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Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia]

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MessageSujet: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Dim 10 Aoû - 22:54

Alastair se baladait entre les étales du marché sans vraiment réagir. Il ne regardait pas vraiment autour de lui et ignorait les vivants incapables de le voir. Les derniers événements avaient secoué la Nouvelle-Orléans. Les gens avaient plus peur que jamais et se regardaient en chien de faïence, prêts à se sauter à la gorge. Une fourmilière dans laquelle il suffisait de mettre le doigt pour faire tout s'agiter. Alastair passa à côté d'un étale de pommes et donna un grand coup dans le bois qui retenait les fruits mûrs. La structure sauta, les pommes tombèrent et les plus mûrs se brisèrent. Le vendeur se mit à hurler au Diable, levant les mains au ciel et disant que cette ville était tout simplement maudite. Le Dibbouk fit un sourire mauvais et continua son bonhomme de chemin. Il était bien décidé à sillonner la ville pour trouver une victime ou alors repérer les esprits qui ne tenaient définitivement pas la route. Le but était de grossir le plus possible les rangs de Belaam. L'attaque du temple par les esprits n'était que le début. La suite promettait d'être grandiose. En soi, Alastair détestait l'idée d'obéir à quelqu'un.

Mais en pratique, cela avait quelques avantages. Il avait l'impression de faire plus de choses en attendant de trouver la force de posséder quelqu'un. Car même quand un Dibbouk avait 249 ans, cela demandait de l'énergie de posséder quelqu'un. On n'entrait définitivement pas comme dans un moulin, ce genre de choses ne se passait pas ainsi. Il avait de potentielles victimes en tête de liste mais rien n'était moins sûr compte tenu des mesures actuelles. Son regard clair se promena sur les gens et dans la foule, il aperçut quelques possédés. Ils se « sentaient » entre eux, si on pouvait ainsi dire. Même si Alastair était bien incapable de voir par qui un hôte était occupé. Ils se saluèrent d'un bref hochement de tête et chacun continua son chemin. Le Dibbouk se glissa dans le quartier française et longea bientôt les habitations, les observant. Des maisons colorées avec des bouquets de fleur partout qui rappelaient bien que l'été était là.

Des siècles qu'il ne ressentait plus la chaleur ni aucune autre sensation nécessitant certains sens. Furfur s'approcha d'une petite maison qui semblait hantée et s'arrêta net en croyant voir une silhouette. Invisible aux yeux des mortels, le Dibbouk de deux siècles se demandait s'il avait bien vu ou rêvé. Il était franchement perplexe pour le coup. Il décida donc d'en avoir le cœur net et d'aller voir ce que c'était. Plus il s'approchait de la maison, plus il remarquait des détails de l'ère coloniale. C'était visiblement une très vieille maison que l'on avait tenté de remettre sur pied, mais qu'on n'avait pas pu achever. Un projet qu'on avait laissé tomber. Une carcasse abandonnée. Alastair n'était pas attaché aux maison, il avait été attaché aux animaux, d'une certaine manière mais c'était bien tout. Même les humains n'avaient jamais attiré son attachement, du moins était-ce ce qu'il se plaisait à croire.

Le Dibbouk fut devant la porte d'entrée et s'apprêtait à passer à travers quand il eut soudainement l'impression qu'on l'observait. Il se retourna et eut à face de lui une femme. Alastair se rendit compte assez rapidement qu'elle était comme lui, un esprit. De manière générale, il n'aimait pas plus les femmes quand elles étaient mortes. Il les avait déjà horreur vivantes donc bon. Son regard clair s'attarda sur cette silhouette qui semblait venir d'un autre temps, comme lui. Alastair portait sa dernière tenue avant d'avoir été pendu. Un pantalon usé d'équitation, des bottes de cuir usées qui semblaient en avoir connu des bonnes, une chemise foncée aux manches relevées sur des bras musclés par le travail avec les chevaux. Finalement, on pouvait voir son visage mal-rasée et ses grands yeux bleus au milieu, qui se distinguaient par-dessus tout. Mais malgré la beauté, il y avait de la dureté dans son regard comme dans ses traits figés à jamais à trente ans.

