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A sky full of stars ▬ Collin & Maddox

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MessageSujet: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Jeu 19 Juin - 11:27

- S’il te plait… S’il te plait… Lis-moi une histoire ! Lis-moi une histoire ! – Maddox alluma la lumière posée sur sa table de chevet ; il n’arrivait pas à s’endormir lui non plus. Ses yeux bleus cherchaient l’enfant plaintif ; en vain. Puis la demande fut reformulée ; il se levait doucement ; un pied après l’autre sans brusquerie. Ses yeux cherchant l’obscurité des yeux curieux qui se cachaient de lui ; approchant des étagères où se trouvaient de nombreux livre comme le Petit Prince ou encore des livres réservés aux enfants de dix ans. C’était le genre de choses qu’il pouvait lire ; mais il devait avouer que ces livres là ; il les aimait surtout pour les images. Cela pouvait paraitre pathétique ; mais Prince aimait les dessins réalisés, ce n’était pas des images qui sortaient d’un ordinateur ; cela pouvait se voir que quelqu’un avait griffonné tout cela. Il aimait ce livre ; ce n’était ni plus ni moins une histoire qui se rapprochait du Magicien D’oz ; parfois l’éditeur ne savaient plus quoi inventer pour faire du chiffre et souvent ils reprenaient la même histoire avec d’autres personnages et en modifiant le titre du conte. Maddox n’en tenait pas rigueur ; aussi il attrapa le livre et se tourna sur lui-même avant de demander dans un murmure « Où es-tu ? » La réponse fut très étonnante : dehors. Vraiment ? Mais que faisait-il dehors ? Il faisait froid et c’était dangereux. Mais il ne pu se résoudre à laisser cet enfant seul ; comme lui l’avait été et l’était toujours au fond de lui.

Après s’être habillé et avoir enfilé ses chaussures ; il descendait les escaliers sans un bruit. Aussi discrètement qu’une souris, Prince se faufila à l’extérieur et se mit à poursuivre un fantôme qui c’était rit de lui. Il arrivait dans le parc qui ne se situait pas si loin, s’installant sur un banc en soupirant. Eclairé à la lumière bancale d’un réverbère planté là au milieu des arbres ; il ouvrait lentement le livre ; il avait griffonné sur la couverture l’image du tigre telle qu’il se l’était faite ; tournant lentement les pages ; ligne après ligne. Il était si paisible ; le cadre ne s’y prêtait pas ; tel un ange égaré quelque part sur terre.

Il ne l’entendit pas arriver ; l’ombre avait surgit de nulle part. Ses longues oreilles ; une silhouette disgracieuse et un visage démoniaque. Poussant un cri terrifié ; couvrant la voix de la créature sortie des ténèbres. La peur, ses doigts se crispaient brutalement, le livre tombait sur la pelouse sèche. Son cœur manqua un battement ; il avait bondi sur l’assise du banc, et prit ses jambes à son cou alors que dans ses yeux s’étaient mis à perler des larmes d’un angoisse oppressant. Ses pieds frappaient le sol, sortant du parc à vive allure ; jetant un regard par-dessus son épaule pour voir que le démon le poursuivait. Redoublant d’effort ; le gringalet fuyait aussi vite qu’il le pouvait ; alimenté par la peur. Manque de bol ; il tourna au mauvais endroit. Se retrouva face à un immense grillage qui lui barrait la route ; de l’autre coté des chiens se mirent à aboyer d’envie de déchiqueter la chair blanche de l’ange, tirant sur leur chaine avec hargne. Il se retourna alors ; vit la créature débouler ; il éclatait en sanglot.

Se recroquevillant dans un coin entre le mur et le grillage, ses yeux bleus planqués derrière ses cheveux d’ébène un peu trop long ; ses bras repliés contre son torse alors qu’il fixait la menace qui approchait à pas lent. Il se sentait prit au piège, prit à la gorge. La panique l’envahissait ; ô qu’avait-il fait de si mal ? Les chiens ne se taisaient pas ; leur intention agressive et violent était mal vécue par le pauvre fou en état de mal être profond depuis quelque semaine ; bien plus perturbé encore ; écorché de la vie. Blessé ; le cœur à vif tout simplement.
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D. Collin King
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 21 Juin - 16:05



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J'ai chaud.



Hello... I love you let me jump in your game. She's walking down the street, blind to every eye she meets. Do you think you'll be the guy to make the queen of the angels sigh?



Terriblement chaud. Je soupire après avoir fredonné comme toute patience ce morceau copieur de mon groupe favoris. Il n'y a que de nage sur ma nuque, autant les marrées d'humidité tiède traversent mon costume d'épais poil que je ne peux en goûter une seule brise. Tant j'ai chaud. Cela ne fait pourtant que trente minutes que je porte l'énorme costume de lapin. Car, oui, j'ai oublié de préciser que je suis en costume de lapin géant. Celui que les gens excellent à adorer à Halloween et qu'ils parfont à s'en effrayer. Si ce n'est pas à chaque semaine, je laisse peut-être répit hebdomadaire aux citoyens pour remettre le costume pas plus de quelques tentations furtives plus tard.

J'ai chaud. Et je ne pense qu'à ça en ce moment. Cela fait trente minutes que je fait le poireau assis par terre dans l'ombre d'un arbre. Il doit être neuf heures du soir. Ou dix heures. Peut-être onze si j'ai encore oublié d'avancer l'heure il y a des mois de cela sur ma montre menteuse. Déjà il a fallut que je marche jusqu'au parc en prenant détour par les ruelles avec l'habit sur le dos. La tête sous le bras, certes, mais l'habit sur le dos. C'est mort aujourd'hui. Il y a quelques passants qui se sont fait agaces sous mon nez: un cycliste après lequel je ne piquerais pas de course en mascotte, un alcoolique sans abris qui hurla qu'il avait mal à l'âme que je ne voulais pas importuner et un mec louche sous sa capuche qui m'aurais peut-être donné une baffe. J'ai appris au fil des années à sélectionner mes amours de victimes pour ne pas me retrouver dans le pétrin. D'autant plus que porter un costume de la sorte en public n'est pas légal je crois, je ne veux attirer la foudre des regards et des emmerdes sur ce jeune homme qui ne cherchait qu'un petit cri. Celui que je suis, ouais.

C'est Rabbit Dickens qui m'en allèche et m'y pousse. «Aller», qu'il m'avait dit. «Va, mets-le ce soir. Tu te sens seul. Les gens vont te voir et crier. Tu vas sourire. Et sentir une chaleur dans ton cœur.» Elle est partout cette foutue chaleur à l'heure qu'on se parle. Comme toujours. Comme il y a des années.

Parce qu'il faut dire que j'accomplis cette tirades de hurlements et de surprises chocs depuis un bon moment déjà. Certains déchirent leurs poumons et prennent la course sans rationnelle décision de leur encéphale sous adrénaline. D'autres, plus attachants, sursautent de gorge éclatée puis rient en comprenant bien que je ne suis ni un agresseur, ni un réel lapin géant au visage crâné. Il y a aussi ceux qui bondissent et doutent. Ils ne savent pas comment réagir. Ils s'éloignent comme si j'étais peste et me dévisagent avec grandes interrogations et dégoût en prenant pas vers loin de moi. Et à chaque fois, derrière le masque, je souris.

À toujours avoir été ce mec qui ne reçoit attention ou même regard de personne sur cette Terre, j'ai pris goût à effrayer les inconnus. Question qu'ils me donnent une tranche de leur «intérêt». C'est un peu ridicule comme manière de procéder à savourer des liens humains, mais je ne m'en lasse pas. Jamais je ne m'en lasserais. C'est si plaisant... Après avoir grandit dans diverses formes de peurs, l'émotion la plus poignante des humains, des habitants de ma ville natale, je m'y suis bâtit un nid. Il n'y a pas d'autres mots.

Je me redresse. Je vois au loin un jeune homme qui m'est peine à distinguer à travers les grand yeux laiteux de cette tête de lapin aux oreilles toutes cassées. Je le regarde, depuis ma timide place de surveillant dans le noir. Je ne perçois pas grand chose. Sinon qu'il semble jeune. Et qu'il lit un livre. Ses cheveux sont délavés et luisants. Sa carrure n'est certainement pas celle d'un lutteur. Elle me fait penser à la mienne. Il est là. Sur le banc. Le banc de parc le plus banal qui soit. Il semble concentré dans son récit. Je me lève. C'est mon casse-croûte pour ce soir. Enfin! Je souris comme un enfant et prends pas lent vers lui. De toute façon, que je me presse avec ce costume sur le dos. J'enfarge facilement mes pattes à y voir que dalle dans ces yeux à l'opacité douteuse et... Vraiment, je devrais régler ce problème depuis le temps.

Je m'approche de lui. Je vois le trône et son prince qui tanguent dans les orifices de ma tête de peluche. Il ne se doute de rien encore. Je souris encore plus et atteint sa hauteur dans le plus grand des silences. Les coussins de mes pattes de lapin sont plutôt pratique pour étouffer le son. Et une fois bien près de lui, je me penche. Suffisamment pour pouvoir glisser un rire à son horreur sur lui. J'adore comment ma voix est déformer par le masque. Un rire houleux, caverneux, d'échos sinistre que seule la pierre tombale serait capable de citer. Quelque chose d'aiguë et de grave à la fois. Qui ferait frémir n'importe quel homme. La confection de cet effet m'a donné du fil à retordre aussi. Mais j'en suis fier.

Il y a ce lapsus. Cette seconde entre la détente et la joie. Ma joie, plutôt. Et sa peur. C'est ce qu'il y a en ce moment. L'attente. Dans le vide. Je jubile déjà. Mes yeux pétille, mais personne ne peut le voir.

Il relève le menton. Sursaute. Hurle à la mort. Il se redresse et ses traits se déforment de toute la terreur qu'il peut ressentir. Mon aorte se gonfle. Et mes lèvres d'enfants s'étirent. Son livre se jette hors de ses mains en panique et ses jambes le poussent à la fuite. J'écarquille les yeux et me donne l'immobilité d'un air moi-même surpris. Jamais je n'ai vu une réaction aussi énorme chez quelqu'un. Cette personne doit être sensible. Enfin. Elle comprendra bien vite que les monstres n'existent pas. Dans nos têtes, oui. Pas dans les parcs. Je me sens épanouis. Je suis heureux. Plus souriant que jamais. Mais on ne voit rien. Je suis satisfait, très. Je fais un pas vers l'avant. Écrase quelque chose.

Je redresse ma patte de boue et découvre sous ses coussinets de feutre un livre. Mon cœur aussi, lâche un battement. Je connais ce livre. Oui. Je le connais par cœur. D'ailleurs il y a mon nom écrit dessus. Mon myocarde se fait une chamade terrifiante. Avec peine et misère, je me penche et récupère le bouquin dans mes grosses pattes pour être certain que je n'hallucine pas. «Le prince et le tigre» par D. Collin King. J'ai écrit ce livre il y a trois ans. Je le connais encore par cœur.

Je redresse mon visage haletant vers le jeune homme qui court au loin. Je réfléchis longtemps. Je regrette. Étrangement. Si ce livre pour enfants à sut épater son cœur - sur quoi je suis très flatté, évidemment - mon costume l'a sûrement crochit de tous les côtés. J'essuie de ma grosse patte l'herbe et la terre de sa couverture et le referme en le maniant comme s'il eut été un bébé. Puis je me décide et prends marche vers l'inconnu terrorisé.



Que fais-tu?



La voix vient de l'intérieur de mon costume. Il me semble. Mais je sais qu'elle ne m'appartient pas.



Je vais le voir.





Tu lui as déjà fait peur. Tu peux t'en aller maintenant.





Non j'ai envie d'aller le voir.



Il s'éloigne à cette vitesse qui me le donne invisible. Alors je prends le pas de course. Je n'arrive pas à croire que j'exerce le marathon dans ce costume et cette chaleur. C'est inhumain. J'étouffe. Me lacère de sueur. Mais je continue. J'accélère, même. Mon mycoarde s'écorche de peur de le perdre. Je dois aller le voir. Le consoler...

Je le retrouve si petit, si vulnérable. J'ai de la peine. Qu'ai-je fait? Il pleure. Il tremble. Je fais ce visage profondément triste qu'on ne peut voir. Derrière le grillage qui lui barre la fuite, des chiens jappent comme des mercenaires. Je crains, mais réalise qu'ils sont en laisse. M'avance vers le jeune apeuré. Très, très lentement. Je porte mes pattes, l'une tenant le livre, devant moi pour lui dire de gestes de se calmer. Je ne peut lui parler au travers de ce costume: la distorsion de ma voix lui glacerait les os.

Doucement, le plus doucement qu'une marche peut se faire, j'arrive à sa hauteur. Je ne sais que faire. Il semble si démunie. Si paniqué. Ses traits me font penser à celui d'un adorable enfant, ou d'un adulte qui aurait échappé son enfance d'entre ses doigts. J'avale difficilement. Je n'ai jamais consolé quiconque. J'ai écrit. J'ai vu. Jamais je n'ai fait.

Je porte une patte griffée et cassée sur son épaule. Qui se veut tendre et chaleureuse. Puis mon autre main libre lui tend son livre. C'est très maladroit. Mais tranquille. Et doux. Surtout doux. Je lui donne son livre et prends sage décision de retirer mon masque. Mes deux pattes s'exécutent à m'arracher la tête et je la mets sous mon bras. Je secoue ma tête et essuie mon front. J'ai le souffle court et épuisé. Et le visage gêné, tellement gêné... Ma petite voix timide et éraillé d'inquiétude lui tend:



T'inquiète pas. Ce n'est qu'moi...



Moi? Il ne me connait pas. C'était stupide à dire. Je me racle la gorge en mordillant mes lèvres, toujours emplâtrer dans le plus grand des embarras.



Je suis... vraiment désoé... Je voulais pas te faire... autant peur...





©BOOGYLOU.


hrp.:
 




Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  


Dernière édition par D. Collin King le Lun 23 Juin - 4:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Dim 22 Juin - 16:54

Le démon approchait de plus en plus, ses grand yeux vide de vie le fixait ; du moins ce fut l’impression qu’il eut. Il suffoquait à chaque pas supplémentaire vers lui ; ses yeux bleus noyés de larmes le fixaient tétanisés de cette silhouette menaçante. Les jolis traits de son visage parfaits étaient déformés par la peur elle-même. Il ne pouvait plus s’enfuir, il était prit au piège. L’animal en question, un lapin gigantesque au visage monstrueux. Ce n’était pas le genre de lapin que l’on aime cajoler ; qui vous donne le sourire. Non, c’était une créature démoniaque il en était persuadé. Le pauvre dément était paralysé de peur, les chiens manifestaient leur haine bestiale et il avait juste peur. Pourquoi était-il sorti dehors à une heure aussi tardive ? Il se sentait si seul, il avait juste voulu avoir un ami. Mais l’on s’était moqué de lui et maintenant, cet horrible lapin allait le dévorer ! Les larmes sur son visage ; le nez qui n’allait pas tarder à couler ; il avait l’air d’un gamin complètement paumé. Mais il était un adulte ; âge de trente huit ans ; il n’était plus jeune même s’il ne faisait pas du tout son âge physiquement et surtout mentalement. Peter Pan.

Une pate approchait de lui, c’était lent et effrayant. Il ferma les yeux trop forts ; il arrêta de respirer un instant ; puis la pate se posa sur son épaule. Relevant ses yeux bleus vers le visage effrayant de la bestiole ; les yeux pétillant quand il vit son livre approcher lentement. Se pinçant doucement les lèvres avant de tendre à son tour la main pour attraper ce qu’il avait perdu sans même s’en rendre compte. Fixant ce visage, ce sourire à la dentition menaçante. Oh, il ignorait que les lapins pouvaient posséder des dents aussi immondes. Attrapant sans dire un mot le livre entre ses doigts fins, il entendait la respiration menaçant de la créature qui semblait essoufflée. L’avait-elle poursuivit pour lui rendre son livre ? Avait-il mal jugé cette… Chose ? Il ne savait pas, il était terrifié ; il n’avait jamais vu une chose pareille. Il ne fit aucun geste brutal, et doucement attrapa sa tête entre ses énormes pates quand il retira sa tête alors que Prince ne s’y attendait absolument pas. Portant alors sa main libre devant ses lèvres, stupéfait et effrayé surtout. Il allait presque crier de ne pas faire ça ; mais une autre tête se dissimulait sous celle-ci. Un visage doux ; une allure d’adolescent égarés et rejette. Il était rouge écarlate en transpirait beaucoup. Un… Un déguisement ?

