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Meurs un autre jour [PV Lucas]

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MessageSujet: Meurs un autre jour [PV Lucas] Sam 5 Avr - 12:18

La tombe était toujours là, près de deux siècles après. Alastair tendit sa main mais s'arrêta au dernier moment. Un tressaillement courut le long de l'échine du Dibbouk. Non pas un tressaillement de froid, le froid, il ne le sentait plus. C'était une sensation comme tant d'autres qui avait disparu de son esprit. Lentement, l'ancien palefrenier se redressa et glissa ses mains dans ses poches. Le vent passa à travers lui sans faire bouger d'un millimètre ses cheveux ou ses vêtements. La tombe de Rebecca était usée, voire fissurée par endroit. On aurait dit qu'elle tombait en ruine. Mais que pouvait-on attendre d'une tombe au bout de deux cents quarante-neuf ans, hein ? La sienne n'était pas là. Il ne l'avait pas mérité, un meurtrier, voilà ce qu'il avait été, un meurtrier sans foi ni loi. Furfur tourna les talons, laissant la tombe de sa défunte épouse, seule, comme elle l'était depuis tant d'années. Il errait sans vraiment savoir où aller, les pensées en vrac. Il était dans une nouvelle crise. S'il avait eu un hôte sous la main, il aurait commis des meurtres pour soulager cette frustration en lui. Cette boule qui se formait dans son bas-ventre et ne se défaisait pas avant que le sang n'ait coulé.

Alastair grommela quelque chose, le regard sombre, lointain. Les derniers rayons de soleil se diffusaient, éclairant les derniers murs de béton de la ville tandis que les réverbères se mettaient en marche, annonçant la nuit sombre qui allait se refermer sur ses habitants sans aucune pitié. La nuit, tout était permis. Le Dibbouk ne faisait pas attention aux ombres qui couraient, les autres esprits qui traquaient les vivants dans l'espoir de choper un hôte. La ville était vraiment devenue le bastion des esprits, Belaam les avait vraiment attirés. Furfur s'arrêta un instant et leva ses yeux sur le ciel sombre. Il devait se trouver une activité, quelqu'un à torturer sinon il allait exploser. Le Dibbouk se remit en marche, décidé à aller dans le quartier créole pour écouter une bonne dose de jazz. Le jazz, une invention qui avait ravi ses oreilles dès le début. Le quartier de Marigny était particulièrement animé et ne laissait aucun doute sur les activités des gens. Les jeunes hurlaient, bière à la main, riaient, se bousculaient. Alastair passait comme une ombre, comme l'être invisible qu'il était.

De temps en temps, certains regards se posaient dans sa direction, des médiums qui s'ignoraient et ressentaient une présence étrange. Le mauvais esprit n'allait pas se concentrer sur eux ce soir, non bien au contraire. Il s'engagea dans la première brasserie venue, traversant la porte. Il avait besoin de recharger ses batteries et s'installa dans un coin, fermant les yeux, laissant son corps se détendre. Il ne dormait pas, il était mort non, c'était autre chose, c'était le repos d'une âme errante. Les vivants passèrent mais Alastair ne réagit pas. Jusqu'à qu'il entende cette voix, même les yeux fermés, il savait la reconnaître. Lentement, il rouvrit les yeux et les posèrent sur un dos qu'il ne pouvait pas louper. Lucas. Un sourire mauvais traversa le visage d'Alastair qui se redressa, les batteries plus ou moins rechargées. Il s'approcha lentement du vivant accoudé au bar et d'une poussée d'énergie, se rendit visible.

« Bouh. »

Souffla-t-il sournoisement tandis qu'il s'installa à côté de Lucas. Ils ne s'étaient pas vus depuis leur dernière confrontation et le Dibbouk se demandait s'il lui avait manqué, s'il avait pensé à lui. Alastair y avait pensé de temps en temps mais sans jamais s'attarder trop longtemps là-dessus.

« Je t'ai manqué ? »

Il pencha la tête de côté, son regard bleu clair brillant d'une perversité et méchanceté évidentes. Le round deux avait sonné et le Dibbouk comptait bien remporté cette manche vu comment la dernière fois, son ancienne victime l'avait contrarié.
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Jeu 10 Avr - 16:37

    Les journées étaient longues et les nuits trop courtes. Beaucoup de choses pouvaient hanter Lucas. Si cela faisait longtemps qu'il ne faisait plus de cauchemars sur son agression, la dernière affaire qui les occupait Jia Li et lui se chargeait de remuer de mauvais souvenirs. Et à cela s'ajoutait la prise d'otages dans le supermarché. Il était habitué à ce genre de situation, cela ne lui avait jamais posé de problèmes. Mais voir un homme se faire abattre froidement pour LE punir lui de sa trop grande gueule, c'était inédit et voilà qu'il faisait connaissance avec un sentiment désagréable : la culpabilité. Qui le dévorait jour après jour, nuit après nuit. C'était un poison et il ne savait comment s'en débarrasser. Ce pauvre type n'avait rien demandé à personne et sa vie avait été soufflée comme on souffle une chandelle. Rien de plus, rien de moins. En plus de cela, il était hanté par l'enquête en cours. Le coupable traînait toujours dehors, en liberté et avait recommencé. Il semblait se foutre de la gueule de Lucas et Jia Li et ni l'un ni l'autre n'appréciait cela. Sans compter que les choses commençaient à devenir plus personnelles, alors que les deux flics recevaient des lettres anonymes.

    Il jouait avec eux.

    Et il avait plusieurs longueurs d'avance sur eux, c'était bien cela le problème.

    Alors ce soir, après le service, le flic avait décidé de ne pas rentrer chez lui. Il n'avait pas envie de se retrouver seul avec ses démons, dans son appartement. Il aurait pu vivre avec sa mère et sa sœur, elles en auraient été ravies, mais il n'était pas forcément toujours de bonne compagnie. Il avait donc erré quelques temps dans les rues animées de la Nouvelle Orléans. Ainsi, on aurait pu croire la ville accueillante, festive, mais il en voyait malheureusement les pires travers... Les violes, les meurtres, les agressions, la drogue... Tout ce qu'il y avait de pourri et que même la musique ne pouvait endiguer. Sans compter que cette ville était hantée, il le savait désormais. Les esprits ne reposaient pas en paix et se trouvaient tout autour d'eux. Comme il était heureux de ne pas avoir les facultés de Chase et Sophya, de ne pas sentir ou voir tous ces morts, cela l'aurait rendu dingue !

    Il échoua dans un bar, commanda un whisky au comptoir, le vida d'une traite, avant d'en redemander un. Son regard était distraitement attiré par la télévision où passaient les informations. Et encore la mort et la violence. Pensif, il but une nouvelle gorgée, avant qu'il ne frissonne et n'entende brutalement un bouh vicieux près de lui. Il manqua en tomber de son tabouret sous le coup de la surprise, avant de porter son regard sur l'esprit qui s'installait tranquillement à côté de lui, l'air de rien. Ou plutôt, si, l'air pervers. Bon sang, voilà de nouveau ce casse pied qui avait gentiment bouleverser tout le petit monde de Lucas en prouvant bien son existence et en le titillant sur le meurtre de sa sœur. Lucas serra son verre à s'en blanchir les jointures, alors que la colère flambait en lui. Sa question fit naître des flammes dans son regard bleu. Surtout que l'autre n'était pas là pour une discussion gentille, non, Lucas sentait sa malfaisance. Il puait la méchanceté à plein nez.

