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[-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv

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MessageSujet: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Lun 9 Juin - 3:55


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


J'avais l'habitude de marcher. Marcher pour aller au marché. Marcher pour aller au travail. Pour en revenir aussi. Cela ne m'avait jamais dérangé. Nous avions la chance d'avoir la température de la Nouvelle-Orléans! La majorité du temps du moins, car les tempêtes comme les orages de la Louisiane avait la réputation d'être violent. Dans ces cas, mieux valait avoir un abris ou savoir se mettre à couvert.

Je marchais sous un ciel légèrement nuageux. J'ouvrais peu la télévision, je n'étais pas la radio et au travail, nous écoutions surtout de la musique. Alors, j'étais souvent ignorante des intempéries que l'on prévoyait pour la journée. J'avais quelque chose de merveilleux chez moi qui me permettait de savoir la météo en me levant le matin : une fenêtre! Cependant, cela avait le défaut de ne pas rester inévitablement stable toute la journée. Ainsi à la sortie de mon travail, j'avais commencé à marcher sous ce ciel obscur. De grisâtre il était devenu lentement couleur charbon et j'avais commencé à entendre le ciel gronder. Je n'avais pu qu'échapper un juron, sortant mon parapluie de dans mon sac à main. À peine l'ouvris-je que le déluge commença à s'abattre. Nom de dieu! Moi l'idiote en robe, avec mon sac et mon parapluie. En même temps, ce n'était pas tant la pluie qui me dérangeait que sa force et le vent qui me faisait perdre mon parapluie. Celui-ci me glissa d'ailleurs des mains à un moment et je ne pus que courir quelques instants à sa suite en poussant quelques cris. Finalement, alors que j'avançais, je crus voir un automobile s'approcher sur la route. Mon salut vient de l'écriteau que je vis au sommet du véhicule : taxi. Je tendis le bras à la manière du New Yorkais hélant un taxi.

«Hey!»

J'espèrais de tout coeur qu'il arrêterait pour me prendre à son bord. J'étais déjà bien trempée et je priais pour ne pas avoir à affronter la route jusque chez moi.


Dernière édition par Amelia K. Donovan le Mar 24 Juin - 5:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 11 Juin - 12:56

Sa journée s’achevait enfin, il déposait un dernier client à l’aéroport et refusa de faire embarquer un nouveau client ; il y avait bien assez de Taxis pour satisfaire tout le monde et le désir du chauffeur n’était que de rentrer chez lui et de retrouver de quoi se mettre le cerveau en accordéon. En passant à Mid-City, il aperçut alors une silhouette en tenue mal apprêtée pour être dehors ; sa silhouette courrait sous la pluie battante et quand elle vu la voiture jaune débouler dans un coin de rue ; l’interpella avec espoir. Pitié ou compassion ? C’était quoi la différence après tout ? Il s’arrêtait tout de même ; elle ouvrit la portière et sauta à l’intérieur avec enthousiasme, soulagement. Les doigts sur le frein à main, il basculait lentement sa belle gueule en sa direction ; Skyler et son éternel regard de mélancolique. Elle était magnifique, et si l’eau coulait le long de sa clavicule et que la sensation devait être des plus désagréables ; elle était sensuelle. L’homme se reprit attrapa la boite de kleenex sur le tableau de bord et la lui tendit « Je ne suis pas vraiment équipé pour les intempéries. » Expliquait-il, il était rare qu’il parle avec ces client en règle général. Il les écoutait à peine, tendant cette boite de mouchoirs lorsqu’ils se mettaient à pleurer. Parfois les gens confondaient la banquette arrière d’une bagnole au divan de leur psychiatre.

L’eau battait contre la carcasse métallique de la voiture dans une mélodie macabre ; ses yeux bleus observait sa passagère avant qu’il n’ajoute toujours de cette façon polie et pourtant si détachée « Où voulez-vous aller ? » Il augmenta le chauffage au passage ; bienveillant. Pour combien de temps ? Elle était jeune, il se souvenait encore de la dernière passagère qui avait eut cette tranche d’âge et qui avait eut le malheur de monter dans son taxi. Il n’était pas obsessionnel n’est-ce pas ? A vrai dire, il ne savait plus qui il était… Toutes ces choses qu’il avait appelé autrefois des valeurs semblaient brisées ; il n’était plus qu’un drogué, un déchet. Il regrettait de ne pas être mort, pourquoi n’y était-il pas resté alors que son abdomen se vidait de son sang comme une passoire. Marquant son torse d’impact de balles qu’il cachait, honteux et brisé… Il vit dans son rétroviseur les phares d’une voiture approcher, alors il desserrait le frein à main et reprit doucement la direction qu’il avait entrepris pour rentrer chez lui ; la réponse de la jeune femme lui indiquera quel sens prendre au rond point. C’est qu’il connaissait par cœur les rues de la ville, un gps volé et finalement jamais remplacé. Pourquoi faire ? Se faire braquer encore une fois ? Il avait assez donné ; il lui était presque insupportable de voir un revolver et pourtant…. Il y en avait bien un rangé dans la boite à gant enroulé dans un tissu près à faire feu… Il l’avait acheté dans un de ces jours où il n’avait plus été lui-même, il se laissait bouffer et il n’arrêtait pas. La drogue, il n’y avait plus que ça dans sa vie. Le seul plaisir… Le seul… Il observa la jeune femme… Le seul, ou presque…
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Ven 13 Juin - 5:27


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


Surement avais-je un bon ange qui veillait sur moi pour avoir une telle chance. Le taxi avait bien voulu s'arrêter et je n'aurais su lui en être trop reconnaissante! Je m'empressai de sauter dans le taxi, poussant un soupir de soulagement en m'assoyant sur la banquette. Je fis glisser une main dans mes cheveux, faisant par inadvertance tomber un peu plus d'eau sur moi et sur la banquette. Je remarquai alors qu'on me tendait une boîte de kleenex et je redressai la tête pour voir mon conducteur. Je fus surprise, pour une raison que j'ignore, peut-être parce que ma tête était empreinte de stéréotype. Des stéréotypes tels que les chauffeurs de taxi sont généralement des vieux messieurs, légèrement bedonnants et n'étant souvent pas originaire de la Louisiane. Cependant, lui n'avait rien de cela. C'était un homme, plus vieux que moi certes, mais de belle apparence, très svelte et avec des yeux perçant. Je me ressaisis de cette contemplation gênante et saisit la boîte de mouchoir.

«Merci, c'est déjà très gentil de votre part d'avoir accepté de me prendre dans votre taxi»

Je lui adressai un sourire en prenant quelques mouchoirs que je glissai doucement dans mon cou et en pris ensuite quelques autres pour éponger le plus possible mes cheveux. J'essayais de ne pas trop mouiller ses sièges, éviter d'étendre l'eau plus que nécessaire. Je sentis alors sur mes jambes une légère chaleur et je compris qu'il venait d'activer le chauffage dans le véhicule. Je l'en remercie toujours en souriant. Je me sentis idiote quand il me demanda mon adresse. Trop occupée à m'essuyer, j'en avais oublié de la lui fournir.

«Oh! Oui, chez moi, au 220 Carrollton Avenue.»

Un dernier sourire avant que je ne reprenne un nouveau mouchoir. Cette fois je me penchai pour essuyer mes jambes. Quelle chance que cet homme et son taxi passe par là, qu'il me prenne à son bord. Je n'avais qu'une envie, c'était d'arriver chez moi et de relaxer. L'idée d'un bon bain chaud me faisait envie. Je pensais aussi au dernier tiroir de ma commode. Il me semblait bien qu'il me restait encore de l'herbe caché dans le fond de celui-ci. Je pourrais profiter de ma soirée et me détendre. Voilà un plan qui me semblait satisfaisant.

Je me redressai après avoir essuyer mes jambes, me sentant déjà mieux alors que l'air chaud continuait de licher ma peau. Je passai de nouveau mes mains dans mes cheveux, rejetant doucement la tête vers l'arrière avec un soupir de contentement. Ça allait mieux, mieux que quelques instants plus tôt alors que je courais sous la pluie. J'entendais le bruit des roues qui roulent dans une flaque d'eau, le son que cela faisait quand l'eau éclaboussait la voiture. J'aimais la pluie, mais en quantité raisonnable.

Redressant lentement la tête, je vis le regard bleuté de l'homme m'observer un instant à travers son rétroviseur. Je souris. Je devais contrôler mes pensées, ne pas penser au fait que je le trouvais charmant bien que plus âgé, car même si ce n'était qu'un commentaire anodin, Evan le prendrait comme une menace. Désormais, il me faisait peur. J'ignorais ses limites, si même il en avait. Pourrait-il faire du mal aux autres pour me garder pour lui? Sans aucun doute. Mieux valait être prudente, mais je ne pouvais pas non plus rester impolie avec le chauffeur. Je m'avançai sur mon siège pour regarder entre les deux bancs à l'avant. Nous avancions lentement dans cette pluie battante alors que les voitures se coupaient dans l'agitation de la ville. Je n'avais pas bouclé ma ceinture, n'y pensant même pas, j'étais une digne fille de la Nouvelle-Orléans! Je tournai la tête vers mon conducteur, lui adressant un énième sourire quand il me regarda.

«Le temps ne semble pas s'améliorer. Encore merci d'avoir bien voulu vous arrêter pour me prendre, je devais avoir l'air un peu idiote sous cette pluie...»


Dernière édition par Amelia K. Donovan le Dim 15 Juin - 3:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Sam 14 Juin - 23:57

Gentil ? Ce n’était pas un qualificatif qui lui collait à la peau ces derniers temps. Le bellâtre ne répondait cependant pas ; l’observant glisser le papier léger sur sa peau avant de se concentrer sur ce qu’il faisait en reprenant la route. Le compteur en route et une adresse donnée. Il connaissait plutôt bien cette rue. Il roulait doucement, la pluie réduisait sa visibilité et il plissait quelque peu ses yeux bleus pour voir à travers celle-ci alors que les balais s’agitaient sur le pare-brise, chassant l’eau sur les cotés mais elle ne tardait guère à noyer de nouveau son champ de vision. Le silence était habituel, l’autoradio fredonnait un air de guitare à un volume très descendu. Il n’aimait pas déranger la clientèle avec ces gouts musicaux. Il n’était pas originaire de la Nouvelle Orléans et le Jazz n’était pas le style musical qui l’eut bercé. Non, il avait grandi au son de Nirvana et autres légendes du rock.

Il senti alors le regard de la blondinette sur lui, tournant lentement la tête vers celle-ci. Elle lui adressait encore un sourire ; il se contenta de l’observer ; ralentissant au feu alors qu’elle le remerciait une nouvelle fois. « Idiote ? » Demandait-il, il ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait entendre. Il fallait dire qu’il n’était pas très doué avec les femmes ; il était un homme marié après tout n’est-ce pas ? Enfin… Mis à part qu’il ne pouvait plus approcher sa femme puisqu’il devait rester là, planqué à la Nouvelle Orléans. Tout ce temps qui était passé… Il semblait qu’il l’oubliait un peu plus chaque jour. Il se sentait être d’occasion, une vieille bagnole esquinté. « Pas du tout… Le bulletin météo était foireux, c’est eux les crétins qui ne savent faire leur job. » Il ne savait pas s’il était rassurant ou avait l’air d’un vieux grincheux pour le coup ; il se souvenait maintenant pourquoi il ne parlait pas en règle général. C’était tellement gênant quand finalement on n’avait rien à dire. Juste des mensonges, jusqu’à son propre nom. Elbaz… Si seulement quelqu’un pouvait voir qui il était vraiment, si seulement il pouvait le dire à quelqu’un. Il était affreusement seul. Et c’est par cette solitude que Nemo en profita pour le posséder.