Fixant l’homme animal qui parla enfin. Maddox le contemplait d’étonnement ; la situation était si étrange ; il se sentait perdu et ne savait pas s’il devait avoir peur. Baissant les yeux, regardant les énormes pieds de l’animal à coté des siens enfermé dans des rangers mal lacées ; une chance qu’il n’ait pas chuté en courant. Des excuses sortaient de sa bouche et il releva le museau vers l’animal après s’être attardé sur la tête sous son bras. Apeuré, il tendit le bras, ses doigts approchant du visage de l’homme pour le toucher. Caressant doucement sa joue, comme s’il voulait s’assurer que celui-ci était bien réel, qu’il était bel et bien un homme. « Ne m’fais pas de mal… » Demandait-il, presque implorant. Caressant cette beau brulante du bout des doigts ; il se détendait petit à petit. Il ne voulait pas croire que cet homme puisse lui faire du mal. Puis il baissa les yeux sur son livre, le fixant quelque instant avant de souffler un « Merci. » Il tenait à ces affaires, c’était surtout psychologique. Maddox et ses nombreuses obsessions que personne ne comprenait, il avait besoin d’avoir toutes ses affaires à leur place. Il avait besoin d’ordre, de repère. Il aurait probablement été malheureux d’avoir perdu son livre, bien plus qu’un gamin de six ans. Chaque objet avait sa place, son histoire. Il ne pouvait pas supporter l’idée que l’on vienne tout déstabiliser parce qu’il s’en sentirait complètement perdu tout simplement.

Sa main toucha alors la tête de l’animal ; parcouru d’un frisson étrange. Toujours particulièrement craintif ; il n’était pas vraiment rassuré car enfin c’était là un parfait inconnu, qui en plus avait voulu le faire pleurer. Il baissa la tête ; toujours avec cette allure recroquevillé avant de demander en relevant les yeux au travers ses mèches noires qui tombaient devant ses yeux « Pourquoi tu fais ça ? » Pourquoi est-ce qu’il s’habillait de la sorte, faisait peur aux gens ? Il avait l’air tellement désolé, alors pourquoi faire quelque chose pour le regretter par la suite ? Est-ce que quelqu’un lui demandait de le faire ? Décidément, il ne comprenait rien à la vie. Serrant le livre d’une vingtaine de pages contre lui ; de crainte de le faire tomber de nouveau. Les chiens se déchainaient de l’autre coté du grillage et une fenêtre s’ouvrit un peu plus haut et une voix tonna « Vous allez déguerpir d’ici ou j’appelle les flics bande de voyous ! » Ce type avait vraisemblablement besoin de lunettes. Voyou ? Un type en larme et un lapin géant ? Maddox tressaillis alors ; oh non pas la police… Il ne les aimait pas beaucoup ; c’était eux qui avaient envoyé Alexey en prison alors qu’il avait juste voulu qu’on lui dise d’arrêter de le frapper. Voila que maintenant, depuis ce jour et à cause d’eux ; il avait perdu son ami et s’en voulait jour après jour de ce qu’il lui avait fait. Le monde à l’envers probablement, le martyr qui demandait pardon au tyran ; mais il était ainsi. Prince était incapable de cruauté ou de rancune.


T'inquiètes c'était parfait XD
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Jeu 26 Juin - 3:58



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Il avait supplié que je ne lui fasse aucun mal. Moi? Faire du mal? Quand même que j'en aurais la volonté, je ne crois pas que mes actes puissent aller jusqu'à l'horreur du mal. Mais il me remercie. Et moi, je garde ce menton bas. Si bas que j'évince même d'une prunelle le visage de l'homme à mes pieds. S'il y avait eut un degré pour compter mes joues de chaleur et de honte, il aurait surpassé les trois mille. Quatre, peut-être même. C'est l'auteur en moi qui calculerait, je tiens à préciser.

Et mon œil toujours bien bas et timide percute une main qui tient toujours une fébrilité d'oisillon. Et qui vient se poser sur ma joue. Je cligne des yeux. Et souris. C'est mon cœur qui vient de faire un bond, qui n'en croit pas son aorte, sans doute. C'est tellement bête à dire, mais personne, hormis ma famille, ne m'eut touché le visage auparavant. Personne ne s'était même soucié d'y mettre un poing, rejet que j'étais à l'école n'avait eut cette grâce. Toujours aussi timide, nouvellement heureux comme un gamin. Je porte ma vision à son visage. Autant de tristesse que de frayeur sur des traits qui étaient trop doux pour supporter tant. Mais je trouvais qu'il me ressemblait, étrangement. Un peu. Pas trop. Et il me remercia. Pour lui avoir ramené son livre, je devine après quelques tournures de pensées.

Et ses curieux doigts prennent velours de la tête de mon costume. Car son poil, quoi que terrifiant et emmêlé, est plutôt soyeux. Comme celui d'un ourson de fête foraine. Si ce costume est la seule morte entité que je puise câliné en cette vie, j'eus la gentillesse de choisir une fausse fourrure très agréable à caresser. Mais la décapitée le fixe toujours. De yeux vides, limpides. Et lui sourit sans relâche, avec des dents aussi croches que le mat d'un navire blessé. L'inconnu se recroqueville sur lui, et je recule la tête de mascotte de lui pour la caché derrière mes grosses pattes et leur arrière-train portant une queue autrefois flamboyante, démolie. Pendant un instant j'ai envie de lui dire qu'il ne s'agit que d'un costume. Puis je me dis qu'il n'a que le cœur et les lectures d'un enfant, pas qu'il est attardé.

Il lève son minois terrifié sur moi et me demande pourquoi je fais ça. Mon sourire s'écroule. C'est la question auquel il fallait attendre mais qui me prend de court. Je ne sais pas quoi répondre. Parce que la vérité est difficile à dire. Mon visage se crispe dans la confusion, l'embarras et ses tracas. Je dévie mon regard sur mes pattes antérieures, encore. J'ouvre la bouge. Et je dis, sans même que le murmure des feuilles autour puisse entendre:



C'est que... je... c'est... je... que...



Je sursaute à grimacer d'horreur pendant la fraction du saut de mon myocarde qui éclate en mille morceau. C'est un cri qui provient des chiens. Un cri humain. Qui menace, qui est de colère. Je n'aime pas ça. Je frissonne par dessus mes nages. Je n'ai jamais rencontré la police. Et je ne crois pas ma pratique bien légal. Est-ce légal, à notre époque, de porte un costume munit d'un masque en public? Je ne me suis jamais informé. Tout bêtement. Je ne me suis jamais fait coincer non plus.

Mes sourcils se plissent. Mon cœur palpite. Je ne me pose de question et mes pattes empoignent doucement le garçon afin de l'aider à se relever. Je suis visiblement terrifié par le chantage nocturne que nous fait l'horrible quelques mètres après barrière. Je me sens idiot, d'être autant peureux devant cet étranger. Puis je me dis que peut-être de voir le gros méchant loup avoir ses faiblesses lui donnerait quelque peu confiance en moi. Oui... Confiance... Je me dois de lui en donner, ne serait-ce qu'une miette. Je sens que je viens de le détruire. Je dois le consoler.



Aller... Biens. Ne restons pas ici...



Je le redresse et je l'encourage à me suivre en le faisant marcher à ma hauteur et ma vitesse d'insécurité, une patte frôlant son omoplate. Elle n'ose pas s'y aplatir. Je ne veux
pas l'effrayer à nouveau. Je lance quelques regards inquiets par dessus mon épaule, puis réalise que l'homme, les chiens, et même la clôture est assez loin de nous pour que je puisse souffler. J'exhale avec force. Puis je me dis qu'on l'a échappé belle. Ou pas.

Je reporte un visage au jeune homme. Mon visage est triste. Il a un léger sourire, qui lui aussi, est triste. Je devrais répondre à sa question. Être franc. Je déteste mentir de toute façon. Et je veux un peu de sa confiance. De sa gentillesse. On m'a peut-être remarqué de prime abord avec mon costume sur le dos, mais là on me remarque sans masque sur le visage. L'élan est déjà assez grand pour me donner courage. Et puis, au pire, il s'en ira tout simplement. Et je ne continuerai qu'à lui parler par le biais de mes livres pour enfant... Je soupire. Ma voix est petite, rauque. Elle n'ose pas trop.



Je.. Je fais pas ça pour être méchant, j't'assure... C'est juste que...



Je me lèche les babines. Redresse mon menton. Et farfouille les arbres du parc, nerveux, comme s'ils me donneraient des réponses. Pourtant je les ai toutes. Je ne sais simplement pas comment les dire. Je ne l'ai jamais vraiment dit auparavant. D'un trait. D'un trait, seulement.



Je me sens un peu seul, parfois... Et oublié... Je connais pas... beaucoup de gens. Puis quand je mets mon costume, bah...



Je prends la tête dans mes deux grosses pattes, et la regarde en lui retournant son sourire. Peut-être est-il horrible. Je le trouve sensass.



Quand je mets mon costume et j'effraie les gens, je me sens un peu plus... important. Et j'me sens mieux après...



Je laisse mon bras tenant la grande et longue oreille moisie tomber sur le côté de mon corps. Je serre les dents, avale difficilement. J'ai honte. Par dessus tout. Je me sens stupide. Qu'il ait un cœur d'enfant ou pas, je crains qu'il ne comprenne rien. Pire, qu'il comprenne quelque chose d'autre qu'il ne faut pas comprendre.



Écoute... Je suis vraiment désolé... Tu comprends que je faisais pas ça rien que pour t'embêter... Et je te demande pas de me pardonner non plus...



Je me pince les lèvres et plisse les yeux. Je ne te demande pas de me pardonner, mais je te prie de me comprendre. Un peu... Tu aimes ce qui sort de ma tête et se jette sur les crayons, alors...



C'est quoi ton nom?



C'est sortit comme ça. Comme je me suis imaginé cent fois le faire à un mec que je trouve cool ou la plus belle fille du quartier. Mais l'occasion n'a jamais frappé. Jamais jusqu'à maintenant. Sourire niais, en coin de bouche, peureux et insistant. Qu'il devienne mon ami? Non... Ça serait trop beau.


©BOOGYLOU.


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Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Ven 27 Juin - 23:45

Il n’avait pas l’air très à l’aise. Est-ce qu’il avait honte ? Peur ? Maddox avait bien des peines à reconnaître ses propres émotions, alors celles des autres… Quand les menaces provenaient de la fenêtre, l’homme sursautait et le dément le fixait presque étonné. C’est alors qu’il le prit par sa pate gigantesque, le forçant à se redresser en douceur. Il se laissait faire tranquillement ; le fixant de ses yeux bleus qui suppliaient encore de ne pas lui faire de mal. Enfin ; il faisait la même taille que ce garçon, peut-être était-il plus petit. Mais c’était difficile à savoir avec ce costume. Alors il le suivait ; son regard fixait son visage d’humain. Il ne regardait pas où il allait, il tenait fermement son livre entre ses doigts. C’était une véritable angoisse ; il avait envie de courir et se réfugier au fond de son lit. Puis enfin l’homme monstre le regardait de nouveau ; son visage était si triste. Alors Prince baissa les yeux craintifs. Il ne savait pas que les monstres pouvaient être aussi tristes. Dans les livres qu’il lisait ; les monstres étaient des créatures mauvaises qui ne connaissaient que la colère. Est-ce que la colère cachait la tristesse ? Est-ce qu’Alexey avait été triste par sa faute et c’était pour cela qu’il l’avait battu pendant tout ce temps ? Pourquoi n’avait-il pas aidé son ami qui avait été si triste ? Ô qu’il était une mauvaise personne… Il fut malheureux à cet instant.

C’est alors que sa voix se fit si innocente qu’il releva ses yeux vers cet homme qui avait l’air brisé. Finalement, ils avaient l’air l’un et l’autre de regarder leur reflet en l’autre. Il restait là, suspendu à ses lèvres ; attendant la suite de cette phrase qui avait l’air si intéressante. Il était tout simplement intrigué ; il voulait savoir pourquoi il faisait cela. Pourquoi il avait voulu le faire pleurer. Puis enfin ; ils franchissaient sa bouche. Des explications si étranges. Pourtant, son cœur manqua un battement tant il pouvait comprendre ce qu’il ressentait. Bien qu’il fût incapable de concevoir que faire peur aux autres puisse donner l’impression d’être important. Ce n’était pas une chose correcte, ô les gens devaient le détester. Il était le monstre des cauchemars des enfants ; comment vivre en sachant cela ? Etre un être horrible… Oh comme lui, qu’il était laid avec tous ces coups… Pourquoi personne ne venait panser ses blessures ? On avait beau lui dire qu’il n’était plus abimé, que son corps était réparé. Pourtant, quelque chose était définitivement cassé là haut ; son image ; l’estime de soi. C’était brisé. Il ne se voyait plus dans le reflet des autres que l’image d’un homme calciné par les mains d’un homme qu’il avait cru être son ami.

Les yeux bleus de l’artiste de l’ombre se posaient aussi sur cette tête mal placée qui lui était effrayante. Son sourire démoniaque semblait lui promettre bien des douleurs. Il ne disait cependant rien ; il ne savait pas s’il devait lui dire quelque chose. L’inconnu s’excusa et il fixait sa gueule d’ange. Il était bien plus beau que son monstre ; oui il était vraiment beau. Il avait joli minois le lapin sans ses dents pointues et ses yeux vides. Tellement plus beau ainsi ; il était vivant le lapin. Si joli rongeur ; il voulait que jamais plus il ne redevienne monstre. Il ne disait cependant toujours rien, puis une question lui fut directement posée. Chassant ses rêveries ; cette admiration soudaine qu’il n’avait pas vraiment dissimuler par ses yeux exprimant une grande curiosité alors que ses lèvres entre ouvertes avaient perdu leur voix.

Puis enfin, ses lèvres dessinaient à son tour un léger sourire ; timide. Puis enfin osa « Je ne suis pas en colère… J’ai eu… Peur. » Il baissa la tête, puis releva ses mains qui s’étaient jointes autour de son livre ; montrant ainsi l’ouvrage à la lumière pâle des réverbères avant d’expliquer à son tour avec une maladresse finalement similaire à celle de l’autre « Moi aussi je me sens seul… Je croyais que je trouverais un ami et que je pourrais lui lire cette histoire. » C’était complètement stupide n’est-ce pas ? Qui rencontre t on en pleine nuit quelqu’un qui vous demanderait de vous faire la lecture ? Un esprit… Mais il était fou voila la réponse à tout. La raison de tous ces malheurs. Détournant le regard avant de poursuivre « Mais je suis toujours seul. Je m’appelle Prince… Parfois… J’ai l’impression que ces histoires sont écrites pour moi. Tout le monde m’appelle Maddox. Maman est morte ; j’avais dix sept ans… Elle est morte et elle m’appelait Prince. C’était mon nom avant que tout devienne aussi triste. » Son regard était triste à son tour ; lentement il serra le livre contre lui comme un enfant le ferait avec sa peluche préférée. C’était troublant de voir un adulte se comporter de la sorte. Mais est-ce qu’un adulte pouvait se promener dans la peau d’un lapin ? Est-ce qu’il était fou lui aussi ? Il y avait tous ces gens qui étaient fous autour de lui. Il n’était pas aussi seul.

Il ne savait pas pourquoi, il était attiré par ce lapin au visage d’homme. Comme s’il se sentait proche de lui ; et puis… Il avait ce charisme à ses yeux par cette fragilité. Deux oppositions parfaites ; mais c’était captivant à ses yeux. « Et toi… ? Comment on t’appelle ? Tu n’es pas un lapin comme les autres pour moi. » Sa dernière phrase est soufflé, presque craintive ; mais surtout intimidé. Il n’avait pas vraiment l’habitude ; les gens ne l’écoutaient pas toujours. D’ailleurs, il n’était pas même certains que l’inconnu était réel. Peut-être avait-il inventé tout ça ; il aurait tellement voulu que ce soit réel.


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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mar 1 Juil - 19:04



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Ce n'est en rien de la colère. C'est de la peur. Un enfant. Il est un enfant. Il est beau à voir, et il ressent la pureté jusqu'au fond du cœur. Il ne déploie pas l'énergie de la haine, mais celle de l'angoisse et de la compassion. J'ose un sourire. Très petit. C'est peut-être un remerciement envers lui. Je l'apprécie déjà. J'aime beaucoup les enfants, même s'ils se fichent de moi et que je n'ai aucun tour avec eux. Je leur écrit des histoires. Ils ne le savent pas mais ils aiment ce que je leur offre. Et il y avait celui que j'avais effrayé devant moi qui était de compassion. Compassion? L'adorable dit se sentir seul, lui aussi. Avait même eut les plans de lire une histoire à quelqu'un au beau milieu de la nuit dans un parc ténébreux. Je souris, encore. Un peu plus fort, cette fois. Parce que l'idée est charmante à souhait. Parce que l'action est naïf, mignon, et témoigne de beaucoup de gentillesse. Parce qu'il en faudrait plus des âmes comme lui de ce monde.