« Madame. »

Il fit une révérence polie. Toute sorte d'esprit pouvait se côtoyer, mais Furfur restait de nature très solitaire. L'esprit se redressa et regarda la femme.

« Je ne vous ai jamais vue. Vous êtes une nouvelle ? »

Il entendait par-là une nouvelle morte. Lentement, le Dibbouk se rapprocha, la détaillant avec moins d'élégance que ses paroles d'avant.

« C'est votre maison ? »

Curiosité quand tu nous tiens. Et généralement, quand il commençait à s'intéresser à une femme, c'était vraiment mauvais signe. Qu'elle soit morte ou vivante. La mort ne nous améliorait pas, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Sam 16 Aoû - 10:59



Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco !Feat. Alastair






Le quartier français avait toujours été l'un de mes préférés. Coloré, animé, vivant, c'était un peu tout mon contraire. Pourtant, je me surprenais souvent à traîner dans les environs, et cela même lorsque je n'avais aucune raison valable de m'y retrouver. Mon attachement à ce genre de lieux s'était manifesté après ma mort, et jusque là, il restait un mystère à mes yeux. Que pensais-je trouver entre les vieux murs de ces bâtisses en ruine ? Il n'y avait plus que de la poussière et des rats. J'avais beau essayer de m'en convaincre, il restait toujours ce je-ne-sais-quoi charmeur qui donnait une âme aux ruelles tordues et aux anciennes baraques en bois des vieux quartiers. J'avais donc accepté cette obsession comme partie intégrante de ma nouvelle forme. Cela pouvait paraître un peu cliché, mais après tout, il n'y avait plus personne pour me juger. Plus personne de vivant, du moins.
Ce jour-là, j'avais décidé d'aller marcher. Juste marcher. Je n'étais pas du genre exploratrice mais j'appréciais toujours me balader en ville. En pleine journée, les rues de Nouvelle-Orléans étaient bondées. La vie battait son plein et je pouvais observer les vivants vaquer à leurs occupations futiles. En réalité, en cette étouffante après-midi d'été, ils se contentaient d'occuper chaque parcelle d'ombre, sirotant des cocktails frais ou se balançant lourdement à travers la foule. C'était un spectacle grotesque, à la limite du risible. Avais-je vraiment été comme eux dans le passé ? Je ne savais plus trop. Ma mémoire commençait à me faire défaut, et , le monde des vivants semblant me trahir, je préférai retourner vers un lieu où ma quiétude en serait moins troublée.

Il y avait ce tas de vieilles maisons non loin de là. A en juger leur état, elles avaient été abandonnées il y a une dizaine d'années, même si l'architecture semblait indiquer qu'elles étaient bien plus anciennes. C'était définitivement le genre d'endroit que j'aimais fréquenter à mes heures perdues. Contrairement à l'idée que l'on pourrait s'en faire, ce n'était pas le style de baraques sordides que l'on voyait dans les films de genre. Non, il y avait une véritable âme dans ces carcasses vides, une histoire que l'on pouvait toucher du doigt en parcourant des mains les vieilles tapisseries qui recouvraient les murs des couloirs. Mais surtout, c'était des lieux que je pouvais m'approprier, où je savais que personne ne viendrait me chercher. Un endroit où je pouvais être moi-même. La perfection pour un vieux spectre. J'avais choisi un des bâtiments au hasard. Ils se ressemblaient tous plus ou moins et, de toute façon, je n'avais pas l'intention de rester longtemps. J'avais prévu une visite éclair, juste de quoi m'occuper l'esprit quelques minutes. Après un tour rapide de la maison, je m'installai à la fenêtre pour observer la ruelle vide par laquelle j'étais arrivée. A l’écart des rues fréquentées, un silence de plomb régnait dans la ville. Seuls quelques oiseaux osaient mêler leur chant au doux murmure du vent qui soufflait sur les arbres. Un bruit de pas lointain me réveilla. Je devais avoir fixé le vide assez longtemps pour ne pas me rendre compte de la présence d'une silhouette qui approchait à l'horizon.

