, de ne pas m'en approcher et surtout, de ne pas écouter le ramassis de connerie que ce vieux dégénéré avait à me raconter. Toutefois, plus le temps avançait et plus il semblait donner raison à ce dernier. Déplaçant un énième carton, je mis enfin la main sur le fameux sésame. Balayant d'un revers de main la pellicule de poussière qui s'était amassée sur le couvercle du caisson, j'ouvris ce dernier et découvris les éléments appartenant à notre famille qui y était entassés. Des photos, quelques bijoux ainsi que de la paperasse, j'enfouissais ma main afin d'extirper certains éléments quand quelque chose me coupa l'extrémité du pouce:

- Hé merde!

Menant ce dernier à ma bouche par réflexe et afin d'arrêter l'écoulement de sang, j'inspectais d'un air interrogateur ce qui se cachait sous ce capharnaüm sentant le renfermé et le vieux papier. Je soulevais le tas de vieillerie avant de finalement trouver un athamé ainsi qu'un petit livre noir. La couverture en cuir semblait avoir été altérée par les ravages du temps et les manipulations fréquentes de son propriétaire. Les extrémités étaient quelque peu écornées, chose qui donnait du cachet et un certain vécu à l'objet. D'une certaine façon, j'étais contente d'être tombée sur ça, j'avais l'impression d'avoir fait une véritable découverte et n'avait qu'une hâte, découvrir les secrets que renfermaient les lignes de ce qui semblait être un journal. Je feuilletais rapidement le carnet, lisant en diagonale les quelques notes qui avaient été prises ici et là. Rien n'avait de véritable sens, certaines parties me semblaient comme codifiées, d'autres contenaient des schémas et autres symboles tandis que le reste donnait des allures de journal de bord aux écrits.

"Tout ce que nous voyons ou paraissons n'est qu'un rêve dans un rêve. Ce que nous nommons réalité n'est qu'une vaste illusion, le voile qui sépare le monde des vivants et celui des morts est si mince que pour nous, il en deviendrait presque imperceptible… Si seulement, je parvenais à passer de l'autre côté, à briser cette barrière, enfin alors je pourrais comprendre ce que tout cela signifie, ce que toutes ces…"

Un frisson parcouru subitement tout mon être, j'avais une impression étrange, un sentiment de mal être commençait à s'insinuer en moi. Refermant le carnet à la hâte, je sortis du grenier en dévalant les escaliers quand quelques coups toqués à ma porte m'arrachèrent un soubresaut qui stoppa net mon avancée. Coïncidence? Avec tout ce que j'avais pu voir ces derniers temps, il était clair que j'en étais venue à bannir ce mot de mon vocabulaire. Le malaise que j'avais ressenti quelques instants plus tôt ne faisait que s'accentuer au fur et à mesure que j'avançais en direction de la porte. Le cœur serré, les entrailles en batailles et la gorge nouée, je m'emparais de la poignée en ouvrant brusquement la porte d'entrée tout en conservant le petit carnet dans mon autre main:

- Ça va j'arrive! Qu'est ce…

Je dévisageais un instant la jeune femme qui me faisait face, surprise par cette arrivée. C'était elle, oui, cette fille que je voyais de temps à autre dans mes songes, elle était bien là, face à moi. Fronçant les sourcils, mes doigts encore fermement enroulés autour de la poignée de la porte, ma main se crispant sur le calepin, je lui demandais sèchement :

- Vous désirez?

Attendant sa réponse, je jetais un coup d'œil aux environs, m'assurant qu'elle soit seule et qu'aucun autre indésirable ne traînait dans les parages. Sophya avait fait venir des exorcistes chez moi afin de nettoyer la maison et j'étais censée être tranquille à présent, néanmoins, il valait mieux prévenir que guérir, surtout ici… Plus je détaillais cette fille et plus la sensation que j'avais ressentie tout à l'heure s'accentuait, laissant mon cœur marteler avec force ma poitrine. Elle dégageait une aura singulière, froide, mortifère, écrasante, son sourire figé quant à lui était loin de m'inspirer confiance et malgré tout cela, une partie de moi ne pouvait s'empêcher d'être attirée par cette inconnue qu'elle semblait reconnaître. Plissant doucement des yeux comme pour voir au travers de ce véhicule fait de chair et d'os le véritable visage de cette indésirable, je finis par ajouter en soupirant:

- C'est ridicule mais, il me semble qu'on se connait non?



