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Is there anybody out there? (Feat Alastair)

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MessageSujet: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Mer 16 Juil - 13:41

Alexandra fixait le jet de café brûlant qui tombait dans le petit gobelet prévu à cet effet, patientant sagement que la machine termine son boulot et libère le précieux liquide qui allait lui permettre de tenir encore quelques bonnes heures. La jeune femme était fatiguée et pourtant, elle refusait de partir chez elle. La nuit était largement avancée, Alex avait déjà généreusement dépassé les quarante heures de travail habituelles qu'elle était censée faire à chaque semaine. Était-il besoin de mentionner qu'elle s'en fichait? D'aussi loin qu'elle se souvienne, ça avait toujours été ainsi et ce n'était pas près de changer. Quand on était passionnée, c'était ainsi. Et ça l'était également quand on était seule de chez seule, sans conjoint, sans petit ami, sans famille à retrouver. Alors entre sécher à la maison à regarder les murs, autant avancer les recherches et trouver un fichu remède au cancer avant que cette saloperie de maladie décime toute la planète, nan?

Unique cliente de la cafétéria de l'hôpital elle somnolait sur place, yeux fermés, plantée debout devant la machine lorsque le liquide cessa enfin de couler. D'une main peu assurée, elle s'empara du gobelet bouillant et se dirigea vers le petit comptoir situé juste à côté de la distributrice. À cet endroit elle y dénicha le sucre et le lait nécessaires pour adoucir son breuvage bouillant puis, chose faite, reprit la route vers le dernier étage de l'hôpital, à savoir celui étant consacré aux divers laboratoires et recherches. Dans l'ascenseur, elle s'aventura à boire une gorgée qui, bien évidemment, attaqua sévèrement ses lèvres et sa langue.

- Arfffff..

Pour soulager la sensation de brûlure, elle se mit à aspirer et expirer à la manière d'une femme enceinte en plein travail. L'air frais l'apaisa temporairement, du moins jusqu'à la gorgée suivante. Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, Alexandra s'était brûlé la bouche bien comme il faut. Une vraie débutante! Ce qu'elle était, à bien y penser. Elle n'était pas une grande buveuse de café, préférait de loin le chocolat chaud mais pour rester bien éveillé, rien n'égalait cette merde amère qu'elle noyait de sucre et de lait pour en masquer le mauvais goût.

- Allez, un peu de courage Alex...

Se parler à elle-même était devenu une habitude. La nuit, il n'y avait pratiquement personne à l'étage. Entendre le son de sa voix lui faisait croire qu'elle n'était pas seule. Il lui arrivait parfois de faire jouer de la musique à la radio sauf qu'aujourd'hui elle n'en avait pas envie. Ses recherches avançaient à bon rythme, elle sentait qu'elle était sur le point de mettre le doigt sur un détail non négligeable. Il lui tardait de reprendre là où elle avait laissé et puis elle avait besoin de concentration. C'est donc sans plus tarder qu'elle reprit place au microscope afin de continuer d'analyser les cellules qui gisaient sur la lame exposée aux différentes lumières de l'appareil.

Son travail se poursuivit pendant plus d'une heure,heure durant laquelle elle alterna entre changement de lames, prise de notes et gorgées de café qui, à chaque fois, devenait de moins en moins chaudes. Le temps rampait, la fatigue gagnait du terrain. Quelle heure était-il? Minuit? Une heure du matin? Deux...? Soupirant profondément, Alexandra daigna lorgner vers sa montre, et s'aperçut qu'il était une heure trente.

- Damned!

Elle s'étira sur sa chaise, bras en l'air, poings et yeux fermés, bailla puis baissa la tête et se mis à fixer le microscope. Elle n'était plus bonne à rien, autant tout arrêter. Se mordillant doucement la lèvre, le regard sur ses gribouillages nocturnes, elle se décida à jeter un dernier œil sur la lame... et replongea dans son boulot le temps de laisser une quinzaine s'écouler. C'est à ce moment, lorsque le quart d'heure tirait à sa fin, qu'elle eu l'étrange sensation d'être observée.

- Kyle?