    « Absolument pas. Tu peux disparaître maintenant, que ça continue ainsi. »

    Il retourna à son whisky, espérant bien qu'Alastair allait déguerpir, vexé. Mais il se disait qu'en fait, il allait l'emmerder davantage encore, justement parce qu'il ne semblait pas apprécier qu'on l'ignore ou lui donne des ordres. Dommage qu'il n'existe pas une technique pour se couper des morts et ne plus le voir ni l'entendre. Lucas avait beaucoup pensé au fantôme. Beaucoup trop. Leur rencontre l'avait remué. Même s'il avait joué les fiers à bras, en réalité, les paroles vipérines du fantôme s'étaient profondément plantées dans son cœur et son âme, comme des épines. Saleté. Lucas ne devait qu'à sa force de caractère et son besoin de ne jamais paraître faible d'avoir pu soutenir cette conversation avec Alastair la dernière fois. Ce soir, il était plus fragile, il avait bu... Il n'avait pas envie de se battre, pas par l'esprit et il ne pouvait malheureusement pas empoigner ce salopard.


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Mer 23 Avr - 16:29

Alastair s'était attendu à tout sauf cela. Il aurait attendu de la hargne de la part de Lucas, au pire, des cris mais quelque chose bon sang ! Sauf que rien ne vint. L'humain se contenta juste de quasi tomber de sa chaise et de s'accrocher à son verre de whisky comme un dément. Quel drôle de personnage. L'esprit le regarda droit dans les yeux quand Lucas affirma qu'il ne l'avait pas manqué et semblait retourner à un étrange comportement. Le Dibbouk était égoïste, il n'y avait pas à dire mais là, il ne comprenait pas ce qu'il avait sous les yeux. Était-ce de la résignation ? De la résignation de quoi bon sang ? Peut-être le fait qu'il n'avait pas envie de se battre, allez savoir. Le mauvais esprit poussa un bref soupir. L'ancien palefrenier fit un geste vague de la main quand le serveur s'approcha de lui. L'esprit ne comptait rien demander, il n'avait même pas l'argent pour.

« Et ben, tu manques d'entrain aujourd'hui. »

C'était le cas de le dire. On aurait dit une petite loque et cela mettait vraiment le Dibbouk songeur. Il n'avait pas vraiment l'habitude que les gens soient un peu apathique face à lui. Peut-être que tout cela cachait quelque chose, peut-être bien. En réalité, il ne posait même pas la question. Il voulait juste voir une lueur féroce dans le regard de son ancienne victime mais il semblerait qu'il n'allait rien récolter de sérieux, bien au contraire. Alastair posa son menton dans la paume de sa main. Le bar résonnait vaguement des paroles des gens mais il avait connu bien plus bruyant. Le Dibbouk était un peu déboussolé et ne savait pas forcément quoi faire. Il hésitait entre faire du grabuge ou ne pas en faire. Hum, cruel dilemme en ce moment qui le traversait.

« Je suis sûr que je t'ai manqué. »

Oui il s'accrochait comme une tique quand il s'y mettait mais bon c'était ce qui faisait son charme, pas vrai ? En faite, il avait envie de provoquer un sentiment, une réaction bon sang, quelque chose de vivant en ce moment. Le Dibbouk promena son regard sur Lucas, se disant que cela provoquerait quelque chose en lui. Peut-être de la colère, peut-être du dégoût. Alastair était bien loin de se douter que ses paroles de la dernière fois avaient fait mouche et pas qu'un peu. A force d'être méchant, il ne se rendait pas forcément compte que cela pouvait provoquer quelque chose chez les gens et sérieusement les secouer. Oui, il était bien loin de se douter de cette forme de pouvoir qu'il avait. Cette violence qui stagnait en lui et qui n'attendait qu'une chose, s'exprimer bon sang. Bon, un peu de mouvement ! Furfur voulait de la colère, il voulait voir sa victime s'agiter, rager. Il attrapa vivement le verre de Lucas, comme si le Dibbouk le tenait réellement et déversa le liquide qu'était le whisky sur le plan de travail. Ensuite, il lâcha le verre, tout simplement. Le verre se brisa sur le sol en mille morceaux.

Le bruit résonna étrangement, comme un son de cristal. Un sourire mauvais passa sur son visage tandis qu'il se pencha en avant et souffla simplement. Ah voilà ! Il se sentait mieux, tellement mieux. Comme si casser quelque chose pouvait expulser la rage continuelle qui pulsait en lui comme un second cœur. Son regard clair se posa sur Lucas et dedans on pouvait y lire un ordre. Réagis, réagis et défends-toi. Une victime qui se laissait aller trop vite était d'un ennui mortel. Alastair avança lentement sa main du visage de Lucas jusqu'à s'arrêter quelques millimètres avant. Alors, il l'effleura, comme un courant d'air froid qui venait d'un autre monde. Un courant d'air qui ne présageait rien de bon. Il était peut-être visible mais l'esprit n'était pas tangible. Chaque chose en ce monde avait sa limite et il avait atteint la sienne depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Ven 23 Mai - 13:16

    Tiens, ce cher Alastair semblait visible pour d'autres que pour Lucas. Une information que le flic nota dans un coin de son cerveau alors que l'esprit, en s'installant, faisait signe au serveur qu'il ne voulait rien. Il faudrait peut-être que Lucas s'intéresse un peu à la métaphysique, ça lui éviterait quelques surprises. Surtout avec un esprit qui semblait s'être entiché de lui. C'était trop mignon. Il but une gorgée de whisky, pas forcément d'humeur à se battre aujourd'hui. En tous les cas, beaucoup moins que la dernière fois où il avait vu Alastair au commissariat. Quelque chose était arrivé, quelque chose s'était brisé chez le flic, ce qui le rendait morose. Cela ne durerait pas, c'était un battant, mais ce soir, il voulait juste noyer la culpabilité dans l'alcool. Et ce satané esprit ne semblait pas enclin à le laisser à sa beuverie solitaire.

    « Ah ouais ? Désolé de ne pas être de bonne compagnie ce soir, mais je ne me vexerais pas que tu préfères aller hanter quelqu'un d'autre. »

    Toujours ces paroles sarcastiques. Et puis, Lucas n'en était pas à son premier verre, cela engourdissait légèrement son esprit et sa perception du danger. Mais étant donné qu'il avait déjà croisé Alastair, l'effet de surprise passé, il n'avait pas à hurler comme une demoiselle en détresse face à un fantôme. Surtout qu'en ce moment, le fantôme n'avait pas grand chose d'effrayant, contrairement à la dernière fois. Se pourrait-il que le moral de Lucas joue sur celui de l'esprit ? Il n'en savait foutre rien ! Mais Alastair posa son menton dans sa main de façon très humaine. Difficile de garder à l'esprit qu'il était mort et intangible en fait... A moins que Lucas ne tende le bras et ne lui passe à travers pour faire voler en éclats l’illusion. Oui, tiens, cela le démangeait, il se demandait bien ce que cela ferait... Est-ce que c'était froid ? Douloureux ? Désagréable ? Cotonneux ? Et comment régirait l'esprit ? En attendant, il commençait à agacer Lucas avec son histoire de lui avoir manqué.

    « Si ça te fait plaisir de le penser. Mais je vivais très bien avant toi et je vivrais très bien sans toi... on ne peut pas dire que ta compagnie soit des plus agréables. »

    Surtout la dernière fois en fait, quand il avait menacé Lucas et révélé des choses qui avaient mis la puce à l'oreille du flic quant au rôle d'Alastair dans le meurtre de sa sœur... Et dans sa propre agression. Mais le spectre n'avait rien voulu lâcher de plus. Il n'avait que trop à l'esprit les paroles d'Alastair lors de leur dernier affrontement et cela l'avait remué... Néanmoins, les réponses de Lucas ne semblaient pas au goût du fantôme, qui lui prit son verre et versa son contenu sur le plan de travail sous le regard médusé de l'humain.

    « Mais qu'est-ce qu... »

    Pas le temps de réagir, il lâcha le verre qui se brisa en mille morceaux, alors que Lucas avait esquissé le geste de le rattraper au vol... sans succès.

