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[-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan]

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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Lun 23 Juin - 20:12

L'Enfer se déchaîne en moi. Mon coeur est brûlant comme jamais. Trop longtemps que le démon de passion en moi dort, qu'il ne peut donner son amour. Personne depuis Emma n'avait pu profiter de lui jusqu'à ce soir. Ce démon explosait ce soir, séduit par la dame aux cheveux aile de corbeau, lui tout comme moi, ne voulant qu'une chose : L'honorer. Ma langue prenait l'eau de son puits débordant d'envie des plaisirs de la chair, il lui en fallait toujours plus, à elle, comme a cette passion qui me dévorait, me suppliant d'aller plus loin et à moi même qui avais envie d'elle à en mourir. Ne pas s'arrêter, jamais, non, jamais, continuer à la foudroyer de mon envie... Je sentais parfois ses mains dans mes cheveux, prenant ça comme un nouvel encouragement à ne pas stopper. Je la dévorais passionément, comme si son sexe était un fruit qu'on ne pouvait goûter qu'une seule et unique fois dans toute l'éternité. Mon fruit. A moi seul.

Mes mains agrippaient jalousement ses fesses tièdes à la fermeté juvénile délicieusement attirante et excitante pour la tirer toujours davantage vers moi, pour en boire toujours plus. Je ne me contrôlais plus, je ne voulais plus me contrôler. Assez de tortures... Je me sentais comme un vampire qui s'abreuvait du sang de sa victime, le trouvant tellement excellent qu'il ne s'arrête pas... Elle était à moi. Je ne la partageais avec personne. Le tonnerre grondait avec ses cris de plaisirs. Elle disait quelque chose inlassablement que je ne pouvais traduire. Certainement du Roumain. Puis elle se cambra davantage, me tirant vers elle. La fin du premier acte venait de sonner. Je me redressais et levais avant d'entendre un commentaire. Ca, pour crier, elle avait crié... Et j'aimais ça. Elle reprit mes lèvres. Je répondais à son baiser par un des miens. Fiévreux, brûlant, ardent, je l'embrassais avec une passion démoniaque. Mon pantalon tombait. Je la serrais contre moi, une main à ses fesses, l'autre sur son dos. Mes lèvres libéraient celles de la belle aux yeux de glace avant de la mordre fiévreusement dans le cou. Entre nous, l'Enfer brûlait, les volcans, les océans, les cieux, tout se déchaînait. Je retournais à ses lèvres pour y capturer son souffle chaud, mordre ses lèvres et regarder son corps s'exciter. Le plus délicieux des spectacles.

Mon caleçon rejoint mon pantalon et, débordant de passion, j'entrais en elle, dans ce puits trempé et brûlant d'envie comme jamais. Je la voulais. Je la voulais ! Elle était à moi. Elle était à moi ! A moi seul... Mes mains à la chaleur infernale caressaient son corps qui brûlait également d'envie. Est ce que je pouvais vraiment mettre un adjectif à toute cette bestialité, à tout ce plaisir de la chair..? Nos fronts se rejoignent ensuite, nos yeux se croisent. La même flamme... Alors que j'entrais et sortais de son intimité, à l'unisson, nous respirions comme des bêtes. Nous étions des bêtes qui avaient envie l'une de l'autre. Je me croyais en Enfer à faire l'amour à la plus délicieuse et fatale des succubes. Peu importe si elle devait prendre mon âme, je lui donnerais volontiers.

- Toi aussi, tu sais donner envie à un homme... Et j'aime ça...

Je lui avais répondu entre plusieurs haletements. Cette étreinte était longue, ardente, je me sentais comme foudroyé par un pouvoir supérieur et bientôt ma fougue explose, le plaisir décuplé, mon souffle se calma petit à petit et mon visage trouva refuge sur sa poitrine brûlante dont les pulsations, les battements résonnaient jusqu'à mon coeur. Mes mains la gardaient contre moi, avec force. A moi seul. Elle était à moi seul. Je capturais ses lèvres, ma langue en profitant pour danser une nouvelle fois avec la sienne. Son arrogante et fière langue musclée. Puissante et fougueuse... Je libérais sa bouche avant de la regarder dans ses yeux de cristal.

- En un mot... Divinement démoniaque... Tu m'as brûlé vif... T'as ouvert les portes de l'Enfer... C'était simplement ardent...





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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Jeu 26 Juin - 16:06


On efface tout et on tente de recommencer

Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow; - vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow - sorrow for the lost Lenore -
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore -
Nameless here for evermore. (E.A Poe, Nevermore)
Tony & Nitzan

J’ai connu pas mal d’hommes au cours de ma vie. Certains que j’ai fréquentés quelques semaines, d’autres quelques mois, d’autres quelques heures. Mais aucun, aucun n’est arrivé à me mettre dans un tel état que le gadjo qui est seul avec moi, cette nuit, dans ma boutique. Une attirance électrique, mélangée à de la haine, et de la colère. Deux danseurs qui se défient et s’affrontent. Adversaires, partenaires. Et amants. Ces dernières semaines nous ont rapprochés, et m’ont permis de mieux le connaître. Pourtant, je n’aurais pas imaginé être un amant aussi fougueux.

Ses mains, ses lèvres, sa langue entre mes cuisses, tout ça me plonge dans un état dans lequel il est le premier à arriver à me mettre. Je le veux lui, je le veux contre moi, je veux ses baisers, ses caresses. Et bientôt, petit à petit, vague après vague, je succombe une première fois entre ses bras. Ce qui est étrange, c’est qu’en temps normal, je n’aime pas être dominée, je n’aime pas que quelqu’un puisse avoir l’ascendant sur moi. Sauf que ça ne m’a posé aucun problème d’être nue face à lui, abandonnée et offerte sur ce clavier de piano. Au contraire, ça en était excitant. Surtout quand je l’attire vers moi, faisant glisser sur le sol les dernières barrières de tissu entre nous. Et mes ongles s’enfoncent dans la chair de son dos alors que je le sens me mordre dans le cou.

Il agrippe mes hanches et entre en moi. Un gémissement s’échappe de mes lèvres alors que je resserre mes cuisses contre lui, mes mains venant le garder contre moi. Mon corps accompagne chacun de ses coups de reins, alors que nos souffles se font courts, rauques et difficiles. Je suis totalement à sa merci, et je me sens toute puissante en sentant que c’est moi, qui lui fais éprouver tout ça. De me dire que sa main, s’il voulait, pourrait m’étouffer, me tordre le cou, mais qu’au lieu de ça, il me caresse, m’enflamme et m’électrise. Ma main agrippe sa nuque, alors qu’il me prend avec force et puissance, pour l’accompagner. Et à nouveau, petit à petit, des vagues de plaisir me submergent. Mes cris meurent dans son cou alors que ses mains me gardent prisonnière contre lui. Pendant quelques secondes, rien à part le silence, nos souffles et l’orage, avant d’échanger encore quelques baisers. Il était l’amant parfait. Fort, puissant, protecteur, et en même temps doux et passionné. Il est loin le moment où je lui avais décroché un coup de poing pour son article rageur…

Nos regards se croisent et je ris doucement quand il me fait des compliments sur ce qui vient de se passer. Je m’avance un peu, glisse mes lèvres contre son oreille et murmure d’une voix chaude.

