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Discussion avec les poissons || Alastair

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MessageSujet: Discussion avec les poissons || Alastair Dim 21 Sep - 23:30

Fébrilement, la brune claqua le coffre de sa voiture après y avoir rangé son sac, et, jetant des coups d’œil méfiants aux alentours monta dans sa voiture. Elle avait l’impression d’avoir attendu trop longtemps, pensant comme à son habitude qu’elle allait pouvoir s’en sortir comme si de rien n’était et maintenant, plus personne ne pouvait quitter la ville. Il y avait eu des signes avant-coureurs bien sûr, des chuchotements qu’elle avait entendu mais qu’elle avait pris soin d’ignorer ou de démentir quand ils se faisaient trop insistant pour être ignorés. C’était une erreur et il y aurait mieux valût pour Valerie qu’elle fasse comme ses plus riches clients qui avaient fui la ville avant l’état martial. Et encore, elle avait de la chance parce que son quartier n’était pas vraiment le pire à vivre. En effet, le quartier français semblait avoir été épargné, comme si une force surnaturelle le protégeait, non qu’elle croit à ce genre de choses, bien sûr.

Si elle quittait la protection de son appartement, c’était juste parce que Valerie ne supportait pas l’idée de rester toute seule par des temps pareils. D’autant qu’elle passait de plus en plus de temps prise entre ces quatre murs vu que les gens ne se bousculaient plus vraiment au portillon pour avoir droit à une séance. Les gens n’avaient plus la tête à frissonner, leur quotidien leur suffisait largement. Valerie n’était d’ailleurs pas la seule à penser ça. Esme lui en avait déjà parlé et son père en avait rajouté une couche lorsqu’elle l’avait eu au téléphone le matin même. Et même si elle maniait la batte de base-ball au moins aussi bien qu’un joueur professionnel, la brune avait du céder à son père quand il avait insisté pour venir habiter chez elle ou inversement le temps que la situation se tasse, elle-même secrètement rassurée. Pour le moment, elle devait juste aller chez son père le temps qu’ils se mettent d’accord mais plus vite elle serait arrivée, mieux elle se sentirait.

Valerie mit le contact et démarra sur le qui-vive à cause d’une désagréable impression d’être surveillée. Elle s’inséra dans le trafic nettement plus épars que d’ordinaire. La ville semblait ravagée, et avec les brasiers qui s’étaient déclenchés un peu partout dans la ville, cette impression n’en était que d’autant plus exacerbée. Cette détestable sensation ne la quitta pas durant tout le trajet et s’intensifia quand elle entra dans Garden District, se disant qu’elle serait plus tranquille du côté du port. C’était une erreur.

Les quais étaient encombrés à divers endroits et il fallait slalomer pour pouvoir continuer la route. Valerie conduisit au début prudemment, puis voyant une voiture arriver derrière elle pour qui le code de la route et les limites de vitesse semblaient être une option, la brune paniqua et appuya sur l’accélérateur. Elle se déporta sur la droite quand l’autre véhicule se rapprocha dangereusement de sa voiture, trop sûrement car lorsque l’autre voiture arriva sa hauteur, heurtant largement la sienne, l’un de ses pneus glissa du quai et la vitesse faisant, entraina tout le véhicule dans une chute dans l’eau. La dernière vision qu’elle eut avant que sa tête ne heurte le volant, c’était le mur de l’eau du Mississippi se précipitant à la rencontre du capot noir de la voiture.

***

Quand elle commença à reprendre connaissance, la première chose qu’elle nota fut le bruit mélodieux de l’eau coulant puis elle se rendit compte que ses pieds traînaient dans l’eau et que son front était douloureux. Elle ouvrit les yeux sans se souvenir d’où elle était mais elle retrouva bien vite la mémoire lorsqu’elle avisa sa situation. Sa première réaction lorsqu’elle comprit que l’étrange volume trouble et sombre qu’elle avait au début prit pour du brouillard était en faite l’eau du Mississipi fut de hurler à s’en faire exploser les poumons. Valerie dut s’arrêter au bout d’un moment, faute de souffle, et se jeta sur la poignée de la portière comme une furie avant de comprendre que la pression l’avait bloquée tout comme le choc avait cassé le mécanisme qui retenait sa ceinture de sécurité. Elle comprit aussitôt qu’elle se retrouvait bloquée dans une voiture qui avait fini de couler pour atterrir sur le limon du lit du fleuve et qu’à part un miracle, elle allait se retrouver bloquée par sa ceinture quand le pare-brise qui commençait déjà à se fissurer finirait par exploser. Du coup, elle se remit à hurler.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Mar 23 Sep - 23:17

Marigny Brasserie

« Je te dis que cette pu** n'attendait que cela ! Elle hurlait comme un cochon ! »

Les deux possédés éclatèrent de rire tandis qu'ils continuèrent de raconter les derniers sévices qu'ils avaient accompli. Alastair écoutait vaguement, regardant le verre d'alcool devant lui. Il tendit la main et la serra autour du verre. Un, deux, trois, le verre se brisa dans un bruit sec, stoppant quelques bribes de conversation. Le mauvais esprit se redressa et s'éloigna, les mains dans les poches. Toute cette situation le blasait, les entendre parler comme des cochons le blasaient. Il n'avait toujours pas d'hôte, mais le temps approchait et il avait peut-être trouvé une victime intéressante, un homme digne d'intérêt, de son courroux. Alastair tourna la tête vers les deux possédés qui le fixaient.

« Et au fait, la prochaine fois, clouez-la avec des poignards, ce sera plus drôle. »

Quoi ? Il fallait bien qu'il se la pète alors qu'il disparut d'une poussée d'énergie, l'air de rien. Trois quartiers avaient été pris par Belaam, trois par l'association des médiums, sorciers et exorcistes, et un comme no man's land. Furfur ne savait pas s'il devait croire à en cette association de médiums. La dernière fois qu'il les avait vus, il les avait trouvés faibles. Il avait trouvé faibles Sophya et Chase. Il se doutait bien que sa prochaine rencontre avec la jeune médium promettait de la violence. Bien loin d'être peiné, il ressentait une excitation avant coureur de ce qui risquait de se produire prochainement. Alastair s'ennuyait comme un mort – c'était le cas de le dire – et décida d'aller voir Valerie. Sa petite humaine qui croyait qu'il était sa conscience. Il voulait se divertir. Il eut bien entendu sa surprise en la voyant charger sa voiture comme si elle s'apprêtait à fuir. L'esprit invisible se demandait bien où elle comptait fuir compte tenu du fait qu'il y avait la loi martiale.

Les humains étaient tellement intelligents qu'ils s'enfermaient dans cette ville pour crever plus vite. C'était fou, plus le temps passait et plus ils devenaient cons. Il la regarda grimper dans sa voiture, ne la retint pas, franchement curieux. Par contre, il devint encore plus curieux quand il vit une voiture déboîter et se mettre à suivre celle de sa victime. Cela puait à plein nez. Alastair décida donc de rejoindre Valerie dans sa voiture, sans lui apparaître. Il se contentait d'être derrière elle, regardant dans le rétroviseur pour voir la voiture adverse. Il ne bougea pas du tout quand la voiture de l'humaine se fit emboutir et qu'elle s'enfonça progressivement dans l'eau. Il ne sut pas combien de minutes il attendit mais lentement, il alla dans l'avant de la voiture, pas du tout paniqué. C'était l'avantage d'être mort, on ne pouvait pas mourir une seconde fois. Alastair toisa cette Valerie qui semblait dormir. Elle était si belle avec les yeux fermés.