Le feu passa au vert et le chauffeur appuya sur le champignon. Roulant un peu plus vite qu’au préalable ; comme s’il était finalement pressé que cette course s’achève ainsi que cette conversation. Puis il ralentissait, le temps était contre lui. La pluie s’abattait plus fort encore. Soupirant faiblement quand il s’arrêta sur le coté, chevauchant le trottoir ; ils n’étaient pas arrivés. Ses mains c’étaient misent à trembler et l’angoisse en suivit. Le moteur tournait encore ; palissait quelque peu. Alors ses doigts virent ouvrir un bouton de sa chemise, ou peut-être deux il ne savait pas. « Désolé… » Il attrapa la bouteille d’eau dans la portière, dévissa le bouchon et bu quelques gorgées en fermant les yeux. Retirant la bouteille de ses lèvres humides, la tête contre l’appui tête, les yeux encore clos. Respirant doucement, puis enfin redressait la tête. C’était terriblement difficile de lutter contre cet « autre ». Mais il y parvenait encore sans savoir quelle force le guidait. Ses doigts sur le compteur ; il ne su trouver cependant la force de lui sourire « Je t’offre la course… Mais cesses… Cesses de parler. » Ce n’était pas vraiment commercial, mais il fallait qu’elle cesse d’attirer l’attention de Yâaqov qui rivalisait d’imagination et de mille torture à infliger à cette pauvre fille… Il suffoquait, prit d’un mal être qui lui bouffait les entrailles. Stressé, il avait probablement de se fumer l’une de ses merveilles psycho actives planquées sous le siège ; mais il ne pouvait pas. Qu’est-ce qui lui avait prit de faire monter cette fille après une journée aussi… Comme les autres…
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 15 Juin - 4:55


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


Je regardais la route, un peu rêveuse et lunatique comme toujours. Je pensais à diverses choses, surtout à la pluie. J'aurais préféré une légère pluie qui m'aurait permis de marcher paisiblement sans m'en soucier, mais j'étais là. Trempée de la tête au pied, mais heureuse malgré tout. Je baissai les yeux vers le compteur qui avait commencé à tourner, pour ensuite regarder à nouveau devant moi. Vu de l'extérieur, nous faisions surement un drôle de duo, tous les deux les yeux froncés à essayer de voir au travers de la pluie.

Quand il répétait mes derniers mots, je le regardai sans trop comprendre. Oui j'avais bien dit idiote, idiote comme pouvait l'être une femme au milieu de la tempête sans parapluie. J'eus un petit rire, tant mieux si ce n'était pas son avis, mais je me doutais que j'avais dû faire des meilleures premières impressions que celle-là dans ma vie. J'haussai les épaules tout en continuant de regarder la route.

«Heureuse de savoir que même en regardant les infos météorologiques ce matin, j'aurais quand même été surprise par la pluie!»

Une nouvelle manie : je riais à nouveau. Pas un grand rire, ni des grands éclats, simplement un petit ricanement. Je crois que nous avions assez parlé de météo, nous avions certainement fait le tour du sujet et maintenant. Je remarquai que mon chauffeur avait augmenté sa vitesse, je m'assis un peu plus dans mon banc, n'osant cependant rien dire contre sa vitesse, surtout qu'à nouveau il reprenait une allure plus normale. J'eus un petit cri quand il décida de s'arrêter sur le côté, pour une raison que j'ignorais complètement. Je ne sus pourquoi, mais j'avais l'impression que quelque chose avait changé soudainement, son humeur peut-être. Je doutais que ce soit mes commentaires météos qui lui aient fait cet effet. Je me redressai pour l'observer, les jambes légèrement serrées. Quand il s'excusa, je regardai autour de nous comme si j'aurais dû comprendre quelque chose, mais... rien.

«Hum... Est-ce que tout va bien? Si vous voulez, je peux...»

Il m'interrompit pour m'offrir la course, mais aussi, pour me supplier d'arrêter de parler. Comment étais-je sensé répondre à cette demande? Je ne croyais pas l'avoir ennuyé à ce point, au point de l'excéder comme ça. Je quittai le centre du siège pour retourner auprès de la fenêtre. Je sentais une colère grandir en moi et je sus qu'Evan y était pour beaucoup, il n'aimait pas que l'on me manque de respect. Je dus me concentrer un moment pour le contenir et éviter qu'il ne s'emporte.

«Je n'ai pas besoin que vous me fassiez la charité, je vous paierai et je vais cesser de parler avec plaisir si vous changez la musique et que vous me menez jusqu'à chez moi.»

Étais-je offusquée? Oui, certainement. Osais-je le montrer? Je faisais tout pour ne pas que ça paraisse, mais c'était décidément loupé. Je croisais les jambes, m'attachant d'un geste que j'essayais de faire paraître naturelle. Mes mains posées sur mes genoux, je regardais par la fenêtre alors que je jouais nerveusement avec mes doigts, petite manie que j'avais quand j'essayais de contenir Evan.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 15 Juin - 14:33

Sa demande jeta un froid ; elle se changea de place ; il supplia un instant qu’elle décide de sortir de la voiture. Mais elle ne fit rien ; il fut assez déçu ; l’entendant alors boucler sa ceinture alors qu’elle lui disait accepter de ne plus parler à condition qu’il change la musique. Lui jetant un coup d’œil dans le rétroviseur avant d’avancer doucement l’index sur l’autoradio. Arrivant sur une station de Jazz et mit fin au ronronnement des guitares sur le disque qu’il avait inséré quelque instants plus tôt pensant sa journée enfin terminée. Elle regardait par la fenêtre ; presque boudeuse. Par bonheur ; elle ne disait plus rien. Skyler se concentra quelques instants avant de reprendre la route. Descendant du trottoir ; la pluie ne lui faisait aucun quartier. Il manqua une intersection ; pinçait les lèvres d’agacement avant de prendre la prochaine. La destination approchait et ses nerfs étaient de plus en plus tendus. Obligé de ralentir par les tremblements de ses mains ; sa vitesse était des plus lamentable. Continuant de suer et enfin le Carrollton Avenue. 344, 340, 338… Puis enfin, 220. La voiture pilait devant la porte. Les warning signalaient son arrêt et il serra le frein à main assez brusquement.

Soupirant faiblement, il se penchait en avant. Attrapait une boite métallique et sortait un joint déjà préparé pour la fin de journée ; un briquet avant de jeter un coup d’œil à la banquette arrière. Elle attendait quoi pour dégager celle là ? Ses yeux se posaient sur le compteur qu’il éteignait en appliquant la paume de sa main avec lassitude puis ce fut le tour de l’autoradio ; silence absolue si ce n’était leur respiration et le battement de leur cœur. Il se tourna alors pour l’observer de ce regard mélancolique avant de lui dire « Sauves-toi maintenant… » Oui, sauves toi avant qu’il ne soit trop tard. Les portières sont déverrouillées et elle pouvait fuir maintenant. Il ne savait pas ce qu’il serait capable de lui faire ; finalement dans son regard luisait dans cette tristesse la crainte de soi. Mais personne ne pourrais comprendre ce qu’il vivait ; concevoir ce qu’il avait fait, ce qu’il ferait encore. L’on n’y croyait plus à cette excuse, à tous ces meurtriers qui finissent en Asile pour leur crime. Il ne voulait pas finir là bas, il préférait la peine de mort. Le genre de traitement que l’on réserve en Louisiane aux gens comme lui. « Allé… » Insistait-il ; presque suppliant. Que personne ne reste avec lui ; c’était bien trop dangereux. Que personne ne s’intéresse à lui ; c’était trop tard. Il pouvait encore faire semblant d’avoir une vie normale ; mais pas d’être quelqu’un de bien. C’était foutu. On lui avait tout prit ; tout volé ; tout détruis. Il lui restait sa conscience et ses regrets.

« Je suis désolé… Il faut vraiment… Que tu partes maintenant… » Elle n’arrivait pas à déverrouiller sa ceinture de sécurité, il défit la sienne et se pencha alors entre les deux siège avant pour la délivrer. Ses doigts touchèrent ceux de la jeune femme et Yâaqov senti alors la présence d’un esprit là ; caché quelque part. Le moteur tournait encore et il se retrouvait à moitié sur la banquette arrière ; ses yeux croisant ceux de la jeune femme ; la sensation était étrange… Puis la boucle sautait ; il passa les jambes et se retrouva lui aussi à l’arrière de la voiture et se mit à dévisager la jeune femme. Est-ce qu’elle avait ressentie aussi cette étrange sensation, comme un séisme de deux genres qui se trouvent ? Ou était-il juste complètement fou… Juste fou…
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 15 Juin - 16:30


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


J'avais bien su respecter l'entente : je n'avais pas prononcé un mot du trajet, regardant par la fenêtre. Je ne cessai pas de penser pour autant, me sentant bien évidemment vexée de sa demande de silence. Pourquoi cela me dérangeait-il autant? Parce que j'avais eu l'idiotie de penser qu'il me faisait des beaux sourires alors qu'en fait il n'espérait que mon silence? Peu importe, je serais vite chez moi, malgré l'erreur d'intersection, et je pourrais prendre le bain dont je rêvais et fumer pour me détendre... Calmer Evan aussi que je sentais grandir en moi.

Décidément, mon chauffeur avait plus que hâte de me déposer. Il freina brusquement me coupant le souffle avec ma ceinture. Voilà exactement pourquoi je la bouclais jamais. Maintenant, je ne voulais que sortir de la voiture, lui lancer son argent et partir. Ce plan fut cependant interrompu par ma ceinture qui refusait de me laisser partir. Ce n'était pas le moment! En relevant les yeux pour demander de l'aide, je le vis prendre une petite boîte de laquelle il sortit, l'espace d'une seconde, un joint bien roulé. J'en eus un petit sourire qui s'estompa vite alors que je continuais à travailler pour me détacher. Le «Sauves-toi maintenant» la fit sursauter et elle le regarda un instant, les sourcils haussés.

«J'essaie, crois-moi»

Quelque chose n'allait pas. Et ce n'était pas seulement pour ma ceinture. C'était Evan qui ne cessait de me répéter que quelque chose n'allait pas. J'avais toujours le contrôle sur mon corps et je faisais tout pour le garder, mais cela ne l'empêchait pas de se manifester. Il me parlait, ou plutôt me soufflait des idées et des impulsions. Il me disait de partir au plus vite. Une impression qu'il avait je crois. J'avoue que je l'écoutais plus ou moins, pour Evan, tous les hommes étaient une menace, alors j'avais pris l'habitude à cette étrange jalousie. Disons que j'avais pris l'habitude tant et aussi longtemps qu'il ne décidait pas de prendre le contrôle. Cette sensation là... Je ne m'y habituerais jamais.

Le chauffeur qui n'arrêtait pas de me dire de m'en aller. J'allais éclater! Ne comprenait-il pas que je ne pouvais pas! J'avais envie de l'insulter, mais heureusement il parvint à comprendre avant que j'en arrive aux vulgarités. Je travaillais encore à me libérer quand il se pencha vers moi pour m'aider à défaire ma ceinture. Il y eut alors ce contact, de sa main sur la mienne. Pour ma part, cela me fit un peu drôle, mais je sus que ce contact avait surtout fait de l'effet à Evan. Je sentis alors une sorte de peur m'envahir ou plutôt un sentiment d'urgence. Mes doigts s'enfoncèrent dans le siège alors que je tentais de contenir Evan. Celui-ci était comme un diable dans l'eau bénite, il hurlait et me suppliait de le laisser prendre le contrôle, mais heureusement j'avais encore la force de lui tenir tête... pour combien de temps, je l'ignorais. Evan avait senti une présence dans cet homme, et c'était là quelque chose que nous n'avions pas vécu souvent, jamais à vrai dire.

L'homme me rejoint sur la banquette arrière et nous nous dévisagions pendant un moment. Je ne parvenais pas à comprendre ce qui venait de se passer, mais je savais qu'Evan savait lui. Il me murmurait de m'en aller, maintenant, de partir, puis il m'insuffla ces mots étanges : nous n'étions pas seuls. Je regardai le chauffeur, le dos appuyé contre la portière glacée. Ma main droite posée sur mon genou, je retournai doucement ma main et l'ouvrit pour lui tendre les quelques billets d'argent que j'avais gardé dans celle-ci. Je voulais payer ma course, un peu incertaine de ce que je devais faire.