Eh bien, gadjo, si tu veux voir le paradis, c’est en-haut qu’on va continuer…

Je lui mordille légèrement le lobe de l’oreille, avant de le faire se reculer d’un pas. Il se détache de moi, un peu à regrets, mais je sais que la séparation ne sera que de courte durée. Je descends du piano, restant totalement à poil, et je me dirige vers l’escalier en colimaçon qui mène à mon appart. Je l’entends qui me suis, et je décide de le laisser profiter de la contemplation de ma petite personne dans le plus simple appareil. Je laisse mon appartement dans le noir, lui prenant la main pour l’emmener dans ma chambre, et je le guide jusqu’à mon lit à baldaquin, aux montants en métal. Je le fais reculer, et au moment où il est debout, le lit derrière lui, je le pousse pour qu’il retombe sur la couette, et lentement, je me mets à quatre pattes et avance vers lui.

Alors gadjo, prêt pour une deuxième manche ? Tu m’as fait chanter, mais moi je vais te faire crier…

Et, m’installant à cheval sur lui, je me penche en avant pour prendre ses lèvres.

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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Lun 14 Juil - 1:44

Elle voulait jouer avec moi. A me provoquer, à m'exciter, à me donner la meilleure partie de jambes en l'air de ma vie. Je me surprenais à la vouloir pour moi, pour moi seul. Et elle l'était. Uniquement à moi. Le moindre de ses cris, qu'il soit étouffé par mes lèvres ou non, ne faisait que décupler encore plus mon excitation. Elle me faisait reculer pour descendre de son piano. Elle. D'une parfaite élégance, même nue, bougeait grâcieusement dans sa boutique. Je constatais qu'elle arborait un tatouage à l'épaule. Ce dragon gravé sur sa peau d'albâtre m'appelait. "Embrasse la. Serre la. Fais la gémir. Fais la jouir comme jamais elle n'a joui." Cette fougue, pourtant élégante comme une reine m'excitait. Pourquoi partait-elle ? Elle montait dans son appartement pour la suite, la seconde mi temps, la seconde manche, le deuxième round... Je la suivais, le sourire aux lèvres, comme pour lui montrer que j'allais jouer le jeu avec elle. Elle montait l'escalier. Je la suivais, comme un prédateur avant qu'elle ne décide de me prendre la main. L'appartement était dans l'obscurité la plus totale. Elle me guidait dans cette pièce dont la noirceur me faisait fortement penser à mon Imaginaerium, là où nous nous étions déjà dans mes fantasmes les plus fous, adonnés à des plaisirs identiques à ceux que nous avons expérimenté cette nuit pluvieuse et orageuse... Elle me poussait sur son grand lit. Notre nouveau terrain de jeu, plus grand et confortable que son piano. Mes yeux qui s'étaient habitués à l'obscurité virent la sorcière aux yeux de glace, aux cheveux d'aile de corbeau, aux mouvements à l'arrogante souplesse féline si insolente... Et puis ce collier qui brillait dans ces ténèbres, cet or et ce rouge étincelant de mille feux ardents... Une véritable succube avide de plaisirs de la chair qui m'envoutait. Elle voulait me faire crier et prit mes lèvres avec autorité. Elle voulait commander ? Elle allait se heurter à mon pur esprit de contradiction : Mon A d'Anarchie n'était pas là pour exprimer ma docilité... Les mains sur sa taille de guêpe et entre deux baisers brûlants, je répondis à la belle.

- Me faire crier, tu dis, ma belle..? On va voir ça... Tu veux faire la course ?

J'entrais en elle immédiatement après avoir terminé ma phrase. Elle s'approchait de moi. Elle m'excitait. Oh oui, elle m'excitait. Je voulais la dévorer, lui donner tout le plaisir qu'elle voulait, lui offrir tous les orgasmes qu'elle méritait. Je la mordais à son cou avant d'y laisser des suçons sur sa peau de lys, comme le coup de tampon disant "Cette femme est à moi !". J'enlevais mes mains de ses hanches avant d'en faire descendre une sur ses arrogantes fesses et l'autre dans le dos de sa nuque pour l'attirer encore une fois vers moi. Caresses, morsures, baisers et coups de reins pour aller au plus profond d'elle, je la submergeais de vagues de plaisir... Je me retirais au bout de quelques bruyants soupirs de sa part et lui imposais le changement de position. Je me retrouvais sur elle, mes mains sur son front, à dompter la femme sauvage que j'aurais certainement besoin d'attacher pour être sûr qu'elle ne bouge plus... Et encore, même avec ça... Le sourire aux lèvres, je murmurais contre les siennes d'un souffle chaud et avec un ton taquin.

- Soumets-toi, tu ne peux pas gagner cette course, ma belle... Démonstration...

Je n'attendais pas une seconde de plus pour prendre ses lèvres à mon tour, faire danser nos langues une nouvelle fois ensemble. J'entrais à nouveau en elle, profondément. Lentement, mais avec force, avec assurance, voire même de l'autorité. Je donnais des coups de reins francs mais lents en elle. J'entendais le moindre de ses gémissements qui pour moi, résonnaient comme une symphonie à plusieurs mouvements. A deux voix. Ce n'était pas neuf que je tirais mon plaisir de celui de ma partenaire, mais jamais je n'ai éprouvé un pareil plaisir dans d'autres bras que les siens, dans un autre puits d'amour... Le tonnerre grondait avec nos cris, nos gémissements et les quelques grincements du lit. Notre échange était brûlant, ardent, sauvage, sensuel... Tellement qu'elle comme moi, n'arrivions plus à nous retenir. Je suis même presque certain que l'on avait crié plus fort que l'orage... Après un échange parfait entre ses bras, je posais ma main sur son front, puis deux de mes doigts sur sa bouche comme pour passer un rouge à lèvres avant de m'approcher d'elle et de murmurer.

- Bon... Egalité pour cette fois ! Bonne nuit. Ma princesse.

Je lui donnais un baiser avant de sombrer, avec elle, dans le plus profond des sommeils...

La lumière du jour passait à travers les rideaux de ses fenêtres. J'ouvris un oeil, pensant voir la belle encore endormie. Ce ne fut pas le cas. Dommage... Je me redressais et regardais tout autour de moi. Ce n'était pas un rêve. J'avais vraiment passé la nuit à faire l'amour avec Nitzan, la belle et merveilleuse Nitzan, celle que j'avais à chacune de mes nuitées vue dans de belles tenues et positions aguicheuses dans les tréfonds de mon imaginaire... Cette relation qui était tout sauf normale était la notre. Je voyais encore un peu flou... Je me craquais les os avant de me remémorer toute cette merveilleuse nuit. Mais où était ma princesse ?
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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Dim 27 Juil - 15:32


On efface tout et on tente de recommencer

Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
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Depuis de longues semaines, on se tournait autour. Depuis de longues semaines on était attirés l'un par l'autre sans pouvoir l'expliquer, et sans pouvoir rien faire contre. C'était animal, c'était irréfléchi, c'étaient nos corps qui parlaient, plus que nos esprits. Et après de longues heures passées l'un avec l'autre, sans oser se toucher, à avoir des frissons électriques si on s'effleurait, la situation était plus possible. Rien que notre baiser sur le piano, quelques jours auparavant, avait été épique et intense. Mais là...