Ses yeux se détachèrent des objectifs du microscope avec lenteur... et peur. Ne bougeant que sa tête, Alexandra lorgna vers sa droite, la mine inquiète. Il n'y avait personne. Rien. Rien d'autre que des machines, des béchers, des éprouvettes et autres instruments de laboratoire.

- Si c'est une blague que tu me fais elle est bien mauvaise et je ne la trouve pas drôle du tout!

Kyle était un homme grand et frêle, vieux, aussi, mais tout de même musclé et solide. Il était le concierge qui passait toutes les nuits de sa vie à nettoyer les longs couloirs de l'hôpital et qui, de surcroît, devait également entretenir les labos du dernier étage. Alexandra s'en était vite fait un ami, à force de le côtoyer -par intermittence- durant ses heures de temps supplémentaire.

- Kyle ce n'est pas drôle, arrête tout de suite!

Il lui avait déjà flanqué une frousse de tous les diables, une fois, à Noël, en bondissant à ses côté, vêtu d'une fausse barbe toute blanche et d'un bonnet rouge et hurlant des "HO HO HO!". Cette fois-là, elle avait assurément frôlé la crise cardiaque...

- Je te jure que tu vas le regretter si je t'attrape! Je vais te faire avaler un litre de toluène et tu vas voir que ça ne goûte pas le chocolat!

Mais il n'y avait rien. Pas un bruit, pas un son. Et personne. Juste... elle. Et le labo.

Déglutissant péniblement, Alexandra ramena son attention sur sa montre. Une heure quarante-cinq. Là, c'en était assez pour aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Sam 26 Juil - 18:44

L'hôpital, ses allées, ses étages, ses différents services. Alastair s'ennuyait profondément et se baladait entre les différents étages. Il ne savait pas vraiment ce qu'il recherchait, une occupation quelconque, c'était sûrement cela. Il passa par l'étage pédiatrie et s'arrêta devant une chambre entre-ouverte. L'enfant était intubé et ne bougeait pas tandis que sa mère tenait sa main en pleurant. Il aurait dû être touché, ayant été lui-même père mais il n'arrivait pas à être touché par le malheur des autres. Il ne possédait aucune empathie. Le mauvais esprit s'éloigna de cet étage, rien ici n'attirait son attention. Il alla dans la partie recherche, là où il n'y avait pas de patients mais où des chercheurs tentaient de révolutionner le monde de la santé. Il y avait un labo qu'il affectionnait particulièrement, celui d'Alexandra. Cette femme passait des heures à travailler sur il ne savait trop quoi et il se plaisait à l'observer. Il aimait sa chevelure de feu et sa bouche gourmande. Elle était tout simplement fascinante. Le brun passa à travers la porte et vit que le bureau était vide mais qu'il y avait toujours le matériel. Elle devait être partie chercher quelque chose à boire ou à manger. Le Dibbouk s'approcha des petites lamelles sans rien y comprendre. Il n'avait pas été un scientifique et ce genre de choses n'existait pas à son époque, deux siècles auparavant.

Il restait là, assis sur une des tables, l'air de rien, pensif. Elle revint enfin et il la regarda avec son gobelet de café et se réinstaller à sa place pour bosser. Alastair pouvait l'observer durant des heures sans broncher. Il restait juste là. Le fait qu'il soit invisible conférait un certain avantage. L'esprit laissait passer le temps sans en subir ses inconvénients. Les esprits ne dormaient pas, ce n'était pas le terme qui convenait. Il pouvait se mettre en une sorte de pause pour récupérer de l'énergie. Furfur sortit de sa rêverie en entendant la rousse jurer et la regarda. Il fronça les sourcils, se demandant bien ce qu'elle avait. Ce fut quand elle prononça un prénom qu'il commença à se dire qu'elle avait ressenti sa présence, vraiment ? Les humains étaient souvent assez bêtes pour ne rien ressentir et vous ignorer. Mais visiblement, elle le percevait ce soir. L'esprit descendit en bas de la table et s'approcha d'elle, toujours invisible. Il tendit la main mais au dernier instant se stoppa net. Quelque chose le retenait de le faire. Le Dibbouk pencha la tête sur le côté.