Il tendit la main pour la toucher mais ce fut ce moment qu'elle choisit pour ouvrir les yeux et hurler comme un putois. Il la laissa faire, encore et encore. Il crut qu'elle n'avait plus de voix compte tenu du fait qu'elle s'était arrêtée de hurler, mais elle se remit à hurler. Cette fois-ci, Furfur en eut assez et décida d'apparaître. Il avisa la rivière qui les engloutissait.

« Arrête de hurler, tu me fais honte. »

Sa voix était basse, normale, monocorde. En gros, il était complètement calme. Il baffa l'humaine pour qu'elle se reprenne. Toucher un vivant lui prenait de l'énergie et il ne pouvait le faire que durant quelques minutes. Étrangement, pendant son absence, Furfur avait pris sa décision, il l'aiderait. Il était franchement contre le possédé qui avait envoyé sa victime dans la rivière. Car cela ne pouvait être qu'un possédé pour agir comme un malade.

« Reprends-toi bon sang. Si tu ne te reprends pas, tu vas crever. Et il n'est pas question qu'on crève gamine. »

Il croisa les bras sur son torse et secoua la tête. Hors de question de mourir ainsi ! C'était indigne de cette petite princesse en kimono. Il regarda la ceinture qui la gardait prisonnière. Il s'approcha de celle-ci, le museau à quelques centimètres du ventre de la femme sans vraiment se rendre compte où il se trouvait. Le mécanisme semblait cassé. Ah la technologie ! Il était bien mieux le temps des calèches. Sans plus attendre, Furfur décida de s'occuper de cette ceinture. Il se mit à triturer le mécanisme sans réussir encore à le défaire.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Mer 24 Sep - 18:13

À côté d’elle, Valerie vit sa conscience apparaître sur le siège passager mais ça ne la fit pas réagir plus que ça. On va dire qu’elle avait d’autre chose à s’inquiéter, notamment à cause du réseau de fines rayures qui commençait à se dessiner sur toutes les vitres de la voiture. Son hurlement s’arrêta tout net lorsqu’Alastair la gifla. Pendant quelques secondes, la brune chercha son souffle puis hoqueta en retrouvant son souffle. Elle porta une main à sa joue brûlante, à la fois étonnée et blessée par ce contact. Bon, disons qu’elle mettait sur le choc l’imagination de ce contact, elle aurait largement temps de s’inquiéter plus tard de sa santé mentale si elle parvenait à se sortir de ce mauvais pas.

Si elle avait été en pleine possession de ses moyens, soit elle aurait été d’accord avec lui sur le fait qu’il était parfaitement ridicule et inutile de se mettre à hurler dans une situation périlleuse, soit elle lui aurait rétorqué qu’elle n’en avait absolument rien à faire de son avis. Elle remua les jambes pour voir jusqu’où lui arrivait l’eau qui s’infiltrait dans la voiture. Elle en avait jusqu’aux mollets et il fallait vraiment qu’elle se reprenne. Valerie sortit ses pieds de ses chaussures à talons pour ne pas être embêtée plus tard. En attendant, Alastair avait raison, il fallait qu’elle se reprenne parce que sinon la panique allait la faire tuer.

« Le pare-brise… il peut céder d’un instant à l’autre. »

Dit-elle, le regard planté sur le pare-brise avant de ramener ses mains sur son visage en sentant un hurlement monter en elle. Sa ceinture de sécurité se resserra le long de sa gorge et elle baissa les yeux pour voir Alastair tripoter le mécanisme qui la retenait prisonnière. Comme si une hallucination allait pouvoir la sortir de là ? La brune se passa une main sur les yeux en se forçant à respirer calmement, enchaînant les inspirations et les expirations profondes jusqu’à retrouver son calme. Les paroles que sa mère lui disait lorsqu’elle se réveillait en plein nuit après un cauchemar lui revinrent à l’esprit.

« Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf. »

Vers vingt, la jeune femme retrouva un semblant de calme et put retrouver ses esprits. Elle se pencha pour ramasser une de ses chaussures dans l'eau et s'en servit comme d'un marteau pour défoncer l'attache ancré dans la portière et quand elle l'eut suffisamment abimé, elle se servit du talon comme d'un levier pour détruire complètement l’attache. La ceinture se relâcha et elle n’eut plus qu’à remonter ses jambes pour se défaire de la bande sombre qui désormais ne la retenait plus collée contre le siège. Valerie aurait presque pu en pleurer de soulagement si elle ne s’était pas retrouvée prise par une autre bouffée d’angoisse lorsqu’un énormément grincement s’éleva de toute part.

« Qu’est-ce que… qu’est-ce que je dois faire maintenant ? »

Demanda t-elle en retournant le regard vers d’Artagnan. Elle n’avait peut-être pas les idées en place mais sa conscience devaient les avoir, elle.

« La voiture ne tiendra pas très longtemps encore. »

Et la panique, même un peu maîtrisée se lisait dans son regard.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Ven 26 Sep - 10:24

Alastair ne broncha pas quand il la vit toucher sa joue, là où il l'avait baffée. Il s'occupait de la ceinture qui semblait bien décidé à lui résister. Le mauvais esprit aurait pu en faire brûler un bout, mais il n'était pas convaincu qu'utiliser sa pyrokinésie dans un si petit habitacle soit l'idée du siècle. Furfur la regarda retirer ses chaussures, c'était vraiment le moment ? Mais là encore il resta silencieux, du moins jusqu'à qu'elle parle du barre-prise. Son regard clair se posa dessus pensivement.

« Ne t'occupe pas. Si tu rives ton attention dessus tu vas devenir folle. »

Il la regarda sérieusement quand il l'entendit expirer et inspirer avant de compter à voix haute. Il ne comprenait pas trop ce qu'elle faisait, mais ne fit aucun commentaire. Il n'était pas sûr d'être capable de gérer une hystérique. En fait, il savait qu'il n'y arriverait pas. Ce n'était pas du tout son genre de dada. Il détestait les folles et ce n'était rien de le dire. Alastair ne savait vraiment pas quoi faire. Lui qui était toujours plein d'idée, se trouvait un peu la tête creuse. Il resta de longues minutes silencieux tandis que son regard clair se posa sur le talon que Valerie brandissait comme une arme. Il se dit qu'elle avait définitivement touché le fond. Sauf qu'Alastair changea rapidement d'avis quand il la vit faire jusqu'à qu'elle puisse s'extraire de la ceinture. Il n'en croyait tout simplement pas ses yeux. Lui qui la prenait pour une cruche découvrait une femme pleine de ressource. Peut-être que Valerie vit son étonnement, peut-être pas car elle lui demanda ce qu'elle devait faire maintenant. Le Dibbouk s'apprêtait à l'envoyer balader quand il se souvint soudainement qu'en réalité, il jouait sa conscience. Il s'en était fallu de peu pour qu'il foute en l'air sa couverture.