Un humain ? Ici ? Non, c'était peu probable. La forme qui s'approchait à allure constante ne semblait pas m'avoir remarqué et je profitai de son ignorance pour me faufiler discrètement à l’extérieur de la maison, là où personne ne pourrait me repérer. Si je ne pouvais apparaître aux yeux des simples vivants, il en était tout autrement pour ceux des esprits. Un spectre, dans ce cas ? Que venait-il faire ici ? Seule la curiosité me poussa à sortir de ma cachette, et lorsque la silhouette arriva au niveau du pas de la porte, je me trouvais déjà à quelques mètres derrière elle. C'était donc un homme. Singulièrement habillé, si je devais me prononcer. Il était maintenant si proche de l'entrée qu'il aurait pu la traverser en une seule enjambée. J'étais prête à faire demi-tour lorsque l'étranger se retourna et me prit à mon propre piège.

La révérence, « madame », tout cela était un peu trop boursouflé à mon goût. Cela faisait bien une centaine d'année que l'on ne s'était pas adressé à moi de cette manière et, un peu déstabilisée, je ne pus trouver une réponse avant que l'inconnu ne renchérisse. Si j'étais nouvelle, moi ?

« Non... Non, je ne suis pas nouvelle .»

Par là, il entendait bien évidemment décédée depuis peu. Il est vrai que je n'avais pas forcément l'air d'être morte le siècle dernier, mais sa remarque me surpris tout de même. Si mes traits avaient gardés la douceur d'un visage adolescent, mes yeux trahissaient avec certitude mon âge. Quant à l'homme, son regard me mit vite mal à l'aise et je ne pus m'empêcher d'afficher une pointe de réticente dans ma voix.

« Ma maison ? Non. Je ne fais que passer. »

J'avais tenté de répondre avec le plus de distance possible. C'était une voix timide mais déterminée qui était sortie de mes lèvres. Mes mots s'était fait rapides, fuyants. Il ne m'inspirait définitivement pas confiance, ce spectre. Mais par politesse, ou pour ne pas le vexer, je me décidai tout de même à lui demander son nom :

« Et à qui ai-je à faire ? »

Disons que c'était la moindre des choses. Cela étant dit, je plaçais un pied à l'arrière, comme pour entamer un mouvement de recul. La figure spectrale le remarqua, mais ne sembla pas enclin à abandonner ma compagnie pour autant.


Désolé du retard ♥ Ton titre est culte. xD
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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Mer 20 Aoû - 15:35

Alastair aurait juré que cette femme semblait étonné que quelqu'un soit encore éduqué dans cette ville. C'était une des choses que le mauvais esprit regrettait avec l'avancement de la modernité et des droits de plusieurs personnes. On avait oublié la politesse, l'éducation pour des histoires d'égalité, d'avancement et de modernité. Les hommes ne saluaient plus les femmes comme il le fallait. Les gens ne portaient pas de chapeaux, les femmes ne se mettaient plus en cheveux. Les gens avaient évolué et Alastair n'appréciait pas. Mais il était moins attaché aux codes sociaux qu'aurait été un esprit de classe sociale importante. Au final, il n'avait pas été si éduqué que cela mais avait appris à servir les gens plus riches que lui. Alastair s'appuya calmement contre la porte délabrée, les bras croisés sur son torse. Il prit soin de lui demander si elle était nouvelle. Après tout, elle avait pu peut-être s'enfuir du monde d'en bas. Les failles étaient si grandes à cause des faux médiums qu'il était facile de retourner dans ce monde. Le Dibbouk n'était jamais descendu en bas.

Il était resté coincé sur terre dès le début. Son esprit de vengeance et sa soif de sang l'empêchaient de retrouver un semblant de calme. Sa seule chance de salut résidait dans le fait d'un jour se faire exorciser. Il ne restait que cela sincèrement. Il regarda discrètement la maison dans son dos. Ainsi, elle faisait que passer.