Et enfin, cette âme dragée dégaina un nom. Prince, comme le prince du conte qu'il tient en main. Maddox lui va à ravir. Prince aussi. J'aurais volontiers pris le rôle du tigre marchant à ses côté. Mais je ne suis qu'un gros lapin. Et même moins. Mon regard brille, la timidité me ronge toujours le ventre, mais je lève ce menton qui dévoile un visage passablement heureux. Le jeune homme parle de noms, de mort... Aucune membre de ma famille n'est mort. Pas encore, du moins. Je plisse les lèvres. Je ne sais jamais comment réagir quand quelqu'un me parle de mort. Mais ça m'est rarement arrivé dans ma courte vie, il faut dire.



Prince... Tu ressembles à un prince, aussi. Je... Je suis désolé pour ta... maman. Mais elle avait bien choisi ce surnom.



J'arrête sur cette note. Pour me renfrogner dans mes épaules et le laisser parler. Je regrette de l'avoir pris en victime. Je regrette, puis je me dis qu'il s'agissait sans doute d'un signe. Alors je regrette moins. C'est un prince. Comme le conte qu'il garde précieusement contre sa poitrine. J'admets intérieurement qu'il ressemble un peu au protagoniste de l'histoire. Autant de caractère que de visage. Peut-être ai-je écrit ce livre pour lui. Peut-être ce conte lui était destiné avant même qu'il n'existe. Cette idée me rend heureux. J'aime concevoir l'impossible, des circonstances que l'on m'apporte et des plumes que je mets dans les bouquins.

Il me pose cette question inévitable. Mon nom. Mais je ne lui réponds pas de mise. Parce qu'il ajoute quelque chose. Il dit que je ne suis pas un lapin comme les autres. Et je sens mon cœur s'étouffer dans une étreinte toute flammes. Mon souffle, lui, oublie son fonctionnement un instant. C'est stupide. Complètement stupide de réagir de la sorte pour une telle remarque. Mais lapin ou non, je suis différent, voire spécial à ses yeux. Mon sourire s'élargit d'immense bonheur et gazouille tendrement d'un petit rire flottant sur mes joues rosies de gêne. Je bafouille mes pattes entre elle, peut-être de nervosité ou de joie. Ou des deux. Je le prend comme un compliment. Le premier qu'un étranger eut puie me faire. Un étranger qui s'appelle Prince. La joie au ventre, je réponds:



L'histoire se situe dans une vaste contrée, de chèvres blanches et fleurs brodées. Y vivait le Prince du Royaume Des Landes, que l'on chérissait de mille et unes offrandes. C'était un beau prince de teint basané et de crinière bien tressée. Il avait l'argent, l'or et le diamant, mais il se sentait seul en tout temps. «Un ami, se disait-il, qui, de son sourire, m'aurait conquis. C'est tout ce que je souhaite, et je compte bien faire cette découverte.» Et il sans un mot il parti, en cachette, au beau milieu de la nuit.



C'est la première page de livre que le Prince tient en main. Je m'en souviens mot pour mot, ou à peu près... Je lui fais un sourire tout aussi embarrassé qu'il y a quatre minutes, sur des traits presque désolé, et je porte ma patte au livre pour le tirer. Juste un peu. Afin de dévoiler le nom de l'auteur. Ma griffe de patte le pointe en toute discrétion. Comme si elle avait peur de le déranger. C'est de quoi elle a peur aussi. De le déranger. Encore. Elle voudrait le consoler.



Daniel Collin King. C'est mon nom. J'écris et dessine des histoires pour enfants, et je suis bien heureux que tu lises mes contes.



Je ne sais trop s'il saurait me croire, bien que je lui ai récité une partie des pages. Qu'il ne me croit ou non, je m'en fiche un peu. Ce que je désire, c'est seulement gagner sa confiance. Lui faire comprendre que le garçon dans l'habit de lapin n'est pas foncièrement méchant. Qu'il peut être doux et se montrer très gentil, aussi. Que les monstres cachent parfois de très belles choses. C'est pourquoi j'ajoute:



J'aime effrayer les gens parce que... je me sens effacé des gens et ça me rend triste. Ça me remonte le moral un peu. Mais j'aime aussi faire plaisir au gens. J'adore les enfants. Mais c'est le seul moyen que j'ai afin de... leur donner un peu de bonheur.



Je garde le menton bas. Je joue encore avec mes pattes. Et je piétine le sol doucement sans trop m'en rendre compte. Je veux te consoler. Aide-moi.


©BOOGYLOU.




Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  


Dernière édition par D. Collin King le Sam 5 Juil - 4:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Ven 4 Juil - 2:41


Ressemblait-il vraiment à un Prince ? Il ne savait plus, est-ce que l’on frappait un Prince ? Ce n’était pas une chose qui se faisait, les Princes étaient des personnes aimées et lui… Il était juste la victime idéale. Il fut désolé d’apprendre la mort de sa mère, c’était ce que les gens disaient toujours. Maddox aurait juste voulu qu’on lui dise qu’elle reviendrait ; il parait que c’est impossible. C’était vraiment injuste. Toutes ces personnes qui étaient mortes et qui sont revenues ; pourquoi ne voulait-elle pas revenir pour son petit prince ? Ne l’aimait-elle donc pas assez pour cela ? Alors, il fut curieux de connaître le nom du grand lapin qui lui faisait face. Une question enfantine, il le fixait de ses grands yeux bleus avec un intérêt qu’il ne pouvait masquer. Il se trémoussait à ses mots ; comme s’il venait de dire quelque chose d’incroyable. Que c’était beau un lapin qui se trémoussait de la sorte. Prince retroussa son nez en l’observant rire avec cette fascination dans le regard. Ô qu’il ne faisait plus peur ce lapin… Non, pas avec cette tête adorable !

Il parla, récita la première page de son livre. Alors Maddox baissa les yeux sur le livre tandis qu’il récitait. Ses doigts caressaient doucement la couverture puis il ouvrit le livre à la seconde page et l’on pouvait voir le texte cité et sur la troisième page était dessiné un Prince bien malheureux bien qu’il resplendissait de beauté. Levant ses prunelles magnifiques vers l’inconnu en costume qui ferma le livre de sa pate énorme. Une légère crainte manqua de lui faire lâcher le livre. Sentant la douceur de son pelage sur sa main ; il fut apaisé. Puis il se présenta comme étant l’auteur. Un instant, sa vue se brouilla de mille émotions. Un peu comme un enfant qui rencontrait son joueur de baseball préféré. Ses yeux ne quittaient pourtant pas le livre masqué derrière ses mèches trop longues tandis que sa bouche entre ouverte demeurait muette. Incapable de réaliser que cet homme ; que ce lapin avait écris ce livre pour lui. Bien que ce n’était pas vraiment le cas ; pour lui ça l’était. Une aide précieuse ; garder espoir qu’un jour lui aussi émergera de ses peines. Il avait toujours préféré les histoires de Prince ; peut-être un peu par orgueil. Par besoin d’exister un instant. Même si le Petit Prince demeurait son livre préféré il était terriblement long à lire et le soir il était bien souvent épuisé. Car enfin, il était très rare qu’il se promène la nuit comme il était en train de le faire ; en compagnie d’un lapin extraordinaire.

Ses explications touchaient son cœur d’enfant. Enfin il relevait le menton, mais Collin regardait le sol. Maddox se plia alors un peu ; baissant l’échine pour relever le nez sous celui de l’étrange animal avant de lui dire en rougissant par cette proximité dont il n’avait pas l’habitude « Moi je te préfère avec cette tête, Lapin. » Probablement avaient-ils l’air de deux fous à cet instant. Mais Prince s’était quelque peu accoutumé à ce regard que portaient les gens sur lui et puis il n’y avait personne ici. L’autre tête lui faisait tellement peur… « Je peux t’appeler Lapin ? » Il y avait tellement de personnes qui s’appelaient Collin, alors qu’un lapin humain ; il n’y en avait qu’un seul. Il était là, devant ces yeux. Il était Lapin, et même s’il s’appelait Collin ou quittait son habit. Il le resterait. Un sourire timide sur sa gueule d’ange avant de reculer un peu. Il fallait dire qu’il n’était pas habitué à être aussi près des autres ; il avait bien trop peur qu’on lui fasse du mal. Encore.

Mais est-ce que des mains aussi douces peuvent faire du mal ? Doucement, il ouvrit de nouveau le livre puis reprit la parole en tournant les pages sans regarder l’écrivain « Pourquoi le Prince n’a pas de maman ? C’est tellement triste… Alors… » Il arriva à la dernière page et tourna doucement le livre dans le sens de lecture plus adéquate pour le second avant d’ajouter toujours de cette façon aussi innocente qu’il avait d’aborder les choses de la vie « Je lui ai dessiné la mienne. » La mère de Maddox, la créature à laquelle il tenait le plus au monde. Morte. Un accident de voiture. Il aurait voulu qu’elle reste ; elle lui aurait lu ce livre elle-même. Et maintenant, il était obligé de lire tout seul parce qu’elle n’était plus là. Les traits au crayon étaient plus que précis. Les courbes légères d’un véritable artiste insoupçonné derrière cette image innocente ; il pouvait retranscrire le monde et ses pires horreurs sans la moindre peine.

Relevant les yeux vers Collin, il ajouta mal à l’aise « Je sais que ce n’est pas bien d’écrire dans les livres… Mais c’est du crayon on peut l’effacer. » Un courant d’air s’engouffra jusqu’à eux et il frissonna légèrement. Il pensa alors à son lit bien chaud qu’il avait quitté sans demander la permission ; il se demandait s’il se ferait gronder si Nitzan le voyait. Ô qu’il n’aimait pas lui désobéir. Il avait si peur qu’elle se fâche et l’abandonne à son tour. Où irait-il sans elle ? Il ne voulait pas retourner ‘chez les fous’. Il prit son courage cependant ; posant une main sur ses lèvres particulièrement intimidé « Peut-être les gens pensent que tu es fou Lapin. Moi, les gens me détestent et ils veulent me faire du mal. Je ne sais pas ce que j’ai fait de si mal ; ils disent que je suis fou. Alors ils m’enferment ou ils me tapent. » Est-ce que quelqu’un avait déjà osé frapper ce magnifique rongeur ? Magnifique sans cette tête de démon. Oui, il se demandait si les gens lui avaient fait du mal et si c’était pour cela alors qu’il avait une mine aussi horrible.

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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 5 Juil - 4:04



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Il y a la joie dans l'oeil du joli. Alors je suis heureux. C'est ainsi que ça marche. Tu me donne ta peur, je souris. Tu me donnes ta joie, je suis comblé.

Puis Maddox se cache derrière ses cheveux. Je raidis les épaules. Je viens de donner mon nom. De m'expliquer pour la centième fois en bafouant l'incorrigible. Le Prince fixe toujours le livre, et je glisse ma patte en frôlant sa peau de porcelaine pour la remettre auprès de ma hanche comme un soldat de l'anxiété. J'espère de tout les cœurs - autant celui de lapin que celui de Collin - qu'il me croit, et qu'il comprend. Que je veux être son ami. Que j'ai écrit ce livre pour lui. Sans que personne, ni même lui, ni même moi, ne le sache.

Je ne sais pas quoi faire. Alors je regarde mes pattes de lapin sur le sol qui se trémoussent légèrement. L'émotion. Puis apparaît un visage dans mon champ de vision.
Celui d'un petit Prince. Je suis surpris et écarquille les paupières. Il rougit. Je rougis. Piètre situation, sans doute. Mais quand je le regarde enfin, je le vois. Qu'il est brillant. Beau. Et fort d'esprit. Comme un Prince. Comme ce qu'il est. Qu'il a toujours été. Je me promets de lui faire un câlin, un jour. Pas maintenant. Mais un jour. Ou une nuit. Sans doute une nuit.

Quelqu'un n'a jamais été aussi proche de mon visage. Pour me parler et me murmurer. Mis à part ma mère. Et mon ancien chien, pour les croyant aimant des animaux. Je n'arrive même pas à bouger un cil. Je suis pétrifié. Lapin. Collin Lapin. Ça rime. J'aime beaucoup. Personne ne m'a jamais appelé Lapin. Car le visage sous mon costume est un secret, bien sûre. Mais on ne peut rien cacher aux Princes, n'est-ce pas? J'arrive, enfin, à hocher la tête pour approuver ce nouveau surnom. Dans les contes, les Princes trouvent des amis tigres. Dans les parcs, les Princes trouvent des amis lapins. C'est beaucoup plus doux, de toute façon.

Pourquoi les Princes n'ont pas de maman. J'hausse les épaules de fourrure. Mais je sais la réponse. Pourquoi ne lui dis-je donc pas? Je devrais. Parler avec la vérité et le cœur est une discussion qui touche les Princes.



Il n'a pas de maman parce que c'est comme ça. C'est triste, oui. Mais ce n'est pas le but de l'histoire. Le but de l'histoire est de comprendre qu'il trouve quand même amour et joie dans son cœur en gagnant l'amitié d'un autre personnage sur lequel il peut compter.



Je souris. C'est assez maladroit. Mais c'est ainsi que je lui ai dit et je ne peux y faire grand chose. Il me montre alors l'intérieur du livre. Et il me montre une œuvre d'art. Le Prince dessine comme un Roi. C'est un enfant de talent, un prodige. Les traits sont doux et magnifiques. On peut voir la mère, certes. Mais surtout l'amour, la joie d'antan et la tristesse dans ce dessin. Mon regard pétille et je porte ma patte à la bordure du bouquin pour le tourner un peu plus dans la direction de mon regard. Et je penche le cou sur la maman décédée et dessinée. Je l'aime beaucoup.

Et Maddox est très timide. Il s'excuse de son langage corporel et du ton de sa voie d'avoir dessiné dans un livre. Je veux le rassurer. Je lui dis donc, voix petite et éraillée:



Ne t'inquiète pas... Ce livre t'appartient. Tu peux faire ce que bon te semble avec. Et ton dessin est très très beau. Ne t'arrête pas à dessiner dans les livres.



Puis le Prince prit un ton tellement inquiet et gêné... Il me mit d'inquiétude, moi-même. Est-ce que les gens pensent que je suis fou? Je ne sais pas. Les gens ne me parlent pas. Ni de la bouche, ni des yeux, ni des mains. Alors comment le saurais-je? Mais ça, je ne le dis pas. Je l'écoute, attentivement, de toute façon. Et ce qu'il dit fut l'Horreur. C'est ce que mon visage cria, de ses sourcils plissés, de mes lèvres tordues, de mes yeux alarmés. C'était dégoûtant à entendre. Surtout triste.



Fou? Les gens te croient fou? Mais qu'est-ce que tu as fait? Comment pourraient-ils croire de telles choses? Et surtout, comment est-ce qu'ils oseraient taper un Prince?



Panique réservée. Mes mains se tripotent entre elles. Je n'aime pas. J'essaie d'être en colère contre eux, mais j'ai beaucoup de misère. Tout ce que je parviens à ressentir est de la pitié. Pour les batteurs. J'ai de la peine pour eux, parce qu'ils ne sont pas capable de voir les trésors aussi beau que le Prince.

Ne te laisse pas faire. Défend-toi. Fuis! Fuis! J'aurais aimé lui dire. Mais je ne suis pas capable de le prononcer. Parce que je suis incapable de penser à commettre de telles mouvements étant victime. Ça serait les idées de Rabbit Dickens, pas les miennes. Je suis trop faible. Comme le Prince, peut-être. Mais sans doute pure serait-il mieux pour le qualifier.


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Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 5 Juil - 17:28

Maddox fut ravi que le beau Collin accepte qu’il l’appelle Lapin, il n’y avait qu’un seul Lapin. Oui, cet étrange était vraiment unique. Il ne voulait pas croire qu’il puisse y avoir deux personnes comme lui. Comment cela serait-ce possible ? Personne ne voudrait le croire. Mais personne ne le croyait jamais. C’était triste. Alors il recula ; parce que cette proximité le dérangeait même si c’était lui qui l’avait causé. Ils ne s’étaient pas touché, probablement aurait-il bondi ; comme un lapin. Il avait peur des autres, de leurs intentions à son égard. Les gens sont tellement cruels. Il avait appris à apprivoiser son propre corps et acceptait les personnes qui apprivoisaient son âme. Il laissait Nitzan le câliner et y trouvait même son confort ; une tutrice aimante aux allures de grande sœur. Collin expliqua au Prince pourquoi ils n’avaient pas de maman, c’était beau se qu’il disait. On dirait un livre qui parlait. Mais pourquoi n’avait-il pas trouvé d’amour lui ? Oh bien sur, il avait sa sauveuse. Elle était là pour lui et il apprenait doucement à l’aimer et surtout à se laisser aimer. C’était elle alors ? Son âme sœur ? Il n’arrivait pas vraiment à réaliser ; avec toutes ces choses qui lui arrivaient. Alexey qui était revenu dans sa vie ; le souvenir d’un amour trahis. Ces gens qui l’attendaient dans l’ombre, le frappait pour l’or qu’il n’avait pas.