Mais Furfur ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas si Valerie aurait les forces pour remonter à la surface. Il pourrait toujours l'aider, la pousser avec un peu de télékinésie, mais cela consommerait son énergie. Avait-il envie de sacrifier son énergie pour une simple mortelle ? Il vit la panique dans son regard clair et sa décision fut prise.

« Il faut d'abord que tu te calmes et essaie d'avoir le plus d'énergie possible. Je vais t'aider à remonter à la surface. C'est ta seule chance de survivre. »

Sinon, elle allait finir englouti par l'eau de la rivière. Alastair soupira longuement, contrarié par cette situation. Il se rendait bien compte qu'il aidait une mortelle et il n'était pas sûr de vouloir accomplir sa bonne action de l'année. Mais le Dibbouk prit cela sous un autre angle, Valerie lui serait ensuite redevable et il aurait besoin d'elle pour approcher sa victime de possession. Un sourire mauvais passa sur son visage, un sourire qui disparut rapidement.

« Bon, tu me dis quand t'es calmée. Ensuite tu vas prendre une grande goulée d'air, ouvrir la porte et tenter de remonter le plus vite possible d'accord ? Il y a plusieurs centaines de mètres, mais tu peux le faire, je t'aiderais. Si tu tournes une seule fois la tête en arrière, tu seras finie. Tu ne dois jamais t'arrêter, tu comprends ? »

Le barre-prise grinça tandis que l'eau appuyait de plus en plus fort dessus. Alastair ne savait pas combien de mètres les séparaient de la surface, mais à vue de nez, plus d'une centaine. Il ne savait même pas si elle savait nager correctement. L'esprit se rapprocha de Valerie, elle devait se calmer, elle tirait vraiment une sale gueule. Lentement, il tendit la main pour lui effleurer la joue et se pencha en avant pour lui déposer un baiser sur le front. Un baiser froid, glacial, mais qui prouvait qu'il n'était pas seulement une conscience, un peu plus, même s'il ne restait pas tangible.

« Tu es prête, princesse ? »

Une lueur d'amusement brilla dans son regard clair dur. Tout cela n'était qu'un jeu. Une fois mort, tout apparaissait tellement cru et irréel.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Ven 26 Sep - 12:13

Était-il vraiment nécessaire de préciser que lorsqu'une hallucination mentale vous disait qu'elle allait vous aider à remonter la surface en situation de crise (comprenez lorsque vous êtes coincés dans une voiture prenant l'eau au fond de la rivière du coin), ce n'était pas vraiment le soulagement qui vous prenait à bras le corps pour vous sentir mieux. Peut-être qu'elle ferait mieux de le prendre comme une métaphore, ceci dit. En comprenant qu'elle allait s'aider toute seule comme une grande et que c'était son esprit qui lui permettrait de remonter sans se noyer avant… mouais.

Valerie se retourna vers lui en le regardant comme s'il avait perdu la tête. Elle avait déjà essayé d'ouvrir la portière, mais elle était coincée, cassée par le choc ou emboutie par la pression de l'eau, elle n'en savait rien mais le résultat était le même : le choix de sortir ne lui appartenait pas. Quant à savoir qu'elle allait devoir se taper une centaine de mètres à la nage en espérant ne pas se faire entraîner par le courant ou choper par un alligator pour se faire de nouveau entraînée dans les profondeurs, elle aurait préféré éviter. La brune se reprit un instant. Il n'y avait pas d'alligators dans une zone aussi urbaine, il fallait vraiment qu'elle arrête de se faire des films parce qu'elle n'avait pas besoin de s'effrayer encore un peu plus qu'elle ne l'était déjà.

« Je ne peux pas ! La portière est bloquée, j'ai déjà essayé ! »

Sur ses joues, elle sentit la trace humide des larmes qui glissaient sur sa peau. Valerie était aussi calme qu’on pouvait l’être dans une situation pareille mais il ne fallait quand même pas trop lui en demander. Alastair se rapprocha d’elle pour poser une main sur sa joue et déposer un baiser sur son front qui lui paraissait bien réelle même si elle était en train de paniquer comme pas permis. Ce qui voulait sûrement dire qu’elle avait de sérieux problèmes à la tête. Peut-être que ça s’était aggravé quand elle s’était cognée la tête sur le volant. Voilà maintenant qu’il lui demandait si elle était prête.

« Non ! Non pas du tout ! »

Bizarrement, la solution qui lui paraissait la plus sûre à présent était d’attendre les secours. Quelqu’un avait bien dû voir sa voiture quitter la route, quelqu’un avait bien dû appeler les pompiers ou les secours. Avec un peu de chance, il lui suffisait de patienter quelques minutes pour que des hommes-grenouilles débarquent avec des masques à oxygène et viennent la tirer de là. Oui, elle était sûre que ça se pouvait !

La jeune femme fut coupée dans ses réflexions par le pare-brise qui finit enfin par se briser, rependant verre brisée et eau du Mississippi dans l’habitacle avec une telle force qu’elle se retrouva plaquée contre son siège. Valerie réussit quand même à prendre une grande inspiration avant de fermer les yeux en s’attendant presque à voir sa dernière heure arrivée. Le flux finit quand même par perdre en intensité et elle put enfin se décoller de son siège. À tâtons, elle chercha les bords de la structure métallique et se propulsa dans l’eau en prenant appui sur son siège. Contrairement aux champions d’apnée, la fausse voyante n’avait pas l’habitude de retenir son souffle et ses poumons étaient déjà en train de protester contre ce traitement. Oh bon sang, il était hors de question qu’elle meurt, elle avait trop de choses à faire ! Prise de cette envie de vivre, Valerie se mit à nager avec encore plus de furie, comme si elle se battait avec les flots pour remonter à la surface. Elle ouvrit les yeux dans l’eau sombre pour distinguer la tâche claire là où l’eau rencontrait l’air et qui lui semblait encore si loin. Des petits points blancs dansaient devant ses yeux tandis que sa poitrine en feu convulsait en espérant forcer l’accès à l’air. Quand elle creva la surface de la rivière, elle aurait pu jurer que l’air ne lui avait jamais autant semblé si délicieux.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Lun 6 Oct - 10:01

Alastair n'avait pas le choix, il devait intervenir. Jamais personne ne viendrait sauver Valerie, le quartier était pris par les esprits et les secours n'arriveraient pas à venir ici. Elle n'était pas tombée dans la rivière par le fruit du hasard, il s'en doutait bien. La portière était effectivement bloquée, mais calmement, le mauvais esprit regarda le barre-prise. C'était la seule solution, en espérant que Valerie soit assez rapide pour arriver à la surface. Alors qu'il demanda si elle était prête, il sentit plus que jamais qu'elle ne l'était pas.