    « Mais putain, on ne peut même plus se saouler en paix dans cette satanée ville ! »

    Il croisa le regard du Spectre, un regard qui semblait exprimer bien des pensées. Il ne comprenait pas quelles étaient les intentions d'Alastair, hormis lui casser les pieds. Il était bien loin de se douter que son tourmenteur voulait de la résistance et réanimait sciemment la flamme combative de Lucas. C'était près de réussir alors que la colère dansait dans les yeux azurs. Mais il se figea quand Alastair approcha sa main de sa joue. Merde... Si quelques minutes plus tôt, il avait été tenté de le toucher pour voir ce que cela faisait, là, il n'avait plus très envie de savoir. Pourtant, il ne recula pas, ne voulant pas montrer de peur à son adversaire, qui profiterait de son avantage, comme un prédateur. Alors quand la main fantomatique entra en contact avec sa peau, il sentit un froid glacial l'envahir, alors qu'un long frisson lui courait le long de l'échine.

    Au moins, il avait la réponse à sa question : c'était froid et c'était désagréable pour les vivants. C'est là que le barmaid les interpella :

    « Et dis donc, vous avez intérêt de payer ! »

    Lucas s'ébroua, comme arraché à l'étreinte mortelle du fantôme et regarda le type derrière le bar.

    « Ouais, ça va, pas la peine de chier une pendule pour un verre. »

    Il posa un biller sur le comptoir (enfin là où il n'y avait pas de whisky, liquide ambré, qui au demeurant, avait goutté sur le jean du flic, merci Alastair) et reporta son attention sur Alastair :

    « T'as décidé que ton nouveau passe-temps serait de me pourrir la vie ? »


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Dim 1 Juin - 13:04

Il était hors de question pour Alastair d'aller hanter quelqu'un d'autre, bien au contraire. Il était bien décidé à enquiquiner le plus possible. Lucas l'amusait, il croyait pouvoir vivre sans lui ? Mais c'était le mauvais esprit qui l'avait façonné en violant et en tuant sa sœur et ensuite, en blessant l'adolescent qu'avait été un jour cet homme.

« Tu as besoin de moi, Lucas. »

Susurra-t-il. Furfur était ainsi, il ne pouvait s'empêcher d'appâter ses victimes, de les charmer avant de tenter de les faire souffrir au maximum. Néanmoins, le Dibbouk n'aurait pas la patience d'attendre que Lucas se réveille de son état morose. Il le réveillerait de force, parole de mauvais esprit. Alastair attendit quelques secondes avant de finalement attraper le verre de Lucas, de le renverser et de le briser sans aucune pitié. Il écouta d'une sourde oreille les paroles de l'autre homme qui tentait de protester vainement. Raa cela manquait vraiment de punch ! A croire que Lucas était sous LSD pour réagir aussi mollement. Un rire échappa à Alastair quand l'homme jura comme un charretier et souligna le fait qu'ici, on ne pouvait même pas se prendre une cuite en paix. C'était vrai qu'avec Furfur dans les pattes, c'était un peu difficile de pouvoir se prendre quelques gorgées d'alcool en paix. Enfin il vit de la rage dans le regard de son ancienne victime. C'était cela qu'il cherchait, qu'il voulait, enfin !

Mais pour donner un avertissement, pour rappeler qui il était et surtout ce qu'il était, le Dibbouk tendit la main. Il vit bien Lucas se figer et effleura sa joue marquée par une barbe. Ce gamin était un vrai homme. C'était étrange, cela créait un sentiment nostalgique chez l'esprit qui était figé à jamais dans son apparence physique de trente ans mais qui mentalement, avait bien plus. Néanmoins, cela avait un prix d'être si vieux, il tournait continuellement en rond. Il suivait son schéma chaque année de la même manière même si certains obstacles se mettaient devant lui. Chose qu'il n'appréciait pas vraiment à dire vrai. Leur échange muet de regard se brisa quand le barman les interpella. Mollement, Alastair le regarda mais ce n'était pas un regard gentil bien au contraire. C'était un regard de prédateur qui se posait sur sa future victime. Le Dibbouk réfléchissait comment embêter cet autre humain qui l'importunait mais la voix de Lucas l'interpella et il leva son regard clair sur lui.

Et oui, quand on était un esprit on avait rapidement tendance à tomber dans des réflexions meurtrières – surtout quand il s'agissait d'Alastair – et du coup, on ne réfléchissait plus à grand chose d'autre.

« Pardon ? »

Furfur cligna des yeux avant de comprendre le sens de la phrase de Lucas.

« Exactement, je m'ennuie mortellement... Si on peut dire. »

Lâcha-t-il avec un rire cynique. Oui bon, Alastair et l'humour, cela faisait clairement deux mais lui il se marrait et c'était ce qui comptait à ses yeux. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'occupait plus du tout de l'avis des gens autour de lui. Bien au contraire.

« Mais tu vois, grâce à moi tu n'es plus entrain de te morfondre donc remercie-moi au lieu de te plaindre ! »

Le gronda légèrement Alastair. Il soufflait le chaud et le froid pour voir quel comportement pouvait induire quelle réaction chez Lucas. Un fin manipulateur qu'était le mauvais esprit.

« Tu as perdu de ton panache depuis le braquage, hein ? »

L'esprit pencha la tête de côté, défiant du regard Lucas. Le Dibbouk s'était principalement occupé de Sophya et de lui sauver la vie mais il avait entrevu de loin le grand Lucas, le courageux Lucas !
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Lun 2 Juin - 22:41

    C'est qu'il commençait à lui casser les pieds cet esprit à la noix ! Il était absolument persuadé d'être indispensable et rien de ce que que pouvait lui dire Lucas ne réussissait à lui sortir cette idée totalement saugrenue de la tête. Non, il n'avait pas besoin d'Alastair, parce qu'Alastair venait heurter ses convictions et le renvoyait à un passé qui ne lui plaisait pas. Il le renvoyait à des interrogations douloureuses et l'amenait à ne analyse de lui-même qu'il évitait à toux prix. Lucas s'était façonné dans la douleur, la colère et le chagrin. Il s'était battu pour sortir la tête hors de l'eau quand il avait pensé tout perdre. Il aurait pu se laisser aller à la dépression, mais ce n'était pas dans son tempérament de jouer les victimes, même s'il avait des moments d'abattement comme tout le monde. En ce moment, par exemple, il était plus dans le creux de la vague qu'à son sommet, mais il reprendrait du poil de la bête... Sauf qu'en attendant, les images du braquage le hantaient. Cet homme, assassiné froidement parce qu'il n'avait pas su fermer sa grande gueule... Et le souvenir du jeune homme qui ne semblait pas pouvoir se détacher du mort, totalement perdu... De son sang sur Sophya. Derrière ses airs bourrus, Lucas était loin d'être un monstre sans cœur. Il lui arrivait de regretter ses actions. S'il avait pu remonter le temps, il l'aurait fait.

    Et voilà qu'il avait le droit à cet empêcheur de se saouler et de déprimer en rond qui ne le lâchait pas. Alastair avait le chic pour débouler aux meilleurs moments. Il avait un radar ou quoi ? Lucas n'avait pas envie de jouer, pas envie de se révolter, juste qu'on lui foute la paix, mais Alastair avait d'autres projets pour lui. Il commença par vider le whisky sur le bar, avant d'exploser le verre, ce qui fit naturellement réagir Lucas qui jura, énervé. Ce n'était d'ailleurs pas très difficile de provoquer ce genre de réaction chez le flic, il était un sanguin après tout. Il était continuellement révolté, continuellement en colère et il suffisait d'un rien pour mettre le feu aux poudres. Le self control n'était pas son point fort et ça, l'esprit semblait l'avoir très bien compris.