« Je vois. Vous aimez les vieilles maisons. »

Il continuait de la vouvoyer comme l'étiquette l'exigeait. Il savait très bien s'adapter et changer de langage selon la personne en face de lui. C'était cette force qui lui avait permis de rester depuis si longtemps sur terre. Oh, il y avait bien plus vieux que lui mais 249 ans restait tout de même un âge avancé. Il n'avait plus rien de l'humain qu'il avait été. Il était une vague copie, un souvenir lointain. Son caractère s'était durci et sa méchanceté avait pris le pas sur le reste. A l'époque, le cadre de la société et son mariage lui donnaient un carcan qui l'empêchait de devenir le psychopathe qu'il était. Mais il avait suffit de briser les lanières du corset qui le retenaient et tout avait volé en éclat. Ce n'était donc qu'une mascarade qu'il accomplissait en ce moment. Il la regarda sérieusement quand elle lui demanda son identité.

« Alastair Sullivan, madame. Et vous ? »

Il déclinait son identité anciennement humaine mais en aucun cas son nom d'esprit qui avait un pouvoir. Le nom d'esprit pouvait permettre à l'exorciste de vous renvoyer dans l'autre monde. Alors, on n'était jamais à l'abri d'esprits traîtres qui pouvaient vous dénoncer ou des esprits qu'on nommait domestiques. Parfois, certains disjonctaient et voulaient se repentir en aidant les vivants. Ce n'était plus le cas d'Alastair qui s'était complètement détaché de Chase et de Sophya. Il n'éprouvait que de la rage. La rage d'un esprit abandonné à son sort. Oh c'était un grand garçon mais il n'avait pas supporté que sa descendante lui tourne le dos comme s'il était un monstre. Oui c'était un monstre mais il n'était pas forcément content de se l'entendre dire.

« Je ne vous ai pas vue à la réunion de Belaam. Pourtant vous n'êtes pas nouvelle. »

Son ton était légèrement suspicieux. Les esprits de Belaam avaient été chercher les autres esprits et possédés pour faire passer le message. Bien entendu, il y avait toujours des gens qui étaient contre les changements ou un quelconque système. Il y en avait toujours qui sortait du cadre et échappait aux réunions. Mais à force, cela n'allait pas plaire à tout le monde. Et les esprits qui n'entraient pas dans les rangs de Belaam ne risquaient pas d'être appréciés.

« Je peux vous montrer des belles maisons dans le coin, si vous voulez. »

Oui il tentait à peine de l'amadouer mais on ne pouvait pas lui en vouloir de faire son marchand de tapis. Ce genre d'attitude qui consistait à vendre n'importe quoi à quelqu'un. Certains esprits avaient besoin d'une attache pour intégrer les rangs de Belaam. Cela ne gênait pas du tout Alastair de jouer la carotte spectrale.


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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Lun 25 Aoû - 22:38



Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco !Feat. Alastair





Cela faisait bien quelques mois que je n'avais pas adressé la parole à l'un de mes semblables. Ces dernières années, ma nature taciturne avait pris le dessus sur mon sens social, et pour dire la vérité, je n'avais jamais trouvé la compagnie de mes confrères des plus agréables. Mais cette fois, c'était différent. Quelque chose m'intriguait chez cet homme. Il dégageait une aura. Un charisme effrayant. Si il n'en laissait rien paraître, j'avais observé assez d'âmes égarées au cours de mon interminable vie d’errance pour me rendre compte de l'intelligence de l'étranger. Je savais qu'il fallait que je reste méfiante à son égard, mais, d'un autre côté, ma curiosité me poussait à suivre le sens de la conversation.
Il se présenta brièvement, tout en gardant la distance polie dont il avait fait preuve jusque là. Alastair Sullivan. Cela ne me disait rien. Le spectre avait dû juger utile de ne pas me révéler son véritable nom. Il était évident que l'on ne pouvait pas faire confiance à n'importe qui, surtout dans la situation actuelle. Je respectais son choix avisé, et décidais de répondre avec la même discrétion :

« Je m'appelle Ophelia Allen. Et en effet, j'apprécie les vieilles demeures. Je suppose que c'est aussi votre cas , au vu de votre présence dans un tel lieu .»

