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Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou

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MessageSujet: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Sam 7 Juin - 11:49


Toutes ces choses qui surviennent ; elles doivent bien avoir une raison… Elles jouent sur les vies et on n’en maitrisait rien. Maddox, avait continuellement besoin de ces raisons, il n’arrivait à se résoudre du simple fait que : c’était comme cela, les choses sont ainsi et puis c’est tout… Pourquoi avait-on décidé un jour que tout s’achèterait ? Pourquoi est-ce que le noir est une couleur que l’on n’aime pas ? Pourquoi oui, les arbres ne peuvent-il voyager ? Et pourquoi est-ce que l’on refusait de le croire quant-à ses amis invisibles et aux ombres qui le poursuivaient sans relâche ? Il pouvait courir, se cacher, pleurer ; jamais elles ne s’éloignaient longtemps. Elles étaient accrochées à lui comme s’il leur donnait par sa peur suffisamment d’énergie pour subsister. Il les faisait vivre au fils de ses dessins ; artiste d’un talent incroyable que personne ne voulait lui reconnaître parce qu’il était fou. Pourquoi personne ne le voulait laisser s’exprimer, comme s’il avait toujours tort et que les autres savent mieux que lui. Les gens sont aveugles et sourds et ce sont pour eux ceux qui le peuvent qui ne sont que de pauvre fou. N’était-ce pas fou de passer au travers de ces gens qui flottaient sans s’excuser ? De ne pas leur dire bonjour, de rire de leur existence ? Maddox était dans cette perpétuelle quête de comprendre, de savoir s’il était vraiment fou et pourquoi depuis quelques mois tout semblait changer ? Pourquoi des personnes comme Nitzan disaient les voir aussi ; alors il n’était pas aussi seul qu’on le lui avait prétendu. Il voulait croire qu’il n’était pas fou.

C’est ainsi que lorsqu’il fut accosté dans la rue pour lui proposer une expérience avec les esprits, quelqu’un qui voulait prouver aux autres qu’ils étaient bels et bien existants ; il se laissait conduire naïvement bien qu’assez apeuré de ce nombre de personnes qui se trouvait là dans une pièce tapissée de bougie qui sentaient la cannelle. Ces gens qui semblaient sceptiques, d’autres qui avaient l’air d’avoir des questions à poser à la jeune femme qui se tenait là. Ce serait mentir que de dire qu’elle n’était pas séduisante ; d’une beauté qui lui rappelait celle de Tamina. De celle qui l’avait abandonné ici à ses cauchemars. Il fut alors parcouru d’un frisson ; une lame glacée plantée dans le dos qui le crispait de douleur alors que la sueur venait perler sur son front dissimulé sous ses cheveux habituellement en bataille. Le teint limpide ; voici ce que les médecins qualifiaient chez lui de malaise Vagal. Une main glacée s’enroula autour de son épaule alors qu’il luttait pour ne pas s’évanouir ; puis cette voix lugubre venait lui dire de façon sournoise « Merci petit Prince, de m’avoir conduis à tes petits amis… » Ô il ne les connaissait aucunement, c’était la première fois qu’il voyait ses gens là. Il avait bien trop mal pour dire quoi que ce soir et c’était bien l’intention de l’esprit fidèle serviteur de Belâam en quête d’un nouveau corps. « Ne dis rien et tu n’auras pas d’ennuis gamin… » C’était ce qu’ils promettaient toujours et pourtant, les ennuis arrivaient quoi qu’ils en disent.

Les gens se dévisageaient les uns des autres ; puis une femme se penchait vers lui et son regard azuré tétanisé « Hey mon mignon t’inquiète pas, c’est pour du faux. » Vraiment ? Cette douleur était fausse ? Qu’en savait-elle ? Elle lui adressait un sourire réconfortant, charmeur car attendris car le coté enfantin du beau gosse peu rassuré de la situation. « Je devrais m’en aller… » Lâchait-il enfin dans les airs sans savoir si quelqu’un l’entendrait, cette lame invisible remua et roula le long de ses tempes la sueur d’une douleur trop réelle. La séance commençait décidément mal, il n’écoutait rien de ce qui se disait et son comportement en déroutait quelques uns qui furent alors déconcentrés.

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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Dim 15 Juin - 19:30

La Nouvelle-Orléans semblait avoir régressé. L’été était là, les couleurs de la ville resplendissaient et pourtant… l’ambiance était glaciale, les rues tristes et mortes. Les gens semblaient vouloir éviter le plus possible de se déplacer à l’extérieur tout seul et les affaires de Valerie commençaient à ressentir cet effet de peur général. De moins en moins de gens venaient la voir juste pour le plaisir de passer une petite demi-heure à côtoyer les forces de l’au-delà et de plus en plus, Valerie devait se contenter de quelques exhibitions en soirées organisées par des femmes de la ville qui aimaient se faire peur entre copines. Ces femmes étaient ses meilleures et probablement ses plus vieilles clientes qui ne l’oubliaient pas pour une soirée à animer mais malgré ça, la brune faisait la tête. Ou pour être un peu plus précis, son compte en banque faisait la tête parce que son nombre de consultation était en chute libre, avec ça son associé faisait la tête ce qui, inévitablement, venait se répercuter sur elle.

Esme tenait son agenda et sa comptabilité d’une main de fer. À cause de ça, il avait le droit de venir la paniquer dès qu’il le sentait nécessaire pour redonner un petit coup de fouet au business dans lequel il était profondément impliqué. C’était lui qui avait eu l’idée de s’exposer en ville, directement dans la rue. Mais le seul problème, c’était que du coup, un grand nombre de ses numéros devaient passer à la trappe. Comment faire la transmission entre un « esprit présent » et son destinataire humain quand on ne savait absolument rien de lui ? Maintenant, même ses deux détectives privés faisaient la tête au vu du travail qu’elle leur confiait de moins en moins. Elle en était désormais réduite à reprendre les numéros aussi vieux que le monde. Et avec ça, l’observation et les trucs et astuces que les merveilles de la chimie et la physique lui permettaient de faire en toute discrétion pour un meilleur effet.

Les numéros de la rue, d’après Esme, il n’y avait que ça de vrai pour se faire un petit coup de promotion sans trop de frais. Sauf si un petit malin se mettait en tête de venir faire n’importe quoi pour lui piquer la vedette. C’est exactement ce qui était en train de se passer en l’occurrence. Alors qu’elle était en plein numéro qu’elle avait tendance à appeler « le numéro de la table qui bouge » quand elle se rendit compte qu’il y avait quelque chose qui clochait. Une agitation troublait son assemblée, et pas à cause des mécanismes habilement masqués sous les pieds de la table mais à cause d’un homme assis qui semblait littéralement paralysé.

« Qu’est-ce que… ?! »

Commença t-elle avant de s’arrêter soudainement, coupée par une femme se penchant pour réconforter l’homme en question. « Ce n’est que du faux ». Valerie renifla avec dédain mais ne fit aucun commentaire, préférait au contraire lancer sur son épaule un pan de son châle avec des perles, un quel utilisait spécialement pour son travail et se redressa avant de se relever, le menton haut, un air mystérieux sur le visage puis se rapprocha de l’homme aux yeux bleus toujours aussi tétanisé. Elle vit une larme couleur le long de son visage alors qu’elle s’approchait de lui et sentit une colère froide la secouer. Malgré ça, elle s’efforça de rester parfaitement impassible et de serrer les dents en bonne mystificatrice qu’elle était.

« Vous les sentez, n’est-ce pas ? »

Demanda t-elle pour que tout le monde puisse l’entendre. S’il voulait se donner en spectacle, et bien elle allait faire de son mieux pour l’intégrer et faire en sorte qu’il serve à ses intérêts en la faisant ressortir aux yeux des autres. Valerie se pencha vers lui, mettant son visage à la hauteur du sien.