« Je serais là, respire. »

Et il regarda le barre-prise. D'une pointe d'énergie, il envoya sa télékinésie pour accélérer la brisure du verre. Crac, crac, l'eau s'infiltra et sous la pression, tout vola en éclat. Alastair restait calme, ne respirant pas, ne subissant pas les assauts du monde réel. Il regarda Valerie commencer son ascension en ne se retournant jamais. Mais elle n'y arriverait pas, elle était trop au fond. Le mauvais esprit se redressa et alla jusqu'à elle, flottant comme un ectoplasme. L'eau ondula légèrement et poussa l'humaine vers la surface grâce au courant, mais ce n'était pas le fruit du hasard. L'énergie d'Alastair diminuait tandis qu'il forçait l'eau à aider plutôt que tuer. Il disparut, soudainement. Il se trouvait sur la berge quand Valerie creva la surface de l'eau et semblait reprendre contenance. Calmement, il s'accroupit et ramassa une branche d'arbre qu'il tendit à la petite brune.

« Attrape-là, tu y es presque. »

Il pouvait interagir bien mieux avec les non vivants qu'avec les vivants. Il suffisait qu'elle attrape la branche et il pourrait tirer. Sauf que le destin était vicieux et qu'un bruit retentit. Le mauvais esprit tourna la tête en voyant un possédé, le fameux qui avait poursuivi et jeté en voiture Valerie dans le canal. Le personnage les toisait, le regard hanté et pencha la tête de côté de façon tout à fait inhumain. Alastair ne bougea pas, tentant toujours la branche à Valerie.

« Tu n'es pas gentil...Elle est à moi...
- Je ne vois pas ton nom marqué sur son front. »

Rétorqua sèchement le Dibbouk. Le possédé fit craquer sa nuque, ce qui attira la grimaça de l'ancien cavalier. Il détestait quand les gens faisaient cela, cela lui donnait envie de hurler. Le regard clair de Furfur se posa sur la fausse voyante, elle devait prendre cette branche, dans l'eau elle était en danger. Il n'aimait pas savoir le possédé dans son dos, mais celui-ci ne pouvait rien lui faire, à priori. L'homme était toujours là, observant le spectacle, titubant d'une jambe à une autre. Il était complètement jeté oui ! Il marmonnait dans le dos d'Alastair, râlant sur le fait que les esprits n'étaient plus ce qu'ils étaient. Le Dibbouk allait sérieusement perdre patience. Il n'aimait pas qu'on lui vole ses proies, or Valerie était une proie. Enfin, c'était ce qu'il se racontait pour justifier son comportement, la vérité était tout à fait autre. Pourquoi l'humaine mettait-elle autant de temps ?! Il continuait de la regarder, attendant qu'elle prenne cette branche pour qu'il puisse l'aider. Le possédé devait en avoir assez d'attendre car il s'avança, grave erreur. Un cercle de feu se déploya en demi-cercle dans le dos de Furfur et devant lui, formait un petit canal qui menait à la rivière. Un passage pour Valerie.

Le feu la protégerait tant que le Dibbouk le pourrait. Le possédé couina, plus que contrarié d'avoir le feu comme barrière, mais peu décidé à faire cramer son hôte juste pour une nana qui l'intéressait. Ce n'était que parti remise car il partit en jetant un regard noir au duo. C'était ainsi que ça fonctionnait maintenant dans cette ville, il fallait être le plus méchant et le plus horrible pour survivre. Alastair soupira.

« Je ne veux pas dire, mais accélère. »

Le feu qu'il avait déployé retombait déjà, laissant une trace noire dans l'herbe, preuve de son passage et du fait qu'il n'était pas tant que cela une invention.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Mer 8 Oct - 15:03

La panique la saisit de nouveau quand elle creva l’eau et Valerie dut se débattre avec l’eau en étouffant une quinte de toux. Elle chercha sa conscience du regard et finit par le trouver debout et sec sur la berge, l’attendant là avec un bout de bois. La brune repoussa les cheveux qu’elle avait devant les yeux et se mit à nager en direction du bord, encore plus rapidement quand elle commença à s’imaginer toutes les choses qui pourraient lui attraper les jambes pour l’attirer vers le fond. Valerie avait recommencé à pleurer mais luttait pour ne pas laisser les sanglots la couler et continuer à avancer vaille que vaille vers la berge.

Ce qui était assez difficile vu le courant prononcé du canal qui ne cessait de la repousser toujours plus loin. Pourtant, entre deux mouvements de crawl, elle réussit à voir ce qui se passait sur la berge et songea qu’elle devait encore être en train de délirer complètement. Parce qu’entre le gars dont le visage déformé n’avait rien d’humain ou le cercle de feu qui venait de se former sur la rive, elle devait forcément être en plein délire à cause de la panique ou le froid. Son cerveau refusait d’intégrer ça comme une véritable information et glissa dessus comme un canard sur l’eau tandis qu’elle continuait à nager. Alors elle suivit le passage qui s’ouvrait pour elle et finit par poser la main sur le béton de la berge pour se hisser tant bien que mal. Ses bras hurlaient contre le traitement qu’elle leur infligeait tout comme ses doigts qui n’appréciaient pas des masses de se retrouver écorché par le bord de béton. Quand tout son être fut hors de l’eau, la brune posa sa tête contre l’herbe en toussant, à moitié noyée par ses propres larmes. Ses yeux tombèrent sur les sillons d’herbe brûlée mais ne réagit pas, se contentant de refermer les yeux, extenuée.

« Putain… putain, putain, putain… »

Souffla t-elle avant de repousser l’herbe avec difficulté pour se retourner sur le dos, les yeux levés vers Alastair. La brune avait beau savoir qu’il n’était qu’un produit de son imagination, elle n’en avait pourtant pas moins l’impression qu’il avait joué un grand rôle dans sa survie.

« Merci… »

Elle referma les yeux un instant pour se concentrer sur son souffle, attendant qu’il revienne à la normale avant de les rouvrir finalement et se redresser péniblement pour se mettre assise. Maintenant que ça allait mieux – si on excluait le fait que sa voiture et une partie de ses affaires reposaient au fond du fleuve – elle repensait à ce qui s’était passé quand elle regagnait la berge. Est-ce qu’il y avait quelque chose que son subconscient avait essayé de lui faire comprendre ?

« Qu’est-ce que… qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est quoi ce délire avec le feu ? »

Demanda t-elle tandis qu’elle regroupait ses cheveux en torsade sur son épaule, libérant l’eau du Mississpi. Peut-être qu’elle ferait mieux de jouer au loto aujourd’hui, c’était peut-être le seul jour où elle aurait autant de chance alors il valait sans doute mieux en profiter pendant qu’elle le pouvait encore.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Mer 15 Oct - 17:45

Alastair ignorait volontairement la vulgarité de Valerie, ne réagissant même pas à sa litanie de mots vulgaires. Il se contentait de la fixer. Elle avait survécu et probablement parce qu'il l'avait aidée. Cette constatation le rendit pensif. Depuis quand se mettait-il à sauver des gens ? Non, il faisait un investissement en la sauvant, ainsi elle l'aiderait à atteindre sa cible. Était-ce égoïste de la part du mauvais esprit d'agir ainsi ? Ou au contraire pas du tout ? C'était difficile à dire. Lui-même n'arrivait pas à juger ses actes qu'il considérait comme normaux. Il avait une vision complètement alternée de la réalité. Lentement, le mauvais esprit s'accroupit à côté de l'humaine tandis qu'elle le remercia. Il ne savait pas vraiment quoi répondre, pas de quoi ? Non, cela aurait sonné terriblement faux dans sa bouche. Il se contenta donc de la dévisager subtilement, elle était complètement trempée. Ils devaient bouger avant qu'elle n'attire encore plus les emmerdes, sait-on jamais. Peut-être que Valerie était un aimant à emmerdes, c'était la question à se poser pour le coup. Alastair la regarda fermer les yeux puis les rouvrir pour se redresser et s'asseoir. Il la trouvait courageuse, même s'il ne l'avouerait pas à voix haute.