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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Mer 29 Juil - 18:37

Vous désirez ? Ah là son côté blagueur aurait bien sorti une blague toute sauf amusante en fait du type : ton corps sur un plateau d’argent très chère, ou ton portemonnaie ferait l’affaire aussi. Mais qu’est-ce qui l’empêche de le dire ?

« Objets de valeur ou friandise ? », dit-elle d'un sourire parfaitement innocent en songeant quelque peu à vraiment faire un cambriolage d'un improviste stupéfiant. Néanmoins, Emily sait qu'il y a quelque chose en particulier qui l'anime dans cette maison et ce n'est pas l'argent : quoiqu'elle ne dirait pas non à ça non plus. Soudainement, extravertie qu'elle est, le contact avec quelqu'un d'autre lui donne un peu plus d'énergie. En plus, en dépit du flot d'information continu qui semble lui passer d'un bout à l'autre de sa cervelle déjantée, elle a l'impression d'être arrivé à destination et de se retrouver soi-même, comme s'il y avait quelque chose de compléter. Pourquoi ? Elle ne sait pas trop mais une rapide pensée, la première du genre depuis l'étrange accident, ce qui est assez incongru pour être mentionné, que cela a un lien direct avec la magie et les esprits. C'est comme si elle sortait de son état végétatif/dépressif des derniers jours. Une vague d'influx nerveux la traverse vivement. Elle est si versatile, cette petite…

« Ridicule, oui. Faux, non. Emily Rosewood, enchantée ! Mais mes amis m'appellent Em', Emi, Rose ou Rosa pour celles qui sont très intimes. Le dernier prénom est beaucoup plus joli à crier durant l'orgasme mais BREF là n'est pas le sujet de la conversation : je suis allé à la librairie dernièrement pour me trouver un livre très spécialisé et un employé m'a honorablement dit que l'une des employés l'avait en sa possession chez elle. Paraît-il que c'était plus sécuritaire par les temps qui courent. Je l'ai cuisiné. Ensuite, au fil de notre conversation, je lui ai dit que je ne sais pas quel genre de malotrus viendrait voler des livres avec une arme à feu, faire un hold-up et partir avec tous les livres comme un criminel du savoir comme on en voit plus depuis la nuit de cristal. Alors, il m'a dit qu'il fallait toujours être prudent… »

Emily avait mis un pied dans la porte de façon à ce qu’elle ne puisse pas lui fermer au nez. Qu’importe si elle claque, elle saura supporter la douleur. Elle impose sa présence et machinalement tente de prendre contrôle subtilement et physiquement de la porte.

« Sur ces belles paroles, je me suis exclamé vous comprenez : mais oui, que de vérités ! Et ensuite, je l'ai tué. Voyez, il avait raison, on ne sait jamais sur quel monstre on peut tomber avant que l'un d'eux vienne vraiment vous importuner, ma chère. Donc, vous devriez me laisser jeter un coup d'œil à ce livre : je paie bien et votre regard intelligent me dit que vous avez bon goût en littérature, je me trompe ? Il est tout noir et vieux. J'admets que c'est sommaire comme description mais j'ai touuut mon temps pour chercher le bon... »

Il y avait énormément de bluff et de sottises là-dedans mais la blonde a ce talent pour rendre une situation très tendue, à son plus grand plaisir intérieur, ou pour paraitre plus imposante qu’elle l’était réellement.

« Pas la peine d’appeler la police : croyez-moi, ce serait d’une inutilité… pfff, navrante ! Désolante j'oserais dire ! »


La sorcière était trop heureuse à l’instant : voilà ce qui arrive lorsqu’on lui présente un joli minois après des temps aussi durs et tristes ; elle n’arrive pas à être sérieuse et avoir l’air présentable deux secondes ! Aussi, un vent anormalement froid se lève curieusement à l’extérieur. Surnaturel…


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Dernière édition par Emily Rosewood le Lun 3 Aoû - 21:47, édité 1 fois
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Calixte J. Montgomery
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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Dim 2 Aoû - 16:59


