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regarde la fleur. | QUINN

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D. Collin King
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MessageSujet: regarde la fleur. | QUINN Sam 21 Juin - 16:28



♢♢REGARDE LA FLEUR
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Notre ami se voit ici tout chagriné; par son ami le loup, abandonné. Il trottine vers la forêt, à l'idée de se faire un nouvel ami tout frais. Recherches commencées, il porte la truffe sous les fourrés. Le renard de pelage doré se retrousse le nez; il renifle trois fois et dicte à haute voix: «Sous cette feuille, il y a parfum de roche. Point une roche ne pourrait devenir mon ami!»

Et il reprend sa route.

Arrive ensuite à une fontaine, celle d'un rivière pas très lointaine. Le nez dans l'eau, notre ami le renard y cherche quelqu'un à qui dire «allô».

«Que cherches-tu sous les vagues, petit renard? Toi qui a la rousse fourrure qui m'est impossible de ne pas apercevoir. Depuis ma position sous l'ombre, tu me sembles si géants, et si perdu pourtant!» dit un petit chant qu'on aurait cru la brise des vents.

Ébahis, le renard se retourne et scrute l'horizon. «Pas même une souris!» se dit notre frêle compagnon.

«Ici! Je suis ici petit renard!»

Et le renard délaissé trouve la bavarde tout juste à ses pieds. Bien de bonne humeur, il constate qu'il s'agit d'une






[...] fleur.



Je pose le crayon à son lit respectif; feuille de papier entamée et brisures d'efface molles. Une fleur.

J'ai toujours aimé les fleurs. Sous toutes leur teinte de gris. Mon pousse-mine se fait audacieux de donner l'amitié d'une fleur à notre protagoniste le rusé. Je me pince les lèvres et m'accote mollement sur le dossier de ma chaise. J'ai une imagination qui ne demande pas à être fouettée. Simplement motivée parfois. Comme devant les fleurs. Ou devant cette fleur, à dire vrai. Car il faut dire vrai: je ne m'apporte jamais de plan lorsque je pars vers l'ambition d'un nouveau livre. J'ai tout autour de moi, milles croquis du renard en question. Il est surpris, savant, fuyard, rieur ou triste. À l'aquarelle, en deux-cent-cinquante-quatre gris qui lui vont tous à ravir. Sur ces blanches et épaisses feuilles qui jonchent mon bureau, un boisé, un loup et même une maisonnette. Mais aucune trace de la fleur en question. Je peux lui donner parole, mais l'image m'en reste bien floue. La suite de l'histoire, indéchiffrable.

Je me lèche les lèvres et me redresse de ma chaise. C'est une détonation de mon ventre avec l'élan qui me fait prendre conscience que cela fait huit heures que je suis à ce travail. Et il crie famine. Moi qui avait l'impression d'avoir tout juste mangé mon déjeuné et pris ma douche... À la cuisine où je file, un poivron vert se fait manger sans couteau, sans problème. Je connais sa couleur grâce à son goût. Et je tombe dans les réflexions. Parce qu'il n'y a d'achèvement d'histoire, aussi enfantine soit-elle, sans cassure de tête et embuche au processus. Sinon ça serait trop facile. Et ennuyant.

Mon poivron à la menotte, je fredonne ce Glittering Prize en mâchouillant de peine et de misère les pépins qui m'eurent glissés entre les dents. Je me dirige vers la table de l'entrée et y prend le bottin téléphonique. Ce truc antique existe encore, oui. Ma jambe je m'appui paresseusement à cette petite table de bois et cherche les photos touristiques de parcs qui existent dans mon entourage. Franchement, je ne trouve pas plus logique pour le moment que de faire lèche-vitrine d'un tas de fleur dans un parc pour trouver ma fleur.

Trognon qu'il ne reste qui est jeté aux ordures. J'enfile un manteau et déguerpit en barrant la porte d'un air nonchalant derrière moi. Dans mon appartement, il n'y a rien à voler; tout à découvrir. Le trottoir et sa rue me glissent sous les pattes. Comme toujours, il est aberrant de voir que personne, mais bien personne, ne me prête attention. Je ne sais échanger un regard avec aucun passant, et même les véhicules que j'intercepte de ma marche calme ne prennent la peine de me klaxonner. Je les évite, tout simplement. Et je suis habitué. De toute façon. Les mains dans les poches et la capuche sur la tête, je trouve moyen de m'y plaire, après tout. Il faut bien, avec plus de vingt-ans à être un fantôme aux yeux des autres, possédé ou pas, il n'y a pas grandes différences. Je suis bien préparé. Tant mieux.

Je marche. Longtemps. Je n'ai pas de voiture, et il est hors de question que j'embarque dans un taxi. Pour le coût. Alors je marche. Les rayons du soleil commencent à évincer les nuages et... Ah! Non. Fausse alerte. Le gris du ciel revient. C'est souvent comme ça, j'ai l'impression. Ou je vois la vie terne. Je ne sais pas trop. Et pourtant, je suis bien. Très bien. La fraîcheur du temps sent l'herbe humide même si nous en avons pratiquement pas. Et l'odeur des feuilles mortes et mouillées me fait gazouiller. J'adore le froid. Mauvais pour moi de vivre dans ces température de plage. M'apparaît alors le City Park, ma destination, m'y accueillir en toute joie. Enfin. J'ai marché combien de minutes? Une trentaine. J'ose croire. La montre que je n'ai pas ne m'indique pas l'heure, mais j'imagine qu'il est encore assez tôt pour que l'endroit ne soit pas bondé. Mes souliers mangent un sentier. Et je rencontre un jardin municipal sur ma route. Il semble désert. Et magnifique. Je m'y engouffre.

Et ce qui m'épate au premier coup de nez, c'est l'arôme infini d'une centaine d'organes foliacés qui me percutent la narine et s'y éclatent en toute douceur. C'est un parfum oppressant et lourd, mais tellement serein. Je souris alors que le tintement de mes talons dans la rocaille me tire de ma rêverie. Je parcoure les bosquets. Encore plus de teintes et de fragrances que j'aurais pu l'imaginer. Des vies, des dizaines et des dizaines de vie à la tige autour de moi. Qui portent leurs pétales de soie vers moi. Qui me prie de les sentir. Bon, d'accord. Si vous insistez. J'en choisi une au hasard et la hume. Elle est parfaite. Comme toutes les autres fleurs. Mais ce n'est pas ma fleur.

Je continue les recherche. À dépoussiérer chacune de ces finesses. Je laisse couler la patience et le temps. Après tout, je n'ai rien de mieux à faire en ce moment que de perdre ma vie dans ce jardin en parc merveilleux. Et je n'y sortirais certainement pas avant d'avoir trouvé ma fleur.


©BOOGYLOU.


hrp.:
 




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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Sam 19 Juil - 17:04


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Le ciel est gris. Il semble triste, et sans vraiment l'être, je glisse dans ce genre d'état où tout me paraît noir. Ces états sont plus forts, bien plus sombres depuis que j'ai rencontré Hécate. Aussi, bien que la journée ne soit pas si avancée que ça, je ressens le besoin de sortir. J'étouffe. Quelque part, je sais bien que ça ne durera pas, que ce sentiment de mal être qui m'étreint n'est que passager. Mais dans ces moments là, tout s'oubli, rien ne compte plus que le besoin immédiat. Sortir, respirer. Tout est contre moi, ou du moins, ne m'aide pas. Je me sens aussi seule que possible, et Hécate elle-même se tait. Elle sait que dans ce genre de moments, un semblant de tranquillité est tout ce que je veux. Paradoxalement, je me sens seule. Comme si je l'étais réellement. Ce qui n'est pas le cas. Mais ça aussi, ça se faire oublier. Je n'ai pas faim, j'ai juste froid. Ce froid qui vient du cœur, qui vous glace entièrement. J'ai du mal à déglutir, l'impression que quelque chose m’oppresse, un poids sur les épaules qui me tasse. Il n'est pas dix-sept heure que ma journée me semble terminée. Ce ciel appelle la nuit, veut en finir avec la journée. Moi aussi, je veux en finir. Alors je sors. Je prends un grand manteau, aussi gris que mon humeur, j'attrape le nécessaire puis je m'échappe. Je me bataille avec la serrure, trépigne dans l'ascenseur. La rue a ma portée, je quitte l'immeuble en hâte, me jetant désespérément dans la foule. Mais je n'y trouve pas le réconfort attendu. J'ai toujours aussi froid, je suis toujours aussi seule. Je n'encourage pas les passants à parler, venir. Je suis dans mon humeur, très loin de cette réalité. Je ne lui préfère pas l'autre, non, mais c'est cette journée qui m'y maintient. Je n'ai pas besoin de grand chose pour être dans cet état-là. D'habitude, j'arrive à trouver un coin calme pour évacuer. Rien ne me donne envie, j'avance quand même. Je fais le tour du quartier, laissant mes yeux vagabonder sur quoi que ce soit d'intéressant. Rien. Juste la fadeur de ce ciel et la langueur. Ma langueur. Les traits vides, mon regard cherche à s'accrocher, mais glisse sur tout. Rien ne capte mon attention. Alors je change de rue, et je recommence. Ca ne mène à rien. Je regarde autour de moi. Il y a un parc, pas très loin. Alors je m'y rends. Mes pas sont lents, j'use la journée en tournant au ralenti. Seul bémol : Mes pensées ne suivent pas et m'alourdissent encore. Un soupir brise mon silence. Je vagabonde dans les allées. Le parc est grand, censé être vide par ce temps et cette heure. Je cherche du repos, quelque chose. Je me laisse tomber sur un banc. Je n'ai que clefs, papiers, téléphone. Quelques pièces, aussi. Celles qui traînent dans mes poches. Rien de bien intéressant. Je regarde devant moi. Le ciel est toujours aussi gris, la journée morose. Je suis comme déconnectée. Pas d’interactions aujourd'hui. Mon quotidien est le même. Combler le trou béant de ma vie. Répondre à des e-mails, travailler, réfléchir, donner des nouvelles, exister un peu, puisqu'il le faut. Je n'aime pas spécialement le soleil, mais ce ciel gris me mine particulièrement, aujourd'hui. Je fais avec, ça arrive parfois, ça passe avec le temps. Si je n'étais pas moi, je craquerais. Sans doute les nerfs. Il c'est passé beaucoup de choses, en peu de temps. Des souvenirs qu'il faudrait effacer. Mais ce n'est pas si simple. J'en rêve encore. Là, c'est de la réalité que je m'éloigne. Il y a eu cette fois où c'était mon corps qui partait. J'étais là sans être là. Littéralement. Plus qu'impuissante. J'en ressens encore les effets, parfois. Hécate s'en veut, je le sais. Mais ça ne change pas. Ce qui est fait est fait. Avant, je pensais que je contrôlais les choses, que le dernier mot me revenait. Je n'en suis plus si sûre. Je ferme les yeux, tente de passer à autre chose. J'ai la gorge sèche. Je souffle, me lève. Un rapide regard autour de moi et je constate que plusieurs personnes se promènent aussi. Je ne suis pas d'humeur à parler, alors je m'éloigne, fuis la compagnie. C'est comme ça. Je reste avec mes idées noires, réutilise le gris du ciel pour en repeindre mon monde. Parler pourrait faire du bien. Je resserre d'avantage les pans de mon manteau et me laisse guider par mes pas. Je ne sais pas où je vais, mais me perdre ne peut que m'être bénéfique aujourd'hui..



Coucou !
Je suis super désolé de ne répondre que maintenant, ça fait pas mal de temps que je devais le faire :/.
J'avais commencé à plusieurs reprises (trop d'idées ^^), mais le temps joue contre moi, enfin bref, excuse-moi de t'avoir fait attendre.. Tu m'en veux pas, hein ?
Merci pour ce super début, super inspirant et tout ♥


Quinn
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Dernière édition par Quinn L. Marchand le Sam 4 Oct - 15:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Mar 29 Juil - 1:57



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Je suis heureux d'avoir mis ce manteau dix fois ma grandeur qui recèle les surprises du monde en ses poches. Je glisse une main en ses fermetures éclair; sous mes doigts ahuris, toujours, glissent un paquet de gommes à mâcher, une liasse de vingt dollars, ses enfants de trente sous, un crème pour les mains à la lavande et, enfin, un calepin et un crayon de plomb. Je souris à temps pour signifier à mes poignes que c'est l'objet recherché dans ce bazar. Bazar. Bazar de poches, bazar de foliacées. Les fleurs m'entourent et me chantent de les prendre, de les humer. Je ne sais pas laquelle commencer. Elles sont toutes belles et magnifiques. Certaines pleurent encore des rosées douce et légère. Leurs pétales s'offrent à moi comme une suave femme ouvre les bras pour un câlin pudique.

Je me pince les lèvres – je ne voudrais certainement pas en froisser une en choisissant sa voisine. Alors je ne les cueille pas. De toute manière, je n'ai qu'à arracher de la vie celle qui me fera écrire. Les autres peuvent continuer à embellir sur leur racines buveuses des années encore. Je leur souhaite. Alors je choisis une jonquille. Je ne la vois jaune, mais je la sais de cette couleur pâle et éclatante. Elle me paraît d'un blanc laiteux et grisâtre tout à fait satin. Je tourne page de mon calepin et je fais l'esquisse de ses courbes. Apparaît un visage dans ses traits; il est trop vaniteux. Le renard ne veut se faire amie d'une présomptueuse botanique.

Je tourne la page de mon calepin. Feuille vierge. Je fouille des yeux parmi les deux-cent-cinquante-six nuances de beauté. Et trouve, sur mon passage, une rose. Elle traînait au nuage un ou deux bosquets plus loin. Je la dessine. Celle-ci semble beaucoup trop romantique et larmoyante. Sur ses tiges, des coulisses de rosées. Dans ses épines, des mutilations de songes. Je veux un amie, point une détresse de cœur, pour le renard roux.

Je ne veux désespérer. J'ai tout mon temps pour cette histoire. C'est ce que je cesse de me répéter. La réalité est que je dois avoir fait les ébauches des plages et des écrits pour mercredi s'en venant. L'art pour enfant n'est plus une passion ou une merveille lorsque l'on est gérant. C'est une usine prolifique de dons et de succès. Je soupire. J'essaie de me détendre. La marguerite m'appelle. Je vais la voir, tien. Croquis de ses phalanges et fainéante plume. Elle est fade. Très fade. Cette marguerite sur mon calepin n'aime pas vraiment la vie. Se laisse butiner mais n'admet pas que discuter aux passants serait bénéfique pour son sourire carrément absent.

Et je ne sais pas pourquoi. Mais à cet instant, une vingtaine de minutes plus tard à avoir le cou courbé sur les œuvres inachevées, je redresse le nez. Sans doute parce que, au travers des parfums se dissimule, au grès du vent, l'arôme d'un fleuron plus majestueux et craquant que les autres. Je plisse le regard. Et ensuite l'écarquille. Il y a une fleur qui vient de percuter mon regard. C'est elle. C'est ma fleur. Il n'y en a pas d'autre, n'en aura jamais d'autre. Elle est grande et son cutané se poudre au soleil tellement elle porte la labelle de porcelaine. Reluisent ses étendards qui donne le goût de miel au palais, sur une silhouette de fétu parfait, sans ronce ou écorchure. Se termine la Grâce en couronne corolle de mille et une teintes qui, au soleil, éclaboussent sur les iris et les prunelles des plus chanceux de ce jour. Elle marche dans le parc avec l'air d'une fleur seule. Une fleur qui cherche un renard comme ami. Sa démarche est lente, et ne sait où aller. Mais elle l'avance parmi les arbres qui font malencontreusement ombrage à son minois si joli.

Elle me passe sous le nez alors que je la fixe. Je ne pense même pas réagir tant je suis éblouie. Mon cœur bat fort un coup pour me réveiller, et je souris grandement. Exhale mes tracas; j'ai déjà la plus blle histoire faire d'elle. Je ne prends même pas la peine de m'excuser auprès des fleurs. Et je dévale le jardin pour me rendre sur les sentiers. À sa poursuite. Discrète et attentive. Je ne prends la peine de constater si elle ou autre personne ne m'a remarqué. Je ne prends jamais cette peine, car la réponse est bien trop triste; non. Personne ne me voit jamais. Je suis un vrai fantôme, celui vivant. Bien sûre qu'elle ne m'a pas remarqué. Ni même personne d'ailleurs. Bien trop singulier et invisible à des yeux qui regardent droit devant.

Je suis fébrile. En traçant ses traces, je sors page de mon calepin et affute crayon du bout des doigts. Je la dessine, aussi rapidement et précisément que je le peux. Me viennent des pétales folles et inconnus du bout de la mine. Avec des taches sublimes et des contour des Cieux. Je créée une fleur que je n'ai jamais vue, jamais vue que sur un sentier de parc sous mes yeux. Douce, douce fleur. Le résultat me donne l'exacte fleur dont j'avais besoin. Avec le visage d'une passante, la passante dans ses pétales de fées.

Je fonce dans un dos. Sursaute, pour la cause, et serre calepin crayon contre mon torse en relevant la tête. Ne pas regarder où mettre les pieds mène à cela. Mais il en aura valu le coup. C'est évidemment sur la Belle que je suis tombé, celle qui prenait le pas devant moi et qui s'est arrêté pour une raison que je n'ai pas eut le temps de connaître.

Parfaite. Tout simplement. Qu'à ajouter à la perfection? Difficile à dire. Rien, sans doute. Je la contemple, ne la regarde pas vraiment. Je la zyeute. La fixe. Sans un mot. Elle ne me remarquera pas, bien sûre que non. Personne ne remarque. J'ai un sourire rêveur en coin, j'ai l'air d'un cinglé, mais seul moi sais le fond de mes vœux.


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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Jeu 21 Aoû - 13:47


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Je me traîne sans but dans le parc. Comme si les arbres aspireraient mon humeur sombre. Je secoue la tête. Pourquoi suis-je ici, déjà ?.. Peut-être pour m'isoler ? Mon subconscient aurait-il trouvé judicieux d'aller me perdre dans un parc -pas assez grand pour que je le puisse- ? C'est ridicule, de qui devrais-je m'isoler ? Il n'y a personne à l'horizon, et mes problèmes me collent à la peau -bien plus profondément, en fait-, et ne me quitteront pas pour une ballade. Il n'y a pas de trêve avec l'angoisse. Je frissonne et croise mes bras contre mon ventre, piètre tentative de conserver d'avantage de chaleur -ou de me rassurer ?-. Je grimace, la solitude se révélant peut-être plus pesante que le reste. Mon regard croise les nuages et je reprends ma marche. Penser n'est peut-être pas la meilleure de mes options, mais c'est la seule que j'ai, là, seule parmi les massifs de fleurs. Je ferme les yeux un instant, comme pour oublier ce qui me pèse, mais déjà, les images sont de retour, et comme une naufragée, je vois la planche de mon salut qui s'éloigne. Et je me retrouve seule dans l'immensité de l'océan. Encore. Nouveau soupir, désabusé cette fois. Depuis quand la compagnie des autres me manque ? L'évidence me saute aux yeux, mais j'ai du mal à la formuler. Le déni, je suppose. Comment les choses ont-elles pu basculer ? Si vite ! En une soirée. Je resserre mes bras contre moi, oubliant momentanément Hécate, qui, en retrait, se coule doucement dans mes pensées. Elle essai de me réconforter, je le sais, d'ailleurs, j'ai tout de suite mon froid. Pas à cause du temps, c'est une sorte de froid intérieur, qui vient du cœur. Je secoue doucement la tête, avant de reprendre ma promenade.
Rien ne presse, la journée est encore longue, alors j'essaie de retenir mes mouvements. Je n'y arrive pas vraiment. A croire que je n'attends qu'une chose, prendre mes jambes à mon cou. Je sors mon téléphone de ma poche : rien de nouveau. Je m'y attendais, mais la déception reste cuisante. J'ai commencée la journée seule, elle se finira ainsi. En attendant, j'ai une dizaine d'heure à tuer. Lentement, le nez en l'air, je tâche de trouver de quoi m'occuper. Ravalant mon ennui, je fixe tout ce que je peux fixer, même si rien n'attire mon attention. Le ciel est toujours aussi gris, a peine masqué -quelques nuages solitaires et plus sombre encore-, toujours aussi maussade. Et mon humeur n'évolue pas, reste sous les mêmes couleurs. Je traîne encore et toujours, avant d'enfin apercevoir une éclaircie. Solution miracle à la déprime : quelque chose qui occupe l'esprit. Ainsi à l'arrêt, je scrute ce vieil arbre, et, sur son écorce, une inscription gravée. Deux initiales et un plus. Malgré moi, je sourie, le monde n'est pas tout gris, et ne le restera pas. C'est une bouffée d'air frais, bien qu'elle ne dure pas, l'obscurité finissant par revenir. Je me détourne alors de l'inscription. Avant même de reprendre ma marche, on me bouscule. Ma bulle éclate et je me retiens tant bien que mal de finir au sol.
Je me tourne, surprise, et découvre, -derrière un calepin et un crayon- la personne qui m'a bousculée. Il me regarde sans rien dire, et j'en fais autant. Le silence s'étire, menace de s'installer pour de bon, alors je tente un;

- Euh.. Bonjour..?

Ma phrase sonnait comme une question et l'hésitation qui en ressortait était presque palpable. Cette situation était étrange, encore plus la façon dont il me regardait. Pourtant, il ne semblait pas bien méchant. Et il apparaissait juste au bon moment : de quoi me changer les idées. Je me demande ce qu'il dessine, mais je ne le quitte pas des yeux et, de toute façon, son calepin ainsi collé à lui, je ne verrais rien. La curiosité est cependant là, mais je ne fais rien pour l'assouvir, restant là, en pleins milieu du chemin, à le regarder me regarder. Il a un regard fou, mais je ne m'en formalise pas : moi, je ne sais pas de quoi j'ai l'air -et je ne veux pas le savoir-. La seule chose que je sais, c'est qu'il n'y a pas si longtemps, mes traits étaient affaissés et fatigués, et je me sentais incroyablement seule. Mais là, avec cette possible interaction, tout les espoirs sont permis, et je me surprends à rêver entamer une conversation -tout pour ne pas me retrouver de nouveau seule-. A croire que la présence d'Hécate, si discrète soit-elle aujourd'hui, ne me suffit plus. A moins qu'elle ne déteigne sur moi. Aurais-je dis quelque chose, dans d'autres circonstances ? Rien n'est moins sûr, mais je ne perds pas le nord et continue de le regarder, la tête légèrement penchée, dans l'attente d'une quelconque réponse. J'espère quelque chose qui ne viendra probablement pas, et la rechute risque d'être douloureuse, mais j'espère quand même, sincèrement, qu'il y aura quelque chose à dire de cette journée, quelque chose qui ne me replonge pas dans cet abîme nébuleux et obscur qui me sert actuellement de décor -et d'humeur-.



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Dernière édition par Quinn L. Marchand le Sam 4 Oct - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Ven 5 Sep - 5:39



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Elle me fait face. Je sens fondre. Ma fleur a des yeux, un nez si mignon, une mâchoire abrupte et somptueuse à la fois. Une crinière à la fois clair et foncé, et des lèvres de terre. Magnifique et parfaite, elle dessine d'elle-même tous les traits d'une histoire sans queue ni tête; d'espoir, de magie et de merveilles. Sa bouche bouge et je la regarde. Retourne à ses yeux. Je réalise alors qu'elle a son attention portée sur quelqu'un. Qu'elle vient de d'adresser une parole de pétales. Je bats des paupières et regarde derrière moi; je veux comprendre à qui elle donne ses douceurs. Un désert de sentier était et reste dans ma nuque alors que je retourne mon menton vers elle. Et je constate, avec des effrois et des splendeurs, qu'elle me fixe. Qu'elle m'a parlé. À moi. Qu'elle m'a vu. Qu'elle a engendré la conversation. Tout bonnement. Comme ça.

J'avale difficilement. Je ne sais comment réagir. Mes yeux s'écarquillent et je tente un faible pas vers l'arrière qui bute à une roche grosse et avorte sa mission. Ma gorge devient soudainement sèche et je m'empresse de coller ma palette grisée contre ma poitrine pour ne pas qu'elle remarque la moindre miette de plomb. Ma bouche s'ouvre en tremblant. Je ne sais pas quoi dire, quoi faire. J'ai foncé dans le dos de la fleur, et maintenant quoi?



Euh... Bonj- je veux dire... Je... Pardon..



Je rougis comme les violences du sang peuvent être sous la peau. La solution à cet instant aurait été de voler jusqu'à la course chez moi, m'y enfermer et noyer toutes mes gênes sous les couettes. Et plus je songe à décoller comme une fusée, plus la beauté de la fleur parlante devant moi me donne racines sur place.

Car c'est un fait, je ne peux quitter cet endroit et laisser ma fleur précieuse s'évader dans la jungle d'une ville infinie. Il s'agirait d'un plan pour que, jamais au grand jamais, je ne la retrouve. J'ouvre une seconde fois la bouche, et il n'y a qu'un soupir tremblant de nervosité qui s'y échappe. Je baisse le menton et me cale entre mes épaules. Je gratte le fond de ma tête et m'explique, par tous les moyens:



C'est que... Que... Je dessinais... Et je... N'avais pas vu que... Que tu avais arrêté d'marcher... C'est tout...



Je ne crois pas qu'il s'agisse de la meilleure thèse que j'eus déposé au comptoir de mes soucis jusqu'à présent. Mais elle a été dite, formulée avec aucune aisance. Et la suite... La suite... je ne sais pas. Elle est ma suite. Elle est ma fleur, et le dénouement mon histoire. Lui montrer le dessin d'elle que j'ai conçu il y a quelques minutes plus tôt à peine; jamais. La terroriser est le cadet de mes soucis. La cueillir serait mon rêve impossible et odieux. Tu es belle. Laisse-moi te peindre.

hj:
 



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Sam 4 Oct - 16:57


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Il à l'air sincèrement surpris que je lui adresse la parole. Pourquoi ? Je ne le sais pas, mais, après un temps mort, il se tourne à demi. Avant de me faire face à nouveau, un air presque hébété sur le visage. Mais je reste patiente et je lui souris. Il a l'air perdu, je ne relève pas, lui laisse le temps de me répondre. Il est peut-être simplement timide.. Ou simplement pas très causant. Peu importe, je reste là, et je le regarde. Il tient son carnet comme s'il avait peur que je ne vois ce qu'il dessine. J'ai l'impression qu'il ne s'ouvre pas beaucoup aux autres. Comme je ne le connais pas, je rejette toutes les idées que je pourrais avoir de lui, et continue d'attendre, bien plus intéressée que je ne l'ai été de toute la journée. Toute une journée de brume et de temps perdu, enfin plus si perdu que ça, s'il lui donne un sens.. Oui, j'attends beaucoup, peut-être trop, mais j'ai de l'espoir. Et mon Espoir commence à parler.

- Euh... Bonj- je veux dire... Je... Pardon..

Il a l'air si gêné que je le deviens presque. Il est sans doute plus solitaire -ou peu sollicité ?- que je peut l'être. En tout cas, mon monsieur Espoir rougit et soupir, tout nerveux. Je n'ai qu'une chose à en dire, il est adorable. Pas assez sûr de lui, c'est vrai, mais après tout, je le comprends. Les gens peuvent faire peur, être bien trop présents. Tant et si bien qu'on se sent écrasé. Enfin, ce n'est qu'une expérience, rien de plus. Les violons ayant quittés ma tête, je me sens plus légère. Et je le vois qui recommence à balbutier, alors, ravie, j'attends quelques mots.

- C'est que... Que... Je dessinais... Et je... N'avais pas vu que... Que tu avais arrêté d'marcher... C'est tout...

Là, je souris doucement, attendrie au possible par cette charmante personne. Je n'aurais jamais pensée être aussi à l'aise avec quelqu'un -bien que ce soit assez relatif, mais je veux y croire, alors je m'efforce de l'être-. Il dessinait.. Une fois de plus, je suis tentée de lui demander quoi, mais je m'abstiens. C'est surement indiscret. J'inspire discrètement, puis je me lance, calant mes mains dans mes poches pour enterrer mes derniers signes de nervosité.

- Oh, ce n'est rien, de toute façon, je n'aurais pas dut m'arrêter comme ça, au milieu du chemin..

Parce que oui, moi aussi, je suis nerveuse. J'ai peur de lui faire peur, d'être trop amicale -trop avenante ?- ou bien pas assez. Parce que, pour une fois, j'ai l'impression que cette personne va compter, ou le peux. Et je ne veux pas tout foirer. C'est déjà arrivé trop de fois. Alors j'agrippe l'intérieur de mes poches, je tremble de le faire fuir. Je jette un coup d’œil au ciel, le soleil est là, quelque part, mais les nuages font toujours blocus et j'en panique d'autant plus. Mes problèmes sont toujours en périphérie, dans un coin de ma tête, prêts à me submerger de nouveau. J'ai besoin d'un peu de soleil. Alors je lance un regard à ce jeune homme dont je ne sais rien, à ce brin d'Espoir qui m'offre un sursis inespéré, magique. Alors je me mord la lèvre, incertaine. Et s'il part ? Il c'est excusé, et attends peut-être juste que je me décale pour fuir au loin ? Je tire sur mes poches, le regarde de nouveau. Si je ne fais rien, il s'en ira surement. J'inspire, me cramponne à mes poches, ouvre la bouche. Ca y est, je ne peux plus retourner en arrière.

- Tu.. Tu viens souvent par ici ?

Ma question est la moins intrusive possible, si bien que, sans avoir encore eue de réponse, je sais qu'elle ne m'apportera pas grand chose. Mais c'est quelque chose. Ce sera un détail de plus sur lui. Un petit quelque chose qui fera la différence, pour moi. Je n'ose pas demander plus. Alors je baisse les yeux vers le sol, tords mes mains dans mes poches. J'ai peur d'être trop directe. Je masque un soupir. Je n'ai jamais eu autant envie de connaître quelqu'un. Je ne sais pas comment faire.. Alors je lève les yeux, croise son regard et, demande, d'une voix plus faible;

- Je m'appelle Quinn... Et Toi ?

Voilà, la carte est baissée, à la vue de tous. Maintenant, c'est à lui de réagir. De partir ou de rester. Pitié, reste. Ne part pas, pas tout de suite.



Je suis désolée, j'ai été encore plus longue.. Excuse-moi >< !


Quinn
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Jeu 16 Oct - 23:53



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Et même si je ne dis rien, même si je l'amortis d'aucune réponse et que je la laisse patauger dans la vide de la conversation, elle fait sa patiente et attend. C'est bien. C'est la principale qualité d'une fleur, la patience. Elle étire ses pétales au soleil pour quêter le temps qui lui donnera ses airs roses et foliacés. Ensuite, elle aura l'apparat et la chance d'être magnifique. Mais seulement après.

Et je suis là à me perdre dans quelque réflexion qui soit. Mon cœur possède désormais la cadence de l'impossible chasse contre l'angoisse et s'empourpre pour si peu... Ses yeux ont les joyaux et l'avenir, son sourire n'est rien de superficiel ou clinquant, il est parfait ainsi. Et je suis là à vomir quelques bégaiements... Je ne sais pas comment m'expliquer. Je ne sais vraiment pas. J'ai peur que les aveux de ce qui se trouve sur ma palette à dessin déboulent de mes lèvres. C'est peut-être idiot, mais plus que dure pour mes nerfs.

Et comme toute réponse, elle adopte cet air qu'on ne peut plus beau. Ses cheveux flottent sur un brise qui arrive tout droit d'ailleurs et elle pose ses paume au creux de ses poches. Aussi décontracté que son allure puisse la laisser croire, aussi magique est sa voix de pétales qui se prennent tout le blâme de la situation folle, je ne trouve rien de mieux à dire qu'un quelconque rire nerveux. Il y a de quoi être intimidé par la femme en personne que je me suis appropriée pour un conte de fées. D'ailleurs, je ne devrais jamais lui dire ça. Seigneur, jamais.

Et puis mon menton tombé sur le sol à éviter tous les regards et les tremblements de lèvres se redresse de peu. Et je la regarde, lui souris, poliment. C'est un instant pour le moins charmant. Comment la nommer? Rien n'est digne de la courbe de son visage. Qu'importe. Elle sera Fleur, pour moi. C'est bien le but de ce qu'elle est depuis quelques minutes à mes yeux, non?

Et ce n'est qu'à l'instant que je vois sa nervosité. Elle est nerveuse? C'est mon tract en ras de marré qui lui fait cet effet ou elle aussi est-elle en présence d'un compagnie sublimement rare? J'opte pour la première option. Et dans tous les cas, la tension soudaine de la Fleur porte son effet sur moi. Je redresse les épaules, de peu, et me fige à l'étonnement de voir la reine des fleurons s'adonner au stress à son tour. Et dans quel pétrin je nous ai mis les pieds?

J'aimerais tourner les talons et fuir en pleurant sous la coupole d'un d'un costume touffu de plastique et de fausse fourrure. Et j'avale avec difficulté. Non. Non et non. Si la Fleur m'adresse la parole à l'instant, c'est un signe. Elle me donnera les dialogue dont mon oreille tombera amoureuse puis les ligne du livre s'en découlant sera merveilleux. Et comme tout mauvais départ, je ne sais que répondre à ses mots. Bien sûre que ce n'est pas de sa faute. Mais je n'ose trop l'obstiner à ce sujet. Je souris bêtement et hoche de la tête. Presse fortement la palette à dessin contre ta poitrine, qu'elle ne voit pas son visage sur le plomb.

Puis, plus rien. Je hausse les épaules dans l'impertinence de faire savoir au passant, moi y compris, que je ne sais plus où poser mes paroles. Le tour du sujet a été fait avec l'inconnue. Puis la pression monte pour venir rejoindre la rougeur de mes genoux. Je sens que je vais faire la bêtise ou craquer si il n'y a aucune suite. Et, presque, je m'en vais. Presque. Mais la voix de satin de Fleur la reine me garde sur place.

C'est une question qu'elle me pose. Très anodine. Jaillit de nul part. Ce genre de chose que l'on adresse à un inconnu, je suppose, pour étirer une conversation alors qu'on ne sait rien à rien de l'autre. Je suis une gêne ambulante, mais je ne peux pas ne pas répondre. J'ai besoin d'elle, pertinemment et du plus profond de mes tripes. Si ce n'est un fleur qu'elle deviendra, ce sera une amie. Pitié, dites-moi que les rêves existent parfois.



Oui... Oui je viens souvent ici... C'est un endroit que j'aime... Beaucoup...



J'aimerais dire que mon ton est plus confident, peut-être l'est-il. Du moins, j'ai interrompu la courbe de mon dos et j'ai éclairci ma voix. Elle est toujours éraillée et hésitante, mais je ne vois pas quel miracle pourrait l'en soigner. Et je ne sais trop, je suis fier de moi. Et je suis heureux de voir que je ne la fais pas fuir. J'inspire profondément et soupire sur un sourire d'accomplissement et de joie. Au fil des mots, du bout des doigts, je fais des progrès. Lentement mais certainement.

J'omets évidemment de lui dire que le temps que je passe ici, c'est sous un masque horrible à effrayer les passants. Je reconnais, à ma droite, un banc sur lequel j'avais terrorisé un adolescent avant-hier. C'est tout ce que cet endroit me dit, désormais. Puis il parle de Fleur, il y a de cela quelques minutes. J'en suis heureux.

Ce n'est que maintenant que j'ai la réponse à ma question. En me demandant, tout simplement, mon nom. Ou elle est blasée par sa vie qui ne lui apporte rien de nouveau, ou elle est en quête d'apprendre de nouvelles personnes. Sinon, qu'ai-je d'intéressant à lui offrir au premier coup d'œil? Et moi je joue à la statue, trop surpris par la question pour répondre avec l'empressement des tempête.



King. Collin King... Je veux dire...



C'est l'habitude. C'est le stress. N'importe quoi qui pourrait sortir de ma bouche à l'instant, de toute façon, serait mieux que rien. J'ai dit ces mots juste avant un soupir heureux. Les fossettes percent mes joues.



Quinn est un nom ravissant... Il te va à ravir.



Sûrement parce qu'il ressemble à « reine » en anglais. Et qu'elle est la reines des fleurons. J'attrape l'opportunité au passage. Avant de l'appeler Fleur par accident. Et parce que je dois bien apprendre à la connaître avant de tomber dans la demande qu'elle devienne la fleur de mon histoire:



J'étais venu dessiner des fleurs pour me donner un peu... d'inspiration. Mais j'avais terminé, ou presque... Tu allais quelque part?



Je continue dans l'élan. Je parle trop. Mais je dois dire les choses. Parce que je ne veux pas qu'elle me glisse entre les mains. Pas tout de suite. Pas la Fleur... S'il te plaît, je veux t'accompagner. Marcher à tes côtés et apprendre chacun de tes ronces. Tu sembles pas comme les autres, peut-être parce que je te sens à ma hauteur. Ou parce que tu est la fleur des fleurs.

hj:
 



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Mar 11 Nov - 15:10


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
J'attends, mes poings incroyablement serrés dans mes poches. J'aimerais pouvoir jouer nerveusement avec un des vieux bracelets qui ornent mon poignet, mais je ne peux pas. Je masque ma nervosité, enfin j'essaie. Je ne veux pas l'effrayer.. Alors, il se redresse. Mes poings se desserrent imperceptiblement, tout doucement, comme répondant à ses gestes. Curieuse, je tente d'étudier ces réactions, toutes aussi adorables que le personnage qui me fait face. Mais malgré tout, je n'arrive pas à percer ces airs de grand timide, de trouver quelque chose d'autre que ce quelque chose de vraiment spécial que je ne définie pas. De tout façon, pourquoi chercher à le définir ? Il y a quelque chose, c'est là le principal. Je souffle doucement, avant de libérer mes mains et de les passer dans mon dos, comme pour m'étirer, sauf que je ne bouge pas, attendant une réponse de la part de mon interlocuteur. Et c'est bientôt le cas, je le vois qui s'affaire à répondre, et, enfin, qui laisse jaillir les mots.

- Oui... Oui je viens souvent ici... C'est un endroit que j'aime... Beaucoup...

J'hoche la tête et mon sourire enfle. C'est un bon début. La voix est plus posée, mais tout aussi éraillée, la phrase me semblant déjà moins hachée. Mon nom dévoilé, il y a un de ces temps vide, dans l'attente d'une suite, où le silence ne pèse pas, où le soleil semble tout faire briller. Et je vois déjà la fin des nuages, la fin de ce jour morose, qui m'a l'air si festif maintenant. Une jolie rencontre, si étrange qu'elle m'apparaît comme orchestrée. Mes pensées me vole un sourire et, après un coup d’œil au ciel -qui bien que gris est plus joyeux qu'alors, remonté des éclats d'un soleil capricieux, ombré par la masse nuageuse-, j'en reviens à ma rencontre, à mon sauveur de jour.

- King. Collin King... Je veux dire... Quinn est un nom ravissant... Il te va à ravir.

Je m'étonne à sourire encore devant son compliment, notant pour moi son prénom. Collin. Ca me va. C'est quelque chose de prometteur, qui peut sembler simple mais ne l'est pas. Quelque chose de beaucoup plus que ça. Et ma journée me semble belle, les malheurs oubliés, comme les doutes, les démons et le vent. Je me concentre sur lui, ce soleil discret, et oublie au fil du temps mes maux, comme le tournesol qui cherche sa lumière... Un tournesol.. C'est peut-être ce que je suis, finalement, non ? Une simple petite personne attirée par la lumière, la belle lumière que me procure ce semblant de discutions, bien plus réel, plus vivant que la plupart de celles que j'ai récemment pu avoir. Un changement, comme une nouveauté.

- J'étais venu dessiner des fleurs pour me donner un peu... d'inspiration. Mais j'avais terminé, ou presque... Tu allais quelque part ?

De l'inspiration ? Ecrit-il ? La curiosité s'empare de moi, mais je me freine, je me tais. Aller trop vite serait une erreur... Je me mords presque la lèvre, et mes yeux vont d'eux-même vers le carnet qu'il garde caché contre lui. Comme aujourd'hui est un beau jour, et que j'ai beaucoup d'espoir, je me réconforte avec un : Un jour, peut-être que oui, peut-être que je verrais, je n'ai qu'à attendre ce jour, il viendra. Alors, parce que je ne veux pas qu'il se sente agressé, parce que je viens de remettre à plus tard les questions et le dessin, je tente un;

- Ah, non, pas vraiment... Je me promenais juste. Et... Je suis ravie de t'avoir amenée à te bousculer.

J'ai presque l'impression qu'à force de sourire, mes joues vont finir par devenir élastiques, mais je n'en tiens pas compte et, après une légère pause -et que mes mains ai regagnées leurs poches-, mes pieds se croisent et j'ose ajouter un petit ;

- Toi, tu vas quelque part ?

Allez, dis-moi oui, rien qu'un petit oui, un petit signe que ce n'est pas déjà fini, un petit quelque chose de gentil. Dis-moi oui. Sil te plait. Laisse-moi te suivre. Pas pour longtemps, si tu veux, juste un peu.



Rah, je n'arrive même plus à répondre en temps et en heure, désolé T.T !


Quinn
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Mar 23 Déc - 23:27



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Elle sourit. Elle sourit de belles dents. Ma fleur. Ma douce fleur. Je suis si soulagé que je sens que je fais fondre sur les cailloux de notre sentier. Mais je me ressaisit : je suis loin d’être sorti de mes embarras. Très loin de là.

D’ailleurs je lui explique que je suis ici en quête de dessin et d’inspiration. Puis ses yeux brillent et elle se mord la bouche, comme si elle freinait une violence inavouée. J’écarquille les yeux et me demande pendant de bonnes secondes si je ne devrais pas faire un pas de recul. Partir en courant. Me vautrer dans mon terrier et trouver l’ombre de la Terre bien réconfortante. Je ne fais rien de tout ça; parce que je suis devant ma Fleur. Quel idiot irait gâcher un moment avec la Fleur de ses contes pour de la peur? Le plus trouillard des idiots, certes. Le fait est que j’essaie de ne plus être froussard. Et que je ne me crois pas si idiot, non?

La belle Reine des Fleurs renifle mon carnet. Elle me répond qu’elle ne faisait que se promener. J’espère vraiment qu’elle ne verra pas le carnet, et son visage en fleur qui y est dessiné. Puis j’espère qu’elle continuera sa promenade que je poursuive de l’espionner dans mon coin. J’aimerais tellement faire de la sorte, histoire qu’il n’y est aucun embrassement. Je ne suis que bouffon à côté de la Reine des Fleurs. Et elle me fait l’honneur d’être ravis que je l’aie bousculé. Je lui souris. C’est un compliment que jamais je n’aurais cru. Et immédiatement je me mets à écrire.

«Ici! Je suis ici petit renard!»

Et le renard délaissé trouve la bavarde tout juste à ses pieds. Bien de bonne humeur, il constate qu'il s'agit d'une fleur. Mais pas n’importe laquelle des fleurs, la Reine d’entre toute qui lui faisait le plus grand des honneurs. Le renard, bien maladroit, marchait sur l’une de ses racines.

«oh! Mille pardon, s’exclama ses petites canines.»

«Aucun soucis, répliqua la voix de souris. Je suis, même, tout à fait ravis; c’est bien rare que j’ai de la compagnie.»

Et le renard trouva étrange que la Reine des Fleurs puisse être aussi seule, peut-être parce que l’automne avait placé toutes ses amies dans leur linceul…


J’écris dans ma tête, bien sûre. Jamais je ne pourrais écrire devant quelqu’un de la sorte. Ou peut-être que si?

Cette interrogation parce que, ça y est, je suis pris au piège. Elle me demande où je vais. Et la réalité est que je suis ses pas. Qu’est-ce que je lui réponds?! Je suis happé, comme si la gorge d’un crocodile m’avait trouvé appétissant pour trois fractions de seconde. J’avale difficilement. Diantre que ma gorge est asséchée. Je suis fais comme un rat. Je n’ai rien à lui répondre. Je pense à lui montrer alors mon carnet, histoire de me mettre à nu tout de suite et éviter bien des rougeurs de joue à suivre. Je décolle mon livret de ma poitrine, puis…

Non. Non, je ne suis pas si crétin. C’est un plan pour la faire fuir. Ce piège, je dois y trouver une opportunité. Et comment? Comment faire rayonner la Reine des Fleurs de la sorte? Quinn a des yeux qui parlent de mille et une beautés. Je veux toutes les connaître. Je lâche ma langue, d’une traite.



Ton visage, tes cheveux, ta voix… Tu m’inspires beaucoup. Tu es… Tu es…



Je m’arrête. Mes mots étaient vibrants des tremblements de mes mains que je pressais contre le cahier pour ne pas lâcher mes nerfs. Une voix maladroite, très timide. Mais de tout mon dialogue, je l’avais regardé dans les yeux. C’est le risque du métier, de peut-être passé pour un énorme fou. Un obsédé. Je ne suis rien de tout ça, d’autant plus que les mots me dresse le poil des bras.



…Tu es en plein qu’est-ce que je cherchais.



Je conclue avec une voix de souris. Et jamais je n’eus répondu à sa question. Ou peut-être que si. J’espère qu’elle comprendra que je veux terminer une conversation et une histoire avec elle. Je croyais trouver l’inspiration dans les fleurs. J’avais raison. Cœur au ventre.



Je suis écrivain.



Je me rattrape en catastrophe pour tout expliquer. Pour me donner une raison d’être aussi étrange. Je frotte mon nez, puis le fond de ma tête, puis ma nuque… C’est le stress et l’angoisse. Je n’ai jamais autant osé avec une personne, quoi que tout ce que je dise soit trois fois rien, je l’accorde. La prochaine étape consisterait à mettre un genou à terre et lui demander de devenir ma muse. La plus triste des gênes m’en empêche par-dessus tout, hélas.



Où aimerais-tu aller? C’est là que je vais.



Je conclue avec un sourire terriblement abattu par l’évidence que je serai renié. Je n’ai aucun charisme, et je parle comme le plus galant des personnages. Je baisse le menton. L’image doit être plus tordante qu’à prendre au sérieux. Mais qui ne tente rien, n’a rien. J’irai vomir le trac plus tard, c’est tout. Je dois tenter jusqu’au bout. Pour la Reine des Fleurs.



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Jeu 29 Jan - 17:43

Rahh, je suis désolé désolé désolé, je suis une horrible partenaire de RP T.T, je devrais essayer de m'y atteler bientôt, je vais au moins attendre d'avoir plus ou moins bouclé le TPE, soit une à semaine semaine au minimum, après, j'attaque mes épreuves blanches de bac, je m'excuuuuse, j'ai trop honte, promis je me dépêche ><


Quinn
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Dim 22 Fév - 16:25


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Et me voilà en plein milieu du petit chemin de terre, toute tournée vers mon interlocuteur, priant presque pour qu'il reste, pour que son soleil m'éclaire un peu. Vrai bon petit tournesol, tout à cet homme qui m'est quasi inconnu et me fait pourtant du bien avec de simples mots. Je ne veux pas qu'il parte, mes nuages noirs sont encore dans mon ciel, prêt à m'engloutir. Alors je me cramponne à la présence de Collin comme je le peux. Ne me laisse pas seule, sil te plait. J'ai besoin d'une présence, de quelqu'un. Et toi tu es là, tu es parfait pour ça, alors non, ne pars pas, laisse moi rester un peu, hanter tes pas quelque temps. Je ne sais plus quoi faire s'il dit devoir rentrer, fuit ou disparaît. Je ne le lâche pas du regard, peut-être à en être étrange, à lui faire peur, mais c'est plus fort que moi, j'en viens à avoir peur qu'il ne se fasse happer par la terre ou que sais-je encore, des chimères toutes plus folles les unes que les autres m'entraînent et me laissent à rêver mille fuites, mille fois où je suis de nouveau seule, dans le noir dense de mes réflexions. J'ai peur d'être seule. C'est idiot, mais ce jour me semble redoutable, et moi petite, toute petite face à ce colosse de brouillard qui attends un pas en arrière de mon interlocuteur pour me briser, m'avaler d'un coup. Je tente de calmer les froissements nerveux de mes mains, concentrée, dans l'attente longue, très longue, de ma réponse. J'irais où tu iras, pourvu que le noir reste loin. Puis je me rends compte de quelque chose. Collin à l'air nerveux. Je manque de me tourner pour voir de quoi il peut bien s'agir. Mais non, je suis presque sûre que nous sommes seuls sur ce petit chemin perdu au milieu d'un parc, et j'en viens à me demander si ce n'est pas moi, qui le rend nerveux. Moi ? Pourquoi ? Comment ? Je me revois, toute petite créature rêvant de soleil, et je ne comprends pas. Aujourd'hui est sans doute un bien étrange jour. C'est peut-être là mon unique réponse. Alors je m'en contente, et, pendue à ses lèvres, n'attend qu'un mot, une petite chose qui puisse me dire de rester encore un peu, que je puisse me cacher dans son ombre, éclat de ce petit soleil vivant.

- Ton visage, tes cheveux, ta voix… Tu m’inspires beaucoup. Tu es… Tu es… …Tu es en plein qu’est-ce que je cherchais.

Je ne sais pas si je dois prendre ça pour un signe ou avoir peur, mais, de toute façon, dans l'état où ce jour m'a mise, je le suivrais de moi-même, appuierait sur la gâchette de l'arme que je lui rêve un instant, mais ça ne lui sied pas. Collin King. Je cherchais quelqu'un comme lui - ou peut-être même lui ?, et le voilà qui me dit quelque chose de semblable ! Mon sourire est crispé. J'ai peur d'être vraiment folle si je réponds quelque chose, donc je ne dis rien, l'âme pleine d'espoir. Il sourit aussi, et le mien s'élargit. Il n'a pas répondue à ma question, qu'importe. Il ne semble pas pressé de partir, et c'est tout aussi bien, je pourrais presque me contenter de cette réponse étrange pourvue qu'elle amène une suite, quelque chose.

- Je suis écrivain.

J'oublie instantanément l'arme, et tout ce qui avait bien voulu se glisser dans mes pensées pour regarder de nouveau mon interlocuteur. Je ne sais pas ce qu'il écrit, mais je devine que ce doit être beau et plaisant. J'ai presque honte du fantasque de certaines de mes idées, que je balaie aussitôt, pour hocher la tête, me refrénant d'en demander plus. Il a l'air tout aussi nerveux voir plus, mais pour l'heure, je ne sais pas quoi dire pour l'aider à être plus à l'aise. Cependant, il me pends de court, me demande :

- Où aimerais-tu aller? C’est là que je vais.

Je ne sais plus quoi dire, à vouloir le suivre c'est maintenant lui qui me le demande. Je suis enchantée, souriante à souhait, surprise, aussi, mais mon soleil m'offre une garantie, et je suis décidée à la prendre. Je ne sais pas s'il a une destination en tête, mais je suis bien décidée à ne pas le laisser fuir -pour un temps seulement, je me vois mal le séquestrer... Ou justement, je vois bien qui en moi le pourrait faire, et je réprime un frisson, mon sang se glaçant plus vite que ne s'étant réchauffé. Je chasse mes idées noires. Je dois juste donner un lieu, une direction, quelque chose. Rien de bien compliqué. Une seule toute petite chose, un bien maigre investissement pour garder un peu sa compagnie.

- Un endroit avec du soleil.

Les mots volés ne constituent pas vraiment une réponse, mais je ne sais pas quoi dire d'autre. Je ne sais pas si je peux être plus précise, même si je l'aimerais. Je sais de quoi je veux m'éloigner, pas ma destination. Lui renvoyer la balle ne se fait peut-être pas. Alors j'inspire, je sourie, et je lâche;

- Là-bas ?

Désignant un chemin plus large, mais pas plus peuplé que celui où nous nous tenons. J'entend presque le bruit de chariots ou poussettes et, égoïste comme je me sens là, je ne veux pas partager mon interlocuteur, tout penaud qu'il ait l'air. Je le préfère souriant, et tâche d'en faire ma mission. Un tournesol qui cherche à éclairer le soleil, décidément étrange..



Aïe, deux mois pour répondre.. Désolé désolé, j'espère que tu auras assez de matière pour poursuivre ♥


Quinn
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 30 Mar - 0:39



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C'est drôle. C'est complètement cocasse. Et à la fois terrifiant. J'ai l'impression d'être tombé sur rien de moins qu'une véritable fleur. Elle est là, magnifique et attentive, et elle tend toute son attention à l'étranger qui veut bien l'admirer. Elle lui sourit, et il lui sourit en retour. L'étranger sait très bien qu'il est minable, complètement petit à côté de la merveilleuse pétale que la nature même est étonnée de pouvoir embellir de jour en jour. Alors il profite de chaque étendard qu'elle lui offre et il rit maladroitement parce que son cœur bourdonne et gonfle à faire déborder ses cordes vocales, comme s'il se prenait pour l'abdomen d'un crapaud.

Je piétine très doucement sur place. Je ne me contiens pas vraiment, et c'est la première – et peut-être même la dernière si ma chance s'épuise trop rapidement – qu'une inconnue parfaite fera de nos dialogues un moment parfait. Elle a tout pour combler mes rêves d'inspiration et elle se tient devant moi à m'engraisser le sourire. Et juste comme je pensais que la fleur ne pouvait pas être plus florissante, elle répond à ma question. Sur quoi j'éclate d'un rire très léger et timide dans mes épaules arrondis et sur mes yeux remplis d'étoiles. Pas que je me moque d'elle, c'est simplement du bonheur à l'état pure qui ne se peut plus de se contenir et qui sort de son tuyau d'échappement. La fleur cherche un endroit ensoleillé pour grandir.



Oui, bien sûre.



Comme s'il s'agissait de l'évidence la plus probable et que j'étais l'idiot qui n'avait pas deviné où elle voulait mettre sa tige plus tôt. Puis, c'est bien évident, à partir de cette seconde.

La fleur est un être qui sait très bien ce qu'elle veut. Elle est immortelle et réussit à convaincre, même, les hivers à la conserver jolie. Quand elle tombe malade, elle devient déssaturée et prend une classe de deuil magnifique. Parce qu'elle connait très bien la suite des choses, c'est à dire un sommeil sans mort pour le reste des décennies qu'elle possède, et elle a la volonté de ne pas les aboutir. Lorsque le renard vient la renifler pour grignoter de son temps, c'est bien normal qu'elle lui ordonne de devenir son ami, puisque les choses devaient en être ainsi. Et si le renard rougit, c'est qu'il est honoré. Car, de toute façon, on ne peut jamais refuser de devenir l'ami d'une fleur.

Là-bas. Alors là-bas ce serait. Je hoche de la tête pour dévoiler mon tout consentement et je fossette mes bajoues pour éclairer ma joie bien fine. Là-bas, peu importe jusqu'à quel point c'est loin, il y a des âmes vagabondes, un lac, un banc, du gazon, des sentiers et beaucoup, beaucoup de soleil à souhaiter. J'y prête le pas, plus heureux que n'importe quel vainqueur. Car n'importe quel vainqueur n'a pas conquis le cœur d'une fleur et d'une reine à la fois. Je suis le premier, sinon le premier de ma génération. Et c'est tant mieux, puisque tout ce qui en découlera du crayon sera merveilleux si c'est à son insu.

Je la laisse prendre son aise. Elle commande ici, elle sait tout de ce qu'elle désire et a de besoin. Je la regarde, plisse parfois l'œil pour l'étudier. Mais, visiblement, elle possède chacun de ses mouvement et des centimètres carré de son paysage. Je suis content. Trop content.



Tu veux t'asseoir?



Je lui propose, comme si je l'invitais dans son propre royaume. L'élan de mon enthousiasme me gêne un peu. Je baisse le menton, toujours le cahier a dessin fermement collé à ma poitrine. Et je plisse le visage. J'ai l'impression de peser mes mots beaucoup trop, et de les trouver bien trop léger. Alors je les remâche, et les remâche et finalement, ils reviennent au même. Je lui dis alors, toujours à regarder le sol et à tenter trois mille phrases à la fois:



Peut-être que... C'est que je cherche... Avec... Avec le temps... Je veux dire... Peut-être tu pourrais un peu... Mais c'est juste si ça te dit... Mais tu peux me parler un peu de ta vie? Non. De toi... Je veux dire. De ce que tu es... Ou... De ce que tu es oui.



Je secoue la tête comme si je venait d'échapper le vase de porcelaine antique de sa grand-mère. Ça serait peut-être mieux que je ne la regarde pas encore. Peut-être elle s'est déjà enfuit. Ou peut-être on s'est déjà adopté, je ne sais pas, je lui laisse le choix.



Et est-ce que je peux... Enfin, comme... Je peux te dessiner?



C'est vraiment quelque chose de stupide à demander, mais je n'y pense qu'une fois que c'est trop tard. Je décompresse le cahier à dessin de ma poitrine. Je l'ai si fortement appuyé que le plomb s'est étalé partout comme des bavure de gêne. C'est peut-être mieux ainsi.



©BOOGYLOU.


hj: t'inquiète. t'as vu je suis pas mieux j'avais pas vu ta réponse woot




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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 6 Avr - 23:57


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Il me rend mes regards et je me détend imperceptiblement. La journée aura du bon. Je ne peux m'empêcher de répéter cette phrase, en boucle dans ma tête, comme pour lui donner plus de force. Je n'arrive pas à penser que je puisse me tromper. Non. Collin est là, tout ira bien. Alors j'offre un sourire, toute attentive à ce drôle de gentil personnage que je tente de suivre. Il me semble plus détendu, pas tout à fait encore, mais c'est déjà un progrès, et je m'en félicite avant de reprendre le fils de nos mots. Il rit, un joli petit son, délicat et contagieux, puisque ma face s'étire d'un grand sourire et sans même comprendre pourquoi, j'en viendrais presque à partager son hilarité. Il ne peut s'être moqué, lui qui est si doux, si gentil. C'est là une certitude pour moi, je n'envisage pas les choses autrement. Alors, il me répond, et je comprend le sentiment qui l'a animé sans en savoir la cause.

- Oui, bien sûre.

Pas une question ou un commentaire, il accepte tout avec ce je ne sais quoi qui me fait sourire. Oui, il est décidément plus qu'un rayon de soleil passagé un jour de pluie, c'est un soleil à lui tout seul, un astre brûlant et pur qui fait graviter le monde sans même le savoir - ou moi, dans le cas présent. Doucement, j'ose un pas, puis un autre, et nous nous suivons mutuellement, nous dirigeons sans nous concerter vers un banc baignant dans le soleil sans nous consulter. Arrivés au niveau de l'objet, il me regarde, une étincelle de joie dans le regard.

- Tu veux t'asseoir ?

J'hoche rapidement la tête, tapotant le banc pour qu'il me rejoigne. Il redevient un instant timide et s'accroche à son carnet. Carnet dont je ne sais presque rien. Que dessine-t-il ? Je n'en ai pas la moindre idée et retiens tant bien que mal ma curiosité, maintenant qu'il se rétracte, il ne vaut mieux pas que je fasse ma curieuse. Soigneusement, j'attends que son visage se décontracte, mais ce n'est pas le cas. A-t-il quelque chose à me dire ? Je tente de l'encourager avec un sourire. Au bout d'un instant, il rompt l'attente.

- Peut-être que... C'est que je cherche... Avec... Avec le temps... Je veux dire... Peut-être tu pourrais un peu... Mais c'est juste si ça te dit... Mais tu peux me parler un peu de ta vie? Non. De toi... Je veux dire. De ce que tu es... Ou... De ce que tu es oui. Puis, après un silence, il ajoute, la voix moins audible. Et est-ce que je peux... Enfin, comme... Je peux te dessiner ?

Sa gêne qui jusqu'alors me rendait nerveuse me donne à l'instant envie de rire et je tire doucement sur sa manche, qu'il s'installe à côté de moi. J'ai le sourire qui déborde tant il est grand, et je lui réponds, naturellement, ma gêne ou tout autre chose envolée.

- Alors, je suis la dernière fille d'une famille nombreuse. Ils habitent en dehors de la ville et sont très soudés. Je crois bien qu'ils habitent tous dans la même rue, si mes souvenirs sont bons. Je prends des cours par correspondances depuis un peu plus de six mois dans la littérature, même si je ne sais pas bien ce que je vais pouvoir faire plus tard, j'essaie de vivre dans le moment, en fait. Je dois avoir peur du futur, quelque part. Enfin, je travaille parfois dans un café - je loue un appartement, je suis assez indépendante.. Rien de bien spécial. Mais voilà, c'est dit, et toi.. De quoi sont faites tes journées ?

Je ferme un instant les yeux, le soleil se faisant plus vif encore avant de les rouvrir, posant mes paumes sur le bois du banc. Me résumer n'a jamais été aussi simple et je trouve mes mots bien fades, peu instructifs sur ma personne. Qui suis-je ? Une question qui peut me hanter parfois. Une enveloppe vivante, sans grands intérêts en ce monde ? La parfaite description d'un automate, à quelques détails près - un gros détail. Je ne suis.. "pas toute seule dans ma tête", si je peux dire les choses ainsi. Une petite moue aux lèvres, je tente de m'excuser.

- Désolé, ça sonne assez creux, en fait, mais je n'ai pas grand chose à raconter.. Sinon, si tu en éprouves l'envie - et que tu en as la patience, vas-y, dessines-moi.

Et je conclus avec un sourire franc, regardant dans les yeux mon charmant soleil.



Quinn
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Mar 7 Avr - 1:30



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Je n'ai pas besoin d'attendre le printemps que la Reine des Fleurs me le fait voir en toute sa splendeur. Sa feuille vient me frôler, et sa racine soyeuse m'empoigne la manche pour me frôler comme si les pédoncules étaient faits de plumes. Juste pour m'inciter à m'assoir avec elle sur le trône. On me prend pour une cucurbitacée ou les écrivains aussi ont leur place dans les jardins?

Ma pression sanguine m'assomme et me joue un tour vilain. Je vois floue un quart de seconde, et mon épiderme à fleur de peau me chatouille les ports.Mon corps se fige et obéit et, de toute façon, ma tête tourne bien trop pour que j'arrive à faire quoi que ce soit d'autre. Dieu du Ciel... C'est ça se faire épingler par une fleur? C'est ça se faire frôler délibérément par une femme qui accepte de te prêter la moindre attention qu'elle fleurit? C'est horriblement merveilleux. Assez pour que ma cervelle décide de s'en passer pour les trois milles années à venir, et que mon cœur batifole comme un imbécile heureux. Et la pétale sourit, toujours et encore. Je n'en suis pas mort; et j'en suis bien content, pour tout dire. Puis, je reviens à moi. Enfin. Enfin.

Assis à côté d'elle, je garde la distance pour ne pas défaillir et, surtout pour pouvoir l'admirer de sa pleine taille. C'est une question de pouvoir la dessiner de chacun de ses magnifiques traits; ceux qui existent, et ceux qui n'existent pas encore. Je lui donne l'oreille, et adopte un sourire paisible pour boire ses paroles, comme s'ils étaient la clefs du dénouement le plus rose de l'histoire. Une jeune femme qui a quitté sa famille et qui n'en sait plus grand chose, une amante à la littérature à me faire frémir d'excitation enfantine tout à fait discrète, et un quotidien si banal qu'il en est de simple et forte concrétisation merveilleuse. Fantastique, même. La fleur est né d'un pollen qui a soufflé avec le vent pour grandir loin de toutes les jonquilles qui portent sa beauté. Elle s'adresse au renard et en trouve le temps si court que jamais il ne cesse d'être. C'est pourquoi les fleur ne meurt jamais; elles vivent bien trop dans le présent, et temps qu'elles y vivront, il sera là pour elles.

Retour de question sur lequel je balbutie trois mots incongrus. Je n'ai rien à dire sur ce que je fais de mes journées. De mes soirées, c'est autre chose, mais ce n'est rien qui ne ferait pas faner la belle. Alors, je cherche quelque chose. Je pense même à mentir par deux soupirs nerveux. Mais rien ne me vient en tête. Alors, plutôt que de jacasser, je l'observe boire les rayons qui tombent sur elle comme des sauveurs. Puis j'en profite pour tourner accueillir une page vierge de mon cahier à dessin et détruire la pureté de son blanc laiteux du gris plombé de mon crayon énervé. Il est rapide, et souvent très jaloux. Dès la seconde où elle me le proposerait, bien sûre que j'en ferait ma muse symbiotique parfaite.

Et les oiseaux viennent combler le vide que le silence vomit autour de nous. La chaleur n'était pas très suffocante, jusqu'à ce qu'on l'oublie et qu'elle achève notre heure. C'est la faute de l'étoile, la bonne étoile enflammée, qui veille sur sa Reine favorite. Alors, je réponds enfin, pour ne pas paraître cachotier. Encore moins assez mystérieux pour en devenir effrayant:



De mes journées je... j'écris, j'écris et je dessine. Voilà.



Ne pas lui dire que je suis écrivain, sous peine de recevoir, de sa part, les résultats d'une recherche ringard sur mon nom et mon métier qui n'apporte rien de mieux que la moquerie chez les personnes banales. Même si Quinn n'a rien d'une personne banale. Quelque chose qui fait qu'elle n'est pas creuse, comme elle a bien put qualifier l'histoire improvisée de sa vie. Bien que je ne trouve pas qu'elle l'était; je n'oserais simplement pas la contredire aussi facilement.

Et malgré tout, je me contredis de bonne foi en me disant que je devrais lui fournir des explications. Parce qu'on ne dessine pas les étrangère de la sorte sans explications qui ne rôdent pas autour de l'obsession maladive. J'estampe des traits de mon pouce, puis je continue, toujours souriant et de petite voie:



Je suis en train d'écrire un livre et... j'avais de la difficulté avec un personnage. Tu m'as inspirée une suite alors... Alors voilà. J'en profite pour voler ton visage. Ça te dérange pas trop j'espère?



Blague qui n'en est plus ou moins une. Et je lui lance un regard d'une fraction de seconde en conservant l'étirement de mes lèvres bien encré dans le coin de ma bouche. J'ai l'impression de paraître comme le gamin qui fait un mauvais coup.



Si ça l'a dérange...



Je frémis et un courant d'air vient effleurer ma nuque. Si profond et caverneux, si dense que mes tympans en deviennent du coulis. Je fixe le vide, autant triste qu'inquiet. Je comprends ce ton. Et cette voix. Il y a l'arrogance de la jalousie, celle d'être une âme à part entière complètement mis de côté. Étrangement, je ne vois pas quel en est le mal? Je me découvre une muse, et il évoque mon arrogance de ne pas moi lui demander si lui ça le dérange? Peut-être ai-je mal comprit. Peut-être ne se soucie-t-il que de Quinn comme moi.

C'est le genre d'événement pour lequel il devrait être heureux, pour moi, non? Mais bien sûre que si. Évasivement, je hoche la tête négativement pour effacer ces pensées moins jolies et je ris dans ma barbe, de bonheur simple. Je continue mon dessin.

C'est le genre d'événement que je pourrais qualifier de miracle.


©BOOGYLOU.




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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Dim 12 Avr - 19:39


Regarde la fleur.
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Tout tremblant, il s'installe à mes côtés, et l'embarras d'être la seule assise se dissipe instantanément. Je suis heureuse d'être là. De mener cette douce petite conversation. Pourquoi le monde n'est-il pas plus souvent si agréable ? Je m'arrête net dans mes pensées; il parle.

- De mes journées je... j'écris, j'écris et je dessine. Voilà.

Ces mots sont plus brefs encore que les miens, mais je les accepte volontiers. Ecrire et dessiner. Un bon passe-temps. Quelque chose qui colle parfaitement avec l'image qu'il me renvoie. Je souris. Encore. Puis il rapproche son crayon de sa feuille et celui-ci s'agite sur le papier. Je ne sais que dire ou que faire. Je me sens tout heureuse, tout étrange. Il va me dessiner ! Il me dessine ! C'est bien la première fois qu'on s'intéresse d'aussi près à moi, et la gêne passée, je me prends à aimer cette sensation, ce regard attentif qui me scrute et, me semble-t-il, me transperce presque. Plus aucun nuage à l'horizon, je suis prise dans les filets de ses yeux. Je ne sais si je peux bouger ou pas, à quoi ressemble les traits formés par la danse du crayon. J'ai peur de cligner des yeux. Mais je ne peux m'en empêcher, alors je laisse mon regard se perdre dans ce ciel maintenant si bleu. Il me semble presque que l'été est là, même s'il n'en est rien. J'inspire. Quel moment étrange. J'ai presque peur de le briser tant il est fragile, tant l'instant m'a l'air susceptible de voler en éclat à la moindre maladresse de ma part. Mon naturel nerveux à tendance à revenir. Même quand tout va bien, pour le mieux, même. Je ferme les yeux. N'est-ce qu'un rêve ? Un moment volé à la réalité ? Je suis peut-être même installée contre un arbre, endormie, fuyant le brouillard et la pluie. Ou alors, tout est bien réel. Et dans ce cas, je me dois d'accepter cette réalité, si belle, si attrayante. J'ouvre doucement les yeux. Le soleil brille toujours dans mon dos, tandis que mon alter ego, près de moi, me regarde.

- Je suis en train d'écrire un livre et... j'avais de la difficulté avec un personnage. Tu m'as inspirée une suite alors... Alors voilà. J'en profite pour voler ton visage. Ça te dérange pas trop j'espère ?

Son aveu me fait franchement sourire. Moi, assez intéressante ou du moins.. Inspirante ! ? Je n'aurais jamais penser pouvoir apporter quoi que ce soit à quelqu'un, mais voilà mon nouvel ami qui me contredit sur ce point. Puis je le vois dessiner, et je me dis que le plus doux des voleurs, en ce cas, c'est bien lui. Je ne peux d'ailleurs m'empêcher d'en dire quelque chose, sans trop oser bouger.

- Vole ou dessine tout ce que tu veux.. C'est cadeau.

Si je ne devais exister que pour une personne, ce pourrait bien être pour lui. Si récemment connu et si important déjà ! A croire que je peux m'attacher vite, parfois. Je lui rends son sourire, posant mes mains sur mes genoux, dans l'attente d'un signe me rendant ma liberté de mouvements, que je n'ose pour l'heure exploiter. Il est concentré, et je vois ses yeux faire des vas-et-viens entre la feuille et mon visage. Je suis étonnée d'être ici, là, mais heureuse. Je sais que la grisaille est toujours là, dans un coin, pour l'heure cependant, elle est loin. Où que j'aille, l'ombre me suivra, sera toujours là. Cette certitude n'en est pas moins dure à accepter, je le fais seulement, et je me décide à profiter de mes moments d'éclaircies. Des moments rares et d'autant plus délicats.
Je n'ose pas lui demander de me montrer où les coups de crayons l'ont menés, alors je me tais, me contentant d'un sourire et d'un regard à mon soleil personnel, agissant comme un anticyclone vivant, repoussant en un rien de temps la grisaille, la pluie, les larmes de mon cœur.



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 4 Mai - 14:16



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Voler tout ce que je veux. C'est un présent. Alors je me permettrai de dessiner son cœur quand je me sentirai seul et à jamais gris.

Promesse faite à moi-même, j'utilise mon doigt pour étamper des ombres sur ses beautés féériques, qui ont fait d'elle sur l'arbre, la fleur magnifique et pure de nos jours. Ceux que les enfants vont aimer, et que celui qui reste enfoui en moi se meurt d'apprendre à créer. Je sens que plus je la découvre sous le plomb, et plus elle se forme en ma conscience. Avant maintenant, j'ignorais qu'on pouvait aborder l'étranger et lui demander son corps à contempler et copier. Peut-être simplement est-ce qu'il suffit de trouver les bonnes personnes... Je souris en coin. Je souris du cœur. Trouver les bonnes personnes, c'est un coup céleste que la première personne que je trouve soit la bonne. Celle qui me parle, qui me donne cette chaleur humaine qu'on ne trouve nul part ailleurs dans le vide des yeux d'autrui.

Car, oui, tout est dans les yeux. Dans l'iris. Il faut savoir regarder avec des quinquets de petite âme pour voir ce que l'on veut vraiment trouver. Ai-je déjà été autant à l'aise avec quelqu'un? Avec une femme, surtout? Non. Et j'ai l'impression que je pourrais tout lui dire. Tout ce qui la rendrait épanouit, seulement.

Je termine ma planche puis je la pause sur mes cuisses. Je me suis gavé comme un porc, et j'ai copieusement avalé tout ce qu'elle pouvait me donner d'elle. Irrésistible envie de profiter de la brise pour souffler un peu et se savoir heureux une fois de plus sous le ciel de soleil. Je la regarde, elle si droite et magnifique. Rayonnante, comme si l'astre du jour avait décidé de naître que pour elle. Puis plus les secondes passent, plus le petit être renfrogné à côté de la Reine s'ouvre. Il tente peut-être de jouer à la pétale, ou simplement qu'il est confient avec la plus radieuse des âmes.



Merci.



C'est un peu vague, mais c'est sorti avant que je ne sache penser à quelque chose d'autre. La discrétion de mon œil qui dévie sur le pavé m'entortille la langue. J'aimerais lui dire tout, ou fermer ma bouche et lui laisser le champ d'honneur qu'elle a toujours mérité. La tentation est trop forte, et l'envie d'apprendre l'ouverture du cœur à l'amitié me titille plus que n'importe quoi d'autre à la seconde. Je me racle la gorge, et si j'avais été debout, j'aurais piétiné sans relâche jusqu'à décollé aux nuages. Je me dandine nerveusement, ce qui n'est rien de mieux, mais qu'importe. J'ai le courage de parler à quelqu'un, alors je le fais. Et je parle de cœur, parce que le vide n'aurais pas sa place à une telle merveille.



Je veux dire, merci d'être comme tu es.



Je la regarde, et je souris. Mais je m'empêtre. Je ne sais pas comment lui dire. Qu'elle est désormais précieuse, pour moi. Alors, je raconte. C'est ça que je fais toujours, de toute façon.



Une fois de mai, un jardinier s'était posé dans sa serre à pivoines pour grignoter la verdure de son pouce. Il était de loin le meilleur botaniste de sa courtille, si bien que les roses ne poussaient que pour lui. Un jour, un prince lui demanda de lui récolter la plus magnifique et douce des pivoines de son clos. Fin connaisseur chercha pour des jours et des lunes, ne parvint toutefois pas à mettre le doigt sur celle qu'on lui avait quémander si pudiquement. À l'heure de ses tourments, un enfant de trois pommes vint à son hortillonnage et admira chacune des pivoines pour conclure, en toute naïveté, que la plus jolie d'entre elle était sans nul doute la morte de fringale mise de côté, sous l'ombre d'un potager d'extravagantes. Bouton cueilli, le jardinier l'apporta au prince qui versa une larme devant la plus radieuse des natures. Depuis ce jour, le botaniste ne regarde ses belles qu'avec un cœur pure qu'on aurait volé à un enfant d'or.



J'arrête mon récit, parce qu'il est terminé, simplement. Qu'elle n'y comprenne que la beauté des choses et non sa maladresse, j'en serais tout simplement ravis. Qu'elle y comprenne ce que je ressens, j'en serais malade de bonheur. Je me gratte la tête, et tente de dire, plus précisément:



[En fait, c'est que je trouve rarement les... bonnes âmes. Toi tu es une bonne âme. Tu le savais? Moi je le sais. Comme si je te connaissais. C'est étrange. Et c'est la première fois que ça m'arrive, bien honnêtement. Ça fait chaud au cœur.



Voilà, c'est dit. Les papillons m'embrouillent les lèvres et je ferme ma planche à dessins. Ainsi que mon crayon. Avec mes heures et mes paroles, je crains n'avoir abusée d'elle plus que la Reine des Fleurs ne peut se le permettre.



©BOOGYLOU.




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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 18 Mai - 22:44


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
Le sourire toujours au bord des lèvres, je le regarde, une étincelle dans le regard. Ce moment, je veux m'en souvenir à jamais, le garder en moi, avec moi, en promesse de jours meilleurs : le gris s'en va toujours, souffler ou par le vent ou éloigné par le soleil. Mon soleil. Il répond distraitement à mon sourire et le mien enfle, suivant du regard ses doigts sur le papier, bien qu'il me soit impossible de voir le dessin qu'il a fait de moi.

- Merci.

J'hoche doucement la tête, ravalant de peu les mots qui se bousculent. J'aimerais le remercier, lui, pour ce bon moment, cette belle journée, le réconfort de sa présence, sa gentillesse. Mais je m'abstiens, seulement parce qu'il n'a pas fini et à l'air assez gêné, à vrai dire.

- Je veux dire, merci d'être comme tu es.

Surprise, comme touchée par une flèche, ou la foudre, peut être bien. Je me redresse un peu, extraordinairement.. touchée. C'est le mot, le seul qui convienne, une fois de plus. Un grand sourire - je ne fais plus que ça, depuis que je l'ai rencontré - prend place sur mon visage, souhaitant ne jamais se défaire, en écho au sien.

- Une fois de mai, un jardinier s'était posé dans sa serre à pivoines pour grignoter la verdure de son pouce. Il était de loin le meilleur botaniste de sa courtille, si bien que les roses ne poussaient que pour lui. Un jour, un prince lui demanda de lui récolter la plus magnifique et douce des pivoines de son clos. Fin connaisseur chercha pour des jours et des lunes, ne parvint toutefois pas à mettre le doigt sur celle qu'on lui avait quémander si pudiquement. À l'heure de ses tourments, un enfant de trois pommes vint à son hortillonnage et admira chacune des pivoines pour conclure, en toute naïveté, que la plus jolie d'entre elle était sans nul doute la morte de fringale mise de côté, sous l'ombre d'un potager d'extravagantes. Bouton cueilli, le jardinier l'apporta au prince qui versa une larme devant la plus radieuse des natures. Depuis ce jour, le botaniste ne regarde ses belles qu'avec un cœur pure qu'on aurait volé à un enfant d'or.

Je me fais attentive, patiente, écoute ces mots et tâche d'en comprendre, d'en décortiquer les sens. Je sais que c'est de lui, et c'est joli. Je ne sais si je dois être un des personnages ici nommé - l'enfant ? la rose ? - pour donner de la beauté dans ce qu'il y a même de peut-être fané, de plus caché, presque d'intime à quelqu'un que je ne connais pas, juste parce qu'il me le demande comme cela, pudiquement ? Ou bien dois-je y voir quelque chose de plus grand, de moins personnel ? Je ne le sais pas, mais qu'importe ce que je peux y voir, tout me plaît, me fait sourire. Sur le moment, je ne sais pas si je dois briser notre petit instant de silence, cette petite bulle de savon, ou s'il n'a pas encore fini, et je lui laisse bien volontiers la parole, me sentant bien petite, bien fragile face à ce soleil qui en vient presque à me faire rosir les joues. Ce n'est pourtant pas ce que je qualifierais de coutumier, mais je suis atteinte, il est gentil, ses mots aussi, et il y a si longtemps qu'on ne l'a pas été à mon égard ! Ma famille n'en aurait pas dit autant, et cette personne que je ne connais depuis deux heures tout au plus - et encore, je vois sans doute large - me flatte - sans doute plus que je ne le mérite - sans arrières pensées, me parle, de cœur à cœur, si je puis le dire ainsi, et le mien réceptionne parfaitement, n'attendant que l'occasion pour en renvoyer autant, de plus en plus ouvert, tourné vers mon charmant interlocuteur qui n'a d'ailleurs pas tout à fait fini de parler..

- En fait, c'est que je trouve rarement les... bonnes âmes. Toi tu es une bonne âme. Tu le savais? Moi je le sais. Comme si je te connaissais. C'est étrange. Et c'est la première fois que ça m'arrive, bien honnêtement. Ça fait chaud au cœur.

Là, je sens qu'il a fini, que c'est à mon tour d'entrer en scène, mais l'émotion me gagne et les mots fuient. J'ai dans l'envie de le prendre de mes bras, mais je ne sais pas. C'est rapide, soudain, et peut-être trop. Alors je souris, encore et toujours plus, serrant doucement sa main, pour dire, à mon tour :

- Merci. Merci d'être là, avec moi, maintenant. On ne trouve pas tout les jours un compagnon de route si agréable, tu sais.. Je suis contente de t'avoir rencontré. Je ne rencontre pas souvent des gens comme toi, tu es définitivement une perle. La bonne âme, c'est surement toi !

Pas moi. Je peux parfois l'oublier, mais je ne suis pas seule, jamais. Les nuages reviennent, un court instant, mais le soleil en brille d'avantage, et après avoir frémis, j'oublie ces dernières secondes avec un sourire. Aujourd'hui le soleil brille, il faut en profiter. Je lui presse de nouveau la main avant de la poser sur mon genou, avant de me confier, à demie-voix.

- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse d'avoir atterrie ici !

L'endroit où je t'ai rencontré.
Sourire encore un peu, se dérouiller les zygomatiques une bonne fois pour toute.



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 25 Mai - 18:19



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Je ne m'attends à rien, certainement pas à l'affirmation d'une attitude de belle compréhension. Je m'attends à ce qu'elle hoche la tête, et sourit en vaquant à mes paroles. Bien sûre qu'elle n'avait pas besoin de les comprendre entièrement pour les apprécier et les entendre. C'est tout ce dont j'avais eut besoin: lui dire ce qui ronge le cœur, simplement. Il n'y a pas plus sincère amitié que celles-ci, après tout. Alors je reçu le fouet d'un long frisson tiède et d'une bouffée de chaleur noyée dans l'accélération de mon pouls tout de travers lorsqu'elle me prit la main. La pivoine en question prêta le rose à mes lèvres, un rose si brûlant... Ce moment harassant lorsqu'on se précipite devant la classe pour faire un exposé, mais en plus doucereux, et beaucoup plus agréable. Simplement Quinn qui me serre la main, comme une pétale qui veut encourager la main de l'écrivain. Je crois, une fraction de seconde, et seulement une fraction, m'évanouir. Mais je sais garder ma pression artérielle en bonne augure, étrangement... C'est que je ne suis pas habitué au contact si douillet des autres. Surtout pas à celui des jolie fleur.

Elle me renvoie la parole et je tremble un sourire timide sur le parquet de terre. Jamais je n'aurais cru trouver cette beauté de cœur sur ma route, aujourd'hui. Mais je crois bien ne pas m'être trompé; elle est bonne et fleur jusqu'à l'âme. Un parfum de voix sucré et agréable qui n'existe, à nos yeux, que pour émanciper les câlins de notre esprit. Oh! À ses paroles, j'aimerais pleurer, j'aimerais rire. J'aimerais la prendre dans mes bras et la dessiner des jours durant. Elle lâche ma main et je mets une fraction de seconde à bien faire attention de ne pas tomber du banc. Mon cœur se gonfle.



Je crois que je peux le savoir. Je crois que je le vis, en ce moment, comme toi.



Je laisse un rire frôler mes lèvres pour s'échapper, à peine rauque, de ma trachée tremblante de bonheur. Je souris comme l'enfant qui apprend le plaisir du dessert en cachette avant le repas. Comme si avoir des amis, des amours ou des muses m'était défendu.



Et pourtant, rien de toi n'est fait pour cela.



Un grondement dans ma cage thoracique. Je serre les dents et avale difficilement. Bien sûre que non. Je n'ai jamais eut d'ami pour une raison bien précise: je ne suis rien de bien pour eux. J'amène mal aise, pitié et soupçons. Ou peut-être que non, après tout? Nerveusement, je me racle la gorge, et demande, comme une prière:



On ne... On ne m'a jamais dit d'aussi belles choses avant... Consoles-tu souvent les autres? Ou est-ce que je suis simplement vraiment chanceux?





Si tu continues, tu tomberas amoureux et ce sera trop tard.



Je m'étouffe dans ma propre respiration et rougit encore à m'en fendre le visage. Bien sûre que non. Je ne la connais d'aucune façon, sinon dans l'idéalisation féérique que j'ai créé d'elle. Je dévie le regard, un instant, puis je remercie le ciel qu'elle n'ai pu entendre ces mots en moi. Trop tard pour quoi? De la rancune. C'est de la rancune que je perçois entre mes poumons, et je me sens soudainement triste, très triste. Je ne voudrais jamais que Rabbit Dickens ne me quitte. J'en supplie de mon estomac qui se tord; rien en retour. Comme s'il était partie.

J'ai toujours écouté cette voix de caverne réconfortante et apaisante. Sage et toujours présente pour moi. Pas aujourd'hui. Pour une première fois. Peut-être l'artiste doit parfois écouter sa muse plutôt que son âme... Autant j'en suis émerveillé que j'en suis terrifié.



©BOOGYLOU.




Pourquoi suis-je hanté par ce Rabbit Dickens? Je crois que ce gros lapin est là pour m'apprendre à consoler. Consoler et effrayer. Ça rime bien, je trouve.  
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Lun 22 Juin - 21:38


Regarde la fleur.
Ft. Collin .
J'ai du mal à me détendre complètement, comme si ces instants n'étaient que volés, ne m'appartenaient pas. Mais je fais de mon mieux. J'ai presque peur que tout ne soit qu'un rêve, ou un cauchemar. Je ne sais pas trop. Mais je ne le veux pas non plus. Si c'est un rêve, soit, alors je ne veux plus jamais me réveiller. Si ce n'en est pas un.. J'ai de l'espoir. L'espoir de trouver une personne qui compte assez pour m'obliger à me lever le matin, à tirer les rideaux pour enfin apercevoir le soleil. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais je pense que j'en ai besoin. Pour continuer, pour achever cette foutue journée. Le soleil m'éblouie un instant et je me prends à sourire. Je n'aurais jamais cru qu'un simple sourire, si sincère fut-il, puisse automatiquement m'en plaquer un sur le visage. C'est le cas, le sourire de Collin appelant le mien.

- Je crois que je peux le savoir. Je crois que je le vis, en ce moment, comme toi.

J'en souris tant que j'ai l'impression que ma mâchoire va me lâcher d'un instant à l'autre. Mais elle reste en place et mon ami rit doucement, pendant que ce doux sentiment se taille une place en moi, je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse depuis des mois, voir même des années. C'est fou comme c'est bon. Mon sourire est trop grand pour enfler davantage. Je sais et sens néanmoins que je n'en ai même plus besoin pour m'exprimer. Si je m'en sentais l'audace, j'aurais pris sa main, ou l'aurais même pris dans mes bras. Seulement l'instant me semble si fragile que je n'ose rien esquisser, même si je devais le regretter plus tard. L'occasion manquée est plus simple à rattraper qu'à regretter après coup, non ? Ou est-ce l'inverse ? Et déjà les choses semblent changer. Je ne sais pas si c'est moi, j'espère fort que non, mais un malaise plane, je le vois déglutir difficilement.

- On ne... On ne m'a jamais dit d'aussi belles choses avant... Consoles-tu souvent les autres ? Ou est-ce que je suis simplement vraiment chanceux ?

Mon sourire qui avait déjà eu le temps de s’affaisser légèrement reprend de la force et cette fois, j'ose, je ne veux pas de nuages dans mon ciel bleu, et je prie secrètement pour ne pas regretter mon geste. Alors je lui réponds, tentant de ne pas fuir, de continuer à m'ouvrir, simplement, comme au début. A croire que je ne sais qu'être franche. Etre franche et me déprécier peut-être, finalement, car je ne vois qu'en moi que du sombre.

- Oh, non.. Pas vraiment, je ne suis pas très douée. Sauf quand les gens ne se souviennent pas, en général. Grattement nerveux, je tâche d'être plus claire. J'ai déjà consolée une fille qui pleurait dans un bar, je crois bien que j'avais réussie à l'aider un peu, mais qui sait, il pleuvait.. Et elle pouvait très bien continuer de pleurer quand je ne voyais que de l'eau. En fait, c'est souvent après quelques verres. Je crois que j'ai du mal à parler aux personnes sobres. Je baisse les yeux, puis cherche les siens, gênée. C'est bête, hein ? En tout cas, si le peu que j'ai bien pu faire à réussi à te consoler, alors c'est moi qui suis chanceuse.

Je conclus le tout avec un petit sourire, gardant sa main dans la mienne, ne sachant pas quoi en faire, la lâcher étant bien trop dur. Essayais-je de l'obliger à rester à côté de moi, avec ce simple contact ? Le pire, c'était que plus j'y pensais, plus c'était possible.

- Et toi, tu consoles les gens ? On dirait que oui, tu rayonnes.

Voilà, c'était dit. Espérons juste qu'il ne prenne pas peur trop vite. J'ai besoin de ne pas être seule. Pas tout de suite, disons. Je regarde ma main serrant la sienne. Prendre en otage un soleil aussi délicat et timide, une bonne idée ? Je déglutis, me sentant plus naïve qu'une fillette. Je lève les yeux sans trop savoir à quoi m'attendre sauf peut-être à un regard interdit et un bref au-revoir.



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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Ven 24 Juil - 11:46

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de réponse depuis un mois, merci de ne pas le laisser tomber dans l'enfer des rp's oubliés et d'y répondre au plus vite ou de nous prévenir s'il faut l'archiver =D

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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Mar 28 Juil - 2:29



♢♢REGARDE LA FLEUR
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L'instant est alors sauvagement écartelé entre un fébrile bonheur maladroit et une gêne tabassante. Quand elle rit, j'ai l'impression de voir une fleur naître. La même, peut-être, à chaque fois, encore. Une fleur magnifique, la plus belle de toutes; la Reine. Et étrangement, cette céleste ne semble pas se croire très douée pour consoler les autres. Ce qui me surprend, mais je ne saurais en donner la contradiction, de ne la connaître que de simples effluves. Peut-être est-ce vrai. Peut-être est-ce que les fleurs ne prennent pas conscience de leur propre embaumement. Elles sont si belles, si charmantes et si parfumées, et de toutes les espèces qui rongent la Terre, ce sont celles à qui on ne leur rendit ni œil, ni museau, ni cœur. Oh, mais je crois franchement que les fleurs ont un cœur. Celui qui ne se trouve pas dans les poitrines. Et Quinn est ma preuve irréfutable, une preuve qui ne compte probablement que pour moi, toutefois...

La Reine des Fleurs m'expliqua alors qu'elle avait du mal à parler de franche voix aux sobres. Voilà qui expliquait beaucoup: j'étais probablement ivre de ses pétales depuis une bonne demie-heure déjà. Quoi qu'il m'étais d'évidence à comprendre – les gens d'alcool perdu parlent bien plus de franchise que lorsqu'ils sont nettes – je n'avais jamais bu d'alcool à en perdre l'équilibre de la raison. C'était ni plus ni moins très charmant à entendre. Et que cette fille étrangère, apparemment, qu'elle avait consolée sous la pluie n'eut été ivrogne ou sobre, l'histoire était belle. Quinn était belle. Belle d'âme.



Ce n'est pas bête. C'est beau.



Je lui souris avec la timidité qui me serrait la gorge. Et le lapin qui creusait le terrier de mon estomac. Comme je m'y était réfugié souvent, là, loin des autres et des fleurs. Ce n'est qu'à cet instant que je constate qu'elle a saisit ma paume. Parce que c'est chaud et que ça serre, un peu. Je sens son pouls dans son poignet et je me dis avec la plus saccadée des nervosités qu'elle est littéralement une fleur possédant un myocarde, après tout. Je sens mes joues en feu et en flammes, puis j'apprends à respirer avec la lame de souffle qui zigzague l'entre poumon et qui s'efforce de m'oxygéner tant bien que mal. L'angoisse est ridicule, et pourtant monstre. La voix intelligible serpente entre mes côte et coule comme du sel mouillé dans mon crâne. Je l'entends.

Ma mains se crispe à m'en faire mal. C'est l'exceptionnalité de la situation, ou la jalousie de quelqu'un en moi. Je sens le croquant de mon coude se faire du mal à s'en resserrer les nerfs et se les retordre comme un débile. Je manque un coup de bronches, comme un hoquet dans mon souffle. Et un mal de ventre tenace me saisit les tripes. Comme si sa main dans la mienne était l'intraveineuse d'un poison tenace. Je ne veux pas croire que la Reine des Fleurs possède des ronces vénéneuses.

Je lâche sa main, trop drastiquement pour que ça en soit naturel, comme si le réflexe était plus fort que moi. Mon regard abrutis la regarde et lui communique que je suis autant idiot que désolé. Mais la douleur et la tensions, elles, s'évaporent avec soulagement. J'ai envie de pleurer. J'aimerais aimer la Reine des Fleurs. J'aimerais apprendre à la connaître et déguster sa personnalité. La vie est trop grise pour se priver des roses. Mais je ne peux pas. Pas maintenant, belle muse qui soit.



Euhm.. Je euhm...



Patauge.



Je ne sais pas si je console. J'écris des histoires, c'est tout.



Que je réponds en me remuant nerveusement sur mon siège et en regardant toutes les directions m'étant données, à l'exception de celle que j'aimerais admirer. Je suis bourrée de honte. Inexplicable à dire que de défendre ses gestes aussi cruels par la présence d'un autre qui gruge de l'intérieur. Je ne sais plus si j'ai envie de vomir ou pleurer. Mais je ne me sens pas bien, beaucoup trop bécasse et coincé.



Je-je suis désolé, Quinn. Mais je vais devoir m'en aller parce que j'ai...



Je sais mentir. Je déteste le faire. Je ne le ferais pas avec la Reine des Fleurs.



...je crois que j'ai un malaise.



Ma main qui tremble comme l'impossible feuille morte agrippé à la branche d'un arbre d'automne dénudé va chercher mon porte-feuille dans ma poche, puis une carte dans ce porte-feuille. Un carte blanche et simple, portant mon nom et mon numéro de téléphone. Je prie qu'elle ne remarque pas la lâcheté de mes nerfs, mais je ne crois pas aux miracles.



Voilà, juste... Tu peux m'appeler... Si tu as envie, ou...



Je me racle la gorge. Mon cœur pompe tellement vite et tellement fort qu'il s'est déplacé dans mes tempes. J'ai l'impression de perdre, de tout perdre.



Ne t'inquiète pas, je suis toujours là.



Je respire. Grandement. Et je lui dis, à la Reine des Fleurs:



Ne t'inquiète pas, je serai toujours là.






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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Ven 21 Aoû - 12:26

Bonjour!

Ce rp n'a pas reçu de rp depuis plus de 15 jours! Merci d'y remédier assez rapidement ou de demander l'archivage de ce dernier s'il est terminé ou abandonné.

Le staff.
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MessageSujet: Re: regarde la fleur. | QUINN Ven 21 Aoû - 19:26



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