Autoritaire et déterminé, il m'a fait tutoyer les étoiles en utilisant ses talents insoupçonnés. Dans un sens, si j'avais su que c'était un amant si fougueux, j'aurais peut-être cédé plus tôt. Peu importe, cette nuit est magique. Jamais un homme n'avait réussi à me mettre dans un tel état. Jamais un homme n'était arrivé à me faire tout oublier, à embraser chaque fibre de mon corps, à m'amener à deux doigts de crier grâce. Il est fort et puissant, juste ce qu'il faut pour que je me sente protégée mais pas soumise. Et après de longues minutes d'une valse brûlante, on s'écroule l'un contre l'autre, brisés par la violence du plaisir qui nous a secoués. Ses mains me gardent contre lui, avec force et douceur, mais après quelques baisers, je lui fais signe de se pousser, avant de lui dire de me suivre dans mon royaume. Bien sûr j'étais épuisée, et mes jambes chancelaient encore un peu, mais ce qui venait de se passer était trop bon pour me contenter d'une seule fois. Il a allumé un feu qu'il va devoir éteindre, et on en est encore loin...

Je le guide à travers les ténèbres, pour garder un peu la magie de l'instant, et alors que je marche, et monte les escaliers, et que le tonnerre gronde dehors, un frisson d'excitation me parcourt la colonne vertébrale en le sentant simplement me suivre, derrière moi. Je le guide jusqu'à ma chambre et le pousse sur mon grand lit. Il est arrivé à me mettre à genoux et ma fierté m'impose à ce que ce soit moi qui le mette dans un état second. Après l'avoir fait retomber sur mon lit, je prends lascivement le dessus. Je sais que je lui plais, et je sais comment le mettre à ma merci. Après avoir pris mes lèvres, ses mains glissent sur mes cuisses, et je sens mes hanches rouler sous ses mains. Lentement, très lentement, je bouge. Au fil des secondes, des baisers et des caresses, la température monte à nouveau, et il répond enfin à ma provocation.

Je le regarde, avec un sourire de sale gosse sur mes lèvres, mais ces dernières s'ouvrent pour laisser place à un gémissement profond alors qu'il m'a prise par les hanches et qu'il entre en moi. Je crois que j'aurais tué n'importe qui qui aurait osé faire ça en temps normal. Sauf que cette forme de brusquerie me plaît. On commence à jouer à un jeu auquel on veut tous les deux gagner. Jamais personne n'ose me tenir tête. En général, les hommes que je ramène dans mon lit sont trop heureux de passer du bon temps avec moi, et se laissent gentiment faire. Lui me défie, titille ma fierté, et j'avoue que mêler sexe et affrontement manque pas de sel.

Je le sens profondément en moi, empalée sur lui. Et lentement je me penche pour l'embrasser, tout en commençant à bouger de façon diabolique. Il me regarde avec les yeux de celui qui est fou de désir, et je vois ses mâchoires se serrer alors que mes ongles griffent son torse, et il réplique en commençant à me mordre le cou. C'est mon amant, mon adversaire, un cheval que je dois dompter. Je gémis à chaque coup de rein, alors qu'il entre plus profondément en moi. Le plaisir remonte en flèche, et chacun de ses assauts est plus intense que le précédent.

Brusquement je me sens tomber, et j'étouffe un léger cri de surprise alors que je sens les mains de Tony me serrer avec force pour me faire rouler sur les draps. Maintenant je suis allongée, et Tony est sur moi. Il m'a eue, et il le sait. Il me regarde avec un sourire de vainqueur en me disant de me soumettre. Je ris.

Si tu veux me soumettre il va falloir me tuer...

Il reprend mes lèvres, et je sens son corps s'arquer, avant d'entrer lentement en moi, d'une seule poussée. Nouveau gémissement que je ne peux pas étouffer qui n'est que le premier d'une longue série. Il est plus grand, plus fort que moi, mais pourtant je sais que c'est un jeu auquel on joue, et que si je lui demandais d'arrêter, il obéirait. Sauf que curieusement, j'aime sentir qu'il a l'ascendant sur moi. Son front est presque contre le mien alors qu'il entame de longs et profonds va-et-vient. Ma tête bascule en arrière alors que mes jambes se nouent contre les siennes, et j'accompagne ses mouvements, le souffle court et rauque. Jamais je n'avais connu ça. Mes muscles me supplient d'arrêter, mon corps tremble d'épuisement, et pourtant c'est la première fois que je prends autant de plaisir.

Petit à petit mes gémissements se font plus plaintifs, jusqu'à l'apothéose. Il me faut quelques secondes pour retrouver mon souffle, et me remettre, gardant toujours Tony contre moi. Et en moi. On se regarde, et il me sourit tendrement en me caressant les cheveux, avant de parcourir distraitement mes lèvres. Je sais qu'il existe une alchimie en musique, quand deux personnes, sans se concerter, arrivent à faire des choses géniales avec leurs instruments. Et bien lui est celui qui m'a fait éprouver les choses les plus violentes et les plus intenses. Après de longues minutes de silence, et un baiser, il me souhaite bonne nuit en m'appelant ma princesse, et me garde contre lui alors qu'il s'endort.

J'ai dormi comme une souche, mais Poe me tire du sommeil en me léchant le visage. J'ai dépassé l'heure de son petit déjeuner et monsieur se sent hautement frustré. Je me lève, et c'est là que je me rappelle de la nuit que j'ai passée. Tony est toujours endormi, l'air paisible. Tu m'étonnes. Je sors discrètement de sous les draps, enfile un jean et un grand t-shirt et descends à pas de loups jusqu’à la boutique encore fermée. Bon, on est jeudi, en général y’a pas foule, alors pas grave si j’ouvre un peu plus tard que prévu. Je commence à m’activer, déballant des livraisons pendant que je ressasse tout ce qui vient de se passer. Le mec qui a failli détruire la carrière de notre groupe, le mec qui m’a fait du mal physiquement, me démettant la clavicule, m’obligeant à porter une attelle pendant trois semaines…le mec avec qui j’ai passé la nuit la plus intense de ma vie. Si hier soir, j’ai agi sur une pulsion, là la réalité revient à la charge, et je me demande si j’ai pas fait une connerie. Nana m’a dit de se méfier de lui, et l’esprit qui le possède est salement coriace… Mes mains agissent seules pendant que mon esprit est en vrac, mais j’entends des pas. Je lève la tête, et je vois Tony qui est descendu de mon appart et qui s’approche de moi. J’inspire profondément et je souris légèrement.