    Et par dessus le marché, Alastair se permit de toucher Luca,s le figeant alors qu'il sentait ce contact glacé qui lui évoquait immanquablement la mort... Quand il avait été poignardé, adolescent, quand il avait entendu sa sœur souffrir et mourir, quand il s'était senti partit, lâchant prise, vaincu par l'hémorragie et par le chagrin, il avait ressenti ce froid. Autant dire que cela ne faisait pas surgir des souvenirs très agréables. Mais le barman mit fin à ce contact mystique en les rappelant brutalement à la réalité, s'attirant un regard mauvais de la part du fantôme, pas très heureux de se voir ainsi interrompu. Lucas répliqua sèchement, se débarrassant ainsi de l'attention du barman en lui filant bien plus que ne valait le verre. Et posa une question à Alastair, qui sembla sortir de ses pensées pour finalement lui répondre qu'effectivement, le faire chier était un passe temps comme un autre quand on s'emmerdait comme un rat mort. Cela le fit rire, alors que Lucas essayait de contenir son agacement. Il faisait chier cet esprit. Et il n'avait aucune idée de comment s'en débarrasser.

    Et voilà qu'en plus, il disait à Lucas de le remercier pour l'avoir sorti de son apathie. Non mais, on croyait rêver là.

    « Ben voyons. T'aimes pas qu'on t'ignore hein ? Qu'on te soit... Indifférent. »

    Cela semblait tellement évident. Alors oui, Lucas était sorti de son apathie... Mais du coup, il repartait dans son analyse de l'esprit et de ses agissements, dans cette joute verbale commencée la dernière fois et interrompue. N'était-ce pas ce que voulait Alastair après tout ? Lucas avait conscience que là, il entrait dans le jeu de l'esprit et faisait ce qu'il voulait. Le plus simple aurait été de continuer à l'ignorer, se morfondre de nouveau, là, ça aurait bien emmerdé Alastair. Il gardait cette idée dans un coin de sa tête. Pour une autre fois. Par contre, il se figea quand il visa trop justement la cause de cet atermoiement chez Lucas.

    « Tiens, tu étais sur place ? Je n'ai pas fait attention à toi. »

    Il essayait de garder un ton mesuré, masquant le fait que l'esprit avait visé un peu trop juste.

    « Ce jour là, t'as du recevoir plein de nouveaux copains de l'autre côté. »


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Mar 10 Juin - 22:22

Non il détestait cela. Il détestait être ignoré et tout ce qui s'en suivait. Alastair prit sur lui et décida de ne pas répondre. S'il répondait, ce serait donné du pouvoir à l'autre homme et il ne s'en sortirait pas. Il voyait bien l'allure de Lucas, son ton hargneux, il n'était pas du tout dupe à tout cela. Furfur avait besoin de le provoquer, de cette manière, il se prouvait quelque chose. Peut-être que l'homme qu'il avait en face de lui restait toujours le gamin qu'il haïssait au fond de lui. Le mauvais esprit tentait de trouver un moyen de l'atteindre, de lui faire le plus mal possible et il semblerait qu'il ait trouvé. Il vit bien Lucas se tendre, se figer. Tiens, comme une biche prise dans le vaisseau lumineux.

« Ah bon tu ne m'as pas remarqué ? J'avais oublié comment tu pouvais occulter les choses. Et toi tu faisais quoi pendant que des gens mouraient ? »

Dit-il avec un sourire cynique. Pourtant, on l'avait vu, enfin d'une certaine manière. C'était lui qui avait soulevé l'arme et tirer froidement une balle dans la tête d'un des voleurs. Sophya avait été éclaboussée du sang du malfrat. Alastair pensait qu'on l'avait un peu mieux remarqué mais il s'était visiblement lourdement trompé. Néanmoins, il se demandait ce qu'avait fait sur place Lucas. Il n'avait pas vraiment fait attention à lui, il avait rivé son attention sur Sophya. Sophya avait véritablement un don pour accaparer Alastair et lui retirer ainsi, durant quelques minutes, toute sa méchanceté. Cela apparaissait vraiment comme un don selon les avis. Pas sûr que sa descendante qui lui faisait la gueule depuis leur dernière rencontre pensait pareil. Ce qui était marrant, avec l'histoire qu'il ait eu de nouveaux copains de l'autre côté, c'était que les gens pensaient que les minorités se réunissaient forcément. C'était faux, archi faux, c'était un mythe, tout simplement. Alastair n'en n'avait que faire des autres esprits, bien au contraire. Il les avait littéralement en horreur, voulant leur faire la peau.

Pas tous, bien entendu mais certains esprits lui tapaient bien sur le système. Le Dibbouk n'était pas l'esprit le plus sociable à dire vrai. Il se demandait si Lucas était vraiment sérieux avec son histoire mais visiblement il l'était.

« Tu crois qu'on est tous copains ? »

Il le regarda droit dans les yeux, se retenant de justesse de sortir une remarque bien acerbe. Mais la tentation était trop grande.

« Il y a une hiérarchie et je ne crois pas que tu sois ami avec tous les humains sous prétexte qu'ils soient humains. »

N'est-ce pas ? Alastair était pourtant loin de se douter qu'il causait trop, en racontait un peu trop pour le coup. Il s'avérait un peu plus bavard que prévu. Peut-être l'émotion qui faisait cela. C'était une sacrée langue de vipère quand il s'y mettait. Pire qu'une femme même s'il ne fallait jamais dire cela devant l'esprit sous peine de se faire décapiter ou taper joyeusement sur la tronche.

« Tu crois que ta sœur y est ? »

Demanda-t-il sournoisement. Oui il adorait remuer le couteau dans la plaie et voir Lucas se débattre avec le pus qui en sortait. Pourtant, Alastair rechignait encore à avouer qu'il était le violeur et le tueur. Il préférait la jouer voyeur, dire qu'il avait vu le meurtre et le viol de loin. Avait-il honte de ce qu'il avait fait ? Pas le moins du monde ! Par contre, il se méfiait quand même de Lucas. Alastair détestait les femmes mais il savait que c'était le bien le plus précieux pour certains hommes. Il avait eu une femme qu'il avait adoré, chéri, avant qu'elle ne décide de le blesser. Au fond, elles étaient toutes des garces. Elles écrasaient sans aucune pitié votre cœur et vous laissait avec les morceaux car au fond, elles n'en n'avaient rien à faire du reste. Les sentiments ? C'étaient pour ceux qui avaient du temps à perdre mais aussi de l'amour. Alastair avait été si blessé par la trahison de sa femme que cela faisait maintenant deux siècles qu'il les punissait toutes. Il tentait de se venger de celle qu'il avait tué trop vite. Le mauvais esprit revint à la raison, arrêtant de rêvasser pour poser son regard sur Lucas. Il avait de plus en plus d'absence mais c'était lié à son instabilité. C'était tout par période.
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Dim 29 Juin - 14:10

    Il devait se contrôler. Il devait absolument refouler l'envie de sauter sur l'esprit pour l'étrangler pour deux raisons : la première étant qu'il était immatériel et que lui sauter dessus pour régler cela à coups de poings comme il savait le faire ne se résulterait que par un plongeon dans le vide et l'air totalement con en ayant voulu frapper quelque chose qui n'est pas tangible. La seconde raison était qu'il saisissait bien le petit jeu d'Alastair qui faisait tout pour le pousser à bout et le faire sortir de ses gonds et que, par principe, Lucas avait un esprit de contradiction assez poussé qui le forçait à faire le contraire de ce qu'on attendait de lui. Conclusion : il devait ravaler sa colère et adopter une attitude plus nonchalante. Même si ce foutu fantôme visait en plein milieu de sa cible en évoquant cet épisode au supermarché et la mort omniprésente, que Lucas n'avait pas su empêcher et même pire : qu'il avait provoqué. Il refoula l'image de cet homme ensanglanté, avec Sophya d'un côté et ce pauvre type qui sanglotait de l'autre, incapable de faire face à la mort...