C'était essentiellement un voyeur, appréciant d'observer les gens. Mais après l'observation, il se dépêchait d'attaquer et de faire souffrir ses futures victimes. Il se plaça juste devant elle et savoura le fait qu'elle ne pouvait pas le voir et qu'elle continuait d'appeler quelqu'un de non présent. Alastair la laissa retourner à son travail et décida de mettre un peu d'animation. Il tendit la main vers Alexandra mais au lieu de la toucher elle, toucha le bécher à côté d'elle qui dévia lentement. Une fois qu'il le fit suffisamment bouger, il s'arrêta et attendit. Il avait besoin d'action, il s'était suffisamment reposé. Alastair s'étira puis se déplaça tout en légèreté pour faire tomber non loin un verre. Un bruit sec retentit tandis que le verre brisé se répandit sur le sol. Il était tout à fait capable de toucher des objets inanimés et même de toucher légèrement un vivant. Alastair observait la réaction d'Alexandra, se demandant comment elle allait réagir. Le jeu pouvait enfin débuter ! Il alla jusqu'à la vitre, serra son poing, y concentra toute son énergie et donna un coup. La vitre vibra sourdement sans pour autant se briser.

Un sourire mauvais passa sur sa bouche, extrêmement content de lui. On pouvait vraiment trouver une occupation à tout si on s'y mettait sérieusement. Alastair traversa la vitre, fit volte-face et d'une poussée d'énergie se rendit visible.Il avait l'allure qu'il avait quand il était mort, deux siècles auparavant. Un pantalon sombre usé, des bottes d'équitation en cuir tout aussi usées, une chemise foncée aux manches relevées sur des bras musclés et bronzés à cause du travail à l'extérieur avec les chevaux. Finalement, son visage n'était pas rasé ce qui ajoutait une petite touche canaille qui pouvait toucher plus d'une femme. A l'époque, il avait eu un succès fou mais en rencontrant Valerie, il avait bien compris que ce n'était plus vraiment du goût d'aujourd'hui.

Il semblait sortir d'un tableau d'histoire, tout simplement.

« Madame, tout va bien ? »

Il pencha la tête de côté à la manière d'un félin. S'il semblait gentil ce n'était pas du tout le cas. Il était ce genre de prédateur qui pouvait vous faire franchement mal. Premier contact avec sa proie, alors comment cela se passerait-il ?
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MessageSujet: Re: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Mar 12 Aoû - 14:48

Il était tard, Alexandra était épuisée. Elle travaillait bien trop et le savait parfaitement. D'ailleurs, ses collègues ne se gênaient pas pour le lui faire remarquer mais elle s'en contrefichait. Elle aimait son boulot et elle était déterminée. Ce remède au cancer, elle souhaitait le trouver. Elle sentait qu'elle était sur le point d'y parvenir. Les résultats le démontraient bien; elle était sur le point de faire une percée importante et c'était pour cette raison qu'elle s'acharnait ainsi, soir après soir, nuits après nuits. Et puis... elle était seule. Elle n'avait personne dans sa vie. Pas d'amoureux, pas de famille. Rentrer chez elle ne la tentait que très rarement sauf que là, tout de suite, elle ressentait un malaise qui la gênait profondément. Cette sensation de ne pas être seule, de se sentir épiée revenait une fois de plus. Ce n'était pas la première fois que cela survenait et à tout coup, Alexandra ressentait une impression bizarre à l'intérieur de son corps, une impression de lourdeur, de pesanteur, comme si quelque chose appuyait sur sa poitrine, comme si quelque chose lui fouillait dans le ventre, remuait ses tripes, lui compressait le cœur, faisait souvent dangereusement battre celui-ci. Comme en cet instant. Des battements forts, étourdissants, provoquant même des bouffées de chaleur. Pourtant, il n'y avait personne. Le labo était vide. Tout le monde était rentré. Kyle n'était pas là. Alexandra était seule de chez seule. Seule, seule, seule. Seule, aux prises avec cette terrible sensation d'être épiée, d'être surveillée, d'être... le jouet de quelqu'un.