Euh…salut ! Tu… tu dormais comme une masse et j’avais du boulot alors je… suis descendue. Tu peux te faire un café, ou un thé, enfin… ce que tu bois d’habitude…


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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Mar 5 Aoû - 13:21

Ma nuit était bonne. J'ai passé une des meilleures nuits de ma vie. Je pose un pied sur le plancher. Les images dans ma tête se succèdent... Moi en elle, nous qui nous embrassons sauvagement, comme si nous étions des bêtes sauvages et des amants qui cherchent à jouer l'un avec l'autre au jeu auquel on est deux à vouloir gagner. Je me regarde dans un miroir. Aucune marque de Lui. J'étais en pleine possession de mes moyens. Pourtant c'était quelque chose qui s'était emparé de moi. Nitzan est absente. Certainement en bas. Sans faire attention à ma tenue, ou plutôt, mon absence de tenue, je descends les escaliers. J'attrape mes vêtements restés en bas à côté du piano sur lequel on a commencé le premier round. Je m'approche de la pièce principale de la boutique, là où la princesse est. Elle me salue et s'explique sur sa présence en bas et non dans le lit avec moi. Je lui réponds d'un baiser sur sa joue.

- Salut, princesse... Ne... 'Fin... T'excuses pas, c'est normal, je t'en veux pas. Après tout, je sais ce que c'est aussi, le travail. Je vais acheter des pâtisseries, je reviens. A tout à l'heure.

Je tourne les talons et sors de la boutique. Sur le chemin, je me sens bizarre. Je l'avais embrassée. Certes, sur la joue, mais je l'avais embrassée... J'ai senti que quelque chose n'allait pas. Je marche sur le bitume du trottoir, perdu dans mes pensées. Je me rappelle vaguement de tout ce qui est arrivé hier soir. Une soirée au bar pour fêter l'enregistrement de la chanson... Alcool. Beaucoup d'alcool a été bu. Il pleuvait beaucoup, il y avait de l'orage... Nitzan et moi qui sortons du bar. Moi qui la raccompagne chez elle... Le baiser. Le premier baiser... Puis le premier round sur le piano. Et le second, dans son lit... Ce duel, cette course, cette compétition... Je me retrouve devant la boulangerie française et sors de mes pensées où c'est le chaos. J'achète des feuilletés à la framboise et aux amandes, des croissants, des escargots au chocolat et des chaussons aux pommes. Tout est bien chaud. Je retourne à la boutique. J'ai l'impression d'être la moitié de moi même, mais en même temps, je me sens complet en la présence de la belle aux yeux de glace. Il ne se manifeste pas. C'est étrange. Depuis des jours entiers, je ne l'ai pas vu. Même pas dans l'Imaginaerium... Je pose ma main sur la poignée de la porte et l'ouvre. Je pose le sac de viennoiseries sur le comptoir et m'adresse à la dame aux cheveux d'aile de corbeau.

- Je ne bois pas le matin. Sers toi, vas-y, je sais que tu aimes bien ça.

Je sens un léger malaise dans l'air. Je la regarde dans les yeux... J'ai l'impression qu'elle me cache quelque chose. Je dois savoir... Je dois savoir si c'est le cas. Elle a quelque chose à me dire et je le sens.

- Nitzan. Dis moi ce que t'as... Je sens que t'es pas bien... Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir ? On avait envie tous les deux de faire ce qu'on a fait, c'était génial, il me semble... Mais depuis que je suis debout, je te sens distante. Pas froide, mais je vois qu'il y a un truc...

Je saisis un escargot que je mange lentement. Je sais que j'aurai une réponse. Tout ce que je veux... J'ai peur qu'elle me prenne pour un plan cul, ce que je n'ai jamais cautionné...
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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Sam 30 Aoû - 13:26


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On est vraiment dans le cas typique du malaise d’après. Hier soir la nuit, l’orage, le fait qu’on se soit tournés autour de puis des semaines avant de céder enfin, c’étaient les hormones qui avaient parlé. Sauf que là, les paillettes ont laissé place à la gueule de bois, plus au figuré qu’au propre mais quand même. Enfin… maintenant que le mal est fait, faut assumer. Première étape, fuir discrètement. Même si je sais que l’explication sera inévitable, je préfère qu’il me retrouve une fois habillé que de devoir le rejeter quand il va se réveiller et me sourire béatement, se penchant pour m’embrasser. Hors de question.

Je me faufile, nourris le fauve qui retourne à ses occupations, à savoir dormir comme un bienheureux sur le canapé, et je descends au magasin. Au moins ça m’occupe les mains, même si mon esprit gamberge. Qu’est-ce que je vais lui dire ? Comment ça va se passer, le moment où il va descendre la bouche en cœur, tout joyeux de notre nuit torride, en mode amoureux transi ? La grosse merde…

Je l’entends descendre et mon cœur s’emballe. Tout comme mon estomac qui se noue. Je me lève, et heureusement, il dépose seulement un baiser sur ma joue. On a au moins évité le baiser langoureux. Même s’il m’appelle princesse. Putain y’a qu’au camp en Roumanie où on m’appelle comme ça, parce que c’est vrai, mais ici, dans sa bouche, j’ai l’impression de sentir une écœurante over-dose de rose et de paillettes. J’ai à peine le temps d’en placer une qu’il me dit qu’il va chercher le petit dej.

- Je…okay, c’est sympa. Merci !

Je soupire de soulagement. J’ai gagné un peu de temps, mais s’est seulement reculer pour mieux sauter. Entre temps je me fais un café bien noir, et je lève le nez d’une étagère de partitions quand j’entends le carillon de la porte résonner. Il est de retour. Je m’approche de lui et lui souris.

- Wow, c’est super. J’adore ce qu’ils font. Avec ce qu’il y a dans le paquet, j’ai de quoi avoir du diabète et du cholestérol ! Je rigole. Merci pour le déjeuner.

Je m’installe face à lui, attrapant un truc divin aux amandes, et descends une gorgée de café. Il ne dit rien, et moi je me planque derrière le petit déjeuner, jusqu’à ce que ce soit lui qui attaque le débat, et se lance dans les choses sérieuses. J’avale ma bouchée, repose ce qui reste du truc délicieux, je bois une gorgée de café et me frotte le bout des doigts pour en enlever le sucre. Je lève enfin les yeux vers lui.

- Ecoute Tony… cette nuit… était vraiment cool. Très très cool. Mais… par rapport à ce qui s’est déjà passé entre nous je…

J’inspire profondément. Le souvenir de la peur que j’ai eue, de la frayeur alors qu’il a été à deux doigts de me démonter, et m’avoir démis la clavicule revient au pas de charge.