    Mais que répondre à la question d'Alastair ? Que faisait-il pendant que des gens mourraient ? Il avait essayé de faire son boulot, sans pour autant avoir toutes les cartes en main et il avait échoué. Il lui prit l'envie de dire au spectre que cela n'était en rien sa faute, mais à quoi bon se justifier, sinon donner du blé à moudre à ce satané esprit qui se ferait une joie d'enfoncer davantage le clou ? Prudent, Lucas préféra ne rien répondre, afin que le spectre ne se saisisse pas de cette réponse pour frapper encore en plein cœur.

    Il préféra tâtonner sur un autre sujet, en espérant que le fantôme ne reviendrait pas sur l'ancien en insistant lourdement. Le problème avec ce genre d'esprit enquiquineur, c'était qu'on ne pouvait pas s'en débarrasser en l'assommant ou en prenant congé. Cela vous suivait, accroché à vous comme une moule à son rocher. Il fallait qu'Alastair se lasse, et Lucas serait tranquille. En théorie. Alastair prit au sérieux ses paroles au sujet du nombre de morts qui étaient venus grossir les rangs et lui rétorqua alors qu'ils n'étaient pas tous copains et qu'il y avait une hiérarchie. Le flic ne prit pas la peine de lui signifier que par « copains » il entendait revenants, tout simplement, mais fut très intéressé d'apprendre qu'il y avait une hiérarchie fantomatique. Sérieusement, il allait vraiment devoir se renseigner à ce sujet maintenant qu'il avait Alastair dans les pattes.

    « Non, en effet. Je me demande où toi tu te places dans cette hiérarchie. »

    Tout en bas ? Ou plutôt vers le haut ? Qu'est-ce qui faisait qu'on était puissant ou moins que rien une fois mort ? La volonté ? L'ancienneté ? Alastair semblait un esprit ancien à en juger par ses fringues. Bon, c'était décidé, Lucas allait avoir une petite conversation avec Chase à ce sujet, là, cela devenait vraiment primordial. On ne pouvait pas se battre contre l'inconnu. En revanche, l'humain ne s'était absolument pas attendu à la question de l'esprit concernant sa sœur. Il cilla, surpris. C'était toujours un sujet douloureux. Le temps n'avait pas diminué la peine et jamais il n'oublierait. Il prit sur lui pour rester le plus neutre possible et ne pas donner le plaisir à l'esprit de voir sa douleur.

    Il se retrancha derrière une certaine froideur, regardant l'esprit avec un petit air méprisant et sournois. Pour ça, il était doué. Il s'était façonné une carapace avec le temps, qui fonctionnait bien avec les humains. Pourquoi pas avec Alastair ? Parce que celui ci le déstabilisait, sachant trop de choses pour être innocent. Mais jusqu'à quel point était-il impliqué ?

    « Ma sœur n'est pas un esprit errant comme toi. Elle, elle a trouvé ce qui t'est refusé : la paix. Malgré tout l'amour que j'avais pour elle, je suis heureux qu'elle ne soit pas condamnée à la même vie que toi. Elle, elle ne le méritait pas. »

    Il affronta Alastair du regard. Aurait-il aimé la revoir, comme il voyait Alastair ? Naturellement. Mais pas au prix de cet état d'attente. Jamais.


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Lun 21 Juil - 17:20

Lucas ne répondait, l'ignorait même. Ce n'était pas quelque chose qu'appréciait Alastair. Il détestait être ignoré à dire vrai. Le mauvais esprit prit sur lui. Il prit la décision de ne pas relancer le sujet, pas maintenant du moins. Inconsciemment, il se faisait piéger par le mortel, se faisant avoir concernant la hiérarchie qui pouvait avoir chez les esprits. Aveuglé par sa rage et son envie de faire du mal, il se faisait avoir comme un débutant. Furfur haussa simplement les épaules quand Lucas se demanda où le mauvais esprit se situait dans la hiérarchie. Alastair n'était pas quelqu'un de très important mais il était puissant et c'était un petit plus. Le mauvais esprit continua d'observer les clients du bar qui ne faisaient pas attention à eux. Personne ne semblait les remarquer ou plutôt, les calculer. On aurait juste dit deux hommes qui discutaient, même si Alastair sortait carrément du décor pour le coup. Il tenta de provoquer Lucas, d'avoir une réaction mais il ne vit rien d'autre que de la froideur.

Il était bien loin de se douter qu'il avait frappé en plein cœur son adversaire. Il continuait de le dévisager pensivement. Un sourire moqueur traversa son visage quand l'humain affirma que sa sœur n'était pas un esprit errant.

« Qu'est-ce qui te garantit qu'elle est allée de l'autre côté, hein ? »

Alastair savait que les esprits retournaient souvent auprès de leurs proches car les premiers temps ils ignoraient qu'ils étaient morts. Lui, n'avait eu aucun proche. Juste des tombes et des souvenirs au goût de cendre qui l'empêchaient de passer de l'autre côté. Parfois, le mauvais esprit aurait voulu goûter à la paix et oublier sa haine mais c'était tout simplement impossible. La haine ne partait pas ainsi. Elle restait au fond de vous et torturait au maximum votre âme. Alastair regarda son verre pensivement, du verre, une matière extrêmement cassable qui aurait été facile de prendre et d'écraser. Un peu comme la vie en somme. Il jeta un regard à Lucas.

« Tu n'as aucune idée de ce qu'est la paix. A ton avis, un être violé et tué, trouve-t-il forcément la paix ? Je crois que les policiers nomment cela une mort violente, non ? Toi, comment tu appelles ça, dis-moi. »

Il le regarda avec une lueur de méchanceté dans le regard. Il n'avait pas avoué que c'était lui le meurtrier mais ne se gênait pas pour rappeler la mort de la sœur de Lucas. Il se souvenait en soi du meurtre mais plus trop de la tête de la jeune femme. Alastair tuait régulièrement, espaçant souvent ses meurtres d'une dizaine d'années – ce qui pour lui était court – et répétait toujours le même style de meurtre. Il avait toujours le même type de victime qui se confondait aisément. Mais jamais personne n'avait pu comprendre son schéma, on attribuait souvent les meurtres à un tueur en vogue à l'époque dite ou alors au compagnon ou petit ami de la fille. On soupçonnait souvent le petit ami, le père, ou un oncle. L'homme était un loup pour la femme et la police ne semblait pas l'ignorer, bien au contraire. Alastair adorait dans ce cas posséder un proche ou un homme de passage s'il voulait pousser loin le sadisme. Furfur semblait se détourner de Lucas, posant son attention sur d'autres personnes autour de lui.

Il arrêta son regard sur quelques femmes qu'il jugeait intéressantes mais sans plus. Aucune n'avait ce petit plus piquant qui pouvait s'avérer excitant.

« Tu supposes donc que je mérite ce que je vis ? Je croyais que vous étiez à cheval sur la présomption d'innocence. J'ai dû me tromper, n'est-ce pas Lucas ? »

Il le regarda avec un sourire provocateur. Il était d'excellente humeur mine de rien. Même si sa victime pourrait penser le contraire.
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Mer 6 Aoû - 21:50

    Ce petit bras de fer avec Alastair était éprouvant, même si Lucas faisait tout ce qui était en son pouvoir pour paraître blasé et sûr de lui. C'était émotionnellement difficile. Intellectuellement aussi, bien sûr, parce que tailler une bavette avec un type qui était mort depuis un bout de temps, ce n'était pas aisé à accepter, mais c'était surtout parce que cet esprit le piquait au cœur, avec un peu trop de précision. Lucas se défendait, rendait les piques, sans savoir si cela touchait l'esprit, si cela l'ébranlait, ou s'il mettait des coups d'épée dans l'eau. Mais en attendant, le fantôme lâchait quelques informations par ci par là qui ne tombaient pas dans l'oreille d'un sourd. Lucas notait tout dans un coin de sa tête, sans doute un réflexe acquis dans l'exercice de son métier. Naturellement, Alastair ne lui répondit pas quand il posa la question directement. Il devait déjà regretté de parler autant. Lucas soupçonnait l'esprit d'avoir une personnalité narcissique. Et il avait une petite idée de la façon de se servir de cela. Vivant ou mort, c'était pareil, non ?