«Merci... Je ferais mieux de m'en aller et... te laisser tranquille»

Pourquoi l'avais-je remercié? Pour m'avoir délivré de ma ceinture? Pour m'avoir mener jusqu'à chez moi. Je ne savais pas pourquoi je n'arrivais pas à partir alors qu'Evan me suggérait fortement de le faire, comme s'il y avait un danger. Pourtant, n'étais-ce pas qu'un simple chauffeur de taxi. Evan savait des choses que j'ignorais encore... Mon regard devia jusqu'à la petite boite qu'il avait sorti un peu plus tôt. Je pensai au joint, sans savoir pourquoi cela me venait à l'esprit maintenant, attendant encore qu'il prenne l'argent dans ma main.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 15 Juin - 21:01

Skyler fixait la jeune femme ; ses yeux dévoré de curiosité. Avait-elle eut cette sensation ? Pourvu qu’elle dise que oui… Le Dibbouk avait ressentis la force grandissante de l’esprit de second ordre ; le genre d’avorton qui restaient planqué dans le corps des autres croyant pouvoir faire bande à part avec la guerre ; ou un supposé ennemi de Belâam. Skyler ne croyait pas à tout cela, il songeait avoir inventé tout ça de toute pièce ; il était fou. Il avait le timbré fêlé, les méninges en accordéons, il ondulait de la toiture ; rien de tout cela n’était réel. Elle disait qu’elle ferait mieux de le laisser seul ; il tendait doucement la main vers la poignée de billets puis doucement entoura sa main de la sienne. La fixant de ses yeux bleus avec une curiosité non dissimulée alors qu’il acquiesçait pour qu’elle s’en aille. Encore ce contact, il sentait qu’il ne devrait pas faire ça et pourtant… Elle regarda sa drogue, c’était assez gênant comme situation, de son autre main il attrapait son menton pour dévier la trajectoire de son regard et qu’elle puisse l’observer de nouveau. Etait-il bon pour le cabanon à ce point ? « Je suis désolé… » Soufflait-il, son visage un peu trop près de la jeune femme. Purée, était-il à ce point là en manque d’affection pour s’en prendre à des jeunes femmes innocentes à chaque fois que l’une d’entre elles avait le malheur de monter à bord ?

Puis tout à coup, sa main glissait de son menton autour de sa gorge, serrant brusquement la fixant avec haine. Nemo interrogea alors l’esprit qui habitait le corps de cette fille d’une voix beaucoup plus dure « Qui es-tu ? Réponds où tu devras te trouver un nouveau corps ! » Et devenir faible, particulièrement faible. Perdre son hôte était une épreuve éprouvante pour un esprit. Cette confrontation dura qu’un bref instant. Ses doigts se relâchant déjà ; il recula brusquement. Mais… Qu’est-ce qu’il lui prenait à la fin… Il allait encore… Non… Pas ce soir… Il préférait s’éclater lui-même la tête contre le pare brise ; il n’en pouvait plus ! Il étouffait, cet équilibre était bien trop instable. Il était tout simplement fou !

« Putain… Qu’est-ce qu’il m’arrive je… Je suis désolé… Vraiment… Je… Garde ton argent… » S’il espérait acheter son silence de l’avoir brutalisé de la sorte, il ne savait pas si ce serait suffisant. Son cœur tambourinait d’angoisse dans sa poitrine, la crainte de ce qu’il pourrait faire encore une fois. Il avait tué des gens, il avait… Il n’était qu’un meurtrier. Finalement, il sorti du taxi le premier ; sous la pluie battante. Il fut trempé et sous l’assourdissant vacarme il se mit à rugir de colère ; battant la taule du véhicule de coup de pieds désespérés. Pathétique ; pitoyable. Il se haïssait. Il aurait voulu mourir à cet instant. Trempé jusqu’aux os ; Nemo grondait en lui. Le juif particulièrement mécontent que son hôte lutte de la sorte ; qu’il se débatte par conscience alors que tout le monde se fichait bien de lui : le minable chauffeur de taxi. Il se noyait trop lentement. La tête levé vers le ciel, ses yeux cherchant une éclaircie dans sa chute ; mais il ne vit que l’obscurité d’un destin condamné. Son corps ne réagissait plus même au froid… Criant alors à lui-même, à cet espèce d’autre qui devait être en lui, son mauvais lui ou il ne savait quoi « Je veux vivre ou mourir ! Je n’en peux plus d’être là ; assis entre les deux ! Je n’en peux plus ! » Probablement que si quelqu’un le voyait l’on contacterait les services de psychiatrie ; qu’importe… Il n’y avait plus rien à sauver de sa vie. Il voulait une lueur dans sa vie, une étincelle…


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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Lun 16 Juin - 2:28


Because of the rain
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Je ne me sentais pas bien. Toujours appuyé sur la portière je le regardais. Je restais attentive à Evan en faisant un effort pour le contenir. Je sentais un étrange mélange de colère et de peur. Il était évident que moi et Evan avions un lien particulier. Il était en moi, mais sous forme générale, cela restait mon corps et mon esprit. Seul des sentiments trop puissants le faisaient émerger pour prendre le contrôle. Nous avions développé cette sorte de communication qui nous permettait. Ce n'était pas des mots, plutôt des impressions... c'était des pensées qu'il imprimaient directement dans mon esprit et je savais qu'il pouvait sentir les miennes. Tous les deux, nous en savions peu sur ce qui nous arrivaient et sur la possession en général. Evan savait pourtant qu'il n'était pas le seul, que d'autres existaient. La possession devient bien exister dans d'autres cas que le sien et à cet instant, il m'assura qu'il venait d'en avoir la preuve.

Cette pensée me fit regarder mon interlocuteur différemment. J'aurais donc devant moi un autre être possédé comme moi. Je sentis alors sa main glisser sur la mienne et je le regardai. Je ne pouvais croire que peut-être, je n'étais pas la seule à avoir un autre être en moi. Evan m'insuffla une drôle de penser : celle que je devrais me méfier de l'esprit qui se cachait en lui. Alors que mon regard déviait, il le ramena vers lui d'un contact léger de ses doigts sous son menton. Je croisai son regard et à cet instant, je nous sentis près, trop près et Evan particulièrement. Mes muscles se raidirent et je sus que c'était lui qui se réveillait. Il allait éclater, entrer dans une colère et me faire le frapper, comme Evan le faisait quand il entrait dans une crise de jalousie. C'est ce que je crus, mais cela n'arriva pas, il n'en eut pas le temps...

Je sentis alors une poigne de fer se refermer sur ma gorge et j'étouffai en essayant d'inspirer. Mes mains se posèrent sur la sienne et mes ongles s'enfonça dans sa main. Malgré la colère d'Evan, nous n'étions pas plus fort que lui. Evan le sentit d'ailleurs, je le sus. Dès que l'homme parla, je sentis sa présence plus forte en moi. Il n'était en colère, mais plutôt inquiet, voir même effrayé. Grâce à Evan, je sus alors que l'esprit qui se trouvait devant nous n'avait rien à voir avec celui qui était en moi. Je suffoquais et j'eus un instant de panique à ces paroles. Immédiatement, je sentis Evan prendre la place dans mon corps et pousser de toutes ses forces pour repousser sa main en vain.

«Je suis Evan... Ne... Ne lui faites pas de mal»

Ses doigts relâchèrent finalement ma gorge. Moi et Evan purent enfin respirer librement, bien que ma gorge me brûlait à chaque nouvelle inspiration. Je tremblais légèrement alors que j'appuyais ma main sur ma gorge. Que s'était-il passé? Je ne comprenais pas bien et je l'entendis soudainement s'excuser et je relevai la tête pour pouvoir le regarder. Il semblait aussi déstabilisé que je l'étais de m'être fait si soudainement attaqué. Je le vis alors sortir et je restai là, comme une belle idiote seule à reprendre mon souffle. Evan voulut me faire sortir et m'enfuir, entrer dans mon appartement pour m'y enfermer, mais je résistai à cette impulsion. Dans ce taxi, seule, j'étais en plein débat intérieur avec l'esprit qui me possédait. Je pris le temps de lui faire comprendre que nous ne pouvions pas partir, malgré la violence. Je ne savais pas ce qui pouvait se passer, peut-être allais-je regretter cela, mais je ne pouvais partir maintenant. Pas après avoir vu la détresse dans ce regard et je suppliai pour une fois Evan de me faire confiance et de ne pas faire une de ses crises de jalousie. De toute façon, il n'oserait pas le faire, il savait que l'adversaire était plus fort que lui et après la menace, il aurait eu bien trop peur pour ma vie.

Je posai ma main sur la poignée et sorti lentement du véhicule sous la pluie battante. Je contournai le véhicule pour assister à un spectacle troublant. L'homme semblait en colère, frappant contre la caisse avec rage. J'ignorais ce qu'il vivait, je ne savais rien sur cet homme, pas même son nom et pourtant, je voulais le consoler au moins un peu. Je m'approcha de lui alors que la pluie enterrait le bruit de mes pas. Je posai ses mains sur ses épaules, me serrant contre son dos. Cette fois, ce n'était pas une impulsion d'Evan, cette impulsion là venait de moi et j'avoue que je craignais alors qu'il ne se retourne pour me frapper. Je glissai mes mains sur ses bras après qu'il ait eut hurlé sa haine. Je ne pouvais pas comprendre sa souffrance, je ne le pouvais pas et j'espérais que mes paroles sauraient faire du sens dans cette situation de crise.

«Respire! Respire lentement et profondément... Retrouve le calme et tu garderas le contrôle... Calme-toi...»

J'avais parlé assez fort pour couvrir le son de la pluie. J'ignorais si cela changerait vraiment quelque chose. Je ne connaissais rien de cet homme, j'éloignai un peu mon corps du sien, ignorant si j'avais franchi une limite que je n'aurais pas dû. Ma main était toujours posé sur son dos, ignorant si cela allait changer quelque chose. Un sentiment d'alerte ne cessait de m'oppresser et je savais qu'il était en grande partie dû à Evan qui me croyait folle à cet instant. Peut-être l'étais-je...
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mar 17 Juin - 13:08

Il était si en colère ; contre le monde, l’univers entier. Tous ces gens qui l’avaient abandonné, condamné, enterré vif. Skyler laissait exprimer sa rage en tant qu’homme, qu’humain. Envers une chose matérielle et non plus des êtres vivants, des hommes. Il était enragé, il sentait qu’il pourrait tout casser, puis il senti des mains se poser sur ses épaules ; il tenta alors de se détendre. Sa respiration douloureuse, la haine dans les veines. Le corps de la jeune femme épousa le sien et il se figea alors. Il était trempé jusqu’aux os, l’eau dégoulinait et suivait le sillon de sa jugulaire pour le tremper sous sa veste. Les bras de la jeune femme l’enveloppèrent ; elle lui disait alors de respirer et il le fit bêtement. Cherchant à contrôler son pouls ; respirant lentement ; perturbé par des mots improbables qui sortaient de sa bouche. Garder le contrôle ? De quoi ? De qui ? Contre quoi ? Il ne savait pas, il était juste perdu ; il avait besoin d’une nouvelle direction. Se calmer ? C’était tellement difficile, mais la morsure du froid sur sa peau l’apaisait. Elle se reculait lentement, alors il se tournait vers elle. Les cheveux blonds de la beauté qui lui faisait face étaient noyés ; il n’osait la toucher. Son regard azuré la dévisageait ; qu’est-ce que qu’elle avait dit ? Evan ? Et… Elle avait parlé d’elle à la troisième personne ? Putain, était-elle aussi tarée que lui ? L’idée ne le rassurait aucunement, pourtant elle semblait des plus réelle. La sensation qu’elle pouvait le comprendre, mais qu’elle ne le pouvait pas à la fois car enfin ce n’était pas réel. Peut-on pardonner tous ces crimes sous prétexte qu’il n’était plus lui-même ? Absurde…

« Comment… C’est vraiment n’importe quoi tout ça… Est-ce qu’on est fou ? » Est-ce qu’elle était réelle seulement ? Peut-être était-il encore en train de causer à l’une des ses hallucinations ; celles qui lui rongeaient l’esprit. Il s’adossa à la voiture, ils étaient dans un état lamentable. Le moteur tournait encore et il avait froid. Il tremblait légèrement, il ne savait plus si c’était le froid ou les nerfs. Passant sa main dans ses cheveux blonds foncés d’un geste qui fit envoler la pluie, un geste vain qui avait en réel but de diminuer le stress. Que cette situation était gênante. Il l’avait agressé quelques instants plus tôt et maintenant elle était là à tenter de l’apaiser.

Il la dévisageait, puis enfin osa la toucher de nouveau. Qu’attendait-elle de lui ? Il ne comprenait pas pourquoi elle restait là, alors qu’elle pouvait se refugier chez elle à présent et oublier se regrettable incident. Mais non, elle lui faisait face et cela malgré la crainte lisible dans son regard. Sa main sur l’épaule de la jeune femme ; elle était glacée et la pluie ne cessait donc pas. Ils ne devaient pas rester ici à moins de vouloir choper une pneumonie ; elle dans son nid douillet et lui dans son taxi à se fumer son joint tranquillement avant de reprendre la route pour aller où ? Dans ce qui était sensé être chez lui. Le bellâtre lui disait alors ; s’égosillant un peu trop pour que le son de sa voix puisse faire une percée contre les forces de la nature « Tu ne devrais pas rester là ! Je suis dangereux tu comprends ça ? Mais pourquoi tu restes putain… » Il la touchait un peu trop, comme s’il voulait s’assurer que cette personne était vraiment réelle, que ce n’était pas un mirage où une autre de ces hallucination. Il ne savait plus comment décrire tout cela, c’était tellement illogique.