Le mauvais esprit restait étrangement silencieux tandis que la femme lui demanda ce qui s'était passé et surtout, ce qui se passait avec le feu. Furfur ne savait pas vraiment quoi répondre qui ne pourrait pas paraître trop fou pour une simple humaine. Il ne pouvait pas dire que cela venait de lui, avec ses pouvoirs et tout. Cela ne tiendrait tout simplement pas la route. Déjà car une conscience n'était pas supposée faire tout cela. Il était supposé être la petite voix dans son esprit et fin de l'histoire. Une voix ne se mettait pas à foutre le feu partout pour le plaisir. Même si pour le coup, il ne l'avait pas fait pour le plaisir.

« Le feu c'est pour purifier. »

Il venait de sortir ce qu'il avait entendu il y avait près de deux cents ans. Il ne savait pas si cette théorie était toujours d'actualité, mais il avait sorti la première chose qui lui sortait de la tête. Cette phrase avait comme ouvert une porte sur son délire et Alastair décida de continuer là-dedans. Autant s'enfoncer le plus profondément possible dans les emmerdes, sait-on jamais.

« Tu as besoin d'être purifiée. Et tu dois trouver de quoi. Et pour répondre à ta question de qu'est-ce qui s'est passé, tu as failli mourir... J'imagine que quand on frôle cet état, on voit des choses. »

Des conneries, on ne voyait rien, on se contentait de crever et fin de l'histoire. Mais Furfur répétait ce que disaient les vivants qui croyaient à ce genre de bêtise. Il suffisait de s'accrocher aux bêtises des autres pour y croire, tout simplement. Alastair espérait que cela suffirait pour la femme et qu'elle ne commencerait pas à poser des questions. Il détestait les questions. Le mauvais esprit était quelqu'un qui en réalité, n'aimait pas parler. Il se sentait toujours obligé de faire la conversation, mais malheureusement pour lui, parler était l'une des composantes essentielles de ce monde. On ne pouvait pas vivre dans la société sans au moins parler.

« On doit bouger, tu es bien trop vulnérable. »

Pourquoi ne la laissait-il pas là ? Alastair se redressa tandis que la réponse s'insinuait perversement dans son esprit. Il savait très bien pourquoi il l'aidait, mais il était clair et net qu'il ne l'avouerait pas à voix haute. Le Dibbouk commençait déjà à s'éloigner en se demandant dans combien de temps il recevrait le retour de manivelle et quand le possédé, qu'il avait envoyé balade allègrement, reviendrait seul – ou accompagné – pour la lui faire sentir passer. L'esprit avait été peut-être bien trop arrogant pour le coup. Il s'était monté la tête tout seul, mais rien n'était sans conséquence dans la vie.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Dim 19 Oct - 18:19

Valérie se força à bouger, sachant pertinemment que si elle attendait trop longtemps, elle ne trouverai plus le courage de se relever. Et c'était d'ailleurs plutôt une bonne idée vu que si elle restait immobile, elle allait finir par se transformer en bloc de glace. Dans les films, ce qu'ils faisaient en général quand un des personnages se retrouvait à l'eau, ils retirait ses vêtements mouillés et chopait une couverture ou un autre être humain pour se réchauffer. Or, Valérie ne voyait ni l'un ni l'autre à portée de main et se retrouvait à grelotter de froid en claquant des dents. Est-ce que le choc hypothermique était suffisant pour qu'elle ait une hallucination faite de grands axes de feu ? La brune ne pût s'empêcher de se demander et posa donc la question à sa conscience. Le feu était pour quoi ?!

" Et le rapport, c'est quoi exactement ?"

Qu'est-ce qu'il y avait à purifier ? Le futur rhume qu'elle était certaine d'attraper vu qu'elle n'était pas prêté de rentrer chez elle pou enfiler des vêtements chauds ? Valérie préféra ne pas insister et se remit péniblement sur ses jambes en songeant à tout ce qu'il y avait dans la voiture et qu'elle était certaine de ne pas pouvoir récupérer avant un bon bout de temps. Et pour faire changer une carte grise par les temps qui courraient et bien... Elle pouvait tout aussi bien attendre un miracle. À sa grande surprise, Alastair lui répondit mais d'une manière à laquelle elle ne s'attendait absolument pas. Valérie l'observa un instant, décontenancée avant d'hausser les épaules. Pourquoi est-ce qu'elle s'en étonnait encore ? Il était sa conscience, c'était normal qu'il lui sorte des choses de ce genre.

Pour ce qui était de voir des choses, elle n'avait pas du mal à le croire, d'autant qu'elle pouvait voir venir à des kilomètres à la ronde les cauchemars qu'elle allait se taper dans les semaines à venir mais pour ce qui était de ce qu'elle avait à purifier... Alors là, elle séchait complément.

" Et j'imagine que tu ne vas pas me dire ce que j'ai purifié, ça serait trop simple... N'est-ce pas ?"

Balbutia t-elle en claquant des dents. Elle resserra les pans mouillés de son gilet autour d'elle en espérant pouvoir trouver ne serait-ce qu'une once de chaleur et acquiesça quand il dit qu'elle ferait mieux de bouger rapidement si elle ne voulait pas attirer le Diable. Bien vu, Watson ! Heureusement pour lui (ou pas d'ailleurs vu qu'étant sa conscience il devait avoir accès à ses pensées) Valérie était trop fatiguée pour rétorquer quoi que ce soit. Elle rassembla le peu de courage qu'il lui restait et entreprit de remonter la pente d'herbe jaunie qui séparait le quai de la route en se mordant la lèvre dans l'espoir qu'elles arrêtent de trembler. Son regard tomba sur l'incarnation de sa conscience en se demandant ce qui n'allait pas chez elle pour qu'elle ait des hallucinations comme celle ci ou celle du feu de tout à l'heure.

" Est-ce que... "

Ah ! Elle se sentait idiote rien qu'à la pensée de sa question, pourtant, il allait bien falloir qu'elle la pose un jour ou l'autre.

" Si je te vois c'est qu'il doit y avoir une autre raison que la culpabilité supposée qui me ronge, non ? J'ai un truc dans la tête, c'est ça ? Une maladie ou une connerie dans le genre, hein ? "

Valérie le dévisagea un instant avant de baisser les yeux sur ses pieds nus.