    Mais quand le sujet de sa sœur décédée revint sur le tapis, cela ébranla l'homme, qui se retrancha pourtant derrière une feinte désinvolture. Il affirma que sa sœur n'était pas coincée sur terre, ce qui sembla amuser Alastair dont le sourire donnait envie à Lucas de lui écraser son poing sur la face. Envie qu'il réprimait, parce qu'il se serait trouvé comme un con à traverser le vide. Et Lucas détestait passer pour un con.

    « Je le sais. »

    Il n'avait aucun doute là dessus. Il l'avait vue après sa mort, quand il était lui-même suspendu entre les deux états et elle avait brutalement disparu. Elle, elle avait trouvé la paix. Lucas ne l'avait jamais revue. Ne l'avait plus jamais sentie au plus profond de son âme. Ils étaient jumeaux, ils avaient tout partagé. Il était persuadé qu'il l'aurait senti si elle était encore ici. Elle aurait prit contact avec lui. Mais il n'avait aucune envie d'expliquer cela à Alastair, qui ne comprendrait pas, ne chercherait pas à comprendre de toutes façons, et pire, se moquerait de cette intuition qui était certitude et tourmenterait davantage encore sa victime désignée.

    Cependant, Alastair réussit de nouveau à faire rater plusieurs battements de cœur au policier, alors qu'il parlait du viol et du meurtre de sa sœur, une mort violente, c'était exact. Et d'après les histoires que Lucas avait lues ou entendues, les âmes ainsi torturées restaient sur terre, jusqu'à ce que justice soit faite. Et malheureusement, l'assassin n'avait jamais été retrouvé. Un frisson glacé lui parcourut l'échine à cette pensée, mais il la repoussa violemment. Non. Toutes ne subissaient pas le même sort. Alastair ne cherchait qu'à semer le doute dans son esprit et ce pourri risquait fort d'y parvenir.

    « Non, il ne le trouve pas forcément, mais elle si. Tu crois que je ne vois pas clair dans ton petit jeu ? »

    Lucas affronta le fantôme du regard, avec un air dur, voire belliqueux. Alastair se détourna quelques instants, avant de parler de la présomption d'innocence. Un rire sardonique échappa au flic.

    « Tu te trompes à mon sujet surtout. »

    Soit Alastair le provoquait, soit il ne savait réellement pas quel était le caractère de Lucas. Et dans ce cas, cela signifiait qu'il ne l'avait pas suivi, comme Lucas le pensait de prime abord.

    « On va dire que je ne suis pas vraiment à cheval sur ce genre de principe. Et rien dans ton comportement ne me porte à penser que tu es un pauvre innocent. Alors soit tu étais un beau salopard de ton vivant et tu le payes dans ta mort, soit la mort t'a bien aigri. Je pencherais pour la première option. Mets ça sur mon instinct. Des types comme toi, j'en ai croisé pas mal. Vivants bien sûr, mais cela ne doit pas changer grand chose... Hormis que toi, je ne peux pas t'arrêter. Ni te tabasser. Pas encore. »

    Un sourire mauvais se dessina sur le visage du policier. Il était réputé pour passer à tabac les suspects qu'il pensait coupable et avait plus d'une fois dépasser les limites et eu des ennuis pour son manque de discipline.


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Mar 12 Aoû - 21:10

Il le savait, réponse de Lucas. Un sourire passa sur le visage d'Alastair. Le sourire d'un meurtrier qui ne savait pas où était sa victime. Peut-être était-elle dans le Monde d'en bas que les vivants nommaient Enfer dans différentes langues.

« Et que faisait ta chère sœur ? A-t-elle eu l'âme pure ? Tu la connaissais bien alors dis-moi, tu crois qu'elle a fini où ? En enfer à jouer la grande pute de Babylone ? »

Un rire mauvais lui échappa. Pour lui, elle n'avait été qu'une pécheresse, une tentatrice. Certes ce n'était qu'une gamine pour les gens de cette époque mais à l'époque d'Alastair, à cet âge, on considérait les filles comme des femmes et elles pondaient des enfants. Il n'avait jamais eu l'impression de violer une fillette, il avait cru voir une femme. Pouvait-on décrire ce qui se passait entre la victime et son bourreau durant un tel acte de barbarie ? Pas vraiment car le Dibbouk avait été complètement grisé par les sensations, ivre de folie et sa réalité s'était altérée. Il avait sa version des choses mais la version du destin, de la réalité, était bien différente. Un sourire moqueur passa sur son visage quand Lucas le provoqua en lui disant qu'il voyait clair de son jeu. Il ne se laissait pas si facilement avoir. Fascinant, tout simplement fascinant. Le Dibbouk s'en donnerait encore plus à cœur joie. Il se demandait comment le gamin allait réagir par la suite, sachant bien qu'il était sorti des sentiers battus concernant la justice. Une justice à la Lucas, n'est-ce pas ?

Il le regarda très attentivement quand le flic parla de sa propre justice. Le gamin ne se cachait même pas de ce qu'il était. Il avouait sans honte sa violence. Par contre, Alastair claqua sa langue contre son palet de contrariété quand le mortel le traita de salopard. Il avait un peu l'insulte facile sur le coup et ce n'était pas forcément quelque chose que l'irlandais appréciait. C'était un grand sadique, un grand malade mais il n'aimait pas du tout se faire insulter. Est-ce qu'il avait des principes ? D'une certaine manière, on pouvait dire que c'était le cas même si c'était carrément risible pour le coup.

« Pas encore ? Car tu crois que tu poseras un doigt sur moi un jour ? J'avais oublié que tu étais bête. Car là, on ne peut que parler de bêtise sans fond. »

Siffla-t-il. Oh oui, il était méchant, piquant mais ce n'était pas sans raison. C'était parce que l'autre homme avait réveillé quelque chose. Peut-être son instinct de préservation. Ne riez pas. Un esprit avait autant d'instinct de préservation pour survivre qu'un mortel. Et la tâche était encore plus ardue car Alastair ne voulait pas finir dans le monde d'en bas. Il savait ce qu'il y avait. Il suffisait d'interroger ceux qui s'en étaient échappés et franchement ce n'était pas la gloire. Personne n'avait envie de finir là-dedans quand on réfléchissait trente secondes à l'état de son âme. Et il n'y avait pas besoin d'une grande intelligence pour se rendre compte que quand on tuait des femmes depuis 249 ans, ce n'était pas la bonne action de l'année, bien au contraire.

« Tu n'es donc pas quelqu'un qui croit en la justice. Et en plus, tu frappes des innocents ! Toi, tu vas finir en enfer mon cher. Ton âme est marquée au fer rouge. Il suffirait que tu crèves demain et pouf ! »

Dit Alastair en faisant claquer ses doigts pour illustrer ses propos. C'était bien dommage qu'il ne puisse pas pousser Lucas sous une voiture. Ce serait extrêmement tentant. D'un autre côté, il serait extrêmement triste si l'humain ne restait pas coincé sur terre. Il perdrait un sacré camarade de jeu mine de rien. Ah oui, c'était un sacré joueur quand il s'y mettait.

« Tu n'es pas quelqu'un de conventionnel, tu bois, tu frappes. Tu me ressembles, gamin. »

De la pure provocation. Le Dibbouk se doutait bien que plus que tout au monde, Lucas ne supporterait pas de s'entendre dire qu'il lui ressemblait. Du moins, le mauvais esprit espérait une réaction. Ce serait bête que tous ses efforts tombent à l'eau.
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Sam 30 Aoû - 23:04

    Un éclair de rage passa dans le regard de Lucas devant les questions d'Alastair. Comment osait-il ? Comment osait-il seulement souiller ainsi la mémoire de sa sœur ? A cet instant, Lucas sut qu'Alastair était un assassin. Un prédateur sexuel. Il avait des doutes jusqu'à maintenant, mais là, c'était une certitude. Alastair était de l'espèce de ceux qu'il traquait de leur vivant. Une ordure qui ne respectait rien, ni personne et surtout pas les femmes. Le flic en avait trop croisé pour ne pas reconnaître les signes. Son regard bleuté s'étrécit de fureur... Mais Alastair pouvait voir également une autre émotion : du dégoût. Du mépris.