Il attrapa la jeune femme par les épaules, se mit face à elle ; il la dépassait aisément de deux têtes mais ne fut pas brutal cette fois ci ; c’était bien plus du désespoir que de la colère ou un excès de violence. Skyler fixait la belle inconnue avant de lui dire toujours tremblant « Je suis fou… Il faut m’aider… » Déclarait-il alors, prenant la jeune femme contre lui, qu’est-ce qui lui prenait ? Il ne saurait l’expliquer lui-même ; il était fou c’était la meilleure des excuses finalement.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 18 Juin - 1:57


Because of the rain
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Je ne savais pas ce que je faisais, ni pourquoi je le faisais. J'aurais dû entrer chez moi et le laisser être fou avec lui-même. Pourtant, je ne parvenais pas à penser qu'il était fou. Qui pourrais-je traiter de fou désormais? Avec ce que je vis, je n'arrive plus à croire en la folie. J'étais collée à lui et lui offris des conseils que je craignais idiots. Pourtant, je sentais bien qu'il avait pris le temps de m'écouter et de respirer. Son corps était secoué plus régulièrement, il reprenait un rythme plus calme. Peut-être avais-je réussi à le calmer réellement ne serais-ce que pur quelques minutes. Lentement il se retourna vers moi et nous nous fîmes face. Cela n'avait plus rien d'un simple échange entre un chauffeur de taxi et sa cliente. Nous étions deux êtres un peu dépassés par la vie que la pluie avait réuni en cette journée grise.

Je crains un instant qu'il ne préfère partir, me trouvant folle. J'avais entendu Evan parler à travers mes lèvres, m'ayant emprunté ma voix et mon corps. Étais-ce normal que je sache des choses sur l'être qui m'habitait. Étais-ce le cas de tous les possédés? Que disais-je là... Je n'avais même pas pensé avant cet instant qu'il puisse y avoir d'autres possédés comme moi, du moins que je puisse en rencontrer un, un jour. J'haussai les épaules à sa première question, glissant ma main dans mes cheveux pour les rejeter vers l'arrière.

«J'en sais rien. Je ne sais pas ce qui nous arrive. Peut-être qu'on est fou, mais ce que nous vivons semble... profondément réel.»

Je le regardais, désolé de ne pas savoir quoi lui dire de plus. Je m'étais longtemps demandé si j'étais folle. Je m'étais dis que la réponse importait peu finalement. Ce que je vivais me semblait si réel que je ne pouvais pas le nier. En même temps, je ne voulais pas risquer d'en parler trop fort et de me retrouver en asile. Je le regardais appuyé contre sa voiture. J'avais pitié de lui, visiblement, il souffrait plus que je ne pouvais l'imaginer. J'ignorais tout des esprits, mais je devinais, grâce à Evan, que ce n'était pas tous les esprits qui étaient gentils. Je regardai sa main quand il la posa sur mon épaule. Si je m'étais raidi, cette tension disparu vite. Cette fois, il ne semblait pas vouloir s'en prendre à elle. J'eus un petit sourire à ses paroles et comme une idiote, j'haussai les épaules.

«J'aurais dû m'enfuir, je sais. Cependant, je sais que ce n'est pas toi qui est dangereux. Il y a quelque chose qui l'est peut-être en toi, mais pas toi. Alors je reste... Parce que je serais horrible de te laisser dans cet état.»

Je sentis ses mains agrippées mes épaules et il se redressa face à moi. Me dépassant de deux têtes et je me sentis minuscule face à lui. Je n'avais pas peur, bien que je sentais toujours l'inquiétude d'Evan. Je lui suppliais de me faire confiance et il le respectait, se taisant dans un coin de mon esprit. Mes yeux plongèrent dans les siens, dans cet océan azur. J'y vis la détresse et la supplication et puis il me serra contre lui. Evan contracta mes muscles, m'empêchant de répondre à cette étreinte pendant un moment. Je réussis finalement à reprendre le dessus et mes bras l'enlacèrent. Je le sentais tremblé. Ce pauvre homme était trempé et je l'étais aussi, frigorifié.

«Je ne sais pas si je peux t'aider, mais si tu es fou, je le suis aussi...»

Je m'éloignai de lui doucement, le regardant avec un petit sourrie. Je me détachai de lui, ouvrit la portière du côté conducteur pour tourner la clé dans le contact et éteindre la voiture. Je sentis Evan ralentir chacun de mes gestes, ayant deviné ce que je voulais faire et essayant de m'en empêcher, en vain. Je refermai la portière, tenant ses clés que je posai dans sa main.

«Viens avec moi. On va aller se réchauffer dans mon appartement... Reprendre nos esprits, parler... et fumer un peu»

Je lui offris un sourire, le genre de sourire voulant dire : «fais-moi confiance». Elle ignorait s'il accepterait, après tout ils étaient encore au stade d'inconnu l'un face à l'autre. Elle n'avait pas oublié son envie de fumer. Le bain attendrait.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 18 Juin - 13:28

Ils étaient probablement fous, qui l’était plus que l’autre ? Elle disait savoir que ce n’était pas lui, qu’il ne lui ferait pas de mal si ce n’était à cause de cet autre ; comment pouvait-elle le savoir ? Elle ne le connaissait même pas. Il était juste particulièrement troublé ; elle refusait de le laisser à son sort. Voila ce qui était tout à fait troublant, il ne savait plus ce que cela était d’avoir quelqu’un sur qui compter. Quelqu’un qui veuille vraiment vous venir en aide et cela sans arrière pensées. Elle ne savait pas si elle pouvait l’aider, personne ne le pourrait. Il avait besoin de voir un psychiatre ; il avait entendu parler d’un psychologue sorti de prison il y a quelques mois de ça, un homme enfermé pour violence envers l’un de ces patients. Il se foutait de cela ; tout le monde pouvait dérailler un jour ou l’autre. Il avait besoin de quelqu’un qui puisse justement le comprendre, qui puisse apaiser sa colère et sa haine. Il irait le voir, cette soirée le confortait dans son choix. Alors qu’ils se livraient à une accolade, il sentait qu’elle aussi était pétrifiée de froid. Elle recula avec un léger sourire sur les lèvres, il ne trouva pas la force de le lui rendre ; mais son regard ne témoignaient d’aucune colère. Subitement calmé, Yââqov refoulé quelque part mais qui guettait ; qui n’aimait pas l’influence de cette fille sur l’homme qu’il possédait.

C’est alors qu’elle ouvrit la portière, il la laissa couper le moteur sans broncher. L’observait faire silencieusement avant qu’elle ne referme la porte et lui rende ses clés en lui proposant de monter chez elle. Ses yeux parcouraient le bâtiment qui leur faisait face ; il se laissa convaincre par son beau sourire. Il fallait bien avouer qu’elle était particulièrement séduisante. « D’accord. » Répondait-il alors ; il ouvrait la porte de la voiture ; attrapa la petite boite métallique avant de claquer la portière et de la verrouiller. Il suivit la jeune femme jusqu’au porche et cela en se disant qu’il ne devrait probablement pas faire ça. Il ferait mieux de laisser cette pauvre fille tranquille, mais c’était vraisemblablement trop tard.

Il la suivait alors qu’elle ouvrait la porte, ils montaient les escaliers sans vraiment parler ; ils avaient froid. Quand enfin ils furent chez elle ; la chaleur le berça. Une odeur de propre et tout semblait à sa place. C’était vraiment un bel endroit. Skyler lui adressait un léger sourire et ôta ses chaussures pour ne pas salir son parquet. Il en fit alors de même pour ses chaussettes lorsqu’il pu constater que celles-ci étaient noyées. Il se débarrassa de sa veste après avoir posé la boite sur une étagère choisie de façon aléatoire avant de tourner la tête vers la jeune femme « Je ne pensais pas que tu habitais seule ; tu as l’air très jeune. » Peut-être se trompait-il et qu’en effet elle était jeune mais parfaitement indépendante à moins que papa et maman soient derrière tout cela. Il n’était pas là pour la juger, chacun sa chance dans sa vie. Lui n’en avait pas de toute évidence. Soupira faiblement ; il était complètement trempé et sa chemise lui collait désagréablement à la peau ; cependant il n’osa s’en débarrasser et la garda sur le dos ; tremblant encore de fois par cette sensation étrange.

« Je… T’en connais beaucoup tes tarés dans mon genre ? Notre genre… A vrai dire… Tout ça, ça me dépasse… » Mais ne pu en dire plus, il sentait sa gorge se serrer et ne voix intérieur lui dire de se taire ; trop dangereux. Ne joues pas à ça, la vérité n’est pas bonne à entendre sinon tout le monde la dirait n’est-ce pas ? Il était mal à l’aise et cela se voyait horriblement.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 18 Juin - 15:02


Because of the rain
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Visiblement, ma peur qui prendre la fuir n'était pas fondé. Il semblait si calme soudainement, comme je l'étais aussi. Je sentais bien que cela ne plaisait pas à Evan qui ne pouvait pas prendre le contrôle et m'éloigner de celui qu'il jugeait dangereux. Il savait bien pourtant que l'humain n'était pas à craindre, c'était ce qui l'habitait qui pouvait l'être potentiellement. Bien sûr, garder son calme n'était pas la solution à tout. Disons que c'était un commencement. Même si j'étais calme, si Evan s'énervait trop, je savais que je risquais de perdre le contrôle quand même, car plus il restait en moi et plus il devenait fort. C'était là ce qui m'effrayait du lien entre moi et Evan. Nous étions des connaissances qui étaient devenus amis à partager un corps, mais cela ne serait pas toujours ainsi, je le craignais. Il voulait plus et moi... Que pouvais-je lui donner de plus d'une place dans mon corps si ce n'était que mon corps tout entier?

Je le regardai ouvrir la portière et récupérer cette fameuse boîte que je l'avais vu sortir plus tôt et qui m'avait d'ailleurs permis de noter le joint. J'étais contente qu'il accepte, car j'avais besoin de compagnie moi aussi. Une compagnie différente que la voix d'Evan dans ma tête. Quelqu'un qui vivait lui aussi des problèmes, des problèmes particuliers disons-le ainsi. Je le laissai me suivre jusqu'au porche où je saisis mes clés pour ouvrir la porte d'entrée. Nous gravîmes les escaliers pour finalement arriver à mon appartement. J'étais heureuse d'avoir fait le ménage de mon appartement récemment. Celui-ci était bien présentable. En y entrant, j'eus un frisson tant il y faisait plus chaud. Nous y étions bien. Je savais que mon appartement n'était pas le plus grand. Une grande pièce, oui, mais après tout, ce n'était que cela. Au fond, on voyait mon lit alors que vers l'avant, près du balcon, c'était la partie salon. J'aimais bien cet endroit malgré que ce ne fut qu'une seule pièce, de grandeur respectable sans plus. C'était mon chez moi et je n'avais pas l'intention de le quitter. Son commentaire me fit d'ailleurs sourire.

«J'ai décidé de vivre seule, c'est plus simple ainsi. Et puis, je suis peut-être «jeune» comme tu dis, mais pour l'instant, j'ai un travail qui me permet de me payer un appartement, en entendant de reprendre les études... peut-être... »

En avais-je trop dit sur moi-même? Peu importe, qu'est-ce que cela pouvait bien changer. Après tout, je l'avais bien évité pour que nous puissions parler au chaud et en tranquillité. Je me débarrassai de mes chaussures pour me rendre jusqu'à la salle de bain où je disparu un instant J'en sortis, maintenant vêtu d'un léger chemise blanc et d'un short noir. Des vêtements secs qui me firent me sentir mieux immédiatement. Je tenais à la main une grande serviette que je lui tendis alors qu'il venait de retirer ses chaussures et ses chaussettes. Je l'observai un instant en fronçant les sourcils. Quand il eut prit la serviette, je me dirigeai vers ma penderie, j'en fouillai les tréfonds pour finalement trouver un pantalon d'homme. Je revins vers lui et lui donnai.

«Tu vas gelé si tu gardes ta chemise et ce pantalon. J'ai trouvé ce pantalon, il est à mon père, je crois être parti de la maison en l'amenant avec moi par accident. Il te fera, mais... Je n'ai pas de chemise. Enfin, si tu désires la retirer aussi, sens-toi à l'aise, tu n'auras qu'à garder la serviette autour de toi. Je mettrai tes vêtements au sèche-linge et ils seront rapidement secs... Tu peux aller à la salle de bain te changer si tu veux.»