- J’ai pas… tu as plombé mon groupe. A cause de toi, on est passés près, très près de lâcher le groupe, avec les garçons. Et tu m’as blessée. A cause de toi j’ai eu une attelle pendant trois semaines. Il risque de se passer quoi, si on continue à se voir ? Hein ? Celui qui te possède est une putain de bombe à retardement. J’ai eu de la chance d’avoir été protégée la fois où tu m’as cognée. Je veux pas avoir peur. Peur qu’il arrive un truc, que tu te contrôles pas…


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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Mer 3 Sep - 12:18

Je reste pendu à ses lèvres, dans l'attente d'une réponse. J'ai l'impression de sentir la lame d'un couperet sur ma nuque et qu'il finit par s'enfoncer quand j'entends ce qu'elle me dit. J'ai l'impression d'avoir été une queue. Juste une queue. A l'intérieur de moi, je me sens brûlant. Non pas d'excitation, mais de colère. De rage. Pourtant, je ne peux pas éprouver ça. Ce côté là, c'est le rayon de mon alter égo qui est aux abonnés absents depuis le restaurant... Je suis blessé. Je serre un instant le poing, comme pour en enlever la moiteur. Je ne suis pas en colère. Non. Je ne suis pas furieux. Non... Je serre les dents quand elle développe son propos. Je la comprends, en un sens. Il est dangereux. Très dangereux... Je prends un instant pour chercher mes mots et lui réponds, la voix un peu cassée et, je l'avoue, au bord des larmes. Je passe pour un puceau, pour un sentimental, pour un chouineur. Mais j'en ai rien à foutre. Je veux lui dire le fond de ma pensée, d'un coup.

- Nitzan. Je t'ai jamais fait de mal. C'est... lui qui t'as attaquée, qui a plombé ton groupe. Mais ose me dire que j'ai pas rattrapé ses conneries... Je t'ai invitée au restau pour calmer le jeu, tout effacer, tout recommencer. Je veux pas me fâcher avec toi. J'ai joué de mes relations -et ouais, c'est cliché, mais le fait d'être d'ascendence juive, ça en donne plein, des relations...- pour réparer mon erreur ! J'ai réécrit l'article qu'IL a écrit ! J'ai pensé tout de suite à toi, à vous, quand Green m'a appellé totalement en panique parce que le groupe qui devait faire sa bande son l'a lâché, je vous ai trouvé des endroits où jouer, je me suis excusé un bon nombre de fois, donc pour votre carrière, je pense que j'ai fait ce qu'il fallait.

Je n'ai pas fini. Je veux qu'elle puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. Et tant que j'ai pleine possession de mes moyens, je profite pour lui dire tout ce que j'ai sur le coeur. J'ai peur. Oui. Peur qu'elle me laisse seul avec ce démon. Peut être même... Peur de la perdre. Je marque une pause et reprends ce que j'ai à lui dire.

- Tu SAIS que je n'ai AUCUN contrôle sur lui depuis le début, d'ailleurs, je sais même pas comment ça se fait qu'il soit pas revenu faire chier son monde. Depuis notre soirée au restau, silence radio. Et d'ailleurs, encore maintenant, je sens pas sa présence en moi. Alors, ok, je sais que c'est une bombe à retardement que j'ai dans la tête, que c'est égoïste, mais je veux pas qu'on arrête de se voir ! T'as eu peur quand on a fait l'amour sur ton piano et dans ton pieu ? T'avais pas l'air, en tout cas... Ca prouve qu'il peut y avoir un lendemain entre nous. Regarde mes yeux. Ce sont ceux de quelqu'un qui te ment ?! J'ai des sentiments pour toi, bordel ! Tu comprends ça ? Je t'..!

Je m'arrête, les larmes aux yeux. J'ai avalé ma salive de travers. Je suis sur le point de dire un truc que j'ai dit qu'à Emma. Si j'ai tourné la page de mon histoire avec elle, celle avec Nitzan ne doit pas se finir. Pas sur une connerie. Pas à cause de lui. Non. Je me frotte les yeux quelques instants avant de reprendre.

- Excuse moi.

Je baisse un instant les yeux, vers le sachet de pâtisseries qui disparaissent les unes après les autres. Je la regarde. D'abord sa bouche, puis son nez. J'ai peur de croiser son regard... Mais je l'affronte. Je parle doucement, après avoir retrouvé une voix à peu près normale.

- Tu me crois..? Tu me crois quand je te dis que je peux l'affronter..? Je veux pas passer pour un con, pour un bébé ou un dépendant à tes yeux, mais je sais que sans toi, j'y arriverai pas. C'est pas une mise en garde, je sais que ça se passera comme ça. Nitzan. Me laisse pas seul avec ce démon. J't'en prie...
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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Mar 9 Sep - 13:11

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On efface tout et on tente de recommencer

Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow; - vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow - sorrow for the lost Lenore -
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore -
Nameless here for evermore. (E.A Poe, Nevermore)
Tony & Nitzan

La discussion a vite, très vite tourné au vinaigre. De petit déjeuner un peu gênant post-sexe-non-prémédité, on bascule à un règlement de comptes un peu moins intense que nos parties de jambes en l’air. Il m’a demandé ce qui allait pas, et j’avoue que j’ai vidé mon sac. Autant que les choses soient claires tout de suite. Il encaisse, yeux baissés, il serre les dents. Un silence assourdissant résonne dans le magasin une fois que j’ai fini de tout dire. De parler de ce qui me fait peur. De lui qui me fait peur, et de ce qui pourrait m’arriver. Je suis attirée par lui, comme jamais je l’ai été par quelqu’un d’autre, mais en même temps c’est une bombe à retardement et j’ai pas envie qu’elle m’explose à la gueule. Ma vie est déjà bien assez compliquée à gérer comme ça, entre mon magasin, mon groupe, mon don, et Maddy, dont j’ai accepté de m’occuper, j’ai pas franchement envie de m’ajouter une charge en plus. Surtout que c’est celle de finir roustée.

Puis il parle. Il essaie d’être calme mais je sens qu’il est touché par ce que je lui ai dit, et par ce qu’il me répond. Je plonge mes yeux dans les siens et j’écoute. Je l’écoute, mon petit pain entre mes doigts poisseux et immobiles. Je me mords la lèvre à certains moments, mais je l’interromps pas.

Tony. Cet esprit, il est en toi. Je sais que c’est lui qui avait pris l’ascendant à chaque fois que les choses sont parties en live. Je sais. Sauf que vous êtes à deux dans un corps. Tu m’as fait peur. Tu m’as blessée. Et ça, avoue-le, tu peux pas être absolument sûr, tu peux pas vraiment me promettre que ça se reproduira plus jamais. C’est pas avec un restau et une proposition de plan pour une chanson que tu peux me faire oublier que j’ai eu PEUR ! Comment tu veux… Comment tu veux que je…qu’il se passe quelque chose si… si je vais vivre chaque jour avec la trouille au ventre ! Oui c’était cool de l’avoir fait, de t’être démené, mais… ça n’empêche que j’ai eu la trouille. Je veux pas avoir peur de mon… de mon mec ! Et si un jour ça dérape ? Hein ? Et si un jour je termine dans un lit d’hôpital ou à la morgue parce que l’autre aura eu une sale journée ? A part des fleurs sur ma tombe tu pourras rien faire ! Quand on s’est envoyés en l’air on s’est lâchés. On en avait envie, on a succombé.
C’était génial, je le dis pas. Vraiment. Mais si y’a quelque chose de plus que de cul, , y’aura le quotidien, la vie de tous les jours, des milliers de situations où l’autre pourra péter un plomb et encore tout foutre en l’air !