Déjantée, voilà le premier mot qui me traversa l'esprit lorsque la jeune femme commença a déblatérer sa tirade. Celle-ci était très bien présentée, avec un style des plus précis, incisif, ironique, mordant, de quoi me plaire en temps normal. J'aurais même pu la trouver amusante il fut un temps, un peu spéciale mais, rafraîchissante de par son caractère des plus détonants et son phrasé à la fois lyrique et dynamique. Toutefois, je n'étais plus la même qu'avant, les temps avaient changé et je sentais parfaitement au fond de moi la masse obscure de son âme tentant de recouvrir la mienne et d'anéantir mon ciel. Subtilement, je glissais le livre que la petite blonde venait de citer dans mon dos, l'accrochant à la taille de mon jean noir, finissant par le dissimuler sous mon t-shirt blanc. Ravisant ma veste de blazer gris perle, j'arquais un sourcil lorsque la jeune femme mit son pied dans l'entrebâillement de ma porte. Je la laissais faire, qu'elle puisse penser qu'elle avait une quelconque ascendance sur moi était le plus important. Le plus déstabilisant était le décalage entre ces mots qui se déversaient de sa bouche et son visage de poupée aux airs d'ange. Ses paroles corrosives aux doubles sens encore plus insidieux et qui fusaient à la vitesse de l'éclair contrastaient avec son attitude générale, mi-revêche, mi-enjôleuse, elle s'insinuait tel le serpent en mon antre. Si elle désirait tant pénétrer en ma demeure, j'étais loin d'avoir le cœur à lui refuser l'invitation, qu'elle le fasse et qu'elle sente le cours de sa vie s'altérer comme je pouvais le faire en cet instant présent. Décroisant mes bras, ouvrant la porte en plus grand, je demeurais froide et tournais des talons en lui lançant :

- Hun… Et à quoi bon appeler la police puisque vous êtes juste sous mon nez? Puisqu'il semble que vous soyez si déterminée à rester alors allez-y. Entrez.

Indifférente, telle était l'image que je renvoyais, même si la vérité était toute autre, je savais parfaitement jouer la comédie et arborer des visages qui n'étaient pas les miens. Je me dirigeais alors dans mon salon, prenant soin de veiller à ce que la petite intruse me suive véritablement, puis, une fois arrivée en ce dernier, je fis signe à la jeune femme de prendre place sur l'un des fauteuils d'époque. Je pris ensuite la direction du bar, ouvrant ce dernier, j'en extirpais deux verres, les remplis tous deux de bourbon, ajoutais quelques glaçons à celui d'Emily :

- J'espère que vous appréciez ce genre de boisson, je n'ai rien d'autre en stock pour le moment.

M'avançant doucement vers elle, je lui tendis son verre, gracieuse et aérienne, j'étais étrangement sereine puis, retournant à mon point d'origine, j'ajoutais deux glaçons en mon verre. J'agitais un instant celui-ci sous mon nez, décrivant des cercles avec mon verre en quelques tours de poignée, laissant les effluves d'alcool éveiller mon esprit puis, buvant quelques gorgées, je finis par extirper d'une cache subtilement dissimulée dans le meuble un colt à la cross faite d'ivoire ornée d'anciennes inscriptions en lettres d'or. Le braquant sans le moindre préavis en direction de cette chère tête blonde qui me faisait face, je déclarais alors avec un sourire des plus aimant :

- J'ose espérer que le breuvage est à votre goût et que vous êtes en mesure de le savourer.

Levant les yeux en l'air, faisant ainsi mine d'être étourdie, je continuais :

- Oh que suis-je bête, je n'ai aucune manière pardonnez-moi : Calixte Janel Montgomery, enchantée. Mais ça, vous devez vous en douter non? Quoi que non, attendez, vous ne pouviez pas le savoir puisque vous ne vous êtes jamais présentée à la librairie, librairie où je travaille seule et où aucun cadavre ne m'attend demain à l'ouverture.

Enclenchant le mécanisme du chien, j'armais le revolver et déposais mon index sur la gâchette, tenant en joue l'étrangère :

- En tout cas, vous aviez parfaitement raison, on ne sait jamais sur quel genre de monstre l'on peut tomber…

Haussant les épaules je lui demandais tout naturellement :

- Bien, et si vous me disiez ce que vous me voulez au juste? Il m'est quelque peu difficile de croire que vous ayez traversé toute la ville pour vous procurer un pauvre livre tout aussi banal que la description que vous m'en avez faite.

Qu'elle bouge d'un millimètre, qu'elle me regarde d'une manière qui me déplaise et il était sûr que je n'hésiterais pas une seule seconde à l'envoyer six pieds sous terre, après tout, je n'étais plus à ça près et j'étais prête à tout pour faire taire cette maudite résonance qui grondait en moi. De toute évidence, c'était elle ou moi cependant, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose de bien plus insidieux derrière tout ça.