" Ce n'est pas la peine de me mentir. "

Dit-elle avec un soupir qui se transforma en grognement quand sa plante de pied qui ne connaissait que le contact du plancher de son appartement rencontra l'asphalte de la Nouvelle-Orléans.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Jeu 23 Oct - 20:56

Elle avait froid, il le voyait bien, mais ne disait toujours rien. Il se contentait de la toiser tandis qu'elle lui demanda la signification de la purification. Heureusement pour lui qu'elle était aussi bête car il se lança dans un long discours pour tout lui expliquer. Comprendrait-elle seulement les enjeux de tout cela ou pas du tout ? C'était difficile à déterminer pour le coup. Il la regarda sérieusement quand elle demanda ce qu'elle avait à purifier. Il la détailla soigneusement, elle et son claquement de dents, mais aussi ses habits trempés. Alastair décida d'être honnête, oui cela le prit comme quand vous aviez envie de café, c'était une envie irrépressible qu'on avait envie de satisfaire.

« Ta manière de vivre par commencer... Ensuite on verra bien. On a du chemin à accomplir. »

Le Dibbouk aurait pu provoquer un feu pour la réchauffer, mais alors elle aurait compris que quelque chose clochait vraiment si elle ressentait la chaleur rassurante d'un feu. Il ne pouvait pas non plus l'aider éternellement. Furfur était entrain de réfléchir pendant que sa victime avançait. Il devait trouver un moyen de l'amener à s'approcher de sa future victime de possession. Il pourrait s'en charger seul, mais étrangement, il avait envie d'y mêler Valerie. Il avait envie qu'elle se brûle les ailes au passage et souille son âme. C'était les désirs du Dibbouk. Il n'avançait plus dans la lumière, ayant complètement dit adieu à son humanité qu'il aurait pu posséder autrefois. Alastair leva son regard bleu clair sur la jeune femme quand elle lui demanda si elle avait une maladie quelconque qui expliquerait pourquoi elle le voyait. Il s'arrêta un instant et la regarda, pensif. C'était probablement ainsi qu'aurait agi une conscience, même s'il était bien loin d'en être une. Est-ce que cela lui coûtait de jouer ainsi à cache-cache avec elle ? Pas le moins du monde, il s'en fichait comme de l'an quarante.

Il devait juste trouver une idée de maladie. Laquelle ? Excellente question, il ne savait pas. Il ne s'y était jamais connu en maladie mentale ou physique. Il continua de la regarder de longues minutes, pensif. Il se demandait si après le nom d'une maladie qu'il sortirait, Valerie irait faire une prise de sang ou un contrôle médical pour vérifier ce que lui disait sa conscience. D'un autre côté, elle ne pourrait pas dire à un docteur que sa conscience lui avait dit qu'elle avait une tumeur, on l'internerait et elle ne semblait guère pressée de faire un tour dans un asile psychiatrique.

« En effet... Tu ne ressens rien, mais tu ne vas pas bien, pas bien du tout Valerie. Mais sois positive ! Je pourrais être pire comme vision ! »

Toujours positiver, dire à la victime qu'il y avait pire qu'elle dans la vie. Après tout, il suffisait de regarder les malheurs des autres durant dix secondes pour se dire qu'à côté, les siens n'étaient rien du tout. Alastair en avait dit le moins possible.

« Nous devons rejoindre une église. Tu n'es pas en sûreté chez toi, si tu refuses l'église, tu dois aller chez un ami. »

Il ne lui demandait pas si elle avait un ami, après tout, il était supposé tout savoir. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il tapait juste. Mais à quoi jouait-il, pour qui se prenait-il ? Le nouveau samaritain qui allait sauver tout le monde ? Ils avaient un sacré chemin à accomplir et avec les pieds nus de Valerie, ils allaient bien « rigoler ». Furfur avait tout à fait conscience de donner des clefs à la fausse médium, il ne mentait pas en disant qu'elle serait en sûreté dans l'église de Treme. Les lieux cultes n'étaient tout simplement pas accessibles aux esprits, elle aurait la paix là-bas, et lui ne pourrait pas l'atteindre.

« Quand tu seras reposée, on devra chercher un homme. »

Son futur hôte. Mais il allait tourner les choses autrement. Il était entrain de broder dans sa tête une histoire qui tiendrait suffisamment la route. Mais pour l'instant avancer restait leur priorité. Qui aurait pu croire en les voyant, que Furfur était un Dibbouk particulièrement cruel, un tueur de femmes.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Ven 24 Oct - 17:41

Sa manière de vivre... Il en avait de belles, lui ! Qu'est-ce qu'il croyait ? Que parce que sa conscience le lui disait elle comptait faire une croix sur sept ans de sa vie alors qu'elle avait un business certes un peu moins florissant ces dernières semaines mais qui marchait encore plutôt bien et dans lequel la brune s'était dévouée corps et âme. À peine eut-elle pensé ça qu'elle se rendit compte à quel point c'était ridicule. Bien sûr que c'était ce qu'elle était censée faire. C'était sa conscience qui le lui disait ! Oui et pourtant, une partie grommelante de son esprit contestait. Valérie s'en sortait pourtant très bien et en plus de ça, non seulement elle aimait ce qu'elle faisait (quoi qu'elle en dise à Esme quand elle était fatiguée) mais en plus elle avait vraiment l'impression d'aider les gens.

Le raisonnement de sa conscience l'étonna un peu mais elle décida qu'argumenter prendrait sûrement trop d'énergie, énergie qu'elle n'avait pas et pas non plus envie de dépenser vainement. La brune suivit fond Alastair en claquant des dents, s'efforçant de regarder où elle mettait les pieds, peu désireuse de se retrouver avec un bout de verre planté dans la voûte plantaire. Puis, soudain, elle eut une idée terrible. Si terrible qu'elle eut l'impression qu'on venait de lui renverser un seau d'eau gelée sur la tête, et frigorifiée comme elle était s'était dire. Et si elle était malade ? Et si c'était là la raison pour laquelle Alastair lui apparaissait ? Quelque part, elle espérait très fort qu'elle se trompait, qu'elle présageait tout de suite le pire pour rien et qu'il allait la détrompe pourtant non... Il confirma sa supposition et sa gorge se serra quand elle comprit le sens de sa phrase.

" Non..."

Souffla t-elle. Comment était-elle censée rester positive alors qu'il venait de lui dire qu'il y avait un truc chez elle qui n'allait pas. Valérie s'arrêta et ses bras retombèrent le long de son corps à la pensée que ce qu'elle avait (quoi que ce soit) était potentiellement mortel. Oh mon dieu et si c'était vraiment le cas ? Son regard de porta vers Alastair qui continuait toujours d'avancer sans même songer qu'il lui faudrait peut-être un soutien ou juste un petit moment pour digérer la nouvelle. Elle accélère le pas pour le rattraper, le moral toujours en chute libre, comme si on lui avait balancé une brique dans le ventre. La suite ne l'aida pas vraiment à positiver. Maintenant, elle devait trouver une église, à croire qu'elle devait aller chercher les derniers sacrements. Des larmes vinrent perler au coin de ses paupières. Entre le choc et le froid, s'en était trop pour la brune !

" Mais pourquoi ?!"

Autant qu'elle sache, elle n'avait jamais lu nulle part que les églises étaient capable de la sauver de la mort. Dans ce cas-là, on allait plutôt voir un médecin alors pourquoi est-ce qu'Alastair insistait pour qu'elle ne rentre pas chez elle, préférant une église ou la maison d'un ami. En parlant d'ami, le seul qui accepterait de l'héberger serait sûrement Esme, à condition qu'elle trouve une bonne raison et couvre ses arriérées, or, il restait un problème.