Alors il dévoila une part de son intimité à Lapin ; il fut assez mal à l’aise. Il n’aimait pas ça, montrer aux autres. Ils se moquent et ne comprenaient pas. Mais Collin le trouva beau et Prince se mit à sourire naïvement. Mais cela fut de courte durée. Il pensait à ce qu’il venait de lui dire. Les gens ne s’intéressaient pas à Lapin, pourquoi faisaient-ils cela ? Avaient-ils la prétention de le trouver « banal » ? Sous son masque, le visage de cet homme était fascinant. Maddox aimait voir les traits de son visage si expressif contrairement à l’autre qui se contentait de sourire sans vie. Il était tellement intéressant celui-ci. Il fixait ses réactions au fils de ses mots ; la crainte s’installait sur sa gueule d’ange alors que l’animal avait l’air malheureux d’entendre de telles choses. Etonné peut-être. Le malaimé n’arrivait pas bien à interpréter les émotions des autres. Malaimé. Ne l’étaient-ils pas tous deux ? Ces questions alors surprenaient Prince ; il fixait les deux énormes pates qui se frottaient l’une à l’autre. Les doigts fins approchaient un peu pour les toucher, mais se rétracta. Trop tôt. C’était effrayant. Lapin ne faisait pas encore parti de sa zone de confort ; il y avait encore beaucoup de méfiance et d’inquiétude. Du temps. Mais au fond de lui, il se sentait triste d’être ainsi. Les gens le haïssaient peut-être ; mais Lapin ne méritait pas ça. D’être ainsi rejeté par son Prince, mais au fond de son cœur ce n’était pas qu’il le repoussait ; il avait juste peur. Si peur.

« Tu sais Lapin, ils me trouvent si idiot. Quand je parle avec mes amis invisibles ; ils se moquent de moi. Ils pensent que je suis fou et ils sont en colère contre moi parce que je ne fais pas toutes les choses que l’on me demande. Ils me frappent… » Sa mine s’attristait ; il ne se sentait pas capable de lui montrer un bleu qui persistait encore sur ses cotes. Il ne pouvait pas se dévoiler aussi vite. Il était si laid ! Si abimé… Oh non, il n’était pas si joli Prince que dans les livres. Après avoir baissé la tête ; il releva son regard azuré vers Collin. Les yeux bleus de Maddox brillaient de larmes de souvenirs atroces ; il se sentait dévoré par le froid. Pourtant, sur ses lèvres roses se dessinait un sourire bien trop tendre pour ce monde « Merci Lapin d’avoir écrit ce livre pour moi… » L’ouvrage fut alors refermé et maman disparut dans les pages. Elle manquait à sa vie. Maman, si douce. Maman, il aurait voulu qu’elle revienne. Son petit cœur se serrait, ça faisait si mal d’être sans elle. Mais Prince souriait ; ce livre était pour lui. Un cadeau merveilleux. La preuve qu’il avait eut raison de croire que quelque part, quelqu’un pensait à lui. Il était un Prince blessé ; un Prince bien triste. Il aurait voulu que le Lapin devienne son ami ; mais le Prince avait été battu par celui qui le fut par son passé. Amoureux, Prince. Trahis. Il voyait encore le visage d’Alexey ; cette figure rassurante. Il s’était jeté dans ses bras chaque matin ; pour se rassurer. Puis ensuite il avait hurlé chaque matin, secoué par la douleur. Quatre ans. Pourquoi c’était si long quand l’on souffre ?

Puis assez gêné, avec crainte et minutie. Tortilla ses doigts autour de sa chemise « Tu veux venir t’asseoir… Eumh…. A coté… De moi ? » Son index se détacha de ses autres doigts qui tordaient sa chemise pour désigner un banc. Ce n’était pas celui qu’il avait choisi un peu plus tôt. Il se pinçait les lèvres ; puis osa un regard vers le lapin qui avait remarqué le détail qui indiquait la direction. Puis enfin adressait un léger sourire. Il ne savait pas vraiment comment le remercier pour ce livre magnifique. Que pouvait-il bien faire ? Il avait besoin d‘y réfléchir encore. Il avait bien trop peur de rentrer chez lui et de ne jamais plus revoir ce sublime animal. Il semblait sur sa la pulpe de ses doigts qu’il pouvait encore sentir la douceur de la peau du jeune homme bien rasé. Il était si propre. Est-ce qu’il sentait bon ? Il ne savait pas que les lapins aimaient se laver. C’était tellement incroyable ; il voulait apprendre à le connaître bien que la pudeur de Prince l’empêchait de se montrer avenant. Il faisait tout dans la demi-mesure ; gêné par le simple regard que l’on posait sur lui. Pourtant qu’il était doux.

Il commença à se diriger vers le banc trottinant un peu, arriva et chassa une feuille qui se trouvait là pour que Collin puisse venir s’asseoir à ses cotés sans feuille pour embêter ses fesses ! Levant ses grands yeux bleus vers lui avant qu’il ne le rejoigne « Viens Lapin… Je voudrais que tu me parles encore si tu le veux bien… » Qu’il lui dise n’importe quoi qu’importe. Il aimait lire ses histoires ; il aimerait en entendre de sa bouche.
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mer 9 Juil - 2:43



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Idiot? C'était bien méchant de traiter un enfant d'idiot. Un enfant dans la vingtaine, peut-être. Un enfant tout de même. Un Prince, surtout. Comment cracher sur le trésor? En infligeant la folie à l'inconnu. Des amis imaginaires dit-il? Non. Il dit des amis invisibles. J'avale difficilement. Comme Rabbit Dickens? Non. C'est pas possible. Il doit parler d'amis imaginaires. Il ne peut pas y en avoir d'autre comme Rabbit Dickens, non?



Non.



La voix de l'intérieur. Que Maddox n'entend pas, bien sûre. C'est ce que je pensais. Je pense plutôt à ce pauvre qui eut été maltraité car il avait sa manière de voir les choses. Société de fou dans lequel la banalité est de battre. Société de fou où les uniques sont bons pour l'asile et que les autres sont appelés normaux. Société de fou où les gens se déguisent en lapin pour être moins seul et où les Prince sont traités en vermine... Frappent. Frappent. Le mot résonne dans mes oreilles pointues et mes moustaches se trémoussent. Je déteste ce mot. Il hante les ouïes trop longtemps. Et se fond à la bouche... Je suis incapable de l'associer au Prince. Et pourtant. L'horreur.

Et je sors de mes tourments, visage imprimé de dégoût d'angoisse et de tristesse, alors qu'il me remercie. Pour lui avoir écrit ce livre. Je lui souris. Ça fait plaisir, j'aimerais lui dire. Mais je ne parle pas. Mes yeux le fond à la place. Je suis nul devant les remerciements et les compliments qui touchent. Alors je laisse mon visage parler. Il s'exprime beaucoup mieux que ma langue de toute façon.

Et il semble soudainement nerveux. Ce n'est que là que je réalise que mes pattent grouillent de nervosité aussi. Je suis accablé. Mais toujours timide. Toujours. Il me demande avec la gêne au bout des lèvres de venir s'asseoir à côté de moi. Mon cœur bondit, comme un lièvre devant le renard. Mais je ne crains pas. Je suis heureux. Je souris à dévoiler mes dents d'humain qui ne sont pas croches, elles, et serre ma tête de lapin contre moi. C'est enfantin comme comportement. Mais j'ai le droit d'être l'enfant que je veux devant le Prince.

J'ai rêvé à ce moment pendant toute une vie d'étudiant. Qui ne m'a pas invité à sa table le midi? Tout le monde. Mais il y a Maddox qui se rattrape en ce moment. Et c'est bien mieux que de se faire inviter par n'importe quel camarade de l'école que de se faire inviter par un enfant pure et royal. J'accepte. J'accepte, j'accepte... J'accepte une centaine de fois. Je suis excité, fébrile, heureux. Un ami? Un ami. Peut-être. Qu'il ne le soit pas ou qu'il le soit, je suis comblé. Au bout des joies. Infinies et puissantes. Mais je ne fais que hocher de la tête positivement sur son invitation. C'est que je suis incapable de penser à des paroles en ce moment.

Il trotte jusqu'à un banc. Je l'imite, au pas de marche. Les lapins n'aiment pas trop s'essouffler quand leur costume est un four et qu'il ne leur permet pas tous les mouvements. Il tasse la feuille. Je m'assois à côté de lui en le regardant. Il a encore peur. Mais il me fais confiance, on dirait. Je suis heureux. Ô combien. J'ai envie de lui demander si nous sommes amis désormais. Je n'ai pas la moindre idée de comment ces relations fonctionnent. De quand elles sont fondés. Ou prises pur acquis. Mais je crains avoir l'air idiot, encore. Je me tais, alors.

J'attends la suite, et la suite, c'est moi qui dit la faire. Il veut que je parle. Je bats des paupières. D'accord. J'adore raconter des choses. Alors je lui dis, pour débuter:



Je suis content que tu veuilles me parler un peu. Une fois que j'enlève mon masque, il ne faut plus avoir peur de moi.



Pure vérité. Et je continue, sur un ton tout doux. Très soyeux. Très gentil.



Je pourrais faire une suite à ce livre que tu tiens en mains. Qu'aimerais-tu que le Prince rencontre cette fois? Je l'écris. Et le dessine. Juste pour toi.



C'est encore de pure vérité. J'aimerais lui faire beaucoup plaisir. À ce cœur d'enfant. Parce que lui, il me le gonfle d'amour et de bonheur. Rabbit Dickens... Que pense-t-il de cela? Il doit être heureux pour moi. Mon seul ami - si on peut l'appeler de la sorte - qui tâche à me faire sentir moins seul à chaque jour. Ami intérieur, ami invisible. Je fronce les sourcils. Je ne sais pas s'il est bon de le dire. Mais je me dis qu'il ne peut y avoir que plus de confiance entre nous si je m'exprime de mes tracas, et des siens.



J'ai un ami invisible, moi aussi...



Mais je ne veux pas parler de lui.



...mais il n'aime pas trop qu'on parle de lui. Mais il est gentil. Très gentil. Tu me crois quand je te dis cela?



Regard gêné et hésitant. J'avais quelque peu baissé le menton. Je n'ose plus parler fort...



Toi, tes amis invisibles, ils sont gentils avec toi, hein?



Je le croyais, quand il me disait ces histoires. Car je le vivais moi-même. Et je me savais pas fou. Ironique à dire si l'on croit que tous les fous ne s'admettent jamais détraqués. Et je pose la question plutôt parce que je suis inquiet pour ce jeune Prince. Jamais, mon Prince, jamais laisse les douter de toi. Car c'est toi qui a tout à leur offrir.



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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Jeu 10 Juil - 13:20

Il l’avait remercié et il avait sourit, il avait un sourire tellement beau. Sincère ; oui c’était cela. Une honnêteté qui touchait Prince au plus profond de son cœur ; la sensation d’avoir enfin rencontré quelqu’un ; et bien qu’il fut à moitié animal ; qui soit aussi sincère que lui. Il ne voulait pas croire que Lapin était capable de mentir ; c’était impossible. Naïf. Il l’avait toujours été devant tant de beauté. Incapable de se méfier ; mais l’homme qui lui faisait face resplendissait d’éclat et Maddox s’en trouvait tout simplement fasciné. Quand avec hésitation il lui propose de venir s’asseoir ; il vit alors son sourire grandir. Il remontait doucement les épaules ; comme une tortue qui entre dans sa carapace en rougissant de nouveau. Il serrait la tête contre lui ; il était tellement mignon. Le dément se sentait rassuré avec lui ; il avait la sensation qu’il pouvait le comprendre. Il acceptait, sa tête balançait d’avant en arrière ; il se demandait si celle-ci n’allait pas finir par se décrocher. Il souriait, sa gueule d’ange n’exprimait plus la moindre terreur ; juste cette pudeur quelque peu craintive qu’il avait toujours en compagnie de nouvelle personne. Il espérait comme le petit prince qu’il trouverait renard à apprivoiser. Colin voulait-il être son renard ?

Ils prirent place ; ce n’était pas extraordinaire. Mais il était bien là. Maddox et la vague sensation qu’il n’osait parler ; alors il lui demanda s’il voulait bien lui parler encore. Car enfin, il aimait ses histoires. Il voulait entendre d’autres choses de lui. Colin voulut le rassurer… - C’est drôle Lapin, ta voix on dirait une mélodie. C’est du coton dans ta gorge ; tu dois être tout doux. Ta voix, on dirait une caresse Lapin. J’aime bien que tu me caresses… - Songeait-il sans oser le dire ; il se contenta de l’observer en pensant qu’il avait entendu ses pensées puisqu’il continua à parler avec cette voix si douce. C’est alors qu’il lui proposait d’écrire la suite de cette histoire. Il redresse le nez ; le regarde. Ses yeux bleus se mirent à briller d’émotions folles ; les mots se nouaient dans sa gorge et sa bouche entre ouverte ne pu alors rien dire. Colin lui avoua avoir un ami invisible. S’il le croyait ? Une larme coula le long de sa joue. Ce n’était pas de la tristesse ; peut-être que si. Il ne savait pas. Il était juste heureux parce qu’il pouvait le comprendre. Presque un soulagement. Lapin baissait la tête ; il n’avait probablement pas vu ce diamant rouler sur la joue de Prince. Est-ce que les amis invisibles étaient gentils ? Il chassa le diamant de sa peau d’un petit coup de doigt ; il ne voulait pas que le Lapin voit comme il était faible.

Il prit son courage une fois de plus. Livra une histoire ; une bien triste. « Je te crois Lapin. Ils sont tous… Vraiment triste et en colère. Je voudrais les aider ; pour qu’ils m’aiment et arrêtent de me faire peur. Mais pour moi, ils sont gentils même s’ils me font pleurer. Ils sont restés avec moi ; j’étais enfermé là où tous les gens sont en blouse ou en pyjama. Pendant que je pleurais dans mon lit, quand j’étais tout cassé et mes os en purée ; ils m’ont pas laissé tout seul. Parfois ils se moquaient de moi, mais je ne voulais pas qu’ils partent. J’ai peur tout seul, je ne sais pas me débrouiller tout seul moi. » Comme un Prince, il avait besoin que l’on prenne soin de lui. Qu’on lui fasse à manger, qu’on lui coule un bain chaud, que l’on lave ses vêtements et qu’on le borde le soir. Il ne pouvait pas faire ces choses seules ; il ne comprenait pas ce qu'était l'autonomie. Le monde lui était abstrait ; il avait une vision bien trop étrange de la réalité pour vivre comme les autres. Il le savait ; on lui avait dit tant de fois qu’il était fou.

Prince baissait la tête, caressait doucement la couverture de son livre ; il était perturbé par ce qu’ils venaient d’échanger vis-à-vis des amis invisibles. Il aimerait bien que tout le monde puisse les voir et que l’on cesse de lui dire qu’il avait inventé tout cela. Il regardait le livre ; l’ouvrait encore sur ses genoux ; tournait les pages jusqu’à un dessin d’un Prince magnifique, enfermé dans un vêtement de miles couleurs perdus dans la jungle et si l’on ne voyait que les yeux du Prince ; l’on pouvait voir comme il avait peur. « Je voudrais que le Prince soit un ange ; je voudrais qu’il retrouve sa maman. Je ne sais pas si c’est froid les nuages, mais dans le jardin là bas il y a tant de couleurs. Mais… Si le Prince meurt ; même s’il sera heureux de retrouver sa maman. Le tigre va rester tout seul et il aura du chagrin de laisser son ami. Je ne sais pas si les animaux vont au paradis. Tu sais, moi je ne comprends pas grand-chose à Dieu. Moi je ne l’ai jamais vu ; je ne sais pas s’il existe. Je sais seulement que je retrouverais maman quand je vais mourir. Et toi ? Est-ce que quelqu’un te manque Lapin ? » Mais il ne se tut pas tout de suite ; il relevait la tête vers Colin ; ce qu’ils disaient était vraiment triste. Mais la vie était ainsi n’est-ce pas ? Pinçant nerveusement les lèvres avant de demander d’une voix minuscule ; la crainte de déranger « Est-ce que… Je pourrais… Moi. Dessiner, avec… Toi ? » Il tortillait alors ses doigts nerveusement, les joues rougie. Il espérait qu’il dirait oui… Il voulait dessiner avec quelqu’un ; pour la première fois.
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 12 Juil - 4:12



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Peut-être avais-je fait cette demande pour son bien. À dire vrai, bien sûre que j'avais faite cette demande parce que je m'inquiète. Pour quelle autre raison aurais-je propulsé à tout hasard ce détail de ma gueule de lapin? Parce que, peut-être, je sens mon ami invisible despote. Non. Je crois plutôt que mon ami est un ami. Pas un étau. Un câlin. Perpétuel. Pourquoi Rabbit Dickens m'a frôler de la parole de ne pas aller voir Maddox quelques minutes de Diable plus tôt? Parce qu'il voulait me protéger ou parce qu'il voulait que je reste seule? J'avais une arrière pensée qui m'exprimait que les deux options étaient synonyme pour le pain de mes songes. Non. Pas despote. Protecteur.