Dernière édition par Calixte J. Montgomery le Dim 30 Aoû - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Jeu 6 Aoû - 1:30

Elle ne manque pas de sang-froid, celle-là. Un sang de reptile coule dans ses veines et la laisse en contrôle. Emily doute qu'il y ait anguille sous roche derrière ce soudain abandon de la part de Miss-j'ai-un-livre-gothique. Néanmoins, elle ne se permet guère d'abandonner en chemin et pose un pied à l'intérieur. Elle entre en observant son nouvel environnement : celui-ci montre une richesse qu'elle juge incontestable. Enviable, même !

La sorcière pénètre à l'intérieur du salon, la mine enjouée comme si une copine fortunée à l'école l'invitait dans son manoir. Un peu touche-à-tout, elle explore des yeux et des mains sans aucune gêne en dépit d'un petit doute concernant son hôtesse. De sages pensées que voilà : malheureusement, elles ont tendance à partir si vite tel un élément trop instable en laboratoire. Regarde-moi ces fauteuils ! De plus, il y a un bar ! En fait, Emily porte une indifférence marquée à l'alcool : ce n'est que ce signe de confort qui la captive. La blonde n'est pas de ce monde, décidément... Du bourbon ? L'intruse jette un regard ennuyé à la serveuse. L'envie de boire n'est pas au rendez-vous, on dirait. Toujours debout, elle pose le verre contre une table alors que Calixte sort l'arme à feu.

« Une fois de plus, je me retrouve dans un sale pétrin. Aaaah... Les universitaires qui m'ont snobés riraient bien hauts s'il me voyait, moi, en ce moment, à perdre aussi rapidement le contrôle de mon propre délit. Même les esprits se mettent à la fête. Une ironie infecte qui me donne le goût de la violence au bout des lèvres. Hm... »

Le visage de Rosewood se crispe durant quelques secondes avant de se décontracter à nouveau. La surprise provoque un effet certain mais peut-il perdurer ? Difficile lorsqu'on a en face de soi une personne telle qu'Emily qui, qu'on se le dise, n'a pas la santé mentale requise pour réagir normalement à cette situation. Les pensées de la blonde se délectent à répéter en boucle le nom de Calixte comme si elle s'en gargarisait.

« Les esprits farceurs sont de mauvais informateurs. », déclare-t-elle en esquissant un sourire quasi-amical.

Toutefois, la nouvelle réplique frôle de provoquer un fou rire portant merveilleusement bien son nom. C'est un miracle qu'elle réussit à se contenir, d'abord. Probablement qu'elle ne désire pas mourir ce soir. Cependant, avec tout ce qu'elle sait du fonctionnement de la mort à la Nouvelle-Orléans, trépasser devient tout de suite moins dérangeant. L'hôtesse est en pleine possession de ses moyens : une pression sur la gâchette et hop, elle meurt. Pourtant, qui peut garantir qu'elle ne reviendra jamais ? L'avantage d'être mort c'est qu'on ne peut pas mourir une seconde fois...

« Vous et moi savons qu'une guerre surnaturelle est en cours en ville. Ne le nier pas : je sais que vous étiez à cette mauvaise orgie orchestré par ce larbin qu'on appelle Red Hand. Et étant donné les énergies qui m'ont mené jusqu'ici, je ne doute pas que vous soyez ne serait-ce qu'au courant de l'anormalité de cette ville. »

Le sérieux de la blonde sorcière se manifeste. Un regard neutre se partage la danse de ses expressions en compagnie de sourires en coin humbles. Un véritable changement de personnalité, dirons ceux qui fantasment sur les fous dangereux à multiples personnalités. À la Nouvelle-Orléans, les possédés font tant de ravages qu'Hollywood aura de quoi produire des films pour quelques décennies.

« Introduction faite, voici le coeur du sujet : j'ai des raisons de croire, instinctive certes mais... comment dire... absolument certaine ? que ce livre contient quelques petites choses profitables à ceux qui seront en prendre les meilleures parties. J'aimerais entrer dans les détails mais... j'oublie facilement lorsqu'on me menace avec un pistolet. C'est maladif ! »

Constat vite fait, Emily pense qu'elle n'aurait aucun avantage à la tuer. Des coups frappent les fenêtres à l'extérieur alors qu'un vent violent se lève. Elles ne sont pas seules.