" Je te rappelle juste comme ça que la porte d'entrée d'Esme n'est qu'à deux mètres de la mienne."

Et tant qu'il ne lui expliquait pas la finalité d'aller dans une église, elle n'y mettrait pas même un doigt de pied. Point final. Alastair l'étonna un peu plus en lui parlant d'un nouvel impératif.

" Pas besoin d'un homme pour me débrouiller toute seule."

Grinça t-elle malgré sa mâchoire serrée à cause du froid. Ce serait la cerise sur le gâteau, ça ! Et comment est-ce que sa conscience pouvait croire une seule seconde qu'elle se laisserait faire comme ça ?! Cette partie de femme soumise qu'il lui laissait deviner, c'était bien la première fois qu'elle s'en rendait compte. Ça ne lui ressemblait pas. La transition entre l'herbe et le ciment ne plut pas à sa plante de pied mais elle s'efforça de les ignorer.

" Tu ne veux pas m'expliquer ?"
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Dim 2 Nov - 12:45

Alastair se retourna légèrement quand Valerie dit non. Il la regarda, ne comprenant pas vraiment ce qui se passait alors qu'elle s'approchait à vive allure de lui. Il était une conscience incohérente et le mauvais esprit se demandait vraiment quand elle se rendait compte qu'il mentait. Que dirait-elle alors ? Alastair la vit le rattraper tandis qu'il parla d'église et qu'il vit ses larmes. Il se stoppa net tandis qu'elle demanda pourquoi.

« Valerie... Il y a des choses dans cette ville que tu n comprends pas. Il faut que tu recherches des informations. Nous sommes enfermés dans cette ville... L'église est une protection. »

Que faisait-il bon sang ? A quoi jouait-il ? Il lui donnait les armes pour se protéger des esprits, mais aussi se protéger de lui. Un instant dans son visage, il crut voir Rebecca et cela lui fit étrange, un drôle de sentiment le traversa. Peut-être que l'histoire n'était pas obligée d'être revécue, peut-être qu'il pouvait changer quelque chose. Ce serait bien la première fois en deux cents cinquante ans qu'il changeait de schéma. Dans sa tête, Furfur préférait la voir avec un homme, pour lui c'était un gage de sûreté. Mais en apprenant que le seul homme qu'elle connaissait habitait à deux mètres d'elle, il grinça des dents. Il avait consenti à s'arrêter, cherchant une solution. Mais plus longtemps ils ne bougeraient pas, plus vite ils deviendraient des cibles potentielles. Il était très facile de les attaquer dans ces conditions, trop à ses yeux. Il la regarda droit dans les yeux quand elle affirma qu'elle n'avait pas besoin d'un homme. Il pensait tout à fait le contraire. Surtout qu'elle avait failli mourir aujourd'hui. Quand elle lui demanda une explication, Alastair soupira d'agacement. Il ne savait pas quoi lui dire. De toute manière, il valait mieux sortir une théorie farfelue plutôt que la vérité.

Il ne voulait pas lui dire ce qu'il était réellement et ce que tout cela impliquait. Alors, il devait dire quelque chose qui serait à peu près cohérent.

« T'expliquer quoi ? Non Valerie tu ne vas pas mourir. Tu n'as pas de tumeur dans la tête qui expliquerait que je sois là. Le problème se situe ailleurs... Aucun examen physique ne te donnera la réponse. Quant au reste, je veux survivre, pas toi ? Nous devons partir d'ici avant que le fou qui nous a attaqués revienne. Car il reviendra. Ce genre de personne n'abandonne pas aussi vite. »

Il le savait pour être l'un des leurs. Il aurait mieux temps de la laisser mourir ou se faire attaquer, cela irait plus vite que ce qu'il effectuait en ce moment. Bien entendu, il ne pouvait pas se résoudre à disparaître ainsi. Il y avait quelque chose avec Valerie qui le retenait et il avait comme la nette impression qu'il devait rester.

« Tu connais les histoires qu'on raconte à la Nouvelle-Orléans non ? Les histoires de vaudou, d'esprit, et tout le reste. Il y a du vrai là-dedans. Nous le savons. C'est pour cela que tu aides les gens. »

Il espérait avoir choisi le bon filon et que parler des gens à aider la pousserait à comprendre ce qu'il tentait de lui dire. Qu'il y avait de la vérité dans toutes ces histoires. Les habitants refusaient d'ouvrir les yeux et de voir ce qui leur tendait les bras. Le monde de l'au-delà. Non pas que les esprits leur tentent avec bienveillance les bras, bien au contraire. Mais à force de fermer les yeux, beaucoup de vivants devenaient des cibles un poil trop facile. Alastair pouvait bien jouer le bon samaritain, mais ce n'était pas ce qu'il était. Il était autre chose qui se tapissait dans l'ombre. Il ne savait pas si Valerie le prendrait au sérieux et réfléchir trente secondes à ce qu'il venait de dire. Ou si au contraire, elle allait se braquer, l'envoyer balader et marcher seule dans la nature. Au pire il la laisserait faire. Même si intérieurement, cela le perturbait. Pourtant rien ne s'affichait sur son visage aussi froid que du marbre. Il attendait maintenant qu'il avait parlé plus que de raison.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Jeu 6 Nov - 11:46

Alors là... Si même sa conscience commençait à délirer, ils n'étaient vraiment pas rendus. Pour le coup, sa réponse eut pour effet de mettre terme d'un coup à sa peur - même si ce n'était que pour un instant. Valérie le regarda, arrêtant de trembler un instant. Un sourire naquit sur ses lèvres, mi incrédule mi amer. En quoi aller dans une église allait l'aider ?! Pour un peu, la brune aurait pu éclater de rire, mais c'était très certainement nerveux plus que par réelle envie de rire. Elle oscillait de plus en plus vers cette envie, à croire qu'il ne lui faudrait pas beaucoup avant de craquer définitivement. Et qui pourrait lui en vouloir ?

" Très drôle le coup de l'église ! Et je suis censée faire quoi ? Aller me prosterner devant la statue d'une idole à laquelle je n'ai jamais cru ? C'est ça ton merveilleux plan ? Et je dois faire quoi ? Allumer un cierge ? Aller me confesser ?"

Valérie eut un bref rire ironique avant de détourner la tête, des larmes perlant au coin de ses yeux. Super, elle en était remise à une conscience des plus nases. Au moins, dans Pinocchio, sa conscience lui servait à quelque chose.

" Génial !"

Elle renifla avec dédain pour cacher le fait qu'elle était à deux doigts d'éclater en sanglots - Mettons ça sur le coup du stress et faisons comme si de rien n'était - en continuant à se traîner derrière Alastair, les yeux fixés sur le rouge sur ses ongles de pied.