Je me sentais un peu mieux maintenant que j'avais en possession le nom de l'étranger. C'était peut-être peu de chose, mais pour quelqu'un qui n'avait pas eu de véritables conversations depuis un certain temps, il était facile d'y trouver une forme de sécurité. Mon assurance n'en fut que plus marquée. Je savais qu'il était toujours plus prudent de s'afficher déterminée en public, et tant que je ne connaissais pas les intentions du fantôme, je préférais jouer la carte de la sûreté.
Il me fallu peu de temps pour me rendre compte que j'avais eu raison. A peine après s'être présenté, Alastair ne put s'empêcher de faire une remarque des plus sceptiques sur mon absence à la fameuse réunion de Belaam, qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant? Un agent de Belaam, c'était évident... Quelques mois plus tôt, de nombreux partisans de sa cause avaient été envoyés à la recherche de nouvelles recrues dans les rues de Nouvelle-Orléans. C'était probablement le cas d'Alastair. Je pris un certain temps pour répondre, réfléchissant à une stratégie pour éviter la colère du vieil esprit:

« C'est vrai, je n'y étais pas. Je préfère le calme à la foule. Et étant donné que personne n'est venu me chercher, j'en ai déduis que je ne manquerais pas à la dite réunion. »

Je n'avais pas vraiment menti, disons que je m'étais contentée d'omettre une partie de la vérité. Je connaissais la réputation de Belaam, et jusqu'ici, j'avais était assez habile pour éviter ses sbires qui erraient aux quatre coins de la ville. Même avant cela, quand l'apparition de l'esprit n'était encore qu'une rumeur naissante, rejoindre les rangs de son armée vengeresse n'avait jamais été une option. Qu'est-ce que cela pouvait-il m'apporter ? Le pouvoir ? Ça n'avait plus aucune valeur à mes yeux. De toute façon, Je n'avais aucune intention de me plier aux ordres d'un chef mégalomane, et cela même si il me promettait la gloire éternelle.
Alastair ne fit pas de commentaire supplémentaire sur le propos. A en juger son visage, il était évident qu'il doutait de ma sincérité. Mais, si il voulait tenter de me convaincre, il était dans son intérêt de changer de sujet pour le moment. Il avisa en conséquence, m'invitant à me montrer quelques vieilles bâtisses qu'il semblait avoir aperçu plus tôt dans le quartier. Avais-je vraiment le choix ?
J'hésitais grandement à décliner l'offre, mais j'étais encore bien trop intriguée pour partir sans un mot. C'était peut autre aussi ma seule occasion d'en apprendre un peu plus sur les troupes de Belaam. Quitte à rester solitaire, autant connaître mon « ennemi ». Je n'étais vraiment pas sûre d'en savoir assez pour me prononcer, mais à ce que j'avais entendu dire, Belaam se plaisait à écraser les esprits qui avaient décider de ne pas rejoindre sa cause. Et quant à moi, je devais être qu'un moucheron à ses yeux.

« Je ne connais pas ces rues. Je vous suis, Monsieur Sullivan. »

J'étais consciente de faire un pas dans un monde qui ne m'appartenait pas. Que pouvais-je y faire ? Il fallait que je me fixe une bonne fois pour toute sur le sujet de Belaam, et vu la courtoisie de Sir Alastair, il m'était difficile de refuser quelques pas en sa compagnie.


Je suis pas mega inspiré ces temps-ci, j'espère que ça ira! ^^
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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Mer 3 Sep - 14:10

Elle avait l'air si innocente, une petite fleur. Une petite fleur qu'il s'amuserait à écraser sans aucune pitié. Il n'appréciait pas les vieilles maisons mais était un excellent menteur quand il s'y mettait. Alastair regarda autour de lui avant de reposer son regard sur Ophelia.