Je m’arrête. Je me sens mal, parce que je suis torturée entre ce que j’éprouve pour lui, l’attirance, la curiosité. Il est drôle, gentil, talentueux, et un putain d’amant. Mais il est possédé. Une equation que je suis pas capable de résoudre. Il s’excuse, et baisse les yeux. Lui m’a quasiment avoué qu’il m’aimait. Ca me tue. J’ai envie de… je sais pas. Je sais pas ce que je veux. C’est le bordel, et tout se bouscule. Toutes mes histoires ont foiré dans le passé. Personne est assez taré pour vouloir se coller avec une medium roumaine, princesse d’un camp de gitans, qui a son magasin de musique et son groupe de rock. Trop de trucs pour les mecs moyens. Tony est différent. Il est différent mais dangereux. Très dangereux. Je prends quelques secondes, à tout peser dans ma tête. Essayer de trouver une solution. Enfin j’inspire profondément, avant de lever les yeux vers lui. Ses mots me touchent plus que tout ce qu’on a pu me dire. Jamais je me suis sentie aussi importante pour quelqu’un, à part pour Maddy.

Je… Si tu veux que… qu’on tente quelque chose il… va falloir que tu me prouves que… je risque rien. Que chaque moment que je passe avec toi, au final, risque pas d’être le dernier. Vraiment. Je te donne un mois. Un mois pour convaincre que je risque rien. Un mois pour me faire découvrir ce que c’est que d’être amoureuse. La balle est dans ton camp Tony.

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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Jeu 18 Sep - 15:29

Elle me répond. C'est un ouragan qui arrive droit sur moi. Je m'attends à une tirade qui dure des plombes pour finalement me faire jeter comme un malpropre. Elle a raison sur beaucoup de points, voire tous. Il lui a fait peur. Je peux le comprendre. Cette machine à tuer est dans ma tête que je le veuille ou non. Il est mon côté obscur, sauf qu'il est particulièrement puissant. Si je n'ai pas senti sa présence ces derniers jours, on cohabite quand même dans l'Imaginaerium, même si je ne l'ai pas vu dans les tréfonds de mon esprit... C'est vrai que le jour où il aura le contrôle, elle risque en effet d'être en danger de mort... Mais je la veux. Je veux être près d'elle, je veux sa présence... Elle m'attire. Je l'aime. Cette relation est étrange, je ne l'explique pas, mais je ne veux pas qu'elle s'arrête... Je ne le veux pas ! Je hoche simplement de la tête, ne sachant pas quoi répondre, ayant la gorge nouée. Elle s'arrête. J'ai l'impression qu'une lame en cristal me fouille l'intérieur du coeur... Mais elle reprend. Elle nous laisse une chance. Je revois une lueur d'espoir... Je sens que tout se relâche un peu dans mon corps et mon esprit. Je dispose d'un mois pour lui prouver que je peux affronter mon alter égo sans la mettre en danger. J'ai conscience que ça va être dur. Mais elle est à elle seule une motivation bien assez suffisante pour essayer de garder le contrôle sur la bête... C'est à moi d'agir. Il ne la touchera pas. Il ne la touchera plus...

- Je... Saurai te prouver que tu risques rien avec moi... Je te cache pas que c'est combat difficile, mais j'ai confiance en moi. Je vais y arriver... Merci. Merci de me laisser une chance, de nous laisser une chance... Tu ne le regretteras pas, Nitzan.

Exprimé comme ça, on s'attend plus que je serve d'aspirateur ou je sais quelle connerie qu'on nous sort chez les vendeurs au porte à porte ou au télé achat. Mais elle me trouble tellement que j'en perds mes mots. Dans ma tête, c'est le bordel. C'est là que je pose ma main sur sa joue et après une longue caresse et l'attente d'une réaction de sa part, je l'embrasse. Cette bouche, ces lèvres, tout ça me transporte ailleurs... Je détache finalement mes lèvres des siennes, à regrets avant de lui sourire.

- Je ferai tout mon possible pour te rendre heureuse... Tu as ma parole...

Notre petit déjeuner se finit vite et mes obligations me font la quitter bien trop tôt à mon goût. Je l'embrasse une nouvelle fois avant de partir et je rentre chez moi. Je prends un bain chaud, me remémorant chaque scène avec elle... Je m'endors un instant dans l'eau et l'imagine, elle, nue à côté de moi dans la baignoire... On se sourit, on s'embrasse... Je me réveille en sursaut. La sonnette. Je saute dans mon peignoir et vais ouvrir. Green. Je lui souris et le fais rentrer. Immédiatement, suit la conversation que je n'attendais pas avant quelques jours...

- Super Cohen, tu viens de me sauver la mise !
- Oh ? Tu as aimé la bande son ?
- Ab-so-lu-ment ! La voix de cette femme est transcendante, les accords de piano sont excellents, tu es un pur génie, le film sera par-fait !
- Et pourtant, cette femme, tu l'as pas entendue faire du pseudo punk... Tu bois quelque chose ?

Je souris à ma blague privée avant de le guider vers le salon. Je lui sers un verre de whisky avant de monter enfiler quelque chose de plus décent. Une fois redescendu, je m'installe sur mon fauteuil en cuir en face de lui. Je le vois finalement sortir son chéquier. Pour Nitzan, ça sentait bon. En temps normal, il vient une semaine ou deux après que je lui ai suggéré d'engager un groupe avec telles chansons... S'il est là aujourd'hui, c'est qu'il a vraiment adoré ce qu'il a écouté...

- Alors dis moi tout. Combien demande la dame ?
- Elle n'a pas fixé de tarifs. Mais je pense que je peux le faire... Sachant qu'elle exige que ses deux collègues soient aussi rémunérés...
- Six mille?
- Je t'ai connu plus généreux, Shawn...
- Neuf mille. Trois mille par tête et mille cinq cents pour ta commission ?
- Ca me semble honnête...

Trois mille dollars chacun, c'est un bon début. Si je n'ai pas vraiment besoin de ma part, je ne peux pas refuser. Après tout, les bons comptes font les bons amis, et lui, est un très bon ami... Il prend une gorgée de whisky avant d'écrire sur son chéquier. Il décroche un chèque au montant de mille cinq cents dollars. Il en griffonne trois autres indiquant la somme de trois mille dollars et me tend les quatres pièces comptables.

- En te remerciant.
- C'est moi qui te remercie.

On trinque alors à l'avenir de Nitzan. Le reste de la journée se passe bien et je range les chèques dès que j'ai un instant. De toute façon, je reverrai la dame aux cheveux d'aile de corbeau bien assez vite... La journée du lendemain se déroule sans encombre, rien à critiquer. Je reste à la maison tranquillement, sans aucune présence indésirable. Puis le surlendemain, vendredi, en fin d'après midi, voire le début de soirée, je m'habille pour sortir. Je me rase de près, prends les trois chèques qui n'ont pas de nom, sors la voiture et vais au magasin. Comme à son habitude, Nitzan est là, fidèle au poste. Je lui adresse un sourire et m'approche d'elle pour la prendre dans mes bras et lui donner un tendre baiser.