J'avale difficilement. C'est la chaleur. Et je redresse mon menton sur un visage de Prince qui essuie les larmes. Je redresse mes épaules, mes sourcils, et ouvre légèrement la bouche comme si j'allais mimer une parole. Mais je n'ose même pas faire semblant de vouloir dire quoi que ce soit. Il pleure. Le pauvre pleure. Qu'est-ce que j'ai dit? Sans doute un murmure de ses nostalgies ou de ses plaies... Je ne peux le deviner. Je ne veux le deviner, égoïste fonte dans laquelle je tremble, pour ne pas connaître davantage d'horreurs à son sujet. J'en sais bien assez pour savoir qu'il est fragile. Comme du cristal. Comme un Prince.

Mais je veux pourtant savoir si ses compagnons d'outre œil savent lui faire attention. Et si non? Si non... Je ne sais pas. Puis ce qu'il dit était triste. Tout le contraire de Rabbit Dickens. À l'effrayer, l'abandonner, et s'en moquer. Boule au cœur et soufre à la gorge. Certes, Maddox arrive à lire leur colère, tristesse... Il reconnait sans doute aussi qu'ils ne sont pas foncièrement mauvais. Mais je n'en sais rien en fait. Peut-être sont-ils de Mal, après tout. Ça devait être difficile. Vraiment. Je me pince les lèvres et offre un air de chagrin. Pour le pauvre. Dis-moi ton cœur, et je le boirai. Dis-moi tes peines et je les porterai.

Moi aussi, je n'arrive pas à vivre seul. C'est pourquoi j'effraie les gens. Mais je sais bien, je devine, plutôt, qu'il ne parle pas de ce genre de solitude. À voir comment il est Prince et enfant, il doit avoir besoin d'aide. À entendre ses histoires de psychiatrie - j'ose émettre ce terme dans ma tête à tout risque - je me permets de croire qu'il est veillé. Je l'espère. Il le mérite.

Et il change de sujet. Ou pas. C'est très évocateur, de dessiner. Seul ou en duo. Il parle de dessiner avec moi. Je souris tristement dans mon visage abattu. Contrôler la plume qui crache les sentiments. Les Prince, les tigres et les mères défuntes. Ses mains jouent entre elles. Comme la gêne. Moi, je fais dos rond. De toute même émotion. Puis je déchire de quelques vertèbres la courbes de ma colonne et redresse une patte de velours. Tout doucement. Très hésitante. Je n'ai jamais posé une main réconfortantes sur l'épaule de quelqu'un sinon de Maddox. Je fais, là.



Rien ne e ferais plus plaisir que de dessiner avec toi.



Ce qui est totalement vrai. Je caresse timidement son épaule de ma grosse patte de griffe. Elle est douce. Je ne le sais. Lui aussi le sais, maintenant. C'est très franc, ma voix, et mes mots. Car, à cet instant, rien ne me ferais plus plaisir que de dessiner avec lui. J'avais perdu foi en mes capacités à me faire des amis. Jamais en celles de dessiner. Mais peut-être que l'un pouvait attiser l'autre? La communication entre deux âmes, sous forme d'art, était une communication pure. Et parfaite. Comme un Prince. Et un lapin, peut-être. Je ne sais pas.



Je n'ai jamais dessiné avec quelqu'un avant. Je n'ai jamais eut d'amis en fait.



Sourire niais. Comme si je venais d'échapper un bibelots en mille miettes sur le sol. Et je lâche ma patte de son épaule; elle glisse mollement pour venir rejoindre l'autre. Sans doute était-ce un détail de trop. La vie me le dirait, un jour. Mais je ne crains pas. Je sais que la vérité est le plus bel échange à faire à un Prince ou un enfant ou les deux. Mais je me reprends. En redressant mes lèvres et mon menton sur lui. Mon visage est doux et ma voix est souris:



Même qu'on pourrait écrire une histoire ensemble si tu veux.



Je lance ça à tout hasard, du plus profond de l'alvéole de mon myocarde pompant le risque de ma question. Quel risque? Qu'il ne trouve fou. Mais non. Il est si gentil... Alors il a le pouls de l'excitation? Plutôt. Je t'aime, Prince. Deviens mon ami, Prince.



En tout cas je te trouve très courageux. De vivre avec tout ça. Je veux dire... tout... ça... Et tu es très gentil. Très intelligent aussi de comprendre que les monstres... décèlent des tristesses et des colères....



Je trébuche, je m'enfarge et je balbutie. J'en conviens. Je fixe le vide en lui parlant, comme si je réfléchissais jusqu'au creux du crâne et jusqu'à la bouilli de ma cervelle à peser chacun de mes mots.



Tu sais... les méchants... comme les amis invisibles, parfois... les méchants sont bons. Il y a quelque chose qui les rend méchant... Mais je suis certain que tu comprends, hein..?




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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Lun 14 Juil - 10:25


Il est anxieux, il aimerait que le lapin accepte. Rien ne saurait lui faire davantage plaisir à cet instant, il avait toujours dessiné tout seul dans son coin et avait espérait qu’un jour quelqu’un puisse dessiner avec lui ; pas le même dessin bien sur. Puis Collin dessinait à merveille ; qu’il serait ravi d’avoir de ses conseils. Il était vrai que Maddox dessinait depuis ses dix sept ans, c’était effrayant de se dire qu’il aurait bientôt quarante ans ; il ne voyait pas le temps passer ; il ne se voyait pas vieillir. Mentalement, il avait probablement l’âge d’un gamin de douze ans, parfois se comportait en adulte mais il était rare que cela perdure. Comme des instants de lucidité où plus personne ne semblait le reconnaître avant qu’il ne revienne à ses discours enfantins d’une logique puérile et incompréhensible pour des gens dits sensés. Il ne comprenait pas en quoi il était plus fous que les autres ; mais il avait abandonné de croire que les autres l’accepteraient un jour. Sa réponse, elle lui fait un bien fou. Puis il senti cette patte sur son épaule qui a l’air minuscule ; ses doigts se serraient les uns aux autres pour se donner du courage. Il accepte cette caresse. Il rougit un peu, peut-être est-ce lui le renard tout à coup. Il relève les yeux, regarde ce visage tendre. Il avait une tête de gamin ; quel âge avait le Lapin. Il n’était pas vraiment doué pour le deviner ; Maddox ne faisait pas son âge physiquement non plus ; il avait les traits si doux et enfantin. Il n’acceptait pas forcément avoir quarante ans non plus ; il se voyait jeune encore ; il se voyait le bébé à sa maman.

Le lapin lui confie alors n’avoir jamais dessiné avec personne, ne pas avoir… D’ami… Prince fut triste de l’apprendre ; car à présent sans son masque ; il pouvait certifier qu’il était quelqu’un de bien. Il était naïf certes, mais c’était Maddox. Il le sentait c’était tout. La grosse patte quitta alors son épaule ; il le fixait de ses grands yeux bleus avec tendresse quand il lui proposa d’écrire l’histoire. « Moi je sais pas écrire des histoires… Les mots, c’est vraiment compliqués. Des fois, je crois que les mots ne me comprennent pas. » Expliquait-il alors ; l’air pensif. Il pensait à ce lapin qui n’avait pas d’ami ; cet homme triste et si doux. - Oui tu es doux mon lapin et tu es tendre comme de la pate à modeler - Maddox parlait avec ses crayons, parce que les mots se moquaient de lui, parce qu’il trouvait que les femmes ressemblaient à des mantes religieuses et trouvait cela beau. Les mots, les gens ne les comprenaient pas de la même façon. Alors qu’un dessin, c’était un dessin. C’était des traits et tout le monde s’y reconnaissait. Mais il les cachait, parce qu’il craignait que cela ne soit comme les mots. Il craignait que personne ne le comprenne jamais.

Collin le trouva fort courageux, il fut assez touché par ce compliment. Lui que l’on qualifié de trouillard. Ouais, il avait peur de tout, même de son ombre s’il n’avait compris un jour qu’elle le suivait partout parce qu’elle n’aurait personne d’autre sans lui, qu’elle ne lui ferait jamais de mal. Il le trouva également intelligent, il ne savait plus quoi dire. Pourquoi est-ce qu’on lui disait cela. Lui le stupide ; lui le peureux, lui le si laid… Il parla des monstres qui étaient tristes. Il écoutait les propos maladroit d’un homme qui écrivait si bien. Pourquoi est-ce qu’il hésite ? Les mots sont ses amis. Prince a peur, mais il prend sa pate dans sa main. Il se sent minuscule ; il se sent fragile. Il a peur mais la serre quand même dans la sienne, elle était si grande qu’il se demandait si Colin sentait sa main. Pas de contact peau à peau ; c’était rassurant pour le moment. Bien qu’il se demanda si elle était aussi douce. « Tu n’es pas méchant Lapin. » Cette phrase suffit à lui faire relever la tête et ils se regardaient. Il était tellement mignon qu’il aurait presque eux envie de lui toucher le nez. Il ne su pourquoi, l’idée fut amusante. Il se pinçait les lèvres ; l’observe avant de lui dire « Moi aussi je dessine tout seul, j’ai peur que les autres les déchirent. Parfois ils sont en colère ; je dessine des choses… » Il laissait cela en suspens. Des choses… Des visions, il ne savait pas comment qualifier cela. Des choses qu’il voyait, qui apparaissaient dans sa tête ; des souvenirs qualifiait-il. Parfois pensait qu’il était l’auteur de ses drames puis comprenait après avoir dessiné que ce n’était pas lui. Il n’en contrôlait rien et les esprits étaient furieux de voir leur vie ainsi dévoilée, de voir la vérité sur ses papiers et le tourmentait en partie pour cela. Mais il avait besoin de les dessiner sans quoi il s’en croyait coupable, il dessinait parce que ça lui faisait du bien. Il dessinait des visages, des expressions qui furent un instant siens. Le sentiment immonde que toutes ces vies sont les siennes…

Ses dessins macabres, il les cachait. Parfois il avait peur que l’on vienne l’accuser de toutes ces choses ; il avait peur tout simplement. Il caressait le dessus de sa pate si soyeuse ; son regard le fixait avec attention avant d’ajouter d’une voix qui se vrille « Tu n’es pas méchant. Tu ne m’as pas fait de mal ; je veux dessiner avec toi. Est-ce que… L’on se reverra un jour ? » Il fut assez stressé et ses doigts c’étaient mis à tordre un peu les poils ; rougissant de plus bel en ôtant sa main de façon assez précipité. Il espérait le revoir un jour ; voir Colin ailleurs. Peut-être seront-ils amis alors s’il le voulait. Il avait peur de partir et cela même si son lit lui manquait à cet instant ; il ne voulait pas perdre ce lapin pour toujours. Car enfin, il avait peur tout seul la nuit ; les diables courent les rues à cette heure ci. Les diables et le lapin. Un soleil dans la nuit. Son soleil à lui. – Ô dis moi que tu veux me revoir, dis moi que je peux être cet ami que tu n’as jamais eut. Dis-moi que tu peux me comprendre, que mes mots ne sonnent pas fous dans tes longues oreilles… -

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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mar 15 Juil - 4:06



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Je regarde mes pattes et souris. Le Prince dit s’entremêler dans les mots plus que les contrôler. Je comprends la chose. Le langage écrit est une chose complètement abstraite. Pourtant si merveilleuse. Certain dessinent les mères perdues, d’autres écrivent les Princes. C’est ainsi. Et c’est parfait de la sorte. Peut-être que les mots ne comprennent pas Maddox, c’est possible. Pas grand monde semble le comprendre. Alors il n’y a grand changement. C’est triste à penser. Mais ça fait son sens. Peut-être je pourrais lui enseigner à écrire, un jour. Je doute que notre amitié s’engage à ces falaises. Après tout, je ne suis qu’un lapin, il est un Prince. Mais j’aime rêver. Ce n’est pas grave. Regardez, je souris. C’est parfait. Je suis heureux, tant que le Prince l’est.

Je trébuche dans mes mots parce que je suis nerveux devant les gens. Nerveux de faire les gaffes. Sur papier, il est possible de tenter, d’effacer, de recommencer et de se plonger dans n’importe quelle folie. En personne, une syllabe de trop peut devenir catastrophique. Je pèse mes paroles, j’espère qu’il sait les apprécier un peu. Je ne parle jamais aux gens. Surtout pas aux Princes. Je remarque que c’est le premier que je rencontre. Le dernier aussi, je souhaite. Il est assez stressant de faire la dicter d’une pensée bien trop élaboré à un jeune ange. C’est un ange, oui. Il me serre les pattes. Il m’appuie, m’aide, me supporte. C’est magnifique. J’aimerais verser une larme à l’instant. Je crève de chaud, mais j’ai l’impression que ce geste seul vient d’évincer une froideur que je n’avais même pas remarquée tant elle était implanté en moi. Je t’aime, Prince.

Il avoue lui aussi dessiner seul. Car il craint que l’on ne porte colère à ses œuvres qui sont… quoi? Il ne termine jamais sa phrase. Je redresse le menton, alors, et lui porte un regard curieux. Que dessine-t-il? Des scènes horribles? Tant de violence? Tant de grossièretés? Je n’arrive pas à m’imaginer cet enfant coincé dans un corps de grand se faire une plume agressive. Mais vraiment pas. J’attend la suite en le fixant, troublé. Puis elle ne vient jamais. Elle est perdue.

Il semble aussi nerveux que moi. Nous formons un duo pitoyable. Mais bien confortable et chaleureux, alors c’est tout ce qui m’importe. Il me demande si nous allons nous revoir pour dessiner. Mon cœur s’emballe, prend trois gammes plus rythmées d’un seul bond. Sourire jusqu’au oreille, comme la tête décapité que je tiens sous mon bras. Mais plus doux, bien sûre. Je me redresse d’un saut de lapin sur le banc. Puis passe ma grande patte de griffes dans ma poche de mon costume. Je sais que dans mon pantalon se trouve mon portefeuille que j’extirpe. Avec peine et misère. En l’ouvrant, une carte se dévoile. Neuve et prête à être donné à n’importe quelle bonne âme qui veut bien la saisir. Défi de la saisir de toute précaution dans mes grosses pattes, mais j’y parvient et lui la donne. C’est une carte d’affaire où se retrouve mon nom complet, un filet d’encre, le titre de ma profession et mon numéro de téléphone. Je suis rougis par la timidité. Comme un gamin de classe qui donne son adresse à un voisin d’école pour la première fois.



J’ai un tas de trucs à mon appartement; de la peinture, du fusain, des feutres… Tu… Peux m’appeler quand tu veux. Pour dessiner, ou… Ou discuter simplement. C’est comme tu veux.



Mes amis que je n’ai pas peuvent m’appeler pour n’importe quel raison et je serais là pour eux. Je lui souris et regarde autour de nous, comme si craignais qu’on nous épie. Rien. Pas l’ombre d’un passant. Ni même la brise d’un arbre fouetté de feuilles. C’est mort. Et chaud. Comme toujours. Je reporte attention à Maddox et baisse la tête pour m’approcher un tantinet de son visage. Le Prince a droit à ma curiosité. Mes inquiétudes aussi.



Mais… Qu’est-ce que tu dessines que tu ne veux pas montrer aux autres?



Parce que je m’inquiète. Et que je le saurai d’une manière ou d’une autre quand l’on sera dans mon studio. Si seulement il garde sa parole et m’appelle pour venir me visiter. Ou que je prends le courage de l’inviter un jour de pluie. Je suis convaincue qu’il ne s’agit des horreurs auxquelles les gens prennent rage. L’Art reste Art et le restera jusqu’à la fin des mondes. Et jamais je ne pourrais le juger pour ce qu’il dessine. Sans quoi, je devrais me juger pour ce que je porte. Comme les peau de lapin, par exemple.



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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Dim 20 Juil - 17:10

A peine eut-il demandé timidement à l’animal s’ils pourraient se revoir, celui-ci bondissait de sa place et les traits du visage du Prince se déformèrent d’inquiétude. Non pas, pas celle que le Lapin lui fasse du mal ; mais qu’il prenne la fuite. Mais il fut rassuré de le voir rester et chercher quelque chose dans sa… Poche. Un lapin avait donc une poche. C’était fabuleux. Il le vit peiner à chercher, mais son inquiétude avait laissé place à un tendre sourire sur sa gueule d’ange qui fixait Colin avec insistance et curiosité. Puis sorti de sa poche un morceau de papier de son porte feuille qu’il devait être difficile de l’ouvrir avec des mains aussi grandes ! Il se garda pourtant de l’aider ; il n’osa pas. Il lui tendait doucement et lentement Maddox tendis la main pour s’en emparer. Il ne voulait pas le perdre, alors il la rangea précieusement dans les pages de son livre qu’il ferma avec soin. Regardant au passage le nom de son Lapin et le fait que cette petite carte était vraiment très jolie bien que simple. Lui, n’avait pas de carte de ce genre, il se réjouissait que Colin lui en ait donné une. Il se pinçait les lèvres, timide de montrer trop de sa joie. Pourtant, son petit cœur battait de folie d’un bonheur plaisant. En parallèle, il lui explique avoir du matériel chez lui ; doucement il relevait ses yeux bleus vers Colin, un sourire qu’il ne pouvait dissimuler et ne chercha pas à le faire. « D’accord… » Soufflait-il comblé de joie ; il ne savait pas s’il oserait lui téléphoner. Mais au fond de lui, il espérait trouver le courage de le faire. « Merci… Je… Suis heureux. » Bafouillait-il ; c’était difficile pour lui d’exprimer ce qu’il ressentait. Mais avec Colin, il se sentait libre. Il était si doux. Oui, son tendre ami… Un sourire enfantin décorait son visage qui disparu quand il l’interrogea sur ses dessins. Le visage de Colin si proche du sien, il se senti alors oppressé et dégluti avec difficulté.