Au moins, c'était une vague consolation qu'elle n'avait pas de tumeur au cerveau ou qu'elle n'allait pas s'effondrer, raide morte, du jour au lendemain à cause d'un anévrisme ou d'un problème cardiaque. Ça n'allait pas l'empêcher d'aller se faire faire un check-up complet la prochaine fois qu'elle irait chez le médecin mais pour le moment, c'était exactement ce dont elle avait besoin pour l'instant. Au moins sa réponse éclipsait momentanément les autres questions que soulevait le reste de ses paroles. En attendant, oui, elle avait envie de survivre, elle trouvait cependant assez drôle que ce soit lui qui le dise alors qu'il dépendait entièrement d'elle. Oui, si elle mourrait, il mourrait, c'était évident, non ? Juste... Parler de sa mort semblait si irréel qu'elle n'arrivait pas à intégrer le danger comme vrai. Elle préférait croire à un accident de voiture plutôt qu'une tentative de meurtre.

Oui, Valérie était loin d'être une sainte, c'était un fait avéré. Elle n'avait pas toujours été très honnête avec ses clients même si elle s'efforçait de toujours être dans le vrai, c'était d'ailleurs bien pour ça que la moitié de ses recettes finissaient dans les poches des jeunes qu'elle employait ou en honoraires de détectives privés. Mais elle n'avait jamais rien fait pour que quelqu'un se sente si floué qu'il tente d'atteindre aux jours de la brune ! Tout ça paraissait invraisemblable !

" Entre nous, je ne pense pas qu'on ait essayé de me tuer moi. Et encore moins que celui ou celle qui a fait ça revienne à la charge. À tous les coups, il ou elle a dû penser que je suis restée coincée dans la voiture."

Quoi qu'il en dise sur ce genre de personnes. Les hangars et les boxs portuaires laissèrent enfin place aux bâtiments résidentiels. Avec soulagement, elle vit un visage humain derrière une fenêtre même s'il disparut très rapidement derrière un rideau. Elle espérait que même apeurés, ses concitoyens bien à l'abri chez eux auront quand même le courage d'appeler la police s'il lui arrivait quelque chose. Valérie éclata de rire finalement en entendant la remarque d'Alastair.

" Non mais tu t'entends quand tu parles ?"

Gloussa t-elle alors que sa voix montait dans les aiguës.

" Le vaudou, la magie, tout ça, là... Ça n'existe pas ! Ce n'est qu'une croyance débile de gens qui veulent croire qu'il existe plus que la réalité qu'ils ont sous les yeux et qui ne les satisfait pas assez ! Rien de plus, rien de moins !"

Si elle aidait les gens, c'était surtout en leur faisant plaisir mais au fond, elle utilisait une croyance à laquelle elle n'adhérait pas du tout. Si on devait faire une comparaison, ce serait avec des parents laissant croire à leurs enfants que le Père Noël existe. Valérie ouvrir la bouche pour insister et développer le fond de sa pensée lorsqu'un bruit de caoutchouc grinçant retentit derrière eux. Elle se retourne pour voir avec surprise la même voiture qui l'avait poussée à l'eau apparaître dans un nuage de fumée, arrivant à tout allure dans sa direction. Valérie n'attendait pas que sa conscience l'exhorte à sauver sa vie pour prendre ses jambes à son cou.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Sam 15 Nov - 22:37

Bien entendu qu'elle ne le croirait pas pour l'histoire de l'église, le contraire l'aurait étonné. Un frémissement de rage courut le long de son visage alors qu'il lui jeta un regard noir.

« Je m'en fous en quoi tu crois ! Si tu crois au règne du papier peint, libre à toi ! Mais va dans un lieu de culte, qu'importe lequel. »

Bon compte tenu du fait que légalisation du culte du papier peint n'existait pas, ce n'était pas encore demain la veille qu'elle allait se réfugier dans ce genre de lieu de culte. Alastair ne savait pas pourquoi il s'acharnait car elle était têtue pour dix mules et le regardait d'une de ces manières oh... Un truc effroyable. Il avait l'impression d'être un hurluberlu qui disait des bêtises. Furfur n'était pas ce genre de personne, il ne l'avait jamais été. Quand il tenta de lui expliquer qu'on avait tenté de la tuer, il vit bien qu'elle prenait tout cela à la rigolade. Elle ne le prenait pas au sérieux car elle croyait que c'était sa conscience, donc une part d'elle qui fabulait. Peut-être bien qu'elle avait raison, que le possédé qui avait tenté de l'avoir la croyait morte, mais Alastair avait un sérieux doute sur la question. Mais d'un autre côté, comment pourrait-il expliquer tout cela ? L'autre monde et les conneries qui allaient avec. Il ne pouvait pas expliquer cela à un non initié, c'était tout simplement impossible. Ils arrivaient enfin en ville et le Dibbouk se demanda sérieusement si c'était une excellente idée de se rendre visible.

Il vit bien les gens qui tiraient leurs rideaux, se cachaient pour éviter l'orage métaphysique qui grondait. Personne n'était à l'abri complètement, même les plus grands médiums. Le seul moyen d'être protégé complètement, c'était le lieu de culte. Mais allez expliquer cela à Valerie qui ne l'écoutait pas. Il tenta une dernière manœuvre, il fallait qu'elle ouvre les yeux. C'était une vraie nécessité. Mais elle ne voulait pas entendre, peut-être bien que jusqu'au bout elle refuserait d'entendre et se murait dans un silence terrifiant. Alastair sursauta quand Valerie ironisa et lui demanda s'il s'entendait. C'était bien ce qu'il pensait, elle ne le prenait pas au sérieux, jamais. Alors qu'elle asséna ses vérités et sa conception du monde, le mauvais Furfur grinça des dents. Il avait envie de l'envoyer valdinguer contre un mur, lui faire du mal. En était-il capable ? Sincèrement, il n'en savait rien. Il avait dépensé bien trop d'énergie ces dernières heures avec elle. Alastair avait beau être puissant, il n'était pas Superman.

« Valerie, écoute-moi... »

Mais autant se heurter à un mur car un bruit retentit soudainement dans leur dos. Le Dibbouk tourna la tête pour découvrir soudainement la voiture qui était rentrée dans celle de Valerie. Il ouvrit la bouche, n'en croyant pas du tout ses yeux. Il avait vu le possédé de loin quand l'humaine sortait de l'eau, mais il avait cru que le message était passé, qu'il avait compris que c'était sa proie. Visiblement pas du tout. Furfur vit carrément rouge. Il ne supportait pas qu'on lui manque autant de respect. Déjà Valerie se mit à courir et elle avait bien raison car l'esprit avait comme la nette impression que la voiture n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Le véhicule lui passa à travers et rien qu'un instant, le regard d'Alastair et celui du possédé se croisèrent et le Dibbouk comprit qu'il n'y aurait aucun choix. Soit il le tuait, soit le possédé tuerait Valerie, il n'y avait aucune autre alternative. Le mauvais esprit n'était pas content de cette sombre constatation. Il jura tout bas avant de se mettre à rattraper Valerie sans réfléchir. Il fut bientôt à sa hauteur comme un vilain petit Casper.

Parfois il avait envie de s'arracher la tête, bien dommage qu'il soit déjà mort, n'est-ce pas ?

« Enfile-toi dans la première maison qui arrive, vite ! »

Il la devança pour lui ouvrir la voie et passa le mur d'une maison qui semblait vide, délaissée par les habitants qui avaient pris