« Je sais apprécier les choses anciennes, en effet. »

Petit sourire en coin vaguement moqueur. Même s'il paraissait charmeur, il avait comme la nette impression que tout charme sur cet esprit coulerait comme de l'eau sur les ailes d'un canard. Il tenta de savoir pourquoi elle n'avait pas été à la réunion de Belaam. Curiosité, quand tu nous tiens, même si ce n'était pas que cela. C'était plus de l'intérêt pour cet esprit solitaire. C'était aussi pour s'assurer que eux qui ne les rejoindraient pas, n'iraient pas les dénoncer aux médiums et exorcistes. Il avait bien remarqué qu'au fil des minutes de la conversation, Ophelia semblait prendre plus d'assurance. Sa réponse l'étonna et il resta quelques minutes silencieux.

« Personne n'est venu vous chercher ? Vous m'en voyez gêné ! Cela n'a pas dû être volontaire. »

Il entrait dans son jeu, doutant réellement que personne ne soit venue la chercher. On ne devait pas l'avoir oubliée mais elle devait avoir passé entre les mailles du filet, ce qui était bien deux choses différentes. Mais Alastair n'avait pas encore décidé de la terroriser, bien au contraire. Peut-être qu'avec le temps et la patience, il réussirait à l'attirer dans le camps de Belaam. De ce fait, il laissa rapidement tomber le sujet pour se concentrer sur les vieilles maisons. Peut-être qu'en se trouvant un centre d'intérêt commun, ces deux-là pourraient s'entendre, pourquoi pas ? Déjà vivant, Alastair avait du mal à se lier aux gens, mais là, une fois mort, il devait extrêmement bien ruser pour s'en sortir. Il se demandait s'il avait réussi à la convaincre de visiter le quartier avec lui. Il connaissait effectivement quelques vieilles bâtisses attirantes qui pourraient lui attirer les faveurs d'Ophelia. Il hocha donc la tête quand elle affirma le suivre et s'éloigna de la vieille maison pour se diriger vers d'autres. Le quartier français avait un certain charme et des vieilles bâtisses qui pouvaient rappeler l'ancien temps. Il était donc facile pour le vieil esprit de trouver des maisons attrayantes.

Il avait remarqué le style et les couleurs de celle où il avait trouvé la femme. Il fut donc assez facile de trouver une maison qui pourrait correspondre aux goûts de la créature. Ils arrivèrent devant une vieille maison et Alastair s'arrêta quelques minutes.

« Allons à l'intérieur, voulez-vous bien ? »

Un petit sourire en coin et il passa à travers la porte d'entrée qui semblait tomber en lambeau mais qui tenait encore bon. Il s'arrêta net à l'intérieur. Le temps semblait complètement figé. Les objets avaient pris la poussière et les tableaux étaient couverts de draps blancs supposés les protéger. Alastair tendit la main et tira sur un drap qui dévoila un portrait de famille du siècle dernier. Un homme distingué aux côtés d'une femme souriante et dans ses bras, une fille tout aussi joyeuse.

« Que pensez-vous des lieux ? »

Une conversation somme toute banale mais Alastair était bien obligé de s'y plier. Son vocabulaire n'était pas aussi développé que quelqu'un de plus haute classe sociale que lui mais il arriverait à s'en sortir pour tenir une conversation correcte. Il ne savait pas combien de temps il allait perdre avec cette femme, mais il avait intérêt à se faire rapidement une raison. Alastair avait l'impression de retourner à une autre époque.

« Êtes-vous ancienne ? Il est difficile de savoir, la mort nous préserve du temps. »

Petit sourire doux et pour une fois, il n'y avait aucune méchanceté gratuite dans son regard clair. Avec un cadre, Alastair retrouvait une certaine normalité, bien loin de sa psychopathie évidente.

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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia] Jeu 30 Oct - 21:26

Le sujet n'a pas eu de réponse depuis plus d'un mois, merci d'y remédier ou de le signaler au staff afin que celui-ci soit archivé =)
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MessageSujet: Re: Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia]

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Je peux te vendre une maison, le Diable ou même une noix de coco ! [PV Ophelia]

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