Je lui souriais, me dirigeant vers ma commode pour en tirer les derniers tiroirs. Dans le fond de celui-ci, je trouvai ma propre petite boîte. Dans celle-ci, je conservais ce que j'appelais mon ''nécessairement''. Je l'écoutai parler et je sentis immédiatement le trouble dans sa voix. Me redressant doucement, je gardai la boîte dans mes mains en lui souriant, compatissante. Je sentais bien qu'il était mal à l'aise et je cherchais par tous les moyens à l'aider à s'en débarrasser. Il ne devait pas avoir peur de me parler, après tout, je savais que nous vivions quelque chose de similaire.

«Je n'en connais pas d'autres, non. Je sais qu'il y en a, il me l'a dit, mais... j'ignore qui ils sont. Je sais que tout cela à l'air cinglé, mais peux-tu vraiment dire que ce que tu vis ne te semble pas... particulièrement réel? J'ai cru que j'étais folle, jusqu'à ce que j'admette qu'il y avait désormais quelque chose... ou plutôt quelqu'un en moi que je ne contrôle pas. Pas toujours du moins»

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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 18 Juin - 21:07

Elle lui expliquait pourquoi elle vivait seule et il s’était contenté de lui adresser un sourire bienveillant à l’adresse de la jeune femme ; le genre de choses qu’il ne faisait plus depuis longtemps. Les études, finalement c’était de la belle connerie. Skyler avait fait les hautes études et maintenant ça lui servait à quoi ? Il n’était qu’un minable chauffeur de taxi. Elle s’éclipsa dans la salle de bain et il en profita pour se mettre aussi à l’aise que possible. Lorsqu’elle fut de retour, il ne pu s’empêcher de la regarder ; elle était vraiment très belle. Le genre de beauté qui pouvait faire succomber n’importe quel homme. Elle lui tendait gentiment une serviette et la saisit pour se sécher les cheveux et éponger son visage. Quand il émergea son visage du doux tissus, elle lui tendait un pantalon ; elle l’invita à aller dans la salle de bain à son tour, mais avant cela ; il l’interrogea. Sa réponse avait le mérite d’être sincère même s’il avait espéré une toute autre chose ; il ne savait pas vraiment quoi. Il l’observa et ne su vraiment quoi répondre ; doucement se dirigeant vers la petite pièce sur la gauche, mais avant de franchir la porte se tourna vers la blondinette pour lui répondre « J’ai du mal à admettre ce genre de choses ; c’est trop facile… » Trop facile de soulager sa conscience en se disant que ce n’était pas de sa faute, mais elle n’avait probablement rien fait de dramatique pour comprendre ce qu’il ressentait. Elle n’avait certainement pas du sang sur les mains et les cadavres qui s’empilaient dans ses cauchemars.

Il entra dans la petite pièce, poussa la porte et se déshabillait pour enfiler ce dit pantalon un peu trop grand, son père avait probablement un certain âge et un laisser aller qui s’accompagnait avec. Il attrapa sa ceinture et la passa autour de sa taille, releva les yeux vers son reflet dans le grand miroir qui couronnait l’évier. Frissonnant devant sa propre image. Il était plutôt bien fait, ce n’était pas cela qui le chagrinait évidement. Doucement, ses doigts passaient sur les cicatrices ; plusieurs impacts de balles sur son torse ; la sensation d’être défigurer. Une femme avait qualifié cela de viril ; il trouvait ça immonde. Juste laid. Il n’était pas ravi de l’idée qu’elle puisse voir qu’on lui avait tiré dessus, qu’on lui avait vidé un chargeur dans la poitrine et qu’il était encore là. Vivant et mort à la fois. Alors non, il ne croyait pas aux esprits ; il était mort et n’avait rien vu de particulier. Ni paradis, ni enfer. Il était juste revenu à lui, il était ce que les médecins appelaient un miraculé ; il se qualifiait plutôt de maudit.

Il sortit alors de la pièce, torse nu. Elle était assise là ; il la regarda quelque seconde avant de prendre sa boite et de la rejoindre tout simplement ; portant le masque de l’indifférence pour ne surtout pas montrer à quel point il était gêné qu’elle puisse le voir. Il ne la connaissait pas et il n’avait pas le courage de se livrer à qui que ce soit. A vrai dire, il n’en avait pas le droit. Une question de sécurité il parait ; mais pourquoi faire après tout ? Il n’avait plus rien à sauver dans sa vie. Il se tourna vers la fenêtre ; observant la pluie battante sans éprouver grand-chose finalement, il devenait froid… Puis enfin, il reporta son attention sur la jeune femme, ne pu s’empêcher de regarder ses longues jambes avant de prendre un joint et de l’allumer sans rien dire de plus. Appuyé sur le rebord de la fenêtre, inspirant tranquillement la fumée toxique avant de lui dire enfin « Merci… Je pense que la plus part des gens auraient appelé les flics pour moins que ça. » Ceci dit, il se foutait bien des flics ; ils ne pouvaient rien lui faire ; il était sous protection judiciaire ; une sorte d’immunité qui profitait bien à Yâaqov. Elle fumait la jolie fleur, pourquoi se détruire aussi jeune ? « Y’a que ça qui me détende… Ouais, c’est franchement minable de se dire qu’on a plus que ça dans la vie. » Un sourire d’homme désabusé ; il sentait le regard de la jeune femme sur ses plaies fermées, mais ne disait rien.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Jeu 19 Juin - 8:10


Because of the rain
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Comment pourrait-on ne pas sentir la peine qui émanait de cet homme. Il respirait cela, par tous les pores de sa peau. Une tristesse si vaste qu'elle l'enveloppait et l'étouffait. Dans ses yeux bleus, je voyais briller la mélancolie et ce que je croyais peut-être être une pointe de culpabilité et de remords. Je compris que cet homme possédait bien des secrets et des blessures qu'il avait tenté d'enfuir, mais qui le faisait terriblement sourire. Par quoi ses nuits étaient-elles hantées? Je n'en avais pas la moindre idée et j'ignorais si je voulais le savoir. Ce que je voulais, ce n'était qu'offrir un peu de soutien, de réconfort peut-être aussi. Nous verrions bien.

Admettre qu'il y avait certaines choses que nous ne pouvions pas contrôler, étais-ce vraiment de la faiblesse? Au contraire, cela m'avait été si difficile de m'avouer que je n'avais plus tous les pouvoirs sur moi-même et sur ce que je faisais. Avouer que notre corps appartenait aussi à un autre, que nous étions plus seuls à tenir les contrôles. Voilà ce qui me semblait difficile, mais nous n'avions certes pas la même expérience. Je pris place sur mon canapé en réfléchissant à tout cela. Que se passait-il dans la tête de ce pauvre homme? Je savais que je ne pouvais même pas deviner une infime partie de la réponse. Nous étions inconnus et j'avais bien peu de bons conseils à lui offrir.

Je sortis de mes pensées en entendant la porte qui s'ouvrit pour me le faire découvrir, maintenant torse nu et vêtu du pantalon de mon père. Je le trouvai bel homme et fit tout en mon possible pour ne pas qu'Evan ne le ressente. J'essayai de ne pas trop attardé mon regard sur lui, voyant bien qu'il n'était pas à l'aise. Quelques secondes d'absence de ma part me permirent d'aller mettre ses vêtements a sécher et de revenir m'installer auprès de lui, étirant doucement mes jambes avec un soupir de soulagement. J'étais chez moi, au sec, dans la chaleur de mon foyer avec de la compagnie. Je le regardai allumer le joint avec un petit sourire qui ne fit que s'agrandir.

«Ne me remercie pas, ça ne valait pas la peine d'appeler les flics pour ça...»

Pour tout être rationnel et humainement normal, bien sur que oui, mais pas pour moi. Je n'avais pas envie de prendre contact avec la police et puis, grâce à Evan, j'avais su assez tôt que la cause du problème n'était pas la partie humaine en lui. Je le regardai un instant, hésitant un instant puis finalement, je m'approchai de lui et du bout des doigts lui volai doucement son joint. Avec un petit sourire en coin, je le menai jusqu'à mes lèvres. J'ignorais s'il serait outré de partager avec moi. Si c'était le cas, j'avais largement ce qu'il valait pour lui redonner l'équivalent de son petit joint, en argent ou en herbe. Après une deuxième bouffée, je le reposai entre ses doigts, faisant rouler mes épaules pour me détendre un peu plus.

«C'est peut-être pas le meilleur moyen... mais c'est un ''remède'' efficace»

Un remède hein? Une drôle manière de le dire. Cela me détendait et je gardais toujours plus facilement le contrôle sur Evan dans ces moments là. Je ne reviens pas sur les mots que nous avions échangés plutôt, me contentant plutôt de l'observer. Je ne pouvais m'en empêcher. Mn regard s'attarda sur les cicatrices de son corps. Un instant, j'approcha ma main pour les toucher et finalement, ne le fit pas. Je réalisais que cela l'aurait surement offensé et c'était bien là la dernière chose que je voulais.

«On ne se connaît pas, j'ignore ce que tu as vécu et ce que la vie t'a fait enduré. Je suis jeune, j'ai pas connu grand chose c'est vrai, mais je sais que la vie a tendance à être injuste infligé des blessures profondes, qu'elles soient physiques ou mentales... J'ai l'impression que la vie a été particulièrement cruelle avec toi... et j'en suis désolé.»

Je le regardai un instant, sans sourire cette fois, essayant peut-être de voir si j'avais eu tort ou raison. Repliant mes jambes sur moi, posant mes pieds sur le canapé, je regardai à l'extérieur. Le froid et la pluie ne m'affectait plus. Je finis par revenir à lui, l'observant un instant avec un petit sourire désolé.

«Pardon si je parle trop ou si je dis pas ce qu'il faut... Je ne suis surement pas la meilleure pour m'exprimer... Au fait, moi c'est Amelia.»
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Ven 20 Juin - 20:27

Elle parlait de remède, c’était drôle ; il avait la sensation qu’elle pouvait le comprendre. C’était agréable ; la sensation d’être mois seul dans la folie pure. Elle lui avait rendu son joint, il n’avait pas sourcillé. Elle l’avait invité chez elle ; il aurait été ingrat de montrer les dents. C’est alors qu’il vit une main approcher de son être ; la fixant de ses yeux bleus sans dire un mot. Pourtant ; il était assez tendu d’un tel manque de tact de la jeune femme ; continuant à fumer comme si de rien n’était ; il fut cependant soulagé de la voir renoncer à cette idée. C’est alors qu’elle ouvrit son adorable bouche pour lui parler de la vie, de cette façon cruelle qu’elle avait de trainer les hommes et les femmes plus bas que terre. Désolé ? Il observa le pauvre sourire sur ses lèvres ; il avait l’allure d’un homme froid ; peu sociable et franchement renfermé sur lui. Il n’était en rien exceptionnel ; ne faisait rien de sa vie si ce n’était attendre que les jours s’écoulent l’un après l’autre. Elle était très belle ; il pouvait sentir comme elle était fragile et douce ; il ne lui voulait aucun mal c’était une certitude. Il n’avait cependant pas répondu ; il n’aimait pas parler de sa vie ; il n’en avait tout simplement pas le droit. Elle regardait à son tour par la fenêtre ; et lui, la contemplait tout simplement.

Puis elle le regardait de nouveau ; elle lui fit des excuses avant de se présenter. Il l’observa silencieusement, tirant sur son joint avant de le proposer à la jeune femme « Je m’appelle Zéèv. » Mensonge. Mais ce n’était que le début des mensonges qu’il pourrait lui faire à l’avenir sur sa vie ; sensé être natif de Shereport ; pas du tout ; il était tout ce qu’il y avait de plus New Yorkais ; d’ailleurs, un léger accent le trahissait bien que celui-ci était moindre. Mais qui s’intéressait à sa vie ? Il se méfiait en général de ceux qui le faisaient ; de crainte qu’ils ne fassent partis de la mafia et cherche à se venger ; ceci dit sa crainte été mesurée car enfin, il se foutait bien de ce qu’on pourrait lui faire.