Il baissait les yeux, tortillait ses doigts. Il était toujours assit et Colin se tenait debout devant lui ; puis enfin. Il ouvrait les lèvres pour tenter quelques explications ; honteux et apeuré. « Je dessines des choses que je vois… Dans ma tête… Des… Des secrets… Il ne faut pas le dire, les amis invisibles ne veulent pas que les autres le sache. Ne dis rien Lapin… » Il relevait enfin le nez, ses yeux brillés de crainte comme si on le menaçait de mort. C’était quelque peu le cas ; les esprits menaçaient de l’emporter en enfer et Maddox avait beau pleurer on ne lui laissait que très peu de répits. Il se levait du banc, il était stresser ; son regard azuré parcourait les alentours. Il ne vit personne, mais souvent ils se cachent. Il est terrifié ; il approchait beaucoup trop de l’homme lapin pour lui dire d’une voix tremblotante « Parfois… Ils ont fait… Des… Choses horribles. Je ne veux pas les voir, mais c’n’est pas de ma faute… Ça fait du mal. » Il souffrait de ce qu’il pouvait voir, il se sentait brutalisé par ses images invasives qu’il ne pouvait pas fuir. Il ne lui restait qu’à pleurer, supplier : en vain.

Il a froid, il a peur. Peur des représailles. Un brin paranoïaque, il fallait dire qu’l avait vécu d’horribles choses. Il avait été battu et les souvenir de tortures nocturnes par les démons demeuraient vifs. Il était terrifié ; il avait si peur que c’était à peine qu’il osait respirer. Maddox laissa couler quelques larmes le long de son visage à l’allure androgyne ; baissant la tête pour se cacher derrière ses cheveux. Prince a envie de fuir. Mais ses pieds sont bloqués dans du béton armé. Il cherche refuge. Puis le trouva en relevant la tête ; ses joues noyées de larmes. Se cachant dans les yeux du lapin, un regard tendre qui semblait chercher que faire pour l’aider. C’était fait. Il pleurait encore, ça faisait du bien. C’était sa seule défense. Il ne savait pas si cela lui apportait sécurité ; mais il espérait toujours que l’on aurait pitié de lui parce que c’était à priori tout ce que l’on pouvait lui donner. Puis il se cachait entre ses mains. - Ne me regarde pas lapin, je suis juste horrible à voir… Juste horrible…-
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mar 29 Juil - 2:04



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Je l'observe; le Prince semble heureux. Et au delà de passer pour le fou du Roi qui tente les prouesses pêcheuses de sourire sur les nobles d'un guillotine malfamée, je lui donne joie en lèvres de douce amitié. Je mettrais ma patte au feu qu'il est content d'avoir contact avec moi. Je suis heureux aussi, alors. Il accepte même d'une petite voix, celle d'une enfant débordant de fébrilité pour l'anticipation d'un pas vers le régal, la sienne. Maddox avoue même être si heureux... Je souris à pleines dents. C'est une manière comme une autre de lui dire d'accord aussi. De lui dire que je suis heureux de même. De lui dire merci. De lui dire que je l'aime.

Et alors que je reprend place à ses côtés, il dicte ce qu'il dessine. Des choses horribles. Affreuses. Des secrets. Si chaud. J'ai si chaud et un frisson parcoure mes bras tout de même; je sens ma fourrure de lapin se hérisser doucement, comme une araignée montante sur la peau. Pauvre Petit Prince. Il doit se sentir seul, lui aussi. Et le restera sans doute. Parce que qui d'autres a à affronter des démon sortant de sa propre plume sans qu'on le veuille, que ses histoires soient réelles ou non. Car, oui, peut-être est-il fou et psychotique, même si je donne toute mes croyances et confiances en ses paroles. Et même si c'était le cas, même s'il était vraiment fou, je l'aime et l'attriste toujours autant; le cas n'en est pas moins pire.

Mais c'est mon ami, désormais. Je lui ai donné mon cœur. Celui de lapin, bien sûre. Celui d'humain, je désire qu'il batte toujours en ma poitrine, si possible. Je veux le croire, alors je le crois. Je veux être là pour lui, alors je suis là pour lui. Pourquoi est-ce que mes actes suivant mes pensées seraient plus complexes que cela? Je n'ai jamais eut d'ami, il s'agit de mon premier – si on peut le qualifier de telle – et je sais les relations humaines très épineuses, même beaucoup trop pour que j'en ai déjà eut une en dehors de ma famille. Est-ce vraiment aussi simple? J'en doute. Mais pour Maddox, j'y arriverai, coûte que coûte.



T'inquiète... Je le dirais à personne.



Entre autre parce que je n'ai personne à qui le dire. Rabbit Dickens, peut-être? Il le sait déjà de toute façon. Il sait toujours tout ce que je sais, parfois même avant moi. Mais je vois alors que ce que lui font ses visions lui sont beaucoup plus angoissantes que je pourrais même l'imaginer. Il s'approche de moi. Je cesse de bouger, même de respirer. Et seules mes cils battent des ailes quelques fois avant de laisser leur paupière s'écarquiller à l'extrême. Il semble désespéré. Complètement. Mes mains se mettent à trembler. Il respire l'anxiété. Je sais, je hume l'arôme puante de la peur sortir de ses mots. Je serre des dents. Je n'ose même plus imaginer les cauchemars. De toutes façon, ils me viendront d'eux-même cette nuit. Quand mon subconscient me donnera le Prince à boire.

C'est un geste totalement spontané et lent. Presque incertain, mais tout de même lourd. Je profite de la proximité pour entourer son petit corps de mes énorme bras velus. Mon torse de poils blancs se presse contre le sien qui bat la chamade, j'en mettrai l'oreille au feu. Et mes grosses pattes de griffes viennent lui faire douce étreinte serrées, et tout de même aussi tendre que l'envolé d'une colombe.

Je serre son corps. Sans trop savoir s'il trouve la situation inconfortable ou rassurante. Du moins, moi ça me rassure. Je sens ce petit corps vivant et fragile tout froid contre le mien bouillant et lapin, et mon cœur fond. C'est une coulisse qui défit mes poumons et plonge dans mon estomac si lascivement que j'en soupire un bêlement faible. Mes yeux sont de l'eau, mais je retiens les ruisseaux. Et tout simplement, je murmure:



Tu sais quoi? Quand tu te sentiras pas bien et que t'as besoin d'aide, tu m'appelles, okay? Je serai là pour toi, coûte que coûte. Une promesse de lapin – les plus douces promesses.



Je fais un sourire qu'il ne peut voir à la blague qui n'en était pas vraiment une. Ma tête est postée sur son épaule, contre la sienne. Et j'espère de tout cœur qu'il croira mes paroles sur parole. Les mensonges sont si faciles entre personne. Je les déteste. Je n'en veux pas pour le Prince. Je veux du réconfort pour lui. Qu'il sache que le lapin monstre est là pour lui.

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Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mer 30 Juil - 23:31

Comment passer du bonheur aux larmes ; il en avait le secret. Il parle des esprits. Il a peur. Il ne veut pas qu’ils se fâchent contre lui ; mais il avait besoin d’en parler. Lapin promis alors ne dire à personne ce qu’il contait. Il le croyait. Il avait confiance en lui ; pourtant il était un inconnu n’est-ce pas ? Quel inconnu ? Il lui avait ouvert son cœur. Maddox ne savait plus que faire de ce corps ; il ne se maitrise pas. Il a l’allure d’un jeune nourrisson. Il est perdu, il cherche le confort. Le regard de Collin le rassure, mais il a honte d’être regardé. Alors il se cache ; le visage au moins. Il était si laid. Il était juste incapable de se voir. Il est caché, il ne le voit pas arriver. Il le sent. Son odeur. Lapin… Que fais-tu ? Il est prisonnier de ses pates de velours. Il a peur, geint comme un animal errant. Se laissait faire. Il est contre se torse douillet ; il a l’impression de n’être qu’un sac d’os. Mais Colin est confortable. Il avait bien chaud dans ses bras. Il le serrait fort ; il se laissait bercer ; il se sentait bien. C’était enfin permis. Prince se sent tout petit, il se sent protégé dans les bras de son ami. Il est au creux de ses bras ; il fermait tendrement les yeux. Ses larmes s’essuyaient sur son doux pelage. –Protèges moi Lapin, protège moi pour toujours…¬- Une prière silencieuse ; il veut croire que son ami l’entend.

Il parla alors ; sa voix douce. Sa voix d’adolescent. Il ne sait pourquoi, il a la sensation que Colin est si jeune. Il sentait sa tête d’homme contre la sienne, elle est brulante. Lapin, pourquoi as-tu si chaud ? Etait-il malade ? Il ne le souhaitait pas. Il promet à son oreille ; Prince ouvrait alors les yeux. Il avait raison ; sa promesse était si douce. Son cœur bondissait et il avait envie de pleurer de joie cette fois ci. Il ne l’accablait pas d’être fou ; il semblait le croire tout simplement. Doucement, il passait un bras autour de son cou ; il le serrait tendrement de ses petites forces. Puis enfin ouvre la bouche et murmure à son tour « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé… » Comme le petit Prince. Il continuait ; collant doucement sa joue contre celle de Collin. Il aimait sentir son odeur, tant bien il semblait se mêler à celle-ci l’odeur de la sueur. Etais-tu fatigué mon ami ? « Tu n'étais encore pour moi, qu'un petit lapin tout semblable à cent mille petits lapins. Et je n'avais pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... Tu connais cette histoire… Mon lapin ? » Il rougissait. Sois mon ami. Il ne se décollait pour autant de son ami. Il n’avait pas aussi peur avec lui ; il pouvait le toucher. Il pouvait être touché, sans pleurer. Ô qu’il était bien.

La vie était monotone, il chassait ses rêves et les esprits le chassaient. Mais à présent, sa vie était ensoleillée comme celle du renard. Les bruits le font entrer sous terre ; mais la voix de Collin le sortirait de son terrier. Il n’existe point de marchand d’amis expliquait le renard. Et Colin, n’avait point d’ami. Il en avait voulu un ; alors il l’avait apprivoisé. Doucement, il décollait sa tête, il reculait comme il le pouvait ; tendait la nuque pour le regarder. Doucement, il dessinait un sourire sur son visage fatigué et marqué de larmes. La nuit fut éprouvante. « Accompagnes moi chez moi, les rues ça me fait peur maintenant. Mes jambes, elles sont toutes fatiguées ; je voudrais rentrer maintenant… » Il est capricieux ; il est un Prince. Ses caprices sont minimes ; presque mignon. Il laissait ses doigts s’accrochaient derrière sa nuque ; il sentait comme sa peau était chaude. Pourquoi es-tu si fiévreux ? Ses yeux bleus l’observaient ; il ne voulait pas s’en aller si le Lapin n’était pas bien ; probablement pourrait-il trouver un verre d’eau à lui offrir chez lui. Mais… Oserait-il le faire entrer chez lui alors que Nitzan n’était pas là ? –N’ouvre jamais aux inconnus mon Prince.- Mais… Colin n’était plus un inconnu n’est-ce pas ? Il était… L’unique.

HJ : Y'a pas de souci. J'ai parlé avec Nitzan de notre rp. Comme tu as un petit lien avec elle; on a pensé rigolo que Colin dorme sur le canapé de Maddox (puisqu'il habite chez Nitzan) et qu'on finisse sur un rp à trois si t'es partant !
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mer 13 Aoû - 7:31



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Le Petit Prince. Je souris. Je le serre dans mes bras comme s'il avait été mon protégé, mon enfant, le renard ou le mouton dans la cage. Il est adorable, et il fait certainement un merveilleux Petit Prince. J'aurais dû me douter plus tôt qu'il était ce blond sans blond aux cheveux. Ce petit qui ne sait dessiner, sauf les mamans décédés peut-être. Alors je suis responsable de lui? Je ne sais trop si je devrais avoir peur, mais j'ai chaud au cœur comme il est impossible de ressentir autrement que d'amour. D'accord. Je prendrai soin de toi pour toujours. Et tu seras mon amour de Prince. Je le sens pleurer sur mon épaule, je l'entends se blottir contre moi et se consoler de mes étreintes. Et je renforce mes bras autour de lui. Si précieux, si fragile. Je t'aime, mon ami.



Bien sûre que je connais cette histoire. Elle est magnifique.



Exactement ce terme. Magnifique. Prince et son Petit étaient tout deux magnifiques. Je suis désolé de t'avoir effrayé. Non, je n'avais besoin de t'effrayer. Tu n'avais besoin de crier. Mais maintenant nous sommes unique l'un pour l'autre. J'avais besoin, sans le savoir, de toi et ton cœur d'or. Tu me pardonneras plus tard si je me suis épris trop vite de notre amitié. Mais je t'ai apprivoisé si facilement, avec tant de douceur... Je ne veux faire autrement. Plus maintenant. Tu es peut-être unique pour moi. Tu es aussi tout pour moi. Si je ne t'avais pas connu ce soir-même, la mélancolie aurait encore été ma nuit. Maintenant, elle sera chaleureuse et pleine de vie.

Je suis heureux. Plus que jamais. J'ai un ami. Et un câlin en prime. Je souris comme toutes les fleurs du monde – sans épine, cette fois. Et j'écoute ses mots. Son souffle. Ses cheveux et sa peau sur la mienne. Ils parlent tous. C'est un chant que j'entends pour la première fois, et je le cajole de tant de secondes! Tu es le voleurs de mes peines. Tu sais qu'avec toi je vais apprendre à rire? Et à enseigner le dessin. Et l'écriture. Et la cuisine, peut-être. La marelle. Les histoires. Les chants et les musiques. Je n'ai jamais entendu des mots aussi gentils de la part de quelqu'un; et ce sont les tiens. Alors quand tu te redresses, te décolles un peu de ma poitrine de lapin, que tu me demandes à ce que je t'accompagne jusqu'à ta maison, je ne fais rien d'autre que de continuer à sourire.



D'accord.



Je dis au final entre des dents qui ne mordent pas, qui se dévoilent plutôt d'entre des lèvres étirées. Pour lui, je crois que je ferais n'importe quoi à l'instant. Il est la nouvelle flamme de ma vie. Est-ce qu'il abuse de ma gentillesse? Est-ce qu'il exagère? Est-ce que moi j'exagère? Peut-être bien. Mon cœur bat au bonheur. Alors je m'en fiche. Il a besoin d'aide. Et les amis s'entraident, non? Je lève mon dos, mes jambes aussi. Et je prends soin à aider Maddox à se relever aussi. Mes jambes sont en compote, peut-être est-ce la fatigue. Ou l'émotion. Je prends la peine de bien ranger mon portefeuille dans ma poche et de placer ma tête de lapin sous mon bras. Mon autre garde précieusement l'équilibre du Prince.



Tu vas aller chez cet inconnu?



C'est un échos colossale et lointain, comme tous les autres. Sur un ton concerné, peut-être inquiet. Je m'arrête un moment. J'étais confus, il n'y avait pas deux secondes. Et incertain. Mais ma joie avait évincé le tout. Peut-être Rabbit Dickens a-t-il raison. Peut-être ne devrais-je pas aller chez Maddox. Peut-être. Je préfère prendre le risque. Me jeter dans la gueule d'un possible loup plutôt que de défaire cette amitié nouvelle et trop importante pour moi.



Dirige-moi et je te raccompagne avec plaisir.



Oui. Oui je vais y aller, Rabbit Dickens. Il ne répond pas.

hrp:
 



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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 16 Aoû - 22:32



Une histoire magnifique, prince sourit alors. Il aimait cette histoire, bien plus que n’importe qu’elle histoire. Le petit Prince imaginait tant de choses ; le petit Prince avait alors une belle âme. Il est bien, dans les bras de son ami. Ils sont bien, ils se découvraient d’une certaine façon. Tout avait été anormalement vite ; la confiance était une chose qu’il ne donnait pas aussi facilement. Cela lui faisait peur, mais il était enfant et finalement quand l’on montra sa belle âme ; alors il croyait en sa bonté tout simplement. Sa beauté, il était un lapin magnifique. Le plus beau de tous les rongeurs ; peut-être en était-il le roi. Il ne savait pas ; probablement ne le lui dirait-il pas tout de suite. Un jour peut-être. Ils s’apprendront puisqu’ils sont amis désormais. Il s’était laissé épris par tant de douceur, oui le Lapin était de velours il en était persuadé. Alors ; il lui demande de l’accompagner chez lui. Parce que les démons rodent la nuit ; parce qu’il y avait bien trop de dangers et qu’il n’aurait jamais du sortir tout seul. Non jamais. Mais il avait été en mal d’amour, en mal d’ami.