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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Dim 30 Aoû - 21:53


Alors que d'autres auraient voulu se terrer au plus profond d'un terrier introuvable, se soustraire à cette force étrange, il n'en était rien pour nous. Sans doute que la jeune Rosewood était aussi cinglée qu'elle n'y paraissait et il était tout aussi probable que je ne devais pas être des plus saine d'esprit pour ne pas en finir sur-le-champ avec elle. Il y avait quelque chose que je devais découvrir, je le savais, je le sentais il me fallait néanmoins découvrir ce qu'il en était avant de faire quoi que ce soit d'elle. Mes sens étaient en éveil, mon instinct me disait de rester sur mes gardes quand mon sixième sens m'hurlait de demeurer prudente et que quelque chose d'étrange se tramait. Je n'aimais pas la façon qu'elle avait d'évoquer les esprits, elle semblait bien plus familière du monde invisible qu'elle ne paraissait et son âme être teintée d'une obscurité non feinte. Je la détaillais un instant, me contentant de répondre d'un ton ironique :

- Si ce n'était que leurs informations qui étaient mauvaises, passe encore…

Mon sourire s'effaça bien vite, me renvoyant à mon austérité d'il y a quelques instants. Non vraiment, je n'aimais pas cette situation qui sentait le roussi à des kilomètres. Et si je m'attendais à une répartie bien cinglante de la part de la jolie blonde, j'étais loin de voir venir ce qu'elle me révélait alors. Au moins, cela avait le mérite d'être clair et direct. Chose qui changeait de nos précédents échanges. Mon cœur se serra lorsqu'elle évoqua le rituel orchestré par Red Hands et mon implication, je n'avais plus d'énorme souvenir de cette nuit là, uniquement des bribes qui me revenaient de temps à autre sous forme de flash. Depuis cette soirée, j'étais emprisonnée en des nuits sans rêve où seul le visage d'Emily m'apparaissait quelques fois. Elle ne disait rien, se contenant simplement d'être là et de m'observer au travers de l'obscurité environnante. Mes doigts s'enroulaient davantage autour de la crosse du revolver lorsque la jeune femme évoqua cette soirée et les fameux secrets renfermés en le carnet de Sebastian :

- Je n'ai pas ce livre et même si je l'avais, je ne vous le céderais pas. Je n'ai aucune raison de le faire.

Alors que je m'apprêtais à en dire plus, je fus stoppée par les coups donnés aux fenêtres et à l'afflux d'énergie qui commençait à se profiler aux alentours. Je dévisageais l'étrangère d'un regard mauvais. Ma maison avait certes été purifiée et protégée mais il ne fallait jurer de rien, surtout ici à la Nouvelle-Orléans, aussi, je ne savais pas de quoi était capable cette femme que j'avais eu la stupidité de faire rentrer chez moi. Soupirant, je levais la main détenant mon arme en signe de reddition, souriant quelque peu avant de me diriger vers elle. Sans aucun préavis, je me jetais sur cette dernière avec rage. À moitié à califourchon sur l'indésirable, je tentais de restreindre ses mouvements en la bloquant de mon genoux puis, l'empoignant par les cheveux et braquant le canon de mon arme sous son menton je lui susurrais alors avec haine :

[color=#B40431- Fini de jouer, j'en ai plus que marre de toutes vos conneries surnaturelles. Oui j'y étais et ce n'est pas la première petite sauterie paranormale à laquelle on me fait assister contre mon gré. Cependant, j'ai assez donné en la matière voyez-vous? Aussi, si c'est vous qui avez ramené ces esprits merdiques jusqu'à chez moi, je peux vous jurer que même l'enfer vous paraîtra un doux châtiment à côté de ce que je peux vous réserver. Maintenant, vous allez répondre à mes questions et tant pis pour le pistolet, vous vous y ferez j'en suis sûre.[/color]

Je respirais un coup, histoire de contenir toute cette animosité qui grondait en moi et que je reconnaissais à peine, comme si quelque chose déliait cette part sombre de moi-même que je ne souhaitais pas laisser s'exprimer :

- Premièrement, vous avez parlé d'énergies qui vous ont mené ici, quelles sont-elles? Positives, négatives? Ce sont ceux qui rôdent dehors qui vous ont mené jusqu'à moi? Deuxièmement, pourquoi êtes-vous véritablement venue? Troisièmement, pour je ne sais quelle obscure raison, j'ai cette foutue impression d'être liée à vous, je veux savoir pourquoi! Idem avec les rêves que je fais et que vous venez polluer depuis le chapitre Red Hands. Qui êtes vous au juste? Vous avez parlé de guerre spirituelle et je veux savoir dans quel camp vous jouer. Tentez quoi que ce soit de néfaste et je vous bute, je suis plus à ça près. Ils ont dû vous le dire non? Vos chers et tendres esprits.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte] Jeu 15 Oct - 12:03

Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. Merci de remédier à cela au plus vite, ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet.
Merci d'avance =D
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MessageSujet: Re: Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte]

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Il y avait deux araignées au plafond... [Pv Calixte]

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