- Bonsoir, Nitzan... J'espère que tu as rien prévu pour ta soirée parce que je te réquisitionne. J'ai une petite surprise pour toi... Qui devrait beaucoup te plaire !

Elle ferme la boutique et nous voilà partis en voiture. J'ai envie de l'inviter au restau. Je pense à un indien, en espérant qu'elle en ait envie... Je reste muet sur la surprise que je cherche à lui faire. J'ai envie de la surprendre, de lui faire plaisir et de lui montrer que je peux être un homme parfait pour elle... J'ai du mal à garder le silence et j'ai un large sourire aux lèvres. Un sourire naturel. Aucune ombre qui ne serait pas invitée... J'en viens même à me demander s'il n'est pas parti... On arrive alors au restaurant indien. On nous installe à table et les menus nous sont distribués. Je souris. A l'aise. Oh oui, à l'aise en sa compagnie... Je prends la parole, d'une voix joyeuse...

- Alors dis moi tout... Ta journée s'est bien passée ?
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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Mer 22 Oct - 15:35

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Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
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J’ai jamais aimé les grandes discussion sérieuses, et là on est en plein dedans. Le genre de moment gênant où on doit dire des choses qui font pas forcément plaisir, au contraire. Je sais que Tony est un mec bien. Je sais qu’il a rien à voir avec l’esprit qui le hante. Sauf que… sauf que je dois aussi me prendre en compte. Me protéger. Je sens que je compte beaucoup pour lui, qu’il éprouve des choses pour moi. Qu’il m’aime, comme il me l’a à moitié avoué. Alors je déteste ne pas pouvoir lui répondre la même chose, de pas lui sauter au cou et qu’on s’envole tous les deux sur une licorne dans le soleil couchant sur un arc-en-ciel. La vie est pas un film, même si la mienne s’en approche parfois, et il est temps de redescendre sur terre. Je peux pas être avec un mec dont j’aurai peur. Un mec avec qui je devrai toujours être sur la défensive pour pas froisser l’esprit qui l’habite. Hors de question. J’ai toujours bataillé ferme pour être indépendante, fière, et ne rien devoir à personne, alors c’est pas pour qu’un type réduise tous mes efforts à néant. Pourtant, je peux pas me résoudre à le repousser totalement. Je m’entends lui donner un ultimatum, à lui laisser une dernière chance.

Au lieu de s’énerver, parce que je lui force la main et je lui impose un délai, il… sourit. Il a l’air soulagé et content. C’était peut-être ce qu’il attendait, qu’on lui fasse confiance. Je le regarde alors qu’il me promet de tout faire pour que ça déconne plus, et pour que je risque rien. Je lève les yeux vers lui quand il caresse ma joue, et après quelques secondes il m’embrasse. Le genre de baiser qui veut dire plein de choses, qui fait plein de promesses. Je hoche la tête doucement quand il me répète qu’il veut me rendre heureuse, et il file quasiment tout de suite après. C’est dur de se retrouver seule après cet ouragan qui vient juste de me tomber dessus. Je suis vraiment pas productive, la tête ailleurs, me demandant si j’ai bien fait de lui promettre tout ça. Heureusement que Maddy vient me rappeler à la réalité, et m’occupe de lui me change un peu les idées et me force à me concentrer sur quelque chose d’autre.

Je reprends ensuite le cours de ma vie, m’occupant de la boutique, de Maddy, retournant faire une répète avec les garçons. Ma petite routine bien réglée. Mais pourtant j’ai aucune nouvelle de lui. Pendant deux jours. Je mentirai en disant que je regarde pas frénétiquement mon portable pour voir s’il m’a contactée, mais rien. Est-ce que c’est ça ce qu’il appelle « me rendre heureuse » ? Ou alors il veut pas être trop collant ? Bordel les mecs sont chiants et compliqués, pire parfois que des nanas ! Enfin, le vendredi soir, j’ai du monde à la boutique, et je m’occupe de mes clients, pendant que Maddy range sagement les vinyles d’occase. La cloche tinte mais je suis trop occupée à discuter des différentes marques de cordes de guitare que je ne remarque pas Tony qui est entré, et je sursaute quand il s’approche de moi. Quand j’ai terminé avec le gars, il me prend dans ses bras et m’embrasse. Le genre baiser de comédie romantique, d’amoureux transi. C’est… c’est agréable, vraiment.

Je souris, un peu surprise quand il me dit qu’il me kidnappe pour la soirée, et je tourne la tête vers Maddy, qui est encore un peu plus loin.

Attends, je dois juste le prévenir.

Je m’éloigne un peu, préviens mon petit chat qu’il sera seul ce soir, mais que je renterai pas tard. Je l’embrasse sur la joue et lui ébouriffe les cheveux avant de fermer le magasin après m’être occupée des derniers clients. J’attrape mon sac, envoie un baiser à Maddy qui me fait un petit « coucou » en remontant chez nous, et je suis Tony dehors.

Je suis curieuse de savoir ce que tu me prépares, vraiment. Encore un vinyle rare ? Ou un instrument ? Pour le collier, c’est con mais je l’ai pas perdu depuis !

Après qu’on se soit garés, il m’emmène dans un restau indien. Bonne idée, ça fait des siècles que j’ai plus pris de poulet Tikka Massala, et les parfums qui flottent me donnent l’eau à la bouche. Je le suis à l’intérieur et m’installe face à lui à la table qu’il a réservée pour nous. Il a l’air bien, détendu et content, et j’avoue que je suis agréablement surprise par son idée, et impatiente par sa surprise. Je souris en coin quand il gagne du temps.

Oui oui, journée normale… un peu de monde comme on est vendredi. A part ça rien de spécial et toi ?


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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Ven 24 Oct - 12:37

La soirée s'annonce très bien en compagnie de la belle aux cheveux d'aile de corbeau. Ces deux jours sans elle ont été pénibles, vraiment. J'ai eu mille fois envie de lui envoyer un message mais je craignais qu'elle ne me trouve trop collant. Ce n'était pas forcément la meilleure idée du siècle... Je compte bien me rattraper ce soir. J'ai un large sourire aux lèvres. Elle est impatiente de sa surprise et elle ne sera pas déçue... Elle ne sait pas ce que je lui prépare. Ca me donne un certain contrôle que j'apprécie. Je sais que ce que ça lui fera plaisir. J'attends simplement le bon moment pour sortir ma carte... On discute simplement de notre journée. Pas grand chose à dire. On nous apporte les menus. Je la regarde l'ouvrir et je fais de même, ne la lâchant pas pour autant des yeux. Je suis sous le charme. Je me sens bien, calme, de bonne humeur... Les ténèbres sont loin de mon coeur. Je me sens revivre à chaque fois que je suis auprès d'elle.

- De mon côté, pas grand chose à part la routine du travail... J'ai écouté vite fait un nouveau groupe pas trop connu et je dois les voir en concert dans pas très longtemps pour écrire une critique dessus...

Je cherche le plat qui me fait le plus de l'oeil sur le menu en laissant quelques secondes s'écouler. L'agneau tikka massala me tente bien, changeant du poulet et préférant la viande plus tendre... Je finis par poursuivre en posant mon menu.