« Vous les entendez autour de vous, non ? »

Demanda t-elle d’une voix douce, glissant un doigt sous le menton du jeune homme pour tourner son visage vers le sien. Quand son regard rencontra le sien, elle fit de son mieux pour lui envoyer le regard le plus meurtrier et le plus noir qu’elle avait dans son répertoire personnel pour lui faire comprendre que sa petite intervention n’était pas appréciée.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Mar 17 Juin - 20:36

Alors que Maddox se sentait de plus en plus mal, cette oppression étouffante ; il était au bord des larmes ; en sueurs. Cet esprit qui le toisait de sa froideur, la morsure de la mort semblait si proche qu’il en frissonnait. Puis une jeune femme approche, celle qui faisait le « spectacle », elle disait pouvoir parler aux esprits. Pourquoi est-ce qu’elle ne l’aidait pas dans ce cas ? Pourquoi est-ce qu’elle ne chassait pas cette ombre qui le torturait en silence. Mais elle ne fit rien, elle ne lui venait pas en aide et il ne lui restait qu’à souffrir. Comme tous les autres, elle ignorait sa souffrance ; peut-être pensait-elle qu’il était fou. Après tout, c’était ce que les gens pensaient de lui en général. Il n’était qu’un pauvre fou perdu dans un monde trop vaste, sa place était en institut selon eux. Un endroit où l’on saurait prendre soin de lui, pourtant il fut si malheureux entre quatre murs ; il apprenait à sortir ; à avoir moins peur. Mais elle restait là, cette angoisse indigeste, une boule d’anxiété coincé dans l’œsophage qui l’empêchait de se sentir bien, d’oublier juste un instant qu’il était différent ; qu’il ne serait jamais comme les autres par définition ; jamais heureux.

Elle fut à sa hauteur et elle l’interrogea d’une voix mystique et inquiétante à ses yeux. Le dément la fixait alors de son regard tétanisé ; les sentir ? Est-ce qu’elle parlait des esprits ? Les entendre ? Cette insistance le troublait au plus au point, c’est alors qu’elle le fusilla du regard et Prince en fut glacé. Se crispant alors ; l’ombre toujours penché sur lui ; il avait encore du mal à respirer bien que physique il ne présentait aucun symptôme. Tout ça c’est dans ta tête lui diraient les psychologues ; pourtant ça faisait vraiment mal. Et ce froid, il le ressentait ; pourquoi est-ce que personne ne voulait le voir ? Personne ne voulait le comprendre et cette solitude lui pesait. Elle l’avait forcé à relever la tête vers elle, plantant son regard humide dans celui de la jeune femme ; ses yeux sombre qui le traversait le firent frémir puis il répondit terrifié « Non… Madame… » Il mentait, c’était la première fois qu’il en formulait un dans la clair intention de le faire. Il se sentait alors beaucoup plus mal, mais il avait bien trop peur qu’on l’enferme de nouveau.

Il laissa alors quelques larmes couler sur son visage, puis enfin l’esprit le libérait de son emprise. Se détachant de sa douce victime pour tourner autour des personnes présentes qui furent à leur tour parcourus de frisson de façon successive. « Je le sens ! » Déclarait alors une vieille dame qui serra nerveusement son sac à main comme si elle craignait que l’ombre le lui dérobe. Il entendit alors l’esprit éclater de rire face à leur peur et Maddox suivait le mouvement de l’esprit si bien qu’à chaque fois qu’il regarda l’une des personnes, celle-ci ressentit un froid envahissant. « Comment faites-vous cela jeune homme ? » Interpella sa voisine les yeux écarquillés ; celle qui avait prétendue que c’était pour du faux. Le contact le rebutait et il se crispait un peu plus encore ; sa respiration accélérait et il relevait ses yeux bleus vers la voyante « Oh si vous pouvez vraiment le voir, dites lui de me laisser tranquille… S’il vous plait… » Mais pourquoi est-ce qu’elle accepterait de l’aider maintenant ? Alors que personne ne l’avait voulu. C’est alors que le Dibbouk se fâcha et renversa la table qui se situait là ; les spectateurs et cobayes se mirent alors à crier de stupéfactions ; tous debout près à prendre leurs jambes à leur cou si la situation dégénérait ‘Regardes ce que tu as fait Prince ! Regardes !’ Accusait l’esprit. Maddox laissa quelques larmes rouler le long de ses jours avant de répondre d’un ton désespéré. « Je n’ai pas voulu ça… Il faut arrêter… » Voila qu’il parlait seul à présent, ils le fixaient tous et il se sentait épié à cet instant.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Ven 20 Juin - 15:26

Bien sûr que non, voyons ! Il ne pouvait pas les sentir, encore moins avec la réaction qu’il venait d’avoir. Valerie leva un sourcil et serra les dents pour se forcer à ne pas insister. Cet homme devait être cinglé. Encore un. Ceci dit, elle aurait peut-être dû s’en douter, avec un travail comme le sien, elle avait tendance à rameuter les tarés autour de sa table de travail, c’était juste une chose à laquelle il fallait juste qu’elle finisse par s’habituer. La jeune femme jeta un regard à son associé posté un peu plus loin mais il était encore pendu au téléphone, sans trop s’inquiéter de ce qui se passait à la table. La brune s’efforça de serrer les dents et détourna les yeux un instant, furibonde, en se redressant. Cet homme était vraiment en train de détourner l’attention des autres par son attitude et elle se rendit compte que les choses n’étaient pas du tout en train de se dérouler comme elle l’avait prévu. En le voyant se mettre à pleurer, Valerie se gifla mentalement pour s’obliger à brancher son périphérique « Empathie » et posa sa main sur son épaule.

Au même instant, des réactions différentes se diffusèrent dans l’assemblée. Le regard bleu de la jeune femme vérifia pendant un court instant les quelques mini-ventilateurs qu’elle avait posé mais il n’y avait aucune raison qu’ils se soient mis en route d’eux même. Bon, il fallait vraiment qu’elle arrête ça avant que ça dégénère vraiment. D’ailleurs, avec l’agitation survenue, Esme avait fini par se détourner de sa conversation téléphonique pour regarder ce qui se passait. L’attention des gens attablés venait juste de se retourner complètement et entièrement vers ce jeune homme et elle ne savait pas comment il faisait pour ces effets mais en tout cas, il les faisait très bien. Soudain, il reprit la parole, qu’est-ce qu’il voulait ? La narguer ou quoi ? Peut-être qu’il croyait vraiment aux esprits lui, aux esprits que son cerveau devait sans doute inventer. La table se renversa et elle sursauta, comme presque tout le monde dans l’assemblée mais alors que les autres semblaient vouloir s’enfuir le plus vite possible, elle resta plantée là. Juste à côté de cet homme qui venait merveilleusement et très rapidement de réduire en cendres sa séance de publicité et qui maintenant paraissait au bord des larmes.
Bon, ça suffisait.

« Bon, la séance est terminée. »

Dit-elle en tapant dans ses mains pour les dernières personnes qui ne s’étaient pas enfuies devant ce qui s’était passé. Il fallait absolument qu’elle essaie d’optimiser l’heure qu’elle venait de perdre ici avant de terminer définitivement son petit numéro. D’autant qu’elle sentait en plus qu’elle allait devoir se taper toute la vérification de son matériel pour savoir ce qui n’avait pas marché parce que si jamais quelqu’un avait été blessé lorsque la table s’était renversée, alors elle aurait été vraiment, mais alors vraiment, très mal et ses assurances l’auraient écorchée vive.

« Merci beaucoup d’être venus mais nous avons réveillé des esprits pernicieux qu’il vaut probablement laisser tranquille mais si vous êtes intéressés par une séance plus tranquille dans un cadre à l’abri des mauvais esprits, je vous attend. »

Ensuite, elle se pencha vers l’homme pour le prendre par les épaules et le forcer à se relever, l’entrainant avec elle à l’écart en soupirant légèrement. Elle n’avait pas particulièrement envie de se montrer aimable avec lui mais si elle se mettait à lui hurler dessus devant tout le monde après son numéro, Esme viendrait lui faire la peau en l’accusant de lui rendre volontairement la tâche plus compliquée.