Son autre main glissa sur la peau tuméfiée de son torse à un endroit peu éloigné de son myocarde avant de répondre « Je me suis fait tiré dessus ; cinq balles. Tu n’as pas à être désolée ; c’est le genre de choses qui peuvent arriver. C’est juste des mauvais souvenirs et une page qui se tourne ; encore une. » Y’en aurait-il d’autre ? C’était une certitude ; la véritable question était de savoir combien de page il restait à tourner avant d’arriver à celle où sera inscrit en lettres magnifiques un « the end » libérateur. Il voyait la mort comme une bonne échappatoire, mais s’il avait survécue ; il avait espéré retrouver un jour sa vie. Mais c’était perdu, c’était resté avec son sang sur le trottoir. « Tu parles trop et tu es trop curieuse, ça c’est une certitude. » Déclarait-il alors, lui adressant enfin un réel sourire. Il tendait la main et toucha ses cheveux humides avec douceur ; qu’est-ce qu’il faisait ? Il ne savait pas lui-même ; il allait finir par un pervers à la limite de la pédophilie. Il avait combien d’année de plus ? Dix ? Douze ? Quatorze ? A croire qu’il n’était plus qu’attirer par les créatures fraiches ; il pensait que c’était probablement lié au fait qu’il aurait l’impression d’être infidèle à son épouse s’il fréquentait des femmes de son âge… Mais l’aimait-il seulement encore ? C’était bien à cause d’une dispute qu’il s’était enfui de chez lui et c’était retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. « Tes parents penseraient quoi que leur adorable petite fille fume un joint avec un parfait inconnu potentiellement dangereux qu’elle a invité volontairement chez elle ? » Demandait-il railleur, mais ses parents n’étaient pas là. Ni pour la disputer, ni pour la protéger de lui. Elle était vulnérable. C’était plaisant ; il ne savait pas pourquoi. Peut-être son deuxième lui qui s’en réjouissait ; sa folie tout simplement.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Sam 21 Juin - 0:14


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


Plus le temps passait, plus le contraste qu'inspirait cet homme était flagrant. Il semblait à première vue si froid, presque antipathique. Jamais je n'aurais osé inviter un homme comme lui sans le connaître chez moi, mais j'avais vite comprendre que cela ne reflétait pas son intérieur. Il était plus gentil et plus doux surement qu'il ne voulait l'admettre. En sachant qu'il était lui aussi possédé, je comprenais encore mieux ce qu'il vivait. Pas totalement, mais en partie. Quelle était la limite entre le nous réel et l'autre personne? J'en étais souvent venu à me demander si c'était réellement moi qui avait parlé ou agi, ou si ce n'était pas lui. Heureusement pour moi, Evan était un esprit calme et paisible en général... Qu'en était-il pour lui? Les choses étaient différentes, sans aucun doute. Cet homme semblait blasé de la vie, désespéré. Un homme au corps meurtri, à l'âme surement plus blessée encore. Son silence ne m'offusquait pas, je le comprenais. Il n'y avait rien à ajouter sur ce que j'avais dis, alors à quoi bon prononcer des mots vides et sans intérêt.

Nous partagions donc un silence suite à mes brèves présentations, jusqu'à ce qu'il me tendit le joint et me répondit à son tour. Je le saisis et sourit à sa réponse. Zéèv, un nom que j'avais peu entendu, mais qui me plut assez. J'avais toujours aimé les noms originaux, pour ma part mes parents avaient avait visiblement manqué d'imagination. Amelia. Non pas que je n'aimais pas mon nom, mais j'avais eu la chance durant ma vie de croiser plusieurs Amelia. C'était un nom courant, un peu banal, que j'aimais malgré tout parce que j'avais parfois l'impression qu'il me dissimulait dans la masse. Je regardai Zéèv, qui avait commencé à glisser sa main sur son torse et je la suivis du regard sans pouvoir la quitter. Je relevai les yeux à son récit, acquiesçant d'un signe de tête.

«Je vois, une expérience peu plaisante. Tournons la page alors, je ne poserai plus de question à ce sujet, c'est promis»

Il me dit alors que je parlais trop et que j'étais trop curieuse. J'haussai légèrement les sourcils en tirant un bouffée du joint. Je compris à son sourire que ce n'était pas un reproche, peut-être même au contraire. Je ne sus pourquoi, mais je sentis mes joues brûlées légèrement. Je détournai le regard et je le vis approché sa main qui doucement glissa des mes cheveux. Je ne pus m'empêcher de redresser la tête pour le regarder dans les yeux. Je le laissai faire. À cet instant, je n'aurais voulu pour rien au monde qu'il arrête son geste. Depuis combien de temps ne m'avait-on pas touché? Plus d'un an, depuis l'arrivée d'Evan dans ma vie. Je réalisai alors que pour la première fois, j'avais la possibilité de laisser quelqu'un me toucher, parce qu'Evan avait trop peur de m'en empêcher. Pour la première fois, il connaissait un sentiment plus puissant que sa jalousie : la peur qu'il ne m'arrive quelque chose. Si cela l'effrayait, cela m'emplissait d'une certaine joie, presque une délivrance. Je n'étais pas ce genre de femme à accumuler les conquêtes, mais le contact humain m'avait manqué. Celui des hommes en particulier. Enfin, il y avait devant un homme, certes plus âgé, mais si séduisant, qui parvenait à effleurer ma peau sans qu'Evan ne me possède et s'interpose. Sa question me fit sourire et je m'approchai de lui pour lui redonner son joint, maintenant bien entamé. Je savais que je jouais avec le feu, ma cuisse étant maintenant contre la sienne et sa main toujours dans mes cheveux.

«Mon père serait fou de rage, sans aucun doute. Il chercherait peut-être même à te faire la peau et m'envoyer en désintoxication. Ma mère quant à elle me demanderais surement si au moins l'inconnu était mignon. Quand je lui répondrais que cet inconnu était un homme plutôt séduisant, elle me sourirait surement avec complicité.»

J'éclatai de rire. Je continuais à voir les limites d'Evan, je le sentais bouillonné, mais il ne réagissait pas. Mon but n'était pas de lui faire de la peine ou d'attiser sa jalousie, mais de voir si je pouvais réellement récupérer le contrôle de mon corps et de mes mots en présence de cet homme qu'il craignait. La présence de Zéèv ne me faisait pas peur, au contraire, il me rassurait. Peut-être le regretterais-je, mais pour l'instant, ce n'était pas le cas.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 22 Juin - 14:23

Il n’avait pas pour coutume de raconter sa vie à une parfaite étrangère, à personne d’ailleurs. C’était soulageant d’une part et angoissant d’une autre. Elle fit alors la promesse de ne plus poser de questions à ce sujet, d’ailleurs il n’était pas certain qu’elle puisse obtenir plus de réponse. Il ne pouvait pas lui dire qui lui avait tiré dessus et pourquoi ; dire ce qu’il avait vu et tout ce qu’il avait perdu. Elle avait rougie à sa remarque et il en fut presque attendrit, touchant doucement ses longs cheveux avant de la provoquer quelque peu. Elle lui rendait ce qui lui appartenait bien qu’il avait diminué de moitié ; ça partait vite en fumée. Sa cuisse contre la sienne, ses yeux bleus s’y attardaient quelques secondes alors qu’elle répondait que son père chercherait à lui arracher les yeux s’il apprenait cela ; il souriait avant d’hausser les épaules d’un air de dire « Je comprendrais qu’il veuille faire cela. » ; et s’il songeait ainsi ; c’était probablement parce que lui aussi été papa. Mais jamais plus il ne reverrait sa petite famille, il devait l’accepter et faire son deuil. Le deuil de la vie d’avant. Elle parla alors de sa mère de toute évidence beaucoup plus laxiste. Elle riait, mais il avait clairement perçu le compliment aux allures d’avance qu’elle venait de lui faire. Peut-être interprétait-il mal la chose ; mais il était un homme et le désir hantait ses pensées.

Aussi, sa main glissa sur les pointes de longues mèches de la blondinette sans la quitter des yeux. Prit une dernière bouffée avant de lui céder la fin de son joint ; il commençait à se sentir bien plus léger. Les effets de la drogue avaient le mérite d’être rapides et il se sentait bien, presque soulagé de cette journée vraisemblablement infernale. Sa main quitta sa chevelure dorée et se posa sur sa cuisse ; elle ne portait qu’un ridicule short et il pouvait sentir la douceur de sa peau sous la pulpe de ses doigts qui caressait doucement son épiderme vers l’extérieur. Approchant de la jeune femme un peu plus encore ; beaucoup trop près. Des lèvres de la belle enfant s’échappaient la fumée qu’elle avait coincée dans ses poumons. Un nuage qui l’empêcha de voir ses jolis traits un bref instant ; sa seconde main se posa sur sa taille qu’il avait deviné fine à juste titre. Il l’embrassa, sans ménagement. Probablement ne devrait-il pas faire cela ; elle était majeur non ? Et puis… Merde. Il voulait plus penser à tous ça, aux conséquences. Il n’était pas amoureux de cette gamine, il voulait juste passer du bon temps. C’était grossier, ce n’était pas son genre de faire cela. Il avait toujours été un garçon droit, fidèle, réservé et franchement respectueux. Mais les choses avaient bien changée, le temps et les blessures avaient fracturés l’âme de l’homme qu’il fut.

Il ne recula pas, sa main caressait doucement sa cuisse par-dessus son vêtement ; il souffla à son oreille « Je peux arrêter si tu veux… » Oui, il le pouvait même s’il n’en avait pas envie. Il ne savait pas ce qui allait se passer. Peut-être Yâaqov allait se manifester et sans quoi ce serait terriblement gênant. Cette sensation de partager son cœur avec quelqu’un, l’impression de faire ça à trois finalement. Il ne savait pas comment continuer à vivre malgré cette présence ; recommencer à vivre enfin. Il embrassait son cou, des baisers tièdes et fiévreux. Sentant une force au fond de lui, celle qui n’accepterait pas qu’elle lui dise non ; il essayait de lutter contre ça. Il ne voulait pas finir en cabane pour avoir drogué et violé une jeune femme. Etait-il devenu aussi malsain ? Il pensa encore à son épouse ; une légère colère l’envahissait. Elle n’avait pas perdu sa vie, elle avait probablement trouvé quelqu’un d’autre et s’envoyait joyeusement en l’air à tout bout de champs. Une belle trainée. Une de plus.

Elle frissonnait ; comme si personne ne la touchait jamais. La sensation lui était agréable ; satisfaction malsain qu’il trouvait dans cette jeunesse pure et innocente. « Il y a des pages bien plus plaisantes à rédiger encore dans nos vies… » Quelques pages roses dans un livre sombre ; mais il fallait trouver cette personne qui écrirait quelques lignes avec vous. Il était fou, c’était une certitude. Devait-il se poser davantage de questions ou se livrer complètement à ses délires ?
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 22 Juin - 16:38


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


J'avais de plus en plus envie de faire des folies. Cela ne me ressemblait pas, mais à force de privation on en parvenait à désirer l'interdit. Depuis plus d'un an, ce qui m'était interdit c'était le contact avec les autres, le caresse d'une main sur ma peau, le droit de frissonner au contact d'une main inconnue. J'avais déjà fait quelques folies, alors cela n'en sera qu'une autre, un peu plus folle peut-être, mais n'étais-je pas dans une situation particulière qui pouvait le justifier. Je l'observait en prenant le joint que je menai à mes lèvres. Je me sentais particulièrement légère à cet instant, la raison pour laquelle peut-être j'avais glissé un peu plus ma cuisse par-dessus la sienne. Peut-être étais-ce qui l'avait invité à poser sa main sur ma cuisse. Un long frisson m'avait parcouru et je baissai la tête vers sa main. Elle était douce et la caresse y était agréable. Je relevai la tête, relâchant doucement la dernière bouffée de ce joint. Je tendis la main vers la table où j'écrasai le reste du joint dans le fond d'une tasse qui trainait là depuis le matin.

Qu'est-ce que je faisais? Quelque chose de mal? Non, j'en avais tellement envie que ça ne pouvait pas être mal. Pourtant Evan ne pensait pas ainsi. Je le sentais en moi, gronder. Peut-être commençait-il à comprendre? Je profitais de sa faiblesse à cet instant. Je ne voulais pas d'une histoire d'amour avec ce chauffeur de taxi, je voulais seulement retrouver un peu de chaleur dans ma vie. Peut-être avait-il entendu ma demande silencieuse car il posa alors sa main sur sa taille et ma main se posa sur son avant-bras, d'abord dans un geste défensif, puis lentement, pour l'y caresser et l'attirer un peu plus vers moi alors qu'il m'embrassait. Des lèvres, des baisers. J'en voulais encore. Étais-ce la drogue qui me mettait en envie ainsi? Sa demande pour arrêter me surprit un instant et la surprise offrit presque l'opportunité à Evan de prendre le contrôle. Heureusement, je me ressaisit à temps.

«Non! N'arrêtes pas.»

Une nouvelle impulsion: je me redressai et passer une jambe par-dessus lui pour me retrouver à califourchon par-dessus lui. Il embrassait mon cou dans des baisers rapides et fiévreux qui me faisaient frissonner. Je glissai mes mains autour de sa nuque, l'y caressant, glissant même mes ongles sur sa peau. Je ne pouvais arrêter les frissons de mon corps, c'était une vague qui se propageait dans mon corps et que je n'arrivais plus à contenir. Ses paroles me firent sourire et je pris son visage entre mes mains pour l'embrasser passionnément. Au bout d'un moment, je sentis mon corps se raidit et cesser de l'embrasser. Je luttai, mais je me sentis reculer légèrement et de mes lèvres sortirent des paroles qui ne venaient pas de moi :

«Ne la touche pas...»

Il ne put en dire plus, je l'en empêchai. Yéèv allait me prendre pour une folle, avait-il compris que ce n'était pas moi qui parlait. Je fermai les yeux un instant, mes mains glissant sur sa nuque que je serrai doucement. Je ne voulais pas qu'il arrête, non... Je voulais juste qu'Evan retourne se cacher.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Dim 22 Juin - 23:04

La réponse de la jeune femme fut claire et sans appel. C’était celle qu’il voulait entendre ; il ne s’en plaindrait donc pas. Il lui adressa un léger sourire ; puis elle se redressait et il la laissa faire. Il se retrouva sous son petit corps et il caressait ses hanches à travers les tissus en picorant sa peau tendre de baisers gourmands. Ses mains sur lui, il se sentait bien. Il était torse nu contre elle ; ses mains sur sa nuque et cette douceur infantile. Il en frissonnait presque ; la chaire de poule puis une intense chaleur. Ses lèvres ; un baiser d’engouement auquel il répondait sans réfléchir ; sans hésiter. Ses mains parcouraient son échine quand elle parla de nouveau. Elle avait reculé et il la fixait de ses yeux azuré ; il comprenait. Tout cela risquait d’être particulièrement compliqué ce soir ; son autre elle ne semblait pas vraiment l’apprécier. Elle fermait les yeux et il redressa lentement le haut de son corps ; tous deux assis ; les jambes de la belle autour des hanches du chauffeur qui lui ordonna avec douceur « Ouvres les yeux Amelia. » Ils se dévisageaient enfin ; il remontait ses main le long de son échine, les épaules de la jeune femme avant de caresser sa gorge délicieuse et de s’emparer de son joli visage entre ses mains tièdes.

« Ce soir, n’est rien qu’à nous. Pas de voix dans la tête… Je ne l’écouterais pas ; elle n’aura qu’à se taire. Je n’écouterais rien ; juste… Ce que toi tu veux vraiment. » Il l’attira contre lui, prenant possession de ses lèvres encore une fois, reculait doucement gardant se souvenir délicieux. Attrapant les pans de la chemise de la jeune femme pour le lui ôter vers le haut ; caressant au passage ses formes magnifiques. Plongea son regard gourmand dans celui de la jeune femme avant de regarder ce qu’elle lui offrait. Un spectacle renversant, il se sentait tout excité et sentait que l’esprit en lui ; son second lui semblait en parfaite harmonie avec cela. L’envie de redécouvrir cette sensation de se donner ; sans être violé. Les souvenirs au camp de concentration, encore trop vifs dans l’esprit de Yâaqov.

« Tu es magnifique… » Soufflait-il alors, conquit par les formes de la jeune femme ; beaucoup trop jeune même. Il caressait doucement sa taille, une peau si délicate. Il l’embrassa tendrement, dégustant chaque parcelle de son cou. Soupirant doucement ; laissant ses mains la parcourir librement quand il la senti se crisper de nouveau. Encore cet autre. Skyler allongea la jeune femme ; penché au dessus d’elle ; il l’attrapa à la gorge sans serrer pourtant. La fixant d’une lueur menaçante « Dégages ; ou je serais obligé de la contraindre. Qui que tu sois, si tu ne lui veux pas de mal ; laisses là. » Son ton est sans appel, il semblait clair qu’il ne le lui dirait pas deux fois. Il n’attendit pas d’avantage pour l’embrasser de nouveau avec ferveur. Elle était à lui ce soir, il en avait tant besoin. Un doux réconfort et une douleur à la fois.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Lun 23 Juin - 3:00


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


J'avais dû fermer les yeux pour me concentrer un instant. Evan grondait comme un loup en moi, mais face à Zéèv et le démon qui l'habitait, il n'était qu'un chien dont l'aboiement sonnait creux. Je devais le faire taire, l'empêcher de prendre le contrôle. Il était si en colère, si jaloux. Le contact si doux des mains de l'homme sur mes hanches le rendait fou, je pouvais le sentir. J'avais de la peine pour lui, mais l'envie de m'abandonner à ces mains étaient plus fortes que celui de me soumettre aux désirs d'Evan. Mes jambes s'étaient serrées contre Zéèv et mes mains s'accrochaient à lui, comme une bouée. Il vint à mon secours, plus efficacement que je ne l'aurais cru. J'entendis sa voix dans le néant de mon esprit et ouvrit doucement les yeux, quelque chose m'apaisa dans la manière dont il avait prononcé mon nom. Je le regardai, inspirant doucement pour reprendre le contrôle sur Evan que j'avais perdu pendant quelques secondes. Mon regard plongé dans l'océan infini de ses yeux et doucement, j'acquiesçai de léger signe de tête. Je ne parvins même pas à parler que déjà je sentis ses lèvres sur les miennes à nouveau. Mes yeux se fermèrent à nouveau, mais pour une toute autre raison. Je finis par les ouvrir, un petit sourire au coin des lèvres.

«Pas de voix dans la tête... C'est ça que je veux... Et que tu me touches encore...»

J'avais le souffle légèrement saccadé, mais je reprenais mon souffle suite au combat contre Evan et au baiser. Il sut donner suite à mes désirs en agrippant les pans de ma chemise pour me la retirer. Je levai les bras et sentis alors ses mains glisser contre mon corps avant de me retrouver sans haut devant lui. J'eus une gêne passagère que j'oubliai vite, il y avait plus d'un an qu'on ne m'avait pas regarder ainsi, qu'on avait pas observer mon corps, qu'on ne l'avait pas déshabiller. J'étais une droguée que l'on avait trop longtemps voulu priver, maintenant... j'en voulais plus. Cette pensée blessa Evan, mais je réussis à maintenir le contrôle. Les compliments de Zéèv me firent rougir légèrement alors que je l'observai me détailler. Avait-il été privé longtemps lui aussi. J'osai le croire à voir la manière dont il détaillait mes courbes. Je glissai mes mains sur son torse brûlant en me mordant légèrement la lèvre.

«Comment ne pas te désirer...»

J'avais dis cette remarque avec un petit sourire au coin des lèvres. Pour moi, il était un homme plus que séduisant. Je ne voulais pas des garçons de mon âge, j'aimais les hommes. C'était peut-être ce qui expliquait mes relations antérieures ainsi que leur échec. Je ne voulais pas de jeune homme immature, je voulais d'un homme, un vrai qui savait comment me toucher. Zéèv était de ceux qui savaient où poser ses mains sur mon corps, il touchait avec justesse et j'y succombais. C'est sans hésitation que je penchai ma tête sur le côté pour lui offrir la chaire de mon cou. Puisse-t-il l'embrasser encore et encore tant ce contact m'était merveilleux. Cependant, il me fallut encore une fois me soumette à l'opposition d'Evan. Il avait tout saisit de mes pensées et il ne le supportait pas. J'aurais voulu hurler contre lui, l'extirper hors de mon corps pour que j'ai la paix enfin. Evan bloquait mes muscles, m'empêchant de le toucher encore. Je me sentis alors renverser sur le dos et Evan se débattit à l'aide de mes bras et de mes jambes.

«Arrête, ôtes tes sales mains de sur elle...»

C'était tout ce qu'il était parvenu à dire et il s'était tue aussitôt que l'autre avait prit la parole. Nous savions tous les deux que ce n'était pas une menace en l'air. La peur le gagnait à nouveau et le fit revenir à la raison. Ses muscles bandés se calmèrent doucement et je recommençai à contrôler mon corps. C'est cet instant qu'il choisit pour m'embrasser et je me fis un plaisir de le lui rendre, profitant du contrôle retrouver sur mon corps pour l'agripper à la nuque et approfondir ce baiser. Je pris un instant entre deux baisers pour respirer et lui murmurer :

«Merci»

Merci de m'avoir départi d'Evan, ne serais-ce que pour une nuit. Je ne pourrais assez le remercier d'avoir su trouver le moyen de calmer Evan. Celui-ci s'était retiré en moi, complètement. Il avait surement fermé son esprit, ne pouvant supporter d'assister à cela alors qu'il ne pouvait pas s'y opposer. Je glissai mes jambes autour de la taille de Zéèv, collant un peu plus mon bassin au sien. J'avais besoin qu'il me prenne, qu'il me libère pour une fois. C'était une supplication intérieure alors que mes mains glissaient sur son torse pour descendre jusqu'à la ceinture que je tentai de détacher du bout des doigts.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Lun 23 Juin - 18:52

Elle lui disait alors ce qu’elle désirait ; il ne perdit pas de temps pour la dénuder. Du moins en partie. Appréciant son physique avantageux ; le regard qu’il posait sur elle la complimenté en silence. Elle rougissait sous ses mots ; une candeur qui l’excitait. Il ne saurait l’expliquer pourquoi, peut-être était-il tout à fait malsain ; il s’en fichait pour ainsi dire. C’est alors qu’elle posa enfin ses mains sur lui, ce serait mentir que de dire qu’il n’attendait pas cela depuis un moment déjà. Les mots qui sortaient de son adorable bouche lui firent décrocher un sourire sur son visage aux traits plutôt durs d’apparence et qui pourtant ; lorsqu’il souriait offrait une autre facette de ce qu’il pouvait être. Mais il du de nouveau faire face à cette personnalité en elle ; et il se montra interagissant. Il avait envie d’elle ; il se sentait bien trop excité pour y renoncé à présent. Il la voulait elle ; et il ne laisserait pas la folie l’en empêcher.

Puis après un long baiser ; elle le remercia. Il l’observa alors un bref instant ; il ne voulait aucun remerciement. Elle l’avait aidé également après tout. Il était penché au dessus d’elle et elle enroulait ses jambes autour de lui ; les caresses furent un réel plaisir et il se mit à la douce tache que de parcourir sa peau de baisers. Dessinant la forme de son sous vêtements ; ses lèvres se faufilant doucement sur sa chair ; puis attrapa le bas de celui-ci pour le relever au dessus de sa poitrine à défaut d’avoir accès à son dos. Dévorant avec appétit mesuré d’homme qui sait prendre son temps et apprécier. Il sentait les mains de la jeune femme peiner à défaire la boucle de sa ceinture ; il relevait la tête attendris de son incompétence avant de l’aider à venir à bout du mécanisme. « Tu me mets dans des états… » Soufflait-il alors ; ses mains parcourant sa poitrine avec sensualité, titillant doucement les extrémités une lueur espiègle au fond de ses yeux bleus. Il la devinait fragile et fit en sorte de ne pas la brusquer ; pour le moment. Passant sa langue sur ses lèvres ; contemplant ses réactions avec satisfaction.

« Ouvres les yeux… » Lui demandait-il alors, remontant une main sur son doux visage pour lui caresser tendrement la joue. Elle ne devait pas avoir peur. Elle n’avait pas à craindre son regard si elle y prenait plaisir. Il voulait la voir, qu’elle lui fasse confiance. Peut-être allait-elle avoir mal ; peut-être saignerait-elle. Mais il mieux à lui offrir ; il était d’ailleurs assez conquit par l’idée. Elle n’avait aucune raison d’avoir peur ; il était là. Il serait tendre pour elle ; aussi tendre que sa peau ; son doux sourire. Il était là pour elle ; il n’y avait rien qu’elle puisse craindre de lui. Pas ce soir ; c’était une certitude. Il lui adressa un tendre sourire avant de se pencher pour l’embrasser de nouveau ; quelle délicieuse enfant.

Tous les hommes ont leurs vices ; les siens étaient peut-être un peu trop prononcés. Mais la vie, lui avait bien trop prit pour qu’il décide de se priver de ce qui pouvait lui apporter un peu d bonheur. Certains le trouvaient dans la nourriture, se goinfrait jusqu’à en exploser. Et lui, c’était la drogue ; l’alcool et cette passion dévorante de ce que l’on pourrait appeler de la chair fraiche. Il n’en avait aucun remord ; sa vie était bien trop détruite pour envisager reconstruire quelque chose. L’on ne bâti pas un immeuble sur un champ de ruine, il fallait d’abord déblayer le terrain. Sa vie était en chantier et il n’avait pas assez de bras pour remettre de l’ordre. Il lui faudrait probablement une éternité pour cela.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mar 24 Juin - 6:16


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


Devais-je avoir honte de ce que je faisais à cet instant? Invité un inconnu chez moi. Fumer avec lui. Le draguer. Et maintenant être sur le point de me donner à lui? Même si j'aurais voulu me convaincre que c'était une mauvaise chose, j'en aurais été incapable. C'était trop bon, trop libérateur pour être réprimé. Je n'avais rien de la femme d'expérience, surement en avait-il connu bien d'autres avant moi. Avais-je envie d'y penser? Non, absolument pas. Je ne voulais qu'un peu plus de ses mains sur mon corps et de ses baisers sur ma peau. C'était tellement irrationnel! Mon désir de lui et de son corps, je ne le comprenais pas, mais c'était le désir le plus ardent que je n'avais jamais ressenti. Le simple silence d'Evan en moi me faisait sentir déjà si libre, mais ce n'était face à la sensation de la passion.

J'étais offerte à lui, comme une biche à un loup. Je le savais, je le sentais même. Je n'avais pas le droit de changer d'idée ou de douter à aucun instant. Il ne me laisserait pas partir et puis... j'étais la proie la plus consentante qu'il eut jamais existé. Ses mains glissaient sur mon ventre pour remonter jusqu'à mon soutien-gorge, pièce de vêtement qu'il écarta de son chemin. Mon corps ne fut à nouveau qu'un brasier quand il s'attaqua à la peau de ma poitrine, la dévorant à m'en faire gémir. Je me tortillais sous son corps, mon bassin effectuant de légères ondulations contre le sien. Des tremblements secouaient mon corps alors que je tentais de défaire sa ceinture, une tâche qui s'avéra plus difficile qu'espérer. Heureusement, il vint à mon secours me faisant sourire. Mes jambes se défirent doucement de ses hanches et je me laissai retomber sur le canapé pour que mes mains puissent agripper son pantalon et le faire glisser le long de ses cuisses. Cuisses que je caressai au passage autant à la descente du pantalon qu'à la remontée de mes mains vides. Il continuait ses caresses sur mes chaires et je m'arquais de plaisir, fermant les yeux sous le plaisir.

J'eus droit encore une fois à la demande d'ouvrir les yeux. Pour une raison différente cette fois, je le sentis. Me mordant légèrement la lèvre, je finis par soulever mes paupières. C'était intimidant d'ouvrir les yeux et de le regarder ainsi. Je me sentais si petite sous lui. Ce n'était pas une mauvaise chose, c'était simplement qu'il était si plein d'assurance, de prestance... de beauté. Comme je le trouvais séduisant. Mes mains retrouvèrent la chaleur de son torse, le griffant légèrement alors qu'il m'offrait ses lèvres à nouveau. Redressant légèrement mon torse, je parvins à glisser l'une de mes mains dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge que j'envoyai rapidement sur le sol. L'observant un moment, je finis par lui sourire, mordant légèrement ma lèvre avant de m'attaquer aux siennes que j'embrassai avec passion pour lui murmurer entre deux baisers :

« Je ne te quitterai pas des yeux un seul instant à partir de maintenant... »

Mes mains glissèrent descendant sur son torse pour finalement glisser dans son dos. Ma poitrine se soulevait au rythme de me respiration et je sentais la chaire de poule parcourir mes bras sous le plaisir. J'étais sans haut devant un homme que je connaissais depuis quelques heures au maximum. Mon corps était sensible aux caresses de cet inconnu et surement pouvait-il le sentir. Ma poitrine se dressait sous ses caresses, mon bassin se collait au sien et je peinais à calmer les battements de mon corps. Je fis glisser mes mains un peu plus dans son dos, puis les remonter doucement en appliquant une légère pression des ongles. J'ignorais quelle audace me prenait. Ce n'était pas moi, je n'avais jamais été ainsi... mais j'étais maintenant une femme libérée. Je n'aurais peut-être pas d'autres occasions et puis j'avais devant moi, ou plutôt au-dessus de moi, un homme qui attisait sans difficulté un désir des plus violents en moi. Je glissai mon visage dans son cou, y déposant quelques baisers, l'y mordillant même légèrement.

«Je suis à toi ce soir...»

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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 25 Juin - 13:09

Elle gagna en assurance, comme réveillé par sa demande. Il voyait les flammes dans son regard et alors qu’il l’embrassait elle se redressait quelque peu pour se débarrasser de ce morceau de tissu ô combien inutile à cet instant. Profitant de l’instant à la lumière pâle de son éclairage de plafond ; il pouvait cependant apprécier toutes ces courbes du bout des doigts. Les mots enfantins de la jeune femme ; une promesse étrange qui le fit sourire. Elle griffait à peine l’épiderme de sa peau, mais quelle douce sensation. Son pantalon avait glissé au niveau de ses genoux et elle pouvait sentir à quel point il se sentait juste excité par elle ; déformant son sous vêtement qui avait été épargné par la pluie et qu’il avait pu conserver sur lui. Il sentait ses dents sur sa chair ; d’adorable enfant elle passait à cette allure de connaisseuse bien qu’elle devait cruellement manquer d’expérience. Il avait eu beau être un homme marié, il avait toujours su prendre soin de son épouse ; du moins de ce coté là. Il l’avait perdu, il devait tourner la page. C’était terminé tout cela, et il devait jouir à présent d’attirer des jeunes filles aussi séduisante ; c’était flatteur pour lui. Son image de lui était plutôt perturbée et il était vrai que d’être aussi désirable dans les yeux d’une jeune demoiselle était un compliment silencieux mais tellement jouissif. « Tu as déjà fait ça ? » Une question à l’allure bienveillante ; mais qui ne cherchait qu’à combler son excitation par ses vices cachés. Quoi qu’elle ai déjà fait ; il saurait lui prendre quelque chose qu’elle n’avait jamais donné. Jamais.

Ces derniers mots ; il releva le visage, ses mains glissantes sur son petit corps ; jouant avec le bouton de son short avant de le défaire. Ses mains se faufilaient doucement sous son bassin, attrapa son tissus et son sous vêtement à la fois ; tirant dessus doucement ; relevant les jambes de la jeune femme devant lui ; haute… Si haute… Vertigineuses… Puis enfin arriva sur ses pieds ; jetant ses vêtement au sol, attrapa entre ses mains l’un de ses mollets qu’il caressa lentement ; l’approchant de son visage pour le parcourir de baiser, remonter doucement… Sensuellement. Le pli du genou, lui lentement la cuisse. Il la sentait fébrile sous ses baisers. Sa main profitait de sa liberté pour vagabonder de ci, de là. Sa peau si tendre. Son vêtement tendu ; son corps brulait d’impatience. La sensation que finalement pour lui, cela représenterait bien plus que du sexe. Il se jurait d’oublier le passer ; d’arrêter de se torturer au moins à ce propos. C’était fini.

Les lèvres aux portes de son palais ; il frémissait de délice avant de lui offrir un jeu de langue sulfureux ; n’allant aucunement dans la demi mesure. Ne masquant pas son appétit qu’il avait d’elle. Se régalant de son corps sans pudeur ; il l’entendait et se sentait bien plus fiévreux encore. Ses doigts se mêlant à cette danse langoureuse ; son autre main posée sur son bas ventre pour la retenir. Sentant son cors se cambrer ; un véritable séisme de ses hanches et il ne cessait sa torture. Il ne la laissait pas lui échapper, c’était bien trop tard. Puis doucement ; il laissait ses lèvres quitter ce délicieux festin, remontant sur le bas du ventre. Ses doigts bien au chaud arrivaient au niveau de l’adorable bouche de la jeune femme dans un geste indécent.
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MessageSujet: Re: [-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv Mer 25 Juin - 22:07


Because of the rain
Amelia K. Donovan & Adam Zéèv Elbaz


Je n'avais jamais réellement cru au destin ni au hasard. Ce soir pourtant, il me fallait bien admettre que les étoiles avaient été aligné pour nous faire parvenir tout deux à cet instant. Si j'étais inexpérimenté, mon désir parvenait à me le faire oublié. Je frémissais alors qu'une fois débarrassée de son pantalon, je pus sentir son désir. Mon corps se colla un peu plus au sein, toujours protégée par une barrière composée de quelques vêtements. Je ne voulais que le sentir un peu plus, savoir à quel point il était parcouru d'une envie aussi grande que la mienne. Je connaissais pourtant la majeure différence entre lui et moi : il avait certainement eu plus de femmes dans son lit que j'eus eu d'homme dans le mien. Ce soir pourtant, cela ne me gênait pas. Je me sentais si femme sous son regard et sous ses mains. J'avais l'impression d'être la femme la plus désirable du monde. N'étais-ce pas ce que nous espérions toutes lorsqu'un homme nous regardait? Je le lui rendais bien, car après tout, il était loin d'être déplaisant à regarder. Sa question me surprit un instant et je le regardai dans les yeux, rougissant légèrement.

«Plus ou moins... J'ai déja eu un petit-ami, mais... il n'était pas très expérimenté.»

J'espérais qu'il comprendrait. Un homme, ou plutôt un garçon, avait déjà posé ses mains sur moi, posé son corps contre le mien et m'avait déflorer. Cela n'avait rien d'un charmant souvenir. Je ne pensais qu'à de la douleur, du déplaisir et un profond sentiment d'embarras. Les garçons inexpérimentés étaient comme des petits chiens surexcités, tellement en extase qu'il se dépêchait de prendre et de satisfaire leur plaisir. Cela avait été rapide et sans plaisir. Je glissai mes mains sur les épaules de Zéèv, remontant jusqu'à sa nuque que j'agrippai pour l'embrasser à nouveau. C'était ça que je voulais, un homme qui savait comment me toucher, comment me faire gémir et comment me faire sentir désirable. De ce côté là, peut-être oui, étais-ce la première fois.

Je le laissai retirer mon short et bien que mon désir ne diminuait pas, j'en rougissais de plus en plus. Cela faisait si longtemps qu'on me n'avait pas touché et pour être tout-à-fait honnêtement, on ne l'avait jamais fait de cette manière. Je lui souriais pourtant avec assurance, relevant les jambes pour lui permettre de me retirer mon short. C'était plus qu'une simple baise rapide où il prenait pour satisfaire ses envies comme une bête. Il me touchait pour me faire frémir et gémir. Je savais bien que chacun de mes frémissements lui faisait plaisir. Cette manière dont il avait d'embrasser mon mollet, puis ma jambe, de glisser ses lèvres sur ma peau. Quelle femme ne se serait pas damnée pour cela?

Ce n'était là que le début de mes délicieuses tortures. Sa langue remonta jusqu'à mon jardin intime avec lequel il commença à jouer. J'étais son terrain de jeu et complètement soumise à son bon vouloir. Sa langue m'offrait des plaisirs que je n'avais jamais connu et j'entendis de mes lèvres sortirent des gémissements, voire même des grognements. Mon corps ne m'appartenait plus. J'eus pendant un instant l'envie de fermer les yeux, mais me souvint qu'il m'avait demandé les yeux ouverts. Je baissai donc les yeux vers lui un instant, l'observant alors que mon corps se cambrait et que mes ongles s'enfonçant dans le tissu du canapé. Je le voyais y prendre du plaisir et j'avoue que cela augmentait encore plus le mien. Je sentis alors ses doigts se joindre au jeu et mes bras faiblirent sous mon poids. Je me laissai retomber sur le dos, l'une de mes mains allant se poser sur son crâne, où je l'incitai à amplifier encore ses mouvements. Ce fut avec un gémissement de déception que je le laissais retirer ses lèvres et ses doigts. Mes jambes tremblaient, mon corps se tortillait et ma respiration était des plus irrégulières. Je le regardai un moment alors qu'il approchait ses doigts de ma bouche, et je compris enfin. Un petit sourire aux lèvres, je glissai ma jambe autour de sa taille pour coller nos bassins et avec une indécence que je ne me connaissais pas, je fis glisser ma langue sur son doigt pour finalement y goûter avec une lenteur calculée. Pouvait-il sentir à quel point je tremblais? Je plongeai mon regard dans le sien, le souffle légèrement court et ma poitrine se soulevant au rythme de celle-ci.

«J'en veux plus»

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[-18] «Because of the rain» | Amelia & Zéèv

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