    « Elle est à jamais hors de portée de pourritures dans ton genre. »

    Alastair avait de la chance d'être un esprit, un truc immatériel, parce que sinon, Lucas se serait déjà rué sur lui pour le rouer de coups jusqu'à ce qu'il en perde connaissance. Il gardait encore à l'esprit qu'il ne pouvait pas le toucher, c'était ce qui l'empêchait de céder à ses pulsions les plus primitives et de se ridiculiser en se jetant ainsi dans le vide. Mais combien de temps garderait-il une certaine lucidité sur la situation ? C'était difficile à dire. Alastair semblait très doué pour actionner les bonnes ficelles et appuyer précisément là où cela faisait mal. Mais l'humain arrivait encore à garder l'esprit clair et à deviner que son bourreau voulait simplement le faire sortir de ses gonds, lui faire mal. Il agitait le drapeau rouge, comme un torero. Mais Lucas n'était pas encore passé en mode taureau furieux et incapable de réflexion. Pas encore. Mais si Alastair continuait comme ça, il risquait bien de perdre son fragile contrôle.

    En revanche, l'esprit faisait fausse route sur ce qu'était Lucas et il lui avoua sans honte combien il était loin de l'image du flic vertueux qu'on pouvait imaginer. Il avait une gueule d'ange, mais il ne fallait pas s'y fier, Lucas pouvait être un vrai pourri quand il s'agissait de châtier les ordures. Il agaça d'ailleurs Alastair en l'insultant et cela lui apporter un maigre réconfort. Lucas se fendit d'un sourire torve quand le fantôme lui fit remarquer qu'il était idiot de penser pouvoir un jour le toucher.

    « Je me suis mal exprimé. Je ne pourrais sans doute jamais me faire un plaisir de te refaire le portrait, mais il existe des façons spirituelles de se débarrasser de nuisibles dans ton genre. »

    Et où irait un esprit errant comme Alastair ? Direct en enfer et cela apportait une sombre satisfaction à Lucas, apportant même un sourire sur ses lèvres et faisant redescendre sa rage de quelques crans. Cependant, Alastair était un adversaire redoutable et il revint à l'attaque en faisant remarquer à Lucas que son comportement risquait fortement de le mener en enfer. Une perspective pas très réjouissante. Parce que là bas, jamais il ne reverrait sa sœur. Alors, c'était vrai ces histoires de paradis et d'enfer ? Et Alastair avait-il raison ? Non, Lucas ne devait pas se laisser parasiter par cet esprit perfide.

    « La justice des hommes est trop imparfaite, vois-tu. Surtout quand les esprits s'en mêlent et viennent tout fausser. Et pour ta gouverne... j'ai rarement frappé des innocents. »

    Son sourire se fit un brin mauvais. Lucas avait un excellent instinct à ce sujet et se trompait rarement. Même quand il n'avait pas de preuves valables.

    « Et je ne suis pas un assassin. Ni un prédateur. »

    Son regard était appuyé alors qu'il défiait Alastair du regard. Il ne le trompait pas. Mais ce fichu fantôme eut alors la bonne idée de les comparer tous les deux ce qui avait le don de filer la nausée à Lucas. Son sourire se fit plus froid encore alors que son regard bleuté aurait pu geler l'enfer. Puis, il laissa échapper un rire sans joie, mais cassant.

    « Je ne crois pas non. Tu as une vision tellement étroite des choses... Blanc ou noir, sans aucune nuance de gris... Tu essaies de me percer à jour, sans rien savoir et tu tapes à chaque fois à côté. Tu te fatigues pour rien. Je ne suis pas un pantin avec lequel tu pourras jouer à ta guise. Tes petites provocations, ta méchanceté de sale gamin mal élevé me fatiguent. »

    Il détourna le regard, ignorant le fantôme. Au risque de le payer très cher, il le savait, mais plutôt crever sous la fureur d'un esprit que de perdre ce face à face.


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Dim 7 Sep - 13:32

Un sourire amusé traversa son visage quand l'humain affirma que sa très petite sœur était loin des pourritures de son genre, si cela l'amusait de le croire, libre à lui. Alastair n'avouerait pas à voix haute qu'il avait raison, jamais donner raison à un humain, c'était tout simplement au-dessus de ses forces. Le mauvais esprit cessa de sourire quand Lucas affirma qu'il y avait des moyens de se débarrasser des gens comme lui. Il voyait très exactement ce qu'il voulait dire. Un tressaillement d'horreur courut le long de son échine. Depuis quand Lucas était-il au courant de ces méthodes ? L'esprit était peu décidé à se laisser marcher sur les pieds, mais là, il devait bien avouer qu'il avait un adversaire de taille. L'homme en face de lui ne se laissait pas facilement démonter, bien au contraire, il semblait plein d'astuce. Jusqu'où tiendrait-il face aux assauts d'Alastair ? Le Dibbouk était bien curieux de voir. Son ancienne victime avait dû deviner qui il était réellement. Face à son regard, l'esprit le comprit. Chacun savait qui était qui, mais sans le dire à voix haute. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne s'affrontent à arme égale dans un combat sans merci qui mènerait soit l'un à la mort, soit l'autre aux enfers.

Alastair pencha la tête de côté de façon inhumaine quand Lucas affirma que les esprits faussaient la justice des humains. C'était vrai. Si l'humain commençait à s'en rendre compte, qui d'autre s'en rendait-il compte parmi eux ? Mais qui, des misérables humains oseraient se hisser contre eux alors que prochainement, Belaam allait se distinguer ? Le sourire de Lucas le ravissait. Ce gamin était complètement pourri, jusqu'à la moelle. Ses accusations à peine voilées ne manquèrent pas de faire rire Furfur.

« Tu penses que je suis un assassin et un prédateur ? Même si je disais non, tu ne me croirais pas. Avoue. Tu n'as confiance en personne, tu es complètement perverti. »

Il continuait de le pousser, de le pousser jusqu'à qu'il craque. Il était sûr de tenir Lucas, le flic perverti par définition. Pour le pousser encore plus, Alastair affirma que son ancienne victime était comme lui. Au fond, quand on avait été victime, ne devenait-on pas avec le temps, nous-même le bourreau des autres ? Le mauvais esprit ne pouvait s'empêcher de penser que c'était la voie qu'empruntait de plus en plus Lucas. Du moins y rêvait-il secrètement. Oh oui, ce petit était définitivement prometteur. Alastair écouta calmement Lucas et quand l'humain lui tourna le dos, la rage le traversa. Il détestait par-dessus tout qu'on lui tourne le dos. Sans cérémonie, il apparut derrière l'homme et effleura sa nuque de sa main glaciale. Un vent aussi froid que la mort.