- Tu peux venir aussi, si tu veux, ça pourrait être sympa de sortir à un concert tous les deux... Bon, dans le cadre de mon travail, ok, mais après tout, ça reste un concert...

Le serveur arrive et on commande nos plats et nos boissons. Alors que je reste à l'eau gazeuse, Nitzan ne se prive pas pour prendre un peu d'alcool. Après tout, elle ne roule pas... Je souris au serveur alors qu'il s'empresse d'aller passer notre commande au cuistot. Je regarde Nitzan avant de lui sourire également. Je pose ma main sur la table, devant la sienne. J'hésite à la poser sur la sienne. Et si elle trouvait ça trop... Gnangnan ? Précipité ? Déplacé ? Timidement, je me décide finalement à poser mes doigts sur les siens. Rien qu'à la toucher, mes doigts ont chaud et mon coeur aussi... Je regarde ses yeux de glace longuement. On ne parle pas. J'ai l'impression qu'on est en dehors du temps... On est ramenés à la raison -en tout cas moi-, quand le serveur revient avec nos plats. Notre contact est rompu. La magie n'est pourtant pas brisée, contrairement à notre premier baiser sur le piano qui a été interrompu par la chute inexpliquée d'un présentoir... Mes lèvres se rappellent de cet échange si bon et je ne peux que sourire à cette réminiscence. Avant de commencer à manger et après que le serveur nous ait souhaité une bonne dégustation, je me mets à lui parler.

- En parlant de travail... Figure toi que Green est passé lui-même chez moi pour me remercier de la chanson que tu as faite... Ce n'est pas un secret, il est juif. Et comme beaucoup de juifs -je le suis, je peux me servir de ce cliché-, il a des relations. Beaucoup de relations. Et ça, pour toi, pour Firefly, c'est une très bonne chose. Il nous a rémunérés. Enfin, par "nous", j'entends toi, les garçons et ma commission... Il voulait d'abord vous verser deux mille dollars chacun... Mais j'ai refusé.

Je la vois déjà être surprise. A moins qu'elle ne se mette en colère ? Certes deux mille, c'est beaucoup. Mais c'est pour mieux lui annoncer la suite... Je sors de la poche intérieure de mon cuir les trois chèques qui sont destinés à chacun des membres de Firefly et les dépose face verso devant Nitzan.

- Je l'ai connu plus généreux. Et finalement, on a convenu d'une somme pour vous rémunérer tous les trois... Je vous ai légèrement surclassés. Sachant qu'il est venu en personne me remercier et le lendemain de l'envoi de la chanson, il vous a lâché trois mille dollars chacun. J'ai trouvé ça plus honnête. Je le connais bien, Green... Bref ! C'est sur cette bonne nouvelle que je te souhaite un bon appétit !

Je prends mon verre d'eau gazeuse et trinque avec elle, à sa réussite, à l'avenir de Firefly sur la scène. Je suis content d'avoir réparé les conneries de mon alter égo. Vraiment...
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MessageSujet: Re: [-18] On efface et on tente de recommencer [Feat. Nitzan] Ven 7 Nov - 19:00


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Je me suis engagée dans un truc risqué en lui donnant une chance. Je le sais. Je le sens. Mais le cœur a parfois ses raisons, tout ça. J’aurais dû me contenter de cette nuit magique, et de cette chanson qu’on a bossée tous les deux, mais quelque chose me pousse à lui laisser sa chance. Une seule et unique chance. Quand je lui ai posé les termes du contrat, j’ai d’abord eu peur qu’il m’envoie chier, me disant que j’en demandais trop, ou que je me prenais pour une princesse. Mais non. Il a eu l’air au bord des larmes que je lui accorde un sursis. C’est con, mais ça m’a touchée.

Après notre sorte d’accord à l’amiable sentimental, il me laisse, m’abandonne pour deux jours, avant de débarquer au magasin comme une fleur, en me disant qu’il veut qu’on sorte. Et qu’il a une surprise pour moi. J’accepte, ferme le magasin, et vais presque coucher mon Maddy, un poil inquiète de le laisser seul pour la soirée. Oui, je m’inquiète pour mon garçon de 35 ans que je dois laisser seul quelques heures… Enfin, il faut que j’apprenne à couper le cordon, et je suis Tony dehors, avant de monter dans sa voiture. Il nous conduit jusqu’à un indien. Bonne idée. On s’installe, je lui souris en même temps que je parcours le menu, mais mon choix est vite fait. Je lève les yeux quand on commence à parler de la pluie et du beau temps, et il me propose de l’accompagner à un concert qu’il doit chroniquer pour le boulot.

Ouais, ça pourrait être sympa ! J’aime bien musarder pour écouter de chouettes groupes du coin. Et une occasion de sortir et d’écouter de la bonne musique, ça se refuse pas.

On se sourit, commençant à se sentir à l’aise, et j’ai juste envie de me moquer gentiment de lui quand je le vois hésiter à prendre ma main. C’est mignon, on dirait un ado avec sa première copine. On parle un peu de tout et de rien avant qu’on amène nos plats. La vache ça donne envie. Une fois que tout est déposé, le serveur disparaît et Tony relance la conversation. Je l’écoute tout en mettant un peu de riz puis de poulet depuis les plats en cuivre jusque dans mon assiette. Je relève la tête quand il parle de Green, le type pour lequel j’ai composé cette chanson, pour son film.

Ah ouais ? Tu penses qu’il pourra nous trouver des opportunités ?

Je m’arrête, quand il annonce qu’il a déjà touché notre paie pour la chanson. L’achat des droits et autres. Je hausse un sourcil, intéressée, et sursaute presque quand il annonce une première somme de deux mille dollars chacun, pour Jeff, Nate et moi. Mais ce con laisse mariner le suspense, et prend quelques secondes avant de me dire qu’il avait réussi à négocier pour qu’on s’en sorte à trois mille dollars chacun. C’est juste… juste énorme. Surtout pour les garçons. Autant Jeff, à la banque, s’en sort bien, autant Nate, au garage, galère par moments. C’est une occasion en or pour lui. Je me réjouis déjà à l’idée de l’appeler pour lui annoncer la nouvelle. J’hésite une seconde, avant de prendre la parole.

Tu crois que tu pourrais changer le montant de mon chèque ? Je pense garder que mille dollars. Et donner les deux autres à Nate. Il galère salement, et il a pas la chance d’avoir hérité d’une vieille grand-mère comme moi… J’ai de quoi vivre, le magasin qui marche pas mal, un peu de côté. J’ai pas besoin d’autant… Tu crois que ça serait possible ?

Il lève son verre pour trinquer à cette bonne nouvelle. Je peux pas résister.
Tu sais que trinquer à l’eau gazeuse devrait être passible de prison ! Sans déconner. C’est pas sérieux !
Je redeviens un peu plus sérieuse, posant ma main sur la sienne.

Mais… merci pour nous avoir déniché ce contrat. Et pour avoir négocié notre cachet. C’est…vraiment cool. Ca va vraiment aider les garçons, et ça c’est juste génial… Merci…


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