Elle s'était relevé de sa chaise lorsque tout à coup, lentement, en rampant, presque, le bécher qui se trouvait à côté d'elle se mit à se déplacer sur quelques centimètres. Alexandra plaqua sa main sur ses lèvres pour empêcher un cri de terreur de s'échapper. Ses yeux étaient écarquillés, brillants, épouvantés. Il n'y avait aucune ficelle, aucune corde qui reliait l'objet à une quelconque poulie. Il n'y avait rien en dessous qui puisse le faire bouger de cette manière. Pas d'aimant, pas de pente, pas de truc glissant. Le bécher bougeait de lui-même, propulsé par une force invisible et méconnue d'Alexandra et ce fait était juste... horrifiant. La jeune femme s'en éloigna, tremblante de tout son corps. C'est à ce moment qu'un bruit sec retentit, cognant à ses tympans comme un coup de fusil, déchirant le silence avec violence, la faisant par conséquent brutalement sursauter et pousser un cri de surprise. Un peu plus loin, un verre s'était brisé en chutant sur le plancher. Comme ça. Tout seul. Sans aide. Sans rien pour l'animer.

- Ça suffit! Qui que vous soyez, arrêtez tout de suite!

Elle se jeta vers son poste de travail pour récupérer son sac à main dans lequel se trouvaient ses clés. Il fallait qu'elle sorte d'ici avant que la folie ait raison d'elle. Il fallait qu'elle parte au plus vite, qu'elle se couche et dorme dix heures en lignes pour récupérer de cette fatigue qui la tenaillait continuellement.

Son sac en mains, elle voulu se précipiter vers la sortie quand un bruit sourd attira son attention. Apparemment, quelque chose venait de frapper la vitre du labo, celle qui donnait vue sur le corridor de l'étage. Sous le choc, la vitre vibra longuement mais tint bon, à la très grande surprise d'Alexandra vu la force du "bong" qu'elle avait fait. Craintive elle s'en approcha tout de même, craignant y découvrir un homme ou une femme étendu par terre, sonné par le choc. Ce qu'elle vit cependant ne concorda pas avec ce qu'elle s'était imaginé. Devant ses yeux apparut soudainement un homme vêtu sombrement, à l'ancienne, comme elle en avait souvent vu dans les films relatant des récits des années 1800 voir avant. Il était imposant, musclé, beau, aussi, avec sa barbe de quelques jours et son allure rebelle. Il était... totalement irréel. Le voir ainsi dans un labo équipé avec la fine pointe de la technologie faisait de lui un anachronisme remarquablement perturbant. Hypnotisée, Alexandra ne remuait plus, demeurait plantée sur place, bouche bée, sa main non loin de ses lèvres, prête à s'y redéposer en cas de panique. Son "madame, tout va bien" l'acheva et la fit reculer jusqu'aux hautes fenêtres du laboratoire.

- Non! Non ça ne va pas! J'hallucine là!

Elle laissa son sac tomber sur le sol et se servit de ses deux mains pour se frotter vigoureusement le visage. Elle hallucinait elle en était certaine. Ou bien elle dormait éveillée. Ou bien elle se tapait un sacré cauchemar. Alors si c'en était un, cauchemar, il fallait qu'il cesse immédiatement. Même si l'homme qui la fixait intensément semblait tout à fait inoffensif et gentil.

Rapidement et sans prévenir, Alexandra se mit à courir vers lui, ouvrit la porte donnant sur le corridor et, en quelques enjambées, rejoint l'homme d'époque. Face à lui, à peine cinq centimètres les séparant, elle se mit à le fixer furieusement, un air de défi sur la figure. Puis, tendant la main vers lui, elle osa essayer de le toucher.

- Vous n'êtes pas réel, ceci est un rêve.

Et c'est là qu'elle le reconnut, pour l'avoir vu lors de l'assemblée du maire, la fois où tout avait dégénéré, la fois où tout le monde avait été coincé dans la salle sans possibilité de sortie. Comme pour appuyer ses dires, sa main, qu'elle avait projetée droit devant elle, ne toucha que du vide, passa aisément au travers de l'entité sans jamais se heurter à un obstacle.

- Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous me voulez?

En ce qui concernait la première question, elle pensait bien avoir la réponse. Pour la seconde, toutefois, elle ne la connaissait pas et n'était pas vraiment certaine de vouloir la connaître. Haletante, le souffle court, le cœur au bord des lèvres, la chercheuse recula lentement dans le but de s'éloigner graduellement de cette terrifiante apparition.
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MessageSujet: Re: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Ven 15 Aoû - 15:06

Il pouvait presque goûter à sa peur tant il la voyait. Cette victime serait fabuleuse à déguster, elle serait enivrante. Il en avait l'eau à la bouche rien qu'à l'idée d'effleurer son corps de ses mains. La pauvre Alexandra parlait dans le vent mais c'était tellement drôle, oh oui. Alastair la regarda prendre son sac à main et ce qui semblait être des clefs. Elle était vraiment étrange, il n'y avait pas à dire. Mais il continua de l'observer comme le psychopathe qu'il était. Ce que les gens pouvaient avoir vite peur, c'était tout de même incroyable ! Le Dibbouk décida de pousser le jeu plus loin quand il frappa contre la vitre transparente et se rendit visible. Il ne penserait pas qu'il aurait un tel effet quand il la vit tout simplement bouche-bée devant lui. Comme s'il était le Diable en personne. Il sourit gentiment, brouillant encore plus les pistes. Il voulait l'induire en erreur. Qu'elle tombe dans le panneau et croit trente secondes qu'il était quelqu'un de bien. Se laisserait-elle seulement prendre au piège, hein ? Il ne bougea pas quand elle recula et affirma que cela n'allait pas et qu'elle hallucinait. Ces humains, ils croyaient toujours être entrain d'halluciner c'était du vrai délire, oui. Mais c'était là leur faiblesse.

En pensant que c'était nécessairement dans leurs têtes, ils s’exposaient au risque de se faire posséder plus facilement. Mais ce n'était pas Furfur qui allait se plaindre alors qu'il cherchait un hôte pour pouvoir accomplir les desseins de Belaam. Le mauvais esprit regarda Alexandra le rejoindre en courant, se demandant bien ce qu'elle avait soudainement en tête. On aurait dit qu'elle avait perdu l'esprit. Même pour l'esprit, c'était rapide. Il avait l'habitude qu'on lui résiste mais là, c'était bien loin d'être le cas. Il ne dit encore rien quand elle affirma qu'il n'était pas réel, que ce n'était qu'un rêve. Il laissa la main passer à travers lui. Ce n'était pas agréable mais pas désagréable pour autant. C'était... Particulier et cela ne s'expliquait pas vraiment. Il resta encore muet quelques instants quand elle interrogea. Par contre, Alastair décida de réfléchir quand il se dit qu'à force de haleter, elle allait hyper ventiler.

« On se calme, tout va bien. Si vous continuez, vous allez tomber dans les pommes et ce serait vraiment fâcheux. »

Il l'avait vue à la réunion de la mairie. Le petit troupeau d'humains convaincu que tout allait bien. Le petit troupeau prit au piège qu'on rêvait d'abattre alors qu'il n'était pas encore l'heure de le faire. Mais bientôt se dit-il, très bientôt.

« Qui je suis ? Si je ne suis pas réel, je ne suis personne, non ? »

Il la tournait en bourrique, voulait qu'elle doute sur les fondements même de cette terre.

« Mais si quelque chose d'irréel avait un nom, alors tu peux m'appeler Alastair ! »

Une courbette élégante mais pas trop. Il savait faire les courbettes mais sa manière de faire, selon un historien, serait la preuve qu'il ne venait pas d'un milieu aisé. Alastair venait d'une époque où tout était codifié. Les pauvres ne se mélangeaient pas avec les riches. Le Dibbouk regarda le sac d'Alexandra au sol et hésita à aller le chercher. Mais mieux ne fallait-il pas trop la bousculer.

« Nous devrions entrer dans votre labo. Il y a des courants d'air. »

Il n'en savait rien mais il entendait souvent les mortels se plaindre. Il ne ressentait plus le froid, ni la douleur, ni les sensations de faim ou les envies d'alcool ou de cigarette. Pourtant, il avait été un grand fumeur et un alcoolique à ses heures perdues. Furfur se demanda si Alexandra allait se soumettre aussi facilement et accepter de retourner dans son labo. Il avait plutôt l'impression qu'elle allait faire un scandale au milieu du couloir. Cela ne le dérangeaient pas plus que cela, compte tenu du fait qu'il pouvait toujours disparaître et la faire passer pour folle si des gens arrivaient pour voir ce qui se passait.
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MessageSujet: Re: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Ven 22 Aoû - 14:12

Elle allait tomber dans les pommes, disait-il? Mais non! Elle allait plutôt attraper tout ce qui voudrait bien lui tomber sous la main et qui pourrait l'aider à chasser ce truc irréel qui lui demandait gentiment de se calmer. De se calmer? Vraiment? Après ce qu'elle avait vu à la mairie, c'était plutôt l'envie de fuir qui la tentait! Même si un niveau considérable de curiosité l'habitait. Oui parce qu'entre vous et moi, ce n'était pas à tous les jours qu'on avait la "chance" d'assister à un événement du genre... Et puis, pour l'heure, il avait presque l'air sympathique, le mec. Mais il ne fallait pas toujours se fier aux apparences non plus. Surtout lorsqu'on avait affaire à un "truc" du genre qui vous partageait en parts égales votre envie de fuir et votre envie de rester. Curieuse de nature -elle était chercheuse après tout- Alexandra opta finalement, après une brève tergiversation intérieure, pour la toute dernière option. Elle n'allait très certainement pas partir tant que ce mystère ne serait pas résolu, ou du moins, près de l'être. Maintenant, de quelles information disposait-elle? Très peu, pour tout dire. L'homme n'était vraisemblablement pas réel et l'admettait presque, paraissait se foutre un tantinet de sa gueule en demeurant des plus polis, gentils et rassurants ce qui avait le don de déstabiliser la jeune femme déjà sérieusement amochée par la fatigue et le manque de sommeil. Lorsqu'il se présenta, la seule chose qu'elle fut en mesure de faire fut de reculer d'un autre pas tout en hochant positivement la tête, lèvres pincées, la mine concernée. Cette courbette qu'il lui faisait était spécialement perturbante. Et que dire de son prénom? Ces deux détails, jumelés avec son look ancien, étaient plus que troublants.

Toujours sur ses gardes, Alexandra baissa les yeux lorsqu'Alastair porta une brève attention à son sac à main qu'elle avait négligemment laissé tomber par terre afin de se frotter la figure dans une vaine tentative de faire disparaître la vision de cet homme d'époque. Qu'est-ce qu'il avait en tête, au juste? La détrousser? Elle se mit à le fixer intensément et haussa la tête en mode "attitude hautaine" en entendant sa suggestion de passer au labo, arguant qu'il y avait des courants d'air.

- Je n'ai pas la santé fragile vous saurez!

Elle secoua évasivement la tête de gauche la droite dans un mouvement pas du tout coordonné, lui donnant l'air de la remuer en diagonale courbée vers le haut plutôt qu'un franc mouvement horizontal. Il était clair qu'elle était largement déboussolée et plus le temps s'écoulait, plus il devenait difficile de le cacher.

- Mais puisque vous insistez...

Ce qu'il n'avait pas fait, évidemment, mais comme une petite voix intérieure lui intimait d'obéir, elle n'allait très certainement pas entrer en opposition avec lui. Sur ce, elle se pencha rapidement, attrapa son sac à main et, sans trop lui tourner le dos, rebroussa chemin afin de pénétrer dans le laboratoire. D'un pas moyen, elle se rendit à son poste de travail, déposa son sac près du microscope, s'adossa au comptoir, croisa les bras et, d'un air de défi, s'adressa à lui.

- Qu'est-ce que vous voulez? Que je trouve un remède pour vous ramener à la vie? Je vous le dis tout de suite, c'est impossible. Je ne suis pas diplômée en revenants, moi.

Elle roula des yeux tandis qu'un sourire forcé barra son visage, sourire qui disparut aussi rapidement qu'il était apparu. Quand elle le voulait, elle pouvait être une vraie peste mais cela restait extrêmement rare.
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MessageSujet: Re: Is there anybody out there? (Feat Alastair) Jeu 28 Aoû - 23:48

Il admira le jeu des boucles de feu de l'inconnue. Son visage pâle lui rappelait l'Irlande, son pays natal. Un sourire amusé traversa son visage quand il la vit redresser la tête de manière hautaine. Se donnait-elle un genre ou était-elle aussi arrogante qu'il le pensait ? Son regard brillait tandis qu'elle rétorqua à son invitation à entrer qu'elle n'avait pas la santé fragile. Oh les vivants étaient si fragiles, un petit coup et hop, ils mouraient ! Non, pas vraiment mais c'était ce que pensait Alastair d'eux. Il était mort depuis trop longtemps pour se souvenir ce que c'était. Respirer librement, sentir le vent sur la peau, la chaleur, ressentir les choses sous les doigts, les odeurs. Une fois mort, on ne possédait plus aucun sens, cela était pénalisant et retirait une grande partie de ce qu'on nommait joyeusement « humanité ». Alastair s'était accroché à une humanité bancale en croyant que cela existait mais en mourant, il avait compris que ce n'était qu'une farce. Une farce ridicule, une farce sans queue ni tête. Il la regarda secouer la tête de manière saccadée, un peu comme si cette belle poupée était tout simplement défectueuse.

Il se retint de faire une remarque, se demandant si la panique allait la conduire à avoir une crise cardiaque comme une malheureuse biche, sait-on jamais. Si elle venait à s'évanouir, là, Alastair serait vraiment mort de rire. Néanmoins, il arqua un sourcil quand la femme dit quelque chose d'étrange. Insister ? Il n'avait en aucun cas insisté mais apparemment, soit cela se sentait dans sa position du corps qu'il n'en démordrait pas, soit elle se faisait des films toute seule, au choix. Il la suivit calmement, sans un mot de plus. On aurait pu croire à une hallucination tant il était silencieux. Mais c'était clairement le calme avant la tempête. Aussi silencieux pouvait-il être, ce n'était qu'un leurre. Le Dibbouk la regarda marcher sans vraiment lui tourner le dos et là, il ne put rester silencieux plus longtemps.

« Vous allez vous casser la gueule. Ne venez pas m'accuser ensuite. »

Il leva les mains pour prouver que tout ce qui pourrait arriver ne serait pas de sa faute. Certes, il mentait pour mieux la piéger mais c'était ainsi que fonctionnait le Dibbouk. Alors qu'il la rejoint dans le labo, il regarda autour de lui quelques minutes. La question d'Alexandra le surprit et il la regarda sérieusement durant plusieurs minutes. Il se demandait si elle était seulement sérieuse ou se foutait allègrement de sa poire. Il n'aimait pas qu'on se moque de lui.

« Me faire revenir à la vie ? Qu'est-ce qui vous fait dire que je suis mort ? »

Il était curieux d'entendre sa théorie. Il se demandait même comme elle avait deviné. Non, elle ne le catégorisait pas comme un fou comme beaucoup de vivants mais comme un mort. Alastair continua de la détailler. Certes, il était légèrement transparent mais en temps normal, il arrivait suffisamment à occuper les gens pour qu'ils occultent le fait que quelque chose cloche. Cette fille-là, elle était bien trop intelligente, se rendit compte Alastair. Il n'allait pas pouvoir la manipuler comme les autres. Elle allait très certainement comprendre et voir le piège venir.

« Vous êtes fatiguée, madame la chercheuse... Vous passez combien d'heures ici ? Beaucoup trop à mon humble avis. »

Tenter de noyer le poisson, lui faire oublier ce qu'il était en réalité. Oui c'était une technique minable mais c'était sa manière de fonctionner. Un sourire moqueur traversa ses traits, il voulait la faire tourner en bourrique mais combien de temps allait durer ce petit jeu ? Quelques minutes, quelques heures au mieux ? Même lui n'y croyait pas. Mais elle n'irait pas le dénoncer, ce serait elle la folle. Il n'avait plus qu'à espérer cela, qu'elle ne connaisse aucun exorciste qui lui expliquerait que non, l'esprit n'était pas dans sa tête mais bel et bien réel. Un jeu de chasseur et de chassé où il était question de savoir si Alastair allait être chopé par plus malin que lui.
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