« Qui crois-tu tromper ? Peut-être arrives-tu à tous les tromper, à leur faire croire que tu es quelqu'un de bien, un flic qui veut protéger cet univers du reste, mais toi et moi savons que cela est faux. Tu es un prédateur comme un autre, un prédateur affamé. Dis-moi, que feras-tu quand tu auras le sang d'un innocent sur les mains ? Oh j'oubliais, c'est déjà le cas. »

Il faisait référence à la prise d'otage qui avait extrêmement mal tourné. Une prise d'otage qui avait vu des innocents mourir. Alastair tentait sa dernière carte pour tenter d'attirer l'attention de Lucas, mais y arriverait-il seulement ?
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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Jeu 2 Oct - 17:24

    On ne grandissait pas en Nouvelle-Orléans sans être un peu au courant de quelques spécificités. Peut-être que Lucas ne se serait jamais penché sur celles-ci s'il n'avait perdu sa sœur de cette manière, s'il ne l'avait vu après la mort. S'il n'avait alors consulté quantité de mediums pour en apprendre davantage, jusqu'à trouver en Chase, son ami, une ressource inattendue d'informations. Et maintenant, il y avait aussi Sophya dans l'équation. Lucas était rationnel, mais trop intelligent pour ne pas se renseigner sur ses nouveaux adversaires. Les esprits passaient à l'attaque et possédaient des humains innocents qui se retrouvaient des meurtriers ? Ils hantaient de braves gens ? Bien, Lucas devait en apprendre plus sur eux et surtout comment ne pas être à leur merci. Ainsi avait-il quelques minces notions. Et ne proférait-il pas des menaces en l'air à l'égard d'Alastair. On pouvait toujours renvoyer un esprit dans les limbes. Le flic n'en avait pas les moyens, mais il pouvait trouver des personnes qui l'avaient. Et il n'hésiterait pas pour se débarrasser d'un nuisible. Bien sûr, le spectre le désarçonnait, enfonçant ses poignards dans des plaies encore à vif. Mais le cajun était de nature combative. Il était comme un animal blessé : il mordait quand on approchait. Ses faiblesses, il les masquait. Plus jamais une victime. Il ne serait pas celle du fantôme.

    Il n'aimait pas les insinuations d'Alastair sur sa nature, sur ses péchés... Sur ce qu'il pouvait être amené à devenir. Un type comme le fantôme ? Sûrement pas ! Il n'était pas du côté des méchants ! Même si ses méthodes laissaient à désirer. Il en avait bien conscience. Même si sa colère, sa révolte, dictaient un peu trop souvent ses actes... il n'avait pas encore franchi la limite et il ne la franchirait pas ! Il avait des garde fou... Il y avait Jia Li, qui était trop intègre pour le laisser basculer. Il y avait ses proches... Et qui essayait-il de convaincre ? Il était animé par de mauvaises raisons, il le savait pertinemment. Quelle que soit sa façon de raisonner, seuls demeuraient ses actes. Et ils étaient limites.

    « Parce qu'il faut être perverti pour ne se fier à personne ? »

    Lucas lui jeta un regard rien moins qu'amène.

    « Me prends pas pour un con. Je sais ce qu'il se passe dans cette ville, et je sais que n'importe qui peut abriter un tordu dans ton genre. Même les personnes les plus proches de moi. Je n'ai pas envie de me faire poignarder dans le dos. »

    Pas une nouvelle fois, il avait retenu la leçon, mais ça, il n'en fit pas mention à haute voix. Mais Alastair pointait du doigt une faille chez Lucas... Sa tendance à se montrer violent. Bourreau. Comme une revanche sur la vie. Le flic décida d'interrompre là la conversation, tournant le dos à l'esprit. Malgré son apparente assurance, il avait une boule glacée dans le ventre de tourner ainsi le dos à un ennemi. Et cela ne manqua pas, il sentit l'étreinte glacée dans sa nuque, qui descendit le long de sa colonne vertébrale et lui donna l'impression qu'on lui gelait le cœur. Et les paroles de l'esprit achevèrent de compléter cet effet. Ivre de colère, Lucas se leva brutalement, s'arrachant à l'étreinte du fantôme pour lui faire face.

    « Fous le camp ! Tu as gagné ! »

    Lucas tenta de se calmer, passant la main dans ses cheveux longs avant de jeter un regard polaire à Alastair. Son visage était tendu de colère. Il devait se maîtriser, il devait absolument...

    « Je vais tout faire pour que tu disparaisse de cette terre. Je trouverais les moyens et tu iras là où est ta vraie place : en enfer. »


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MessageSujet: Re: Meurs un autre jour [PV Lucas] Mer 15 Oct - 17:42

Le Dibbouk pouvait aisément constater que Lucas n'était pas le pauvre bougre de l'époque, bien au contraire. Il savait parfaitement se défendre et cela faisait rager Alastair. Il aurait préféré avoir moins de résistance. L'esprit réfléchit sérieusement à la question de Lucas sur la question de la perversion. Il avait comme la nette impression qu'il avait mis le doigt sur quelque chose. Mais il n'était sûr de rien, il ne faisait que supposer pour le coup.

« Dans ton cas, tu es perverti. Tourne-le comme tu veux. »

Et il haussa simplement les épaules pour seule réponse. Il voulait le vexer le plus possible et peu importe les moyens. Alastair ne se laissait pas encore démonté même s'il comprenait que sa victime adorée était bien trop futée et flairait le piège. Un rire lui échappa quand Lucas affirma qu'il savait ce qui se tramait dans cette ville qui n'abritait que des tordus. Ah bon ? Furfur était franchement amusé, mais ce n'était qu'une parade pour ne pas montrer que le policier avait fait mouche. Mais au fond, qui était l'allié de sa petite victime ? Celui-ci semblait particulièrement paranoïaque. Après tout, n'importe qui pouvait devenir un ennemi, se faire posséder et c'était fini. Même si la guerre de Belaam n'avait pas encore commencé, elle couvait dans les foyers, dans les âmes des gens. Tout le monde ignorait ce qui allait arriver subitement, mais l'orage grondait silencieusement et risquait de s'abattre plus fort que jamais.

« Tu ne peux croire en personne. Après tout, nous sommes tous des tordus et des névrosés, n'est-ce pas ? »

Dit Alastair avec une étrange ironie. Oui il était dur et sans pitié. Ce n'était pas demain la veille qu'il allait faciliter la vie de Lucas. Bien au contraire, il préférait encore plus le troubler et qu'il doute en les gens qui pourraient l'aider. L'esprit s'approcha de sa victime pour le molester, mais ne réagit même pas quand celui-ci se redressa, visiblement furieux. Alastair avait trop longtemps tiré sur la corde. Le Dibbouk regarda droit dans les yeux un Lucas qui lui dit de foutre le camp. A ces paroles, un sourire mauvais traversa son visage. Ainsi donc, il avait réussi à foutre ce grand flic hors de ses gongs. La jouissance n'avait pas de limite. Le mauvais esprit se nourrissait de la situation comme jamais, vraiment content. Par contre, l'idée que Lucas trouve un moyen de le renvoyer dans l'autre monde ne le rendait vraiment pas heureux. Car ce n'était pas non plus impossible de le renvoyer de l'autre côté. Il suffisait de s'armer des bons outils plus de savoir son nom d'esprit et il était foutu. Alastair recula de quelques pas, réfléchissant cette fois-ci sérieusement aux paroles qui allaient franchir de sa bouche.

Car pour le coup ce serait quitte ou double. Et s'il continuait de pousser à bout l'humain, il s'en prendrait vraiment plein la tête. Alors, pour cette fois-ci, le Dibbouk consentirait à ne pas dire trop de connerie, sait-on jamais. Surtout qu'il n'avait pas hâte de finir dans le monde d'en bas, après tout, il n'était jamais passé de l'autre côté. Il était resté coincé dans ce monde juste après sa mort, à cause de sa haine.

« Tu n'y arriveras pas sans que tu viennes avec moi. Mais lançons donc le pari, petit Lucas. Je t'attends pour m'envoyer en enfer. Et au fait, tu devrais parler moins fort à l'avenir. »

Souffla-t-il avant de disparaître soudainement. Les gens clignèrent des yeux, ayant l'impression d'avoir rêvé cette scène plus qu'irréelle. Mais rien n'était irréel, la guerre que venait de se lancer Lucas et Alastair était bel et bien tangible pour des yeux avertis.

Spoiler:
 

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Meurs un autre jour [PV Lucas]

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