Collin accepte, tout sourire. Maddox lui rendait ce faciès bienveillant. Il touchait encore doucement la douceur de son pelage du bout des doigts avant de s’échapper de cette douce étreinte. Il rougit un peu, reprend son livre abandonné sur le banc, se tourne vers Collin inquiet. Il pensa un instant que celui-ci allait s’évader. Que tout cela n’avait pas été réel. Mais il est encore là. Son bel animal souriait ; il se sent alors rassuré. Garde son livre précieusement, ne remarque pas que le doute envahis le regard de son nouveau camarade. Il attendait seulement, puis il lui demanda de lui faire l’itinéraire pour le conduire chez lui. « Ce n’est pas très loin Lapin… » Lui annonçait-il avec un léger sourire sur ses lèvres innocentes. Il hésite un instant, puis il prit cette pate dans la sienne. Ils commencent à marcher alors. Ils passent devant le club de Jazz le plus populaire du quartier. Des hommes les observaient étrangement. Pas très banal de voir un homme tenir la main d’un énorme lapin à la tête humaine. Maddox pressait un peu le pas, angoissé par autrui. Il n’aime pas ça, il ne veut pas qu’on le regarde. Non, qu’on le laisse tranquille ; il n’avait donc rien fait de mal. Enfin ils dépassaient les lieux, passent devant de nombreuses boutiques à la devanture close. Les choses sont étranges la nuit ; vraiment. Un homme est au sol ; dans un sac de couchage contre une poubelle ; il buvait au goulot d’une bouteille en verre à la vue de tous. Sa barbe est très longue et cet homme avait l’air très sale ; il les fixait de ses yeux tristes. Maddox se serra un peu plus contre son ami. Ne me regarde pas…

Puis enfin, ils arrivaient devant une devanture close. Le Music Hole. Prince retrouve alors ses repères. De nombreux saxophones sont en vitrine ainsi qu’un piano majestueux sur lequel le petit Prince tentait quelques notes maladroites avec un ami de Nitzan. Il lâche même sa pate pour venir regarder à travers la vitre. C’est la première fois qu’il le voit la nuit. « Viens suis-moi… » Ils se glissent dans la petite rue sur le coté ; arrivent devant la porte qu’il n’avait pas même verrouillé dans son insouciance d’enfant. Il la pousse doucement ; l’ouvre de quelque centimètre avant de se tourner vers Collin. Ô non… C’était un moment étrange qu’il n’aimait pas vraiment. Un air triste s’installe sur les traits de son visage « Est-ce que… Tu dois partir maintenant ? » Est-ce qu’il pouvait rester un peu avec lui ? Devait-il déjà s’en aller ? Collin avait l’air bien fatigué ; peut-être voulait-il retourner dans son terrier. Oh qu’il devait y faire froid. Mais peut-être qu’il n’avait jamais froid, sa peau était si chaude. Mais il ne voulait pas que le lapin se sente obligé de rester un peu avec lui. Mais peut-être… Peut-être voudrait-il alors voir ses dessins ou peut-être… Manger quelques biscuits parce qu’il y en avait plein dans les tiroirs qu’il pouvait utiliser et… « J’aimerai que tu restes ; je suis tout seul et personne ne sera là quand ils viendront me chercher. » Tu sais… Les amis invisibles… Ceux qui veulent que le les suivent, ceux qui me font hurler de peur et se rient de mes larmes.

Un nouveau caprice. Puis alors il se souvenait des mots de Nitzan, ceux qui disaient de ne pas ouvrir la porte aux inconnus. Mais… Collin n’était plus un inconnu n’est-ce pas ? Ses yeux bleus le fixaient, inquiet. Qui sera là pour le consoler ce soir ? Les cauchemars ne cessaient jamais, depuis des semaines le harcelaient sans cesse. L’épuisait. Ses yeux bleus ne quittaient pourtant pas l’étrange lapin qui lui fait face ; derrière lui se trouvait un couloir qui menaient au escalier ; au premier ils trouveront l’apparemment de Nitzan et sous les combles : son royaume. Un endroit qu’il n’avait montré à personne ; un endroit où il se pensait en sécurité malgré les démons qui y rodaient. Nana se tenait là, l’esprit le protégeait tant elle protégeait Nitzan de son amour bienveillant. Oui, tous les amis invisibles ne sont pas forcement cruels.

« J’aimerais que tu restes… Mon ami. Que tu me parles encore, de toi. » Il se sentait stressé par la situation. Il ne savait pas comment Collin réagirait ; mais il croyait qu’il le comprenait et qu’il pouvait l’accepter comme il était. Maddox était bien naïf ; c’était le plus doux des défauts. Il était curieux, de connaître un peu mieux son nouvel ami ; un précieux comme il n’avait jamais eut. Il lui adresse un pauvre sourire attendris ; un sourire qui espérait tout simplement. Reste je t’en prie… Il aurait voulu en savoir plus sur cet étrange lapin ; sur cette personne qu’il y avait tout cette délicate fourrure.


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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Ven 5 Sep - 5:37



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Nous prenons marche. Il tient ma patte et je tiens ma tête. Le couple que nous formons à cette heure d'une nuit perdue doit être étrange. Magnifiquement étrange. Je nous imagine au loin, sous les réverbères d'une rue qui donne l'horizon de la fin des âmes, et je m'incline devant notre candeur. Si seulement nous pouvions prendre ce moment en dessin... Et nous le pourrions. Le pense-bête accumulé entre mes oreilles décrit en belle minutie chacun des centimètres de cette scène de lune. Nous sommes beau, ensemble, Maddox. Alors je resterai ton lapin pour toujours. Je t'ai apprivoisé, et tu as su si bien faire de la même sorte avec moi, Prince... Avec la peluche sur le dos, ou sans. Cela n'a plus vraiment d'importance. Heureusement, et à mon grand bonheur.

Pas très loin, il m'a tout juste informé. Je compte mes pas, pesants et poilus. Les coussinets sous mes pieds me donnent l'impression d'être sur un nuage, ou peut-être la route pour se rendre chez le Petit Prince en est-elle constitué. Qui pourrait répondre à cette question? Je n'en sais rien. Je ne saurais imaginer qui d'autre Maddox a invité dans son terrier, ou même à quelle genre de logis m'attendre. Je pense à un château, petit et mignon, avec des lucarnes aux couleurs impossibles et un balcon offrant vue sur un azur de ciel imaginaire. Nous marchons jusqu'aux abords de mes rêves et d'un bar d'où découle de la musique de films policiers tirés des années des années quatre-vingt. Et il y a des yeux qui nous fixent. Je les fixe. Grandement. Je suis fasciner. Les regard s'emboîtent sur les miens et tracent mon ombre jusqu'à perte de vue. Je n'ai jamais vu personne me porter autant d'attention sans que je porte le masque. Bien sûre, je le porte. Sous mon bras. Peut-être est-ce pareil. Je me calme.

Un sans-abris nous zyeute comme s'il avait déjà vu des scènes tout aussi hors du commun. Je le crois. Il me donne l'impression que la larme veut quitter ses paupières. Je lui souris. Il boit. Et disparaît. Et je perds la main du Prince. Mon menton se tourne vers lui, doucement. Il lèche la vitrine d'un magasin d'instruments de musique. Je souris. Et la ruelle le gobe. Alors je le suis en pressant le pas. J'espère de tout cœur que nous somme bientôt à son chevet parce que les dalles grises de l'endroit me rappelle mes craintes. Les ruelles ont tous les droits de me faire peur, la nuit, en tout cas.

C'est comme si Alice lui avait montré le chemin. Le lapin, toutefois, n'est pas en retard. Et il est gris, non blanc aux yeux rouges. Une porte apparaît de nul part dans la brique et Maddox s'y pousse. Et le Prince tombe dans son air si timide, si charmant. Et il me demande si je dois partir. Je relève drastiquement le visage. Est-ce une invitation? Mon cœur manque quatorze battements bien comptés, et je change la position de ma tête édentée pour la positionner sur ma poitrine et la serrer contre moi. Je lui porte un sourire en coin et hoche non de la tête, en laissant ma prunelle naviguer sur le bas de sa porte. Non. Le lapin n'est pas en retard. Peut-être est-il un lièvre? Dans ce cas, il prendra bien une tasse de thé.

Maddox se dit seul, d'autant maintenant que lorsque les invisibles viendront. Je serre des dents et n'ose le regarder. J'ai peur. Pour lui. Qu'importe qu'il divague ou que, comme moi, il aie certaines choses à contempler dans ses miroirs. Je resterais donc avec lui. Pour le protéger? Je ne pense pas. Je crois que les lapins sont de piètre chevalier. Je suis un piètre chevalier, du moins. Mais si le Prince a besoin d'une histoire pour s'endormir, je suis là et je le prends dans mes bras. Alors quand il me demande de rester, je prends son iris avec la mienne.



Mais bien sûre.



Parce qu'il n'y a rien à craindre, rien à débattre. Rien à réfléchir et rien à hésiter. Bien sûre, j'accepte son invitation. La première que je n'eus jamais reçue. La plus belle d'entre toutes, j'en suis certain. J'étire mes lèvres; je suis au comble du bonheur. Aux anges, aussi. À tout ce que les Paradis ont bien à m'offrir. Alors j'entre dans le hall de son appartement. C'est une cage d'escalier on ne peut plus ordinaire, avec de la rouille sur la rampe d'accès. J'adore les endroits communs de la sorte, car je sais qu'ils dévoilent des trésors insoupçonnés. Je monte avec lui la bute menant à sa porte, et garde le menton bien haut. Comme si je m'attendais à voir le belvédère des astres. Nous arrivons devant sa porte et je piétine d'impatience en attendant qu'il ouvre. Tout doucement. Je serre encore plus la tête contre mon torse, j'aurai sans doute à la recoiffer. Mais Maddox n'y verrait aucun mal, c'est une évidence.

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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Lun 8 Sep - 19:23

Il ne devait pas partir, c’était bien ce qu’il disait. Maddox, sourit alors. Il aurait voulu qu’il reste avec lui. Même si c’était effrayant de faire entrer quelqu’un ici, dans cette maison. Mais, comment pourraient-ils faire autrement ? Ils ne pouvaient pas rester toute la nuit dehors et puis, c’était bien trop dangereux. Il ne savait pas si les pelages pouvaient protéger du mal, il pensait simplement que c’était juste délicieusement doux. Si doux, il ne le toucha pas pourtant. Il lui demande de rester, mais il demande surtout de le suivre. Il insiste, ne sait pas comment le formuler. Il essaie. Puis il pense que Collin comprend. Il comprend parce qu’il accepte. Parce qu’il semble heureux, parce qu’il serre sa tête. Il se demandait s’il étouffait de serrer ainsi sa pauvre tête. Probablement pas, il semblait heureux. Alors, ils entrent. Ils sont dans un vaste couloir ; se trouvait non loin la porte qui menait dans la boutique d’instruments que tenait sa tutrice ; puis il montait sans un bruit les marches une à une. Le premier étage, puis ils continuaient jusqu’au second étage. Jusqu’au plafond. Il avait posé ses doigts fins sur ses lèvres pour retenir un gloussement. Il avait envie de rire, parce que le lapin marchait sur la pointe des pates. Mais il était bien silencieux même s’il aurait sauté sur le vieux bois de l’escalier qui grinçait cependant sur certaines marches.

Ils arrivaient devant sa porte, il ne cherche pas de clé. Tout est ouvert. Il appuyait doucement sur la poigner, il ouvre la porte et se tourne vers son nouvel ami dont les yeux brillaient de tant d’étoiles que cela fascina Prince qui l’observa un instant de ses grands yeux bleus émerveillés de tant d’expressions sur un visage guilleret. Puis il pousse la porte pour de bon, franchi la limite de son havre et trouve sans difficulté l’interrupteur pour dévoiler un cocon sous les combles. Un immense salon avec une pseudo cuisine ouverte avec le minimum syndical bien que l’on n’y trouve ni four, ni plaque où Prince pourrait courir le risque de se bruler. Quelque part, derrière un paravent se trouvait sa chambre ainsi qu’une douche derrière une porte coulissante. Mais avant cela, il y avait un large canapé posé en face de la télévision. Puis un large mur blanc, du moins. Anciennement blanc où se superposaient des couches de peintures qui étaient de véritables chef d’œuvre bariolés et parfois, sortaient du lot des images terrifiantes.

Après quelques secondes, à fixer le visage de Collin et ses réactions, il s’aventure à lui prendre la main, ou plutôt la pate après avoir ôté ses chaussures délicatement déposées à coté de la porte à cotés d’autres paires qui trainaient là. Il aimait les choses bien rangées c’était un fait. Le dirige vers le canapé et hésite. Là, c’était sa place. Et ici, celle de Nitzan… Et… Et bien, celle-ci sera celle de Lapin désormais. « Assis-toi. Là… » Indiquait-il timidement. Il attribuait ainsi une place à son ami avant de venir prendre sa place. Il pose sagement ses mains sur ses genoux, un sourire niais sur le visage en fixant Collin. La coutume voulait que l’on vienne servir quelque chose à boire à son invité, mais Maddox se plaisait tout simplement à le fixer ; l’observant dans ses moindres mimiques. Il aime ça, le regarder. Il aime l’avoir ici, avec lui. Ils se regardaient plus ou moins, l’instant et silencieux, peu gênant pour Seelerk qui n’y voyait aucun mal dans leur situation. Puis enfin, il rompit le silence « Est-ce que tu aimes les films ? Peut-être… Peut-être tu as soif… Parce que tu es tout rouge. » A sa dernière remarque, il ne put retenir un petit rire bien qu’il se planquait de façon quasi systématiquement derrière ses cheveux. La lumière de l’appartement le laissait bien trop voir et sa pudeur l’étouffait. Il était si laid, comment Collin pouvait-il supporter de le voir ? Il ne savait pas, il ne savait pas même pourquoi il voulait bien être son ami. Lui qui était une personne extraordinaire, il le sentait. Il riait, mais avait peur aussi. Peur de rire, peur de déclencher quelque chose parce qu’il ne connaissait pas les réactions de l’autre. On n’est plus seul lapin, n’est-ce pas ? Il regarde la tête sur ces genoux, il en avait bien moins peur, bien que son sourire ne cessait de le fixer selon lui.

C’est alors que Poe, le chat borgne de Nitzan bondit sur les genoux de Collin, Maddox sursauta toujours aussi surpris de cet animal. « Il n’a qu’un œil, mais c’est un œil qui voit tout… Il voit tout, comme moi. » Mais il n’y avait pas d’esprit ici. Du moins, pas d’esprit dont le medium puisse apercevoir le spectre. Cependant, Poe pouvait clairement sentir la présence en Collin bien c’est qu’il ne la jugeait pas alors nocive. Il baisse la tête, il n’aime pas trop parler des invisibles ; parce que personne ne le croit jamais. Il tripotait nerveusement le tissu de l’accoudoir du canapé ; la peur au ventre. La trouille qu’il s’en aille et le traite de fou. La peur qu’il le frappe, qu’il ait menti. Peur de pleurer encore une fois ce soir.
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mer 17 Sep - 5:37



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C'est comme si un voile s'était fait abattre pour tomber sur ses pierres et coulisser un décor de palais fantastique. Il n'y a pas une poussière, pas une souillure en l'air. La place est banale, presque coquette, et autour des roupillons de vaisselles et de sofas s'animent des histoires et des toiles sans cadres magnifiques, majestueuses. Je glisse un ou deux pas à l'intérieur, question qu'il puisse refermer la porte derrière nous. Mais c'est un réflexe, tout bonnement, parce qu'en fait, je ne m'en soucis plus. Je contemple les parois, les alcôves et les colonnes beaucoup plus immenses qu'elles ne le paraissent grandir et grandir sous mon nez. Et de toutes les magies de cet endroit, il y a la peinture au fond du salon qui m'ébloui le plus. Elle est mignonne et terrifiante à la fois. On dirait un cauchemar. Un cauchemar d'enfants.

Ma patte reste dans la sienne, je me laisse guider doucement, comme si le sol était un fragile verre. J'ai peur d'abîmer une perfection enrôlant la place, tranquillement. Le décor est un murmure, et on l'habite pour une heure. Peut-être deux. Mon menton est haut perché, contrairement à ses habitudes de se morfondre dans mon cou, et il dicte à mes yeux de regarder, d'examiner tout. Le Prince m'offre un trône. Je ne dis rien, je ne regarde rien. Je m'y dirige, très poliment, et reste ébahit par l'endroit.