« Venez avec moi. »

Il s’agissait juste de ne pas avoir l’air trop désagréable maintenant. Elle sortit une bouteille d’eau et un paquet de mouchoir de son sac et les lui proposa en évitant de le regarder pour ne pas exploser. Elle lui laissa quelques secondes pour se reprendre tandis qu’elle croisait les bras avant de reprendre la parole.

« Ça va mieux ? Bon. Et si vous m’expliquiez ce qui vient exactement de se passer ? Cest quoi votre délire ? »

Demanda t-elle d’une voix mordante et sourde pour ne pas se mettre à hurler dans la rue.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Dim 22 Juin - 15:02

Terminé ? Il allait donc pouvoir s’en aller d’ici, très loin de cette ombre dangereuse. Alors que tout le monde s’en allait, il chercha des yeux là où il pourrait aller ; il senti les mains de la jeune femme l’attraper et il se relevait en la fixant de ses grand yeux bleus étonnés. Il fut conduit quelque part et se mit à craindre ce qui l’attendait. L’esprit était parti à la poursuite de l’un des spectateurs et l’avait abandonné là avec cette femme furieuse sans qu’il ne comprenne pourquoi elle exprimait tant de colère à son égard. C’est alors qu’il se retrouva avec un paquet de mouchoir et une bouteille d’eau dans les mains. Il ne pouvait donc pas boire, il n’avait pas de verre. D’ailleurs, il n’était pas même certain d’avoir soif. Il était plus inquiet qu’autre chose. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui avait donné cela et il essuya ses larmes d’un revers de manche avant de prendre un mouchoir pour dégager ses voies respiratoire ; puis fut assez encombré de son mouchoir par la suite. Alors que ses yeux cherchaient nerveusement une poubelle ; elle lui demandait si ça allait mieux. Lui demandant des explications d’un ton froid qui lui glaçait le sang. Pourquoi avait-elle l’air si méchante d’un seul coup ? Elle l’avait accueilli quelques instants plus tôt avec un magnifique sourire et maintenant, il avait la sensation qu’elle le détestait. Qu’avait-il fait de si mal ?

Déglutissant difficilement avant de lui dire mal à l’aise « Je ne sais pas madame… » Une réponse qui ne saurait plaire à la demoiselle c’était une certitude. Ne la quittant pas de ses yeux humides avant de lui poser à son tour d’une question d’une voix timide « Pourquoi les gens te regarde ainsi parler aux esprits ? Pourquoi tu t’habilles comme ça… » Il s’arrêta là dans ses questions, il semblait qu’elle était de plus en plus furieuse contre lui. Il observait sa tenue de façon assez septique cependant ; on dirait qu’elle était habillée pour le carnaval. Il y avait été pour la première fois et cela c’était très mal terminé. Ceci dit, les gens portaient se genre de couleurs et châle avec des paillettes et fanfreluches. Mais ce n’était plus le carnaval. Alors pourquoi n’avait-elle pas une tenue « normale » ? Il avait tutoyé la jeune femme ; il n’avait pas vraiment l’habitude de vouvoyer autrui, une lacune en psychiatrie. Il était d’autant plus gêné qu’elle le vouvoie. Tirant nerveusement sur la manche de sa chemise, puis al bouteille d’eau lui échappa des doigts, tomba sur le pied de la jeune femme ; il devint alors rouge écarlate et se baissa pour la ramasser et la lui rendre gentiment.

« C’est pas de ma faute… Mais pourquoi tu me demande ça. Tu l’as vu n’est-ce pas ? Tu peux les voir ? » Il ne comprenait plus rien, elle parlait des esprits et n’avait pas vu cette ombre malfaisante qui les avait tourmenté. Le spectateur poursuivis par l’esprit se mit alors à hurler de douleur au milieu de la foule et Maddox écarquilla les yeux terrorisé, attrapant l’avant bras de la jeune femme « Oh c’est encore lui… Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Les larmes se mirent à perler au coin de son œil ; il fixait la jeune femme comme l’on regarderait un héros. Sauves le monde ! Sauves moi ! Il la fixait ; il n’avait pas idée à quel point il pouvait être oppressant lorsqu’il faisait cela. Mais il ne savait plus vers qui se tourner dans ce genre de situation, les gens étaient aveugles et sourds. Cette femme était furieuse contre lui et il ne pouvait compter que sur elle de toute évidence.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Ven 27 Juin - 20:16

Oh bon sang, il se moquait d’elle. La jeune femme laissa échapper un rire mi-agacé mi-incrédule en remontant son châle avec toute la fierté qu’elle avait encore en réserve au fond d’elle. Pourquoi est-ce qu’elle s’habillait comme ça ? Et pourquoi est-ce que lui se payait sa tête sans même essayer de, ne serait-ce qu’un tant soit peu, brouiller les pistes. Pourquoi est-ce qu’il prenait une voix pareille en utilisant des mots pareils ? Est-ce qu’il pensait sérieusement que s’il jouait le rôle du gamin triste comme les pierres il pourrait lui faire oublier qu’il venait de saccager sa démonstration ? Sérieusement ?
Elle n’était pas dupe, le gus était bien plus âgé qu’elle déjà.

Valerie détourna le regard en secouant la tête, sentant la colère de nouveau la prendre même si elle savait pertinemment que s’énerver ne servirait à rien et pire encore, la desservirait totalement. Qu’iraient dire les gens qui la verraient s’énerver sur l’homme qui semblait voir et entendre les esprits et qui avait rendu diablement excitante la petite séance de spiritisme en pleine rue, hein ? Zen, il fallait donc qu’elle reste zen, même si elle avait envie de l’étriper plus qu’autre chose à l’heure actuelle.

« Ça doit être une blague. »

Souffla t-elle pour elle-même tandis qu’elle s’efforçait de se calmer en évitant de le regarder pour ne pas avoir la merveilleuse idée de se jeter sur lui pour lui écraser les yeux avec les pouces, histoire d’imiter la Montagne et d’enfin mettre derrière elle cette traumatisante scène. La seule chose qui la retenait à vrai dire, c’était la perspective de potentiellement aller en prison pour un coup de sang. Il se rappela à son bon souvenir alors qu’elle essayait de chasser toute pensée négative le concernant de son esprit en laissant tomber la bouteille d’eau qu’elle lui avait aimablement prêtée sur son pied. Lorsqu’il lui parla d’un truc à voir qu’elle n’aurait pas vu, sûrement des esprits selon son esprit tordu, Valerie s’énerva et se pencha pour le fusiller du regard.

« Écoute moi bien, une bonne fois pour toute. Je ne sais pas ce que tu essaies de faire exactement mais si je te revois trainer à moins de 500 mètres de n’importe quel lieu de démonstration que je ferai, je te jure que je te retrouverai et que je te le ferai payer cher. »

Les amis de Salome qu’elle payait outrageusement allaient peut-être avoir un peu de travail s’il persistait à venir foutre le boxon dans ses séances qu’elle n’était déjà pas ravie de donner. Mais comme elle n’avait pas très envie de dépenser l’argent de son business en train de prendre l’eau, elle allait quand même essayer très fort de le convaincre de ne pas revenir la voir.

« Est-ce que c’est bien compris ? Parce que sinon… »

Le reste de sa phrase fut coupé par le hurlement d’un homme qui était assis un peu plus tôt à sa table et son hurlement faisait froid dans le dos. Valerie regarda dans sa direction pour essayer de comprendre ce qui se passait puis sentit une main l’agripper. Il avait vraiment l’air de paniquer et le pire, c’est qu’il n’avait pas l’air de faire semblant. Non mais sans déconner ! La brune soupira profondément puis décida que s’il fallait en passer par là pour avoir la paix, alors qu’il en soit ainsi. Elle se dégagea de sa prise pour aller voir Esme et lui ordonner de débrancher tout leur matériel. Véritable esprit – ha ha, même pas en rêve – ou matériel défectueux, ils risquaient toujours d’avoir des problèmes judiciaires si jamais quelqu’un se retrouvait blessé dans l’affaire et elle devait arrêter ça et maintenant qu’elle était certaine que son matériel n’était plus du tout en cause, elle allait essayer d’avoir l’air crédible, même si tout ce qu’elle ferait serait de vaguement tenter d’éloigner les hallucinations d’un cinglé. La brune s’avança jusqu’à la table renversée puis repoussa son châle sur ses épaules et leva les bras bien haut.

« Esprit destructeur, je te somme de retourner d’où tu viens. Reprend les voies invisibles qui vont entre les mondes et repars dans le tien… »

Qu’est-ce qu’elle se sentait ridicule. Elle se baissa pour attraper la coupe de gros sel qui était sur la table et qui s’était retrouvée par terre en même temps que la table. La coupe était à moitié vide mais il restait quand même un bon fond. Valerie en prit une grande poignée et la jeta par terre avec l’air le plus convainquant possible.

« … Immédiatement. »

La jeune femme attendit un instant en se trouvant complètement idiote, parce que c’était la première fois qu’elle faisait ce genre de choses. En général, ce genre de dysfonctionnement n’arrivait pas quand elle était dans son local mais techniquement, il ne devait plus rien arriver. Valerie retourna le regard vers le jeune homme, inquisitrice et fatiguée.

« C’est bon ? Il est parti. »
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Mar 1 Juil - 15:16

Elle le menaçait tout simplement, il se crispait d’angoisse. Qu’avait-il fait pour mériter cela ? Il l’observait de ses grands yeux bleus de chien battu qui ne comprenait pas ce qu’on lui reprochait. S’il avait bien compris… Il ne se sentait vraiment pas bien. Oh non, il ne voulait plus venir ici avec cette affreuse bonne femme. Probablement était-ce qu’une horrible sorcière ! Elle le détestait et il ne savait même pas pourquoi. Il avait peur d’elle-même s’il essayait de la cacher ; il n’y parvenait absolument pas. Le pauvre fou la dévisageait alors qu’un type se mit à hurler. Mettant une fois sans dessus dessous l’ambiance de la journée. Il s’agrippa à la dite voyante ou magicienne, il ne savait plus vraiment ce qu’elle était. Elle soupira et se détacha de lui ; il se sentait perdu et sans repère. C’est alors qu’elle se mit à parler à l’esprit. Le chassa. Du moins tenta. Alors qu’elle se mit à jeter du sel sur la table ; avant de se tourner de nouveau vers lui avant de lui demander si cela avait été efficace. Pourquoi serait-ce à lui ; Maddox, d’en juger ? Ses yeux bleus ne la quittaient cependant pas bien que ses lèvres demeuraient closes. Puis l’esprit se mit à rire jaune avant de balayer la table ; le châle de la jeune femme tomba au sol et les clients fuyaient.

Le spectre se pencha sur Prince et se nourrissait de sa peur avec délectation avant de promettre de revenir ; pour lui. Déglutissant terrifié ; l’ombre menaçante disparu et il se retrouvait sans savoir comment avec le châle de la sorcière dans les mains. Il essaya alors de se ressaisir ; cet esprit lui faisait terriblement peur. Il savait que Nitzan voulait qu’il lui dessine à présent les esprits qui le menaçaient de lui faire du mal ; il savait qu’il devrait lui en parler. Mais il était terrifié. Relevant le nez vers la jeune femme ; qui semblait stupéfaite d’avoir vu son châle voler dans ses bras. Des passants curieux avaient assisté à la scène et le regard dans le vide de celui dont l’on chuchotait être magicien. Doucement, il approchait la jeune femme. Timide. « Il est partit… Mais il va revenir… » Tendant d’une main fébrile le doux tissus à la jeune femme. C’était léger ; il avait pensé que c’était terriblement lourd. Il ne savait pas pourquoi d’ailleurs. Il fixait les traits de la voyante ; elle était plutôt jolie pour une méchante sorcière. Il touchait doucement le tissu ; c’était drôle. Il y avait tellement de question qu’il se posait au sujet de cette femme mystérieuse.

« C’est très joli… » Disait-il alors ; regardant la couleur vive et pétillante ; ses yeux bleus se reportaient vers la mystérieuse femme ; des personnes essayaient de l’interpeller ; mais il ne répondait pas. Il n’était pas magicien, il n’avait rien fait. C’était elle. Quand elle fut à sa hauteur il souffla alors anxieux « J’ai peur tu sais… Ne sois pas en colère contre moi. S’il te plait… » Se pinçant doucement les lèvres appréhendant ses réactions. Les larmes perlaient dans son regard triste, il jeta un coup d’œil inquiet à la foule. Pourquoi est-ce qu’on le regardait ainsi ? Il voulait qu’on le laisse tranquille.

Elle reprit son voile et il l’observait le déposer sur ses épaules ; il osa tendre la main pour faire disparaître un pli. Que diable et ses obsessions. Il était particulièrement mal à l’air, mais ne pu s’empêcher de lui demander presque en suppliant « Aide moi à rentrer chez moi… J’ai peur, tous ces gens m’appellent. Aide-moi s’il te plait… » Il n’avait pas honte de demander de l’aide, de toute façon ne lui avait-on pas dis toute sa vie qu’il ne savait pas de débrouiller seul et qu’il aurait toujours besoin de quelqu’un pour lui tenir la main. Alors voila ; il avait besoin d’elle maintenant. Il voulait qu’elle lui tienne la main maintenant. Il lui adressa un pauvre sourire de chiot ; il savait presque un peu trop comment obtenir ce qu’il voulait ; mais il y avait toujours beaucoup d’appréhension envers les inconnus. Autant, pouvait-il faire quelques caprices avec Nitzan ; mais cette femme le haïssait c’était une certitude !
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Sam 26 Juil - 1:18

Bon voilà… elle avait fait ce qu’elle pouvait et si avec ça l’homme n’était pas content, elle pourrait toujours demander à Esme de le dégager ou d’appeler quelqu’un qu’ils engageaient pour le faire à leur place. Valerie se retourna sans trop y croire vers l’autre homme pour savoir si son petit truc avait réussi à écarter les fantômes de ses hallucinations mais avant qu’il n’ait eut le temps de lui répondre, elle sentit son châle quitter ses épaules. Elle leva les yeux pour suivre la courbe que fit le morceau de tissu jusqu’à atterrir dans les mains de l’homme. Valerie l’observa, interloquée, ressemblant probablement aux autres badauds qui le regardaient, bouche bée. La brune resta pétrifiée en le voyant avancer vers elle jusqu’à venir lui rendre ce qu’il lui appartenait. À contrecœur, elle dut reconnaître que cet air taciturne lui allait donnait un charme certain, ce qui n’expliquait cependant pas son savoir sur les « intentions » du fameux esprit qui s’était amusé à venir mettre sa prestation sans dessus dessous.

Son regard azuré s’accrocha à celui de l’homme en se demandant à quoi il jouait. Malgré l’étrangeté de la situation, Valerie tendit la main pour l’attraper et s’en draper avec toute la fierté qu’il lui restait. L’homme tendit la main pour effacer un pli dans le tissu et la jeune femme lui retourna un regard éberlué de son audace. Cet homme la décontenançait complètement, incapable de le cerner. À vrai dire, la brune ne savait pas s’il était simplement fou, s’il se payait sa tête ou s’il était juste étrange. Elle baissa les yeux sur l’asphalte pour ne pas perdre son calme et lui rétorquer d’aller crever en enfer quand il lui demanda de ne pas se fâcher contre lui. Qu’était-elle censée faire ? Lui offrir une barbe à papa en le rassurant avant de l’emmener faire un tour de manège ? Non, elle ne pouvait pas ! Si jamais quelqu’un de blessé venait la poursuivre, elle risquait d’être dans la merde jusqu’au cou car les assurances ne lui avanceraient pas le moindre centime. Une chose qui surpassait son énervement, c’était le besoin de continuer à contrôler les apparences et si elle l’envoyait balader, elle risquait de voir sa côte de popularité baisser un peu.

« Très bien… »

Fit-elle en soupirant. Elle se pencha pour redresser une chaise tombée à la renverse avant de le prendre par l’épaule et le pousser devant elle. Valerie redressa fièrement la tête en ignorant royalement les regards qui glissaient sur eux et qui semblaient tellement embêter l’inconnu. Valerie le conduisit près d’Esme juste le temps de lui dire qu’elle allait le raccompagner et de voir son associé approuver gravement son initiative. Elle n’avait ni honte ni inquiétude à l’idée de le laisser gérer la situation et le rangement tout seul. Il avait l’habitude et savait très bien s’y prendre. La dernière fois qu’elle avait voulu l’aider, il l’avait rabroué au bout de dix minutes en l’accusant de traînasser dans ses jambes juste dans le but de l’embêter. Ce qui n’était pas le cas bien évidemment.

« Viens avec moi. Je vais te raccompagner. »

Valerie le reprit par le bras et se fraya un passage à travers al cohue en le tenant fermement par la manche et continua d’avancer au silence jusqu’à arriver dans une petite rue où était garée sa voiture. Elle sortit ses clefs de la grande poche de sa jupe et déverrouilla l’habitacle avant d’inviter le jeune homme à entrer d’un signe du menton. Ce ne fut qu’une fois assise, les mains posées contre le volant qu’elle décida de rouvrir la bouche.

« Où est-ce que je vous dépose ? »

Demanda t-elle avec un calme surnaturel qui ne reflétait en rien son tumulte intérieur. Le seul détail qui aurait pu la trahir n’était que ses jointures anormalement blanches sur le plastique du volant. Ça l’énervait de ne pas savoir comment il avait fait pour foutre le bordel, même vraiment. Elle soupira profondément pour essayer de ne plus avoir l’air aussi crispée, même si elle avait toutes les raisons de l’être et se retourna vers l’homme.

« Je m’appelle Valerie, au fait. Valerie Ryers. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Mer 30 Juil - 22:06


Il se laissa conduire, particulièrement docile. Elle échangea quelques mots avec un jeune homme ; puis elle lui annonça qu’elle le raccompagnait chez lui. Il fut assez soulagé un instant. Elle le prend pas le bras, il se sentait quelque peu agressé par ce contact physique avec cette étrangère. Sa poigne était solide et il se laissait faire, apeuré. Ils arrivaient dans une rue déserte et elle déverrouille l’une des voitures. Elle lui fait signe de monter ; il dégluti. Puis trouve le courage d’ouvrir la portière. Il s’assoit alors ; ses yeux ont rapidement inspecté l’intérieur. Elle s’installait à coté de lui. Il se pinçait les lèvres mal à l’aise ; les mains posées sur les genoux à fixer ses pieds. Son visage planqué derrière des mèches de cheveux ; il ne sait pas s’il a bien fait de monter dans cette machine infernale. Puis elle parle, elle le vouvoie de nouveau. Il levait doucement ses yeux bleus vers elle ; il n’ose rien dire. Il scrutait les traits de son visage ; il cherche un signe quelque part qui promettait qu’elle ne lui fasse pas de mal. Elle soupire ; il l’observe. Elle se présente ; elle a un joli nom. Alors il ouvrait enfin les lèvres qui souriaient très faiblement. Naïf. « Maddox… » Juste Maddox, Prince était un nom réservé à sa maman et son nom de famille. Il ne savait pas vraiment à quoi cela pourrait bien servir. Maddox suffisait pour l’appeler. Il remontait doucement ses mains ; elles se joignent et il tortillait ses doigts nerveusement. « J’habite à Marigny. Merci Valerie Ryers tu es… Très gentille. » Il rougit ; baisse la tête. Il n’aime pas qu’elle le regarde ; elle a de grands yeux et il ne sait pas si elle est en colère.

La voiture démarre ; il attrape la ceinture, il la boucle. Il se sent prisonnier dans la voiture d’une étrangère. Il jette quelque coup d’œil au conducteur ; elle est concentrée pour sortir de sa place de parking. Il ne sait pas ce que c’est de conduire. Il se demande si c’est difficile. Il regarde par la fenêtre ; une grand-mère fait tomber quelque chose de son sac ; il ouvrait la bouche tandis qu’un type passe, ramasse et s’enfuit avec. La pauvre grand-mère… Prince a mal au cœur de voir une telle chose. Il se sentait triste ; mais la grand-mère disparaît de son champ de vision au détour d’une ruelle et il revient alors à la réalité. Il tourne la tête vers la jeune femme ; la voiture s’arrêtait au feu qui est rouge. Il hésitait. « Comment tu as fait… Pour le faire partir ? Ô dis moi… Il veut me faire du mal, je vais avoir peur sans toi. » Il baissait les yeux ; il se sentait quelque peu honteux. Les gens se moquaient de lui parce qu’il avait peur de « choses » qui n’existaient pas. Mais elle pouvait comprendre n’est-ce pas ? Il exagérait, parce que Nitzan était là pour le protéger. Mais elle n’était pas toujours là ; et les esprits profitaient de sa solitude pour le tourmenter.

Le feu passe au vert ; elle ne démarre pas. Elle le regarde ; il sent le poids de son regard sur lui et il se sent écrasé. Il n’osait la regarder ; il tripotait nerveusement le bas de sa chemise. –Nitzan… Viens me chercher j’ai peur…- Mais elle ne pouvait entendre ses pensées et personne n’était là pour le secourir. Son petit cœur se serre ; il ne sait pourquoi, mais cette femme l’impressionne. Parce qu’elle ne l’aime pas, il peut le ressentir. Pourtant, il ne voulait pas qu’elle le déteste de la sorte. Il avait voulu l’aider. Que pouvait-il faire pour qu’elle le pardonne ? Il ne savait pas, elle n’avait qu’à le dire et il le ferait. Maddox, d’une naïveté écœurante. Presque louche, mais il angoissait. Il empestait la crainte, c’était bien cette faiblesse d’esprit qui attirait tant les esprits autour de lui. Aimant à problème. S’occuper de Maddox c’était se promettre à des souffrances malgré lui, il avait beau être le personnage le plus gentil qui soit ; sa folie le rongeait de rendait la vie à ses cotés insoutenable. Une malédiction qui se perpétuait tout au long de sa pauvre vie.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Ven 8 Aoû - 14:32

Maddox…

Elle était pratiquement certaine qu’un des hommes politiques qu’elle n’aimait pas s’appelait ainsi. Ou pas. Peut-être qu’elle essayait juste de trouver une raison valable pour ne pas l’apprécier sans avoir l’air d’être une gamine de cinq ans à ses propres yeux. Même si pour l’instant, qu’il ait foutu sa séance de pub en l’air et qu’il agisse comme un enfant alors qu’il était plus âgé qu’elle suffisaient à l’horripiler bien mieux qu’un agent des impôts. Ses jointures blanchirent un peu plus sur le volant mais elle s’obligea à reprendre son sang froid. Elle agissait comme une gamine, elle n’avait aucune VRAIE raison de le détester au premier regard. À tous les coups, il était sûrement quelqu’un de très agréable. Elle hocha la tête en l’entendant dire où il habitait puis lui dire qu’elle était gentille.

Super oui ! Elle était trop gentille, hourra ! La brune étouffa un soupir agacé avant de mettre le contact en détournant son regard de l’homme rougissant assis à côté d’elle.

« Valerie tout court, s’il vous plait. »

Elle préférait mille fois plutôt qu'entendre son nom complet, ce qui lui semblait de plus étrange, il fallait bien le reconnaître. La jeune femme fit rugir le moteur de sa voiture avant de commencer sa manœuvre pour sortir de sa place de parking et s'engager sur la route sans regarder ce qui se passait sur les trottoirs et donc passant totalement à côté de la petite scène dont était témoin son passager. Valérie resta entoncée dans un silence boudeur tandis que l'asphalte défilait de chaque côté de la voiture. Finalement, alors qu'ils étaient arrêtés à un feux, l'homme reprit la parole pour lui demander comment elle avait fait pour chasser cet esprit qu'il avait vu dans le but de pouvoir lui aussi le chasser si jamais il devait réapparaître dans son champ de vision.

« Sel ou eau bénite. La Bible dit que c'est ce qui sert à repousser les créatures du Diable. Les esprits étant sortis de l'Enfer, on peut penser que ça marche sur eux, encore plus sur les mauvais esprits qui persécutent les vivants j'imagine... »

Son regard se perdit sur la route devant elle pendant qu'elle songeait à tout le temps qu'elle avait passé à faire des recherches pour justifier ses activités et les rendre les plus vraisemblables possibles aux yeux de ceux et celles qui s'y connaissaient un tant soit peu et qui auraient pu la critiquer et ruiner son image. Question Bible et superstition, la brune en connaissait un rayon. Au point presque de pouvoir convoiter le titre d'experte. Elle se retourna vers son passager.

« Pourquoi est-ce que cet esprit vous persécute ? »

Demanda-t-elle, soudain curieuse de savoir pourquoi est-ce qu'il se pensait la proie d'un être venu de l'au-delà et d'où lui venait ses hallucinations.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Jeu 14 Aoû - 16:18

Il lui demanda comment elle faisait pour faire fuir les esprits. Elle répondait du sel ou de l’eau bénite. Parla de la bible ; une œuvre qu’il n’avait jamais lu. Elle lui explique que la bible dit comment chasser les démons et cela intrigua le médium qui pensa alors que Nitzan devait en avoir une quelque part. Il l’observa, pensif. Quand elle le regarda de nouveau, il sursauta légèrement gêné par sa question. Ses doigts font des nœuds entre eux ; il hésitait longuement ; se pinçait les lèvres. Tout le monde le pensait fou. Mais elle pourrait comprendre n’est-ce pas ? Alors il prend son courage à deux mains ; n’osant cependant regarder la voyante parce qu’elle l’intimidait tout particulièrement. « Il dit qu’ils l’ont décidé. Il dit que je dois aller avec eux ; il dit que je dois mourir. Comme je ne veux pas le suivre ; alors il dit qu’il m’y forcera. Il dit que je ne dois pas vivre, que je vois trop de choses. Il dit que si je ne le suis pas ; alors je serais puni. » Ils disaient tous ça. Alastair, lui disait qu’il devrait le suivre un jour. Maddox, voulait juste être son ami. Il croyait que le Dibbouk l’appréciait et il y avait finalement une part de vrai dans tout cela mis à part qu’il ne lui avait jamais montré le moindre signe qui puisse le faire penser qu’en effet ; ils étaient amis. Mais il y croyait et cela lui était suffisant. Il avait toujours cette capacité de croire en tout, en la bonté. Pauvre Candide écorché.

« Mais… J’ai peur, la mort ça fait peur Valérie. » Oui, ça faisait terriblement peur. Tous ces gens morts ont l’air si triste et en colère. Il ne voulait pas être ainsi. Il l’appelait Valérie comme elle le lui avait demandé un peu plus tôt. Loin de penser qu’il la dérangerait en prononçant son nom de famille. A vrai dire ; il avait du mal à concevoir que sa présence seule arrivait à déranger celle qui se faisait passer pour une voyante. Il ne voyait chez elle aucun enthousiasme ; mais il croyait. Une fois de plus. « Ça ne te fait pas peur à toi ? » Est-ce qu’il espérait que quelqu’un le rassure, lui dise qu’il ferait bien de mourir ? En fait, il ne savait pas vraiment ce qu’il voulait. Qu’on le comprenne tout simplement et puisqu’elle avait voulu savoir pourquoi cet esprit lui en voulait ; alors il songea qu’elle voulait sincèrement lui venir en aide. Il était si doux de penser de la sorte. Il n’était qu’un enfant après tout, que pourrait-il faire ? La fragile ; ose l’observer ; ose un sourire tout simplement. Il l’observe ; un peu trop tendre. D’une innocence qu’elle ne semblait comprendre, que personne ne voyait.

« Ils sont de plus en plus forts… De plus en plus nombreux… » Qui donc ? « Les morts… » Il ne comprenait peut-être pas tout, mais il l’avait bien senti. Il l’avait bien compris. Tous ces esprits qui rodaient partout et parfois… Habitaient les vivants. Comme Amélia. Evan s’abritait chez elle ; il était si gentil que Maddox ne voulait pas qu’il s’en aille. Mais ils n’étaient pas tous comme Evan, ça non. Ils étaient cruels. Ils n’étaient pas tous comme Alastair. Souvent, il ne connaissait pas même leur nom, Maddox le maudit.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Sam 20 Sep - 23:41

Valerie fronça les sourcils, le regard dardé vers la route défilant devant elle, en l’entendant dire que ces fameux esprits avaient apparemment décidés qu’il devait les suivre. Comme s’il était particulier, comme s’il représentait une réelle menace pour eux. Alors quoi ? Qu’avait-il de si spécial pour que ses ennemis imaginaires soient déterminés à l’écarter de leur route, quitte à le tuer. C’était plutôt extrême quand même… Est-ce que ses délires risquaient de le pousser à se faire du mal pour réaliser les prophéties morbides qu’il mettait dans la bouche de ces esprits ? C’était bien une des choses que l’on craignait le plus chez les personnes instables mentalement, non ? Il lui semblait bien que si.

L’arrivée au feu rouge coïncida avec une de ses phrases étranges. Valerie posa son regard clair sur son passager en se demandant quoi dire pour ne pas l’énerver ou déclencher une crise psychotique ou quoi que ce soit qui arrivait aux cinglés lorsqu’ils craquaient.

« Tout le monde a peur de la mort. »

Dit-elle en le regardant droit dans les yeux sans ciller l’ombre d’une seconde. Puis un klaxon sépara leurs regards quand elle dut reporter le sien sur la route pour redémarrer la voiture. Moralement, la jeune femme sentait bien qu’elle ne pouvait pas rester là les bras ballants, enfin métaphoriquement parlant puisqu’elle avait les mains bien posées sur le volant, au risque de le voir partir en live. Moralement, elle ne s’en sentait pas le cœur quant juridiquement parlant, la brune était quasiment certaine que laisser quelqu’un semblant déjà bien atteint divaguer au sujet de morts et d’esprits lui voulant du mal était une sorte de non assistance à personne en danger. La brune avait déjà assez de soucis comme ça sans risquer d’avoir son propre manque de réaction sur la conscience si jamais il devait lui arriver quoi que ce soit.

« Est-ce… »

Commença t-elle sans vraiment savoir comment continuer sa phrase ni comment aborder le sujet.

« Est-ce que tu as quelqu’un qui pourrait veiller sur toi, empêcher que les esprits ne t’approchent ? »

Peut-être avait-il quelqu’un, un ami, un membre de sa famille, une sorte de tuteur qui était censé veiller sur lui. Vu la façon dont il agissait, dont il parlait, la brune avait du mal à croire qu’on l’ait un jour cru responsable, parfaitement capable de s’assumer tout seul. Ceci dit, il y avait autre chose qui l’inquiétait quelque part, une partie de son être qu’elle refusait d’assumer et réprimait la plupart du temps. Cette facette d’elle qui avait envie de voir au-delà de la logique et des sciences et qui voulait croire au surnaturel qui se demandait si ce qu’elle considérait comme n’importe quoi ne pouvait pas avoir un fond de vérité.

« Comment sais-tu que les esprits deviennent… »

Valerie referma la bouche presque instantanément après, presque surprise de sa propre question. Elle secoua la tête en se demandant ce qui avait bien pu lui prendre de céder ainsi à la curiosité alors qu’elle savait pertinemment que c’était n’importe quoi.

« Non c’est pas grave. Dis moi quand on arrive. »

Elle resta silencieuse quelques instants avant finalement de se décider à lui poser la question qui la turlupinait depuis qu’il était arrivé. Maintenant qu’elle avait un peu discuté avec lui, elle avait du mal à croire que son petit numéro de tout à l’heure soit fait exprès. Il avait juste l’air de vivre dans une autre dimension sans réellement être attaché à la réalité de ce monde.

« Honnêtement… qu’est-ce que tu es venu faire à mon stand ? Qu’est-ce que tu essayais de faire ? »

Elle n’osa pas tourner les yeux vers lui, de peur d’avoir un accident, pourtant, elle était diablement sérieuse quand elle posait cette question.

HRP : J'ai honte. Vraiment j'ai honte rougi Je suis vraiment désolée pour le délai ><
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Mar 7 Oct - 22:52

Elle ne termine pas sa question ? C’est troublant. Pourtant elle fini par le faire. Est-ce que quelqu’un pourra être là. Il acquiesce timidement. Valérie, elle est une belle femme. Il trouve qu’elle a un air de coyote, il ne sait pas vraiment pourquoi. Elle a des yeux félins « Nitzan, elle sait mieux leur parler. Peut-être qu’elle sait plus de choses que toi. Elle leurs parle depuis tellement longtemps. Moi… J’croyais que c’était des voix dans ma tête, c’était vous disiez tous. » Il n’aime pas vraiment parler du passé. Parce que ça le blesse terriblement.

Comment savait-il ? Elle ne lui laisse pas le temps de répondre. Alors, il n’ose la contredire. C’est vrai, il n’aime pas vraiment l’idée qu’elle puisse se fâcher contre lui. Il aurait voulu être son ami. Mais elle ne le voulait pas de toute évidence. Cela lui faisait de la peine, mais il comprenait. Il était si bête, pourquoi voudrait-elle être son ami ? Il lui montre alors l’une des rue d’un geste assez timide de son index, lent comme toujours. La voiture tourne et ils arrivent dans la rue principale du quartier. Une nouvelle question. Il la regarde alors de ses grands yeux bleus tandis qu’elle ne le regarde pas. Il baisse un instant les yeux avant de dire « Tout le monde me dit que j’suis fou… J’essaie… J’voudrais qu’on ne soit plus tout seul. » Il aurait voulu être son ami, parce qu’elle était comme lui. Parce qu’elle aussi avait du être traité de folle. Non ? Pourquoi cela n’arrivait qu’à lui ? Il n’ose lui dire qu’ils sont pareils. Parce qu’elle a l’air bien plus forte que lui. Il aurait tellement voulu être comme elle alors.

Il appuis la pulpe de son doigts sur la vitre et déclare alors « C’est là ! » Ils sont devant la boutique d’instrument de musique. Il n’avait pas idée à quel point il avait l’air fou en prétendant habituer là, parmi les guitares sèches et les saxophones. Pourtant la voiture s’arrête. Il se tourne vers la jeune femme. Ils se regardent un instant et il tente un sourire aussi timide soit-il. « Moi j’habite là. Si… Si tu voulais venir me voir… Un jour. Moi je suis toujours là. J’espère que tu n’es plus en colère contre moi. » Il baisse les yeux. Il a honte. C’est de sa faute si cet esprit à saccagé ce qu’elle appelait son stand. La boutique des rêves. Il soupire doucement et ajoute « Je ne voulais pas qu’il fasse ça. Je ne savais pas qu’il me suivait. On dirait… Qu’ils peuvent être partout à la fois. Alors que moi… J’peux être qu’à un seul endroit. Ils me trouvent. » Il relève la tête, dessine un sourire triste sur sa gueule d’ange. Il aurait envie de la toucher, juste une fois. Mais il n’ose pas. Ses yeux la fixent et il souffle poliment « Merci de m’avoir raccompagné. » Attend sagement, qu’elle lui demande de partir. Peut-être ne se verront-ils plus jamais. Cette pensée l’attriste profondément.

Pas de souci I love you
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Sam 11 Oct - 0:37

Après un moment de réflexion, Valerie conclut que cette Nitzan devait être sinon son amie, l’ange gardien qui devait veiller à ce que ses factures soient payées en temps et en heures ou que le gaz soit bien éteint le soir quand il allait se coucher. Avec un esprit qui semblait si déconnecté du monde réel, ce garçon — après le bref échange qu’elle avait eu avec lui son esprit rechignait à se référer à lui comme d’un homme mûr et responsable — devait sûrement avoir du mal à survivre la vie de tous les jours comme n’importe quelle personne de normale et mâture la plupart du temps sans quelqu’un pour l’y aider. Quant à savoir si cette fille l’encourageait dans son délire en prétendant voir les mêmes choses surnaturelles que lui pour lui faire plaisir ou tout simplement parce qu’elle était tout aussi perchée que lui, ça c’était un mystère.

Pourtant, si la partie rationnelle de son cerveau semblait déterminé à tourner son passager et tout son univers (incluant son amie et ce qu’il racontait) en dérision pour garder le contrôle sur ce qu’elle appelait son « espace de sécurité », une autre part d’elle, plus ancienne, vestige de son enfance et des histoires fabuleuses que lui racontait sa mère avait envie d’y croire. Ne serait-ce qu’un tout petit peu. Elle suivit ses indications assez vagues en s’efforçant de ne pas lui demander des directions précises et surtout orales et tourna dans une nouvelle rue. Qu’on ne soit plus tout seul… cette phrase la laissa songeuse pendant quelques instants. Pour elle, ce n’était qu’un travail, une arnaque comme une autre qui était plutôt honnête comparée à ce qui se pratiquait à la sauvette dans certaines rues, mais ça n’en restait pas moins qu’un truc, un tour. Alors que pour lui, tout ça — la voyance, les esprits — semblait bien réel.

« Tu as cette Nitzan, apparemment. Non ? »

Demanda t-elle d’une voix douce, ne trouvant rien à dire d’autre sur le moment. Valerie ne pouvait pas le démentir sur le fait qu’il soit fou puisque qu’à son avis il avait un sérieux grain et elle ne se prétendait pas être une vraie voyante en dehors de ses horaires de travail. La brune roula quelques mètres de plus jusqu’à ce que Maddox lui montre où il vivait. Elle s’arrêta quand il lui désigna un endroit sur la rue, pilant presque (parce qu’elle avait la conduite rude), ce qui entraîna un concert de klaxons venant des voitures derrière elle puis se rangea sur le côté avant de couper le moteur, un peu gênée sans savoir pourquoi. Elle lui sourit avec douceur, son coup de sang passé quand il lui demanda à demi-mot si elle était toujours furieuse contre lui.

« Non, je ne le suis plus, c’est bon. »

Une chose l’étonnait, c’est qu’il ait l’air d’avoir envie de la revoir même si elle s’était montrée imbuvable avec lui sur une bonne partie du trajet. Autant qu’elle sache, c’était une qualité. Ou alors c’est qu’il n’avait juste aucune notion de rancune. Mais vu comme il avait l’air de se flageller mentalement, ça ne devait pas être ça. Valerie croisa les jambes pour pouvoir se retourner vers lui confortablement. La jeune femme balaya ses excuses d’un geste de la main en esquissant un vague sourire l’air de dire que ce n’était rien puis hocha de la tête à son remerciement.

« De rien, c’était un plaisir, Maddox… »

Fit-elle en lui tendant la main comme on le faisait dans toute société se prétendant être « civilisée », s’efforçant de ne pas penser que c’était plutôt une obligation pour sa fierté et aussi pour sa conscience. Maintenant qu’elle avait parlé avec lui, Valerie avait tendance à le considérer comme un être à materner et elle se demandait franchement ce qui se serait passé s’il était rentré chez lui, dans une version parallèle de la vie, tout seul dans l’état dans lequel il était un peu plus tôt.

« Maddox comment d’ailleurs ? … Je suis désolée mais il va me falloir un nom de famille si tu veux que je vienne un jour te rendre visite. »

Elle fut prise d’une soudaine inspiration. Appelez ça l’esprit de Noël venu lui rendre une petite visite en avance mais sur le moment, ça lui semblait être la chose à fiare. La brune se pencha légèrement en avant pour retirer son châle dans un cliquetis de perle puis le roula en boule pour le tendre à Maddox.

« Et tiens. C’est toi qui l’a récupéré de cet esprit, c’est toi qui devrait le garder. »

Pour un peu, Valerie aurait pu s’auto octroyer le prix de la mère Teresa de l’année. De toute façon, ce n’était qu’un châle parmi tant d’autres. Elle en avait tout un tiroir à l’appartement qu’elle utilisait comme salon de réception, pour son personnage, et puis les gens adoraient l’idée qu’il y ait des choses secrètes comme des grigris cachés dans ces tiroirs assombris par l’étoffe chatoyante.
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Lun 20 Oct - 18:21


Elle lui affirme alors ne plus être fâchée contre lui. Quel soulagement. Il dessine alors un léger sourire sur ses lèvres et tapotant nerveusement ses genoux du bout des doigts tout en lui disant qu’elle pourrait revenir le voir. Rien ne lui ferait probablement plus plaisir. Peu de personnes viennent le voir, cela l’attristait parce qu’il pensait alors ne pas être intéressant. Il n’y avait rien de plus difficile que d’accepter cette idée atroce que personne ne vous apprécie. Enfin, il y avait Nitzan comme elle l’avait souligné. Il lui devait tout, elle veillait si bien sur lui. Il se demandait alors où il se trouverait s’il ne l’avait eut sur son chemin. Cette pensée le rendit si malheureux qu’il préféra la chasser aussi rapidement. Elle lui confia que ce fut un plaisir pour elle. Il sourit faiblement, elle était vraiment gentille à présent. Il n’était pas du genre à tenir rigueur des méchancetés que l’on pouvait lui dire ou lui faire. Si naïf, il avait tant besoin qu’on l’aime tout simplement qu’il ferait absolument n’importe quoi. Elle lui tend la main. Il l’observa d’abord sans comprendre. Jamais on ne lui faisait cela. Alors, il décide de la prendre. Comme il peut voir les messieurs le faire entre eux dans la rue. Ce n’est peu dire qu’il se sent fier à cet instant. D’un semblant de considération.

C’est alors qu’elle lui demande son nom, elle prétend en avoir besoin pour le revoir. Il se contente de continuer à sourire avant de répondre sans crainte « Seelerk… » Il trouve se mot un peu étrange d’ailleurs, mais il n’a jamais cherché à comprendre. Il a relâché la main de la jeune femme. Elle retirer son châle et il regarde au travers du pare brise un grand père en train de mâchouiller son dentier. C’est alors quelle lui tend cette précieuse écharpe. Il est comme un enfant auquel l’on offre le plus beau des présents. Un réel sourire de joie envahis son visage et le fit rayonner de toute beauté. Il le prit avec joie. Observe les couleurs. Il trouve le tissu particulièrement doux et il vient même le renifler. Ecarquille les yeux quand il se rend compte que ça sent la fille. Rougis de plus bel avant d’observer Valérie « Merci… » Soufflait-il. C’était simple mais tellement sincère. Il se promit de prendre grand soin de cet objet qui lui était confiait. Il se demandait alors où il pourrait le ranger. Puis une pensée le traversa.

« Mais moi… J’n’ai rien à t’donner. » Il fut assez déçu. Il aurait voulu la remercie de ce joli cadeau, mais aussi d’avoir eu la gentillesse de le raccompagner. Il avait beau réfléchir comment faire. Caressant le châle comme s’il avait un chaton sur les genoux. Il la fixe de ses grands yeux bleus curieux. Avide de connaître ce qu’elle pourrait vouloir de lui. Il ne saurait que lui donner. Il semblait que ce cadeau était vraiment magnifique à ses yeux et qu’il songeait ne rien pouvoir lui offrir qui ait tant de valeur. Lui l’argent et toutes ces choses qui définissent la valeur d’un objet le dépassent complètement. Il est ravi.

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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Ven 24 Oct - 16:52

Valérie hocha de la tête en se répétant le nom de son passager encore une fois dans sa tête pour être certaine de l'avoir bien retenu. Seelerk avait une consonance assez particulière mais elle ne fit aucun commentaire. EAprès tout, il en existait des biens pires que ça. Surtout, elle se devait de se rattraper après l'attitude détestable dont elle avait fait preuve envers lui tout à l'heure. D'ailleurs, elle eut une idée en se souvenant du commentaire qu'il avait fait sur son châle et le retira pour le lui donner. Ça aurait été n'importe qui d'autre, la brune aurait sans doute été incapable de voir dans son écharpe un cadeau mais il y avait quelque chose chez ce Maddox qui apprivoisait ses scrupules.

Visiblement, elle avait eu raison de penser que ça pourrait lui faire plaisir car il la prit et la porta à son visage en rougissant avant de la remercier. Si chaque bonne action pouvait être mesurée en points, sa jauge aurait certainement reçu quelques points en plus mais tout ce à quoi elle songea en cet instant fut que c'était bien le moins qu'elle puisse faire pour tenter de se rattraper auprès de lui. Quand il s'exclama d'un air déçu qu'il n'avait rien à lui offrir en retour, Valérie chassa sa remarque d'un geste de la main. De toute façon, elle n'en attendait rien. Ce n'était pas pour un châle qu'il devait se mettre la rate au court bouillon pour trouver quoi lui offrir en retour.

" Ce n'est pas grave du tout Maddox, si ça te fait plaisir, c'est l'essentiel. Ce n'est pas grand chose."

Encore moins quand on savait qu'elle en aveu tout un tas d'autre dans l'appartement où elle faisait ses séances. La brune avait tout un panier d'écharpes dans ce style là qui faisait à la fois mystérieux et mystique et que ses clients semblaient apprécier car elles collaient à l'image qu'ils se faisaient des médiums. Déjà qu'elle n'avait pas de turban ou de lunettes croco en demi-lun, elle était bien obligée de trouver d'autres astuces pour répondre aux clichés des voyants et autres médiums auxquels les gens se référaient et envers lesquels ils plaçaient toute confiance. Après tout, personne n'avait jamais vu de voyante habille en jogging de velours rose, on s'attendait à un tout autre standard.

" Bon et bien... Je crois que c'est là que nos chemins se séparent."

Souffla t-elle en reposant ses mains sur le volant de la voiture. Son regard bleu courut sur le visage de Maddox et elle eut l'impression que malgré elle et toute raison, elle se prenait d'affection pour cet homme, ne pouvant s'empêcher de se demander comment il avait fait pour survivre aussi longtemps sans que rien de grave ne lui soit jamais arrivé. Valérie fouilla le vide-poche entre leurs deux sièges et finit par trouver caché sous un chapelet de bois le porte-carte qui contenait ses cartes de visite professionnelles. Elle en sortit une et lui tendit,

" Tiens. Si jamais tu as besoin d'aide, appelle moi, ok."

Valérie n'avait aucune idée de la raison pour laquelle elle se sentait obligée de faire ça mais une chose était sûre, c'est qu'elle se sentait nettement mieux maintenant qu'elle avait fait ça.

HJ: tu veux conclure là ?
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou Ven 24 Oct - 21:40

Vi on peut arrêter là x3
J'ai beaucoup rp ce petit rp avec toi x3
*bisouille*
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MessageSujet: Re: Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou

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Murder, madness, Can't escape from myself ▬ Valou & Maddou

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