Maddox s'assoit non loin de moi et me regarde. On dirait un enfant qui attend le verdict de sa note finale à une dictée longuement préparée. Et je reporte attention sur les murs. Je vois même les coups de pinceaux s'étendre sur le plafond. Je souris. Pendant un instant, je crois voir des couleurs. Impossible rêverie. Ses dessins sont magnifiques.



Tes dessins sont magnifiques.



Rien. Que le vide qui laisse à mes oreilles de quoi dormir et laisser mes iris se charger d'apprécier. Je souris, certes. Je suis heureux, encore plus. La première fois que l'on m'invite chez un ami je tombe sur le Prince de la Nouvelle-Orléan. Et il m'offre son château en visite. Et il m'offre même d'écouter un film. De boire un verre d'eau. Me dit que je suis rougis. Je porte attention sur lui et accompagne son rire à croquer de mon sourire débordant et inlassable.



Je prendrais bien un verre d'eau.



C'est un coup sur mes cuisses, que je ne vois venir et auquel je ne sais comment réagir. Je pousse un cri et sursaute par tous les Diables. Et sa poitrine garde le cardia d'un effrayé, se défait en crescendo en constatant l'adorable peluche à un œil. Je suis nerveux, comme toujours. Excité, de belle humeur, je dirais pour ce soir. Le chat me regarde. Apparemment qu'il voit tout. Peut-il voir Rabbit Dickens? J'ignore même s'il m'a suivit jusqu'ici, quoi que je le sais toujours au creux de ma poitrine. Comme il l'a toujours été. Ma deuxième tête, je la mets pose à côté de moi sur le divan. Je regarde la bête dans l'œil et porte mes énormes pattes à sa tête et son cou pour le caresser allègrement. Il ronronne et enfonce ses griffes dans le duvet de mes cuisses de lapin. Regard hypnotisant qui me donne somnolence en creux des paupières. Douceur noire et féline, tout simplement divine.



Comment... Comment sais-tu qu'il voit les amis imaginaires comme toi?



Ami imaginaire. Je ne suis trop certain de ce terme, mais c'est celui que j'utilisais bien souvent avec Rabbit Dickens. Je m'en tiens conforme.



C'est un chat magique? Il parle aussi? Quel est ton nom? J'ai envie de t'appeler Corbeau. Tu aimes ce surnom?



J'aime parler aux animaux. Il sont toujours gentils quand on leur montre candeur. Ils ne répondent pas, mais leur souffle sur la peau est suffisant. Et qui sait, peut-être est-ce le tigre du prince après tout...



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Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  
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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Ven 19 Sep - 19:49


Maddox aime l’avoir ici, le lapin est une personne nouvelle dans son entourage, dans sa vie. Mais il est lui-même surpris par cette facilité qu’il avait de s’adapter à lui, à sa présence. C’est naturel avec Collin, les choses sont plus simples. Prince a la sensation qu’il peut le comprendre, qu’il veut le comprendre. Les choses sont vraies, sincères. Il se contente de l’observer de ses grands yeux bleus curieux, alors que le regard de son bel ami se promène un peu partout. Il espère qu’il n’abimera bien, mais ses mains sont de velours alors pourquoi le ferait-il ? C’est alors qu’il lui annonce trouver ses œuvres magnifiques. Le dément sourit. Faiblement, d’une lueur sincère qui le fit rayonner.

Il lui demande un verre d’eau, mais Maddox n’eut point le temps de se lever. Poe fait son apparition ; fait sursauter le lapin qui manqua probablement un bond au plafond. Le joli sourit, regarde le bel s’apaiser. Il explique et l’autre questionne. Il est rare qu’on l’écoute de la sorte, il aime la curiosité de son nouvel ami. Un ami si réel. Il demande s’il s’agit d’un chat magique et Maddox ne put retenir un léger gloussement à cette idée. Il ne se moqua bien évidement pas de Collin, mais de l’idée qui avait grandi dans son imaginaire. S’il parlait, c’était si amusant. Puis il demande s’il avait un nom ; tant de questions qu’il ne pu répondre. Puis après tout, ce n’était pas à lui qu’il demandait tout cela mais bien à Poe. Corbeau ? Maddox hoche la tête. « Pourquoi donner à un chat un nom d’oiseau ? » Sa question peut alors paraitre idiote, mais il ne comprenait pas. Il sait que les corbeaux sont noirs, mais Poe ne serait-il point jaloux de ne pouvoir voler ? Personne n’aime les corbeaux, parce qu’ils se nourrissent les morts, parce qu’on les dit de mauvais présage. Mais ils ne sont qu’oiseaux avec un plumage malheureux.

Il se lève doucement, il déambule jusqu’au coin cuisine. Choisi le verre le plus grand qu’il puisse posséder, ouvre timidement le réfrigérateur et le rempli avec précaution avant de venir l’apporter en le tenant avec minutie avec ses mains et le pose délicatement sur la table basse. Ses yeux bleus se posent sur Poe et il lui dit « C’est Nitzan qui me l’a dit, elle sait tout sur les amis invisibles. Et lui, il peut les voir ; c’est comme ça. Tout comme moi je peux les voir. On ne peut rien y changer, jamais ils ne me laisseront tranquille. Peut-être ton ami aussi, ne partira jamais. Tous ces gens sont morts, j’aimerai bien qu’ils ne le soient pas, ça les rend si malheureux. » Il parlait si sagement, comme un enfant qui apprenait petit à petit ce qu’il avait. Mais, il avait bien du mal encore à apprivoiser ses propres pensées, ses certitudes.

Il baisse la tête et ajoute « Et moi, ça me rend malheureux aussi. » Il était malheureux de ces gens qui partent. De sa maman, de son père, Harry et ceux qui partiront encore. Il est triste à cet instant, la mort était si présente dans sa vie. « La mort, elle ne pense qu’à séparer les gens qui s’aiment. » La mort ne pense pas, la mort est inévitable. Mais Maddox était un enfant et il avait encore une image de la mort d’une ombre noire avec une fauche dans la main. Il n’était qu’un enfant dont l’abstrait avait un aspect si réel à ses yeux. Il relève alors la tête, observe le chat qui ronronne, observe sa confiance en cet inconnu. Alors, il était réellement quelqu’un de bien. Il se sentit en sécurité avec lui. « Est-ce que toi, tu aimes quelqu’un ? » Est-ce que ton cœur a été brisé de la mort ? Ô comme il aurait voulu le savoir, mais il ne voulait pas le rendre triste lui aussi par ses pensées lugubres. Pourtant, qu’il aimait partager avec Collin ses mots. Il aimait, alors il voulait bien lui souffler un mot rassurant, comme il ne l’avait jamais dit à personne. Comme d’un ami qui souffre, d’un ami qui aime.

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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Mer 24 Sep - 2:36



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Maddox rit de ma blague sur le chat supposément magique. En est-ce une? Et pourquoi pas. Pour mon ami, mon premier véritable ami, mes phrases peuvent être n'importe quoi. À lui de voir. il est Prince, après tout. Et il semble tout perdu, le pauvre petit, à voir son chat se faire donner un nom de volatile. Je lève le menton sur lui et le regarde en haussant les sourcils. Ce n'est une question rhétorique, ou moqueuse. Il s'agit d'une véritable question. Celles que l'on laisse sortir de nos lèvres quand on ne comprends pas. Je lui souris, et lui explique tout simplement:



Et pourquoi pas? Pour la poésie. Pour la beauté. Pour l'absurdité. Les corbeaux sont magnifiques. Ton chat aussi. J'ai eu un chien une fois qui s'appelait Grommit. C'était décevant, pas très original. Mais je l'aimais beaucoup.



Continuai-je en portant attention à l'œil hypnotisant du chat qui se laissait ronronner entre mes pattes velues et caressante. Il devait se croire au paradis à laisser aller son cœur à cette vitesse sans précédent. Et plus je regardait sa rétine brillante, plus je me demandais s'il avait vraiment conscience sur les choses autour. Et si Maddox voyait les imaginaires, si je pouvais les voir - hypothétiquement - est-ce que dénommé Corbeau le pouvait aussi? À suivre...

Le petit Prince se sauve. Alors j'en profite pour communier avec le chat. Je lui demande, sans voix, s'il est vraiment capable de percevoir ce que les yeux ne peuvent. Impossible d'avoir une réponse, pas d'un chat muet qui ronronne plus que la tondeuse du voisin aux petites heures du matin. Qu'il semble complètement confortable ou qu'il cache être offusqué par le surnom que je lui octrois, il ne semble vouloir me donner de réponse. Et puis trop tard; mon ami revient avec un immense verre d'eau. Mon ami...

Un énorme verre d'eau est déposé sur la table ne l'honneur de ma visite. Je remercie et laisse le chat fuir entre mes bras lourds pour saisir de deux duvets la boisson qui coule contre mon œsophage comme le plus délicieux des nectars. Diable que j'avais chaud! Et pendant que je bois, Maddox me parle de Nitzan. Tout de suite, j'ai l'impression d'entendre le nom d'une sorcière. Peut-être ne suis-je pas si loin... Apparemment que cette Nitzan qui a une relation toujours inconnu avec mon ami sait tout sur les amis imaginaires. J'arrête de boire. Je m'immobilise et écarquille les yeux. J'ai cette sensation d'entrer dans un immense secret que j'ai toujours cru mien mais dont j'apprends, à la minute près, qu'il ne m'appartient. Trop, trop de gens voient ces amis imaginaires. Toujours des divagations à ce stade? J'ai envie de croire que non, très fortement.

Et j'apprends que ces gens sont morts. Des revenants, des fantômes. Rabbit Dickens est mort? Non. Non, ça, je refuse d'y croire. Il n'a rien d'humanité, il n'est que réconfort. Le réconfort ne s'éteint jamais, il est. C'est tout. Je refoule ces idées. Ravale d'autres énormes lapées de mon verre d'eau. Et alors, ce jeune homme et cette Nitzan auraient la faculté de voir les morts? Autant poétique que cela puisse paraître, j'ai un frisson énorme sur mon échine. On ne croit pas aux histoires de fantômes jusqu'à ce qu'une preuve nous ouvre les pupilles. La voilà, peut-être. Je suis trop peureux pour apprécier. Et trop curieux pour refuser.

Il y a silence. Quelque chose de léger et chaleureux, étrangement. Je n'ose ouvrir la bouche, et je laisse piétiner mes doigts touffus sur le verre de vide. Malheureux. Bien sûre qu'il était malheureux. La mort est partout, elle est inévitable, oui. Elle est triste, peut-être magnifique. Mais sert-elle uniquement à séparer les gens qui s'aiment? Je remue ma truffe. Et j'ai une question qui me prend au dépourvu. Si j'aime quelqu'un? J'écarquille les yeux. Retrousse les épaules. Reste immobile, comme pris au piège. Je ne sais que répondre sur ma moue désemparé qui ne veut rien dire. Parle-t-il de famille? D'amis? D'amour véritable? À quoi je n'ai fichtrement rien à répondre de bon.



Je... J'aime ma famille. J'ai déjà eu un faible pour une fille à mon lycée. Et... Et je t'aime toi...



Sourire avec tous les espoirs que cette réponse l'eut satisfait. Et je pose mon verre sur la table basse, comme si j'étais repus du meilleur des festins.



J'ai eu un chien une fois qui s'appelait Grommit. C'était décevant, pas très original. C'est mon père qui avait trouvé le nom. Mais je l'aimais beaucoup. Et il s'est fait frappé par une voiture.



Il y a nostalgie dans ma voix, mais tout laisse à croire que j'ai fait mon deuil. Il y a longtemps. J'avais quatorze ans. Je porte mes mains sur mes cuisses et fixe le verre de vide pour me concentrer, et pèse mes mots minutieusement avant de laisser ma langue frôler mes dents et dire ceci, sans méchanceté, sans tristesse:



Je ne suis pas d'accord avec toi. Rien dans la vie n'arrive inutilement je crois. Séparer les gens qui s'aiment est inutile. Je crois que la mort arrive pour laisser sa place aux autres. À du meilleur, à d'autres découvertes. Si une fleur meurt, ses pétales en feront naître une autre. Peut-être pas aussi radieuse, peut-être pas d'aussi bon parfum. Mais elle sera sa suite. L'avenir de ce qu'on connait. Et ça, c'est important.



Je prends une grande inspiration, et soupire. J'espère ne pas le froisser. J'espère à m'en serrer l'aorte. Mes parents ne sont pas morts et ne sont pas prêts de l'être. Je ne sais ce qu'est de perdre ma mère. Mais je devine beaucoup de souffrance. Mais chaque souffrance a sa raison, non? Je le souhaite.



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MessageSujet: Re: A sky full of stars ▬ Collin & Maddox Sam 27 Sep - 11:59


L’explication de Collin lui convient. C’est le genre de chose qu’on ne lui dit jamais. Il n’a pas l’habitude des choses absurdes. Il sourit tout simplement. Puis après avoir apporté à son ami son breuvage, il le regarde boire avec une fascination inadéquate à ce simple geste courant. Mais il ne peut pas s’en empêcher. Il le regarde avec des yeux d’enfants, comme celui qui est particulièrement fier. Qui se demande si c’est bon, parce que c’est lui qui l’eut préparé. Mais de l’eau, reste de l’eau. Du moins, en théorie. Mais pourquoi l’eau n’aurait-elle pas un gout différent de la façon dont on la prépare ? Alors, il parle de Nitzan. Celle qui prenait tant soin de lui. Il en parle comme d’une sœur, d’une mère. Elle est tout à la fois. En fait, elle est la seule personne dans sa vie. La seule qui soit venue le chercher. Bien sur, Azazel l’eut aidé ainsi que certains membres de son groupe. Mais il aimait juste être avec elle. Cela ne s’explique pas. Il aime être dans ses bras et fermer les yeux le soir couché dans son lit à sentir son odeur. Colin dit aimer sa famille et une fille au lycée. Maddox, l’observe, il aime savoir son lapin amoureux. Puis, il le dit. Il dit qu’il l’aime. Prince rougit, ne pu s’empêcher de dévier son regard sous l’émotion. En fait, il était heureux de ces mots si soyeux. Il n’arrivait à le gérer, c’était tout. Il aurait voulu répondre que lui aussi, il l’aimait. Mais il garda cela pour plus tard, se réjouissant tout simplement un instant de sa joie. Celle d’être aimé de quelqu’un.

Collin parle d’un chien qu’il eut aimé. Il l’écoute. Puis il sursaute quand il annonce qu’une voiture l’a frappé. Il est triste. « Je n’aime pas les voitures… Elles ont tué mes parents… » C’était tout ce qu’il avait compris de leur mort. Un accident de voiture. Mais c’était quoi un accident ? Cela voulait dire que ce n’était la faute de personne ? Que c’était à cause des voitures ? Ö il n’aime pas ces cercueils de fer. Alors ils avaient un point commun, les voitures ont tué des êtres aimés. Les voitures sont dangereuses. Il ne les aime pas. Parce qu’elles servent à voyager et finalement, elles deviennent des armes alors qu’elles ne sont pas créées pour cela. C’était si compliqué la vie. Un puzzle sans fin.

C’est alors, qu’il lui dit ne point être d’accord. Que la mort est une chose utile. Maddox n’aime pas ce que son ami lui dit. Il n’aime pas la mort. Parce qu’il n’y avait jamais rien n’eut de meilleur après. Il n’y avait rien de meilleurs que le sourire de maman. Rien. Et puis, il n’y a pas d’autres. Il n’y a que la solitude. Dans sa vie du moins. Il pleure alors. C’est plus fort que lui. Il essaie d’être fort. Mais il n’est pas brave. Pas comme Collin du moins. Alors il laisse quelques larmes lui échapper. Repli ses jambes, poses ses chaussettes sur l’assise du canapé. Il ne l’observe pas. Il essai de se concentrer sur ses émotions, mais plus il le fit. Plus il se sentit triste. Alors, subitement, il redresse la tête, plonge ses yeux bleus humides dans le regard de son ami rongeur. « Est-ce qu’ils ne te manquent pas ? Ces gens quand ils partent ? Tout est toujours vide, parce que personne ne prend leur place. Parce moi je ne veux pas, c’est leur place à eux. » Il essuie ses larmes. C’est inutile. La tristesse inonde son visage. Il serre ses jambes contre son torse. Il se sent tout petit. Il aimerait que sa mère revienne pour lui. Il voudrait échanger sa vie pour la sienne. Il sait que ce n’est pas possible, mais il en aurait envie. Prince pensait qu’elle méritait bien plus que lui de vivre tout simplement. Il renifle doucement. « Moi j’avais besoin d’eux… » Oui, terriblement. Et maintenant, il était sans aide tout simplement. Il exagérait. Mais c’était bien ce qui c’était passé lorsqu’il fut envoyé à l’hôpital psychiatrique. Il avait besoin d’eux, personne n’avait besoin de lui. C’était ça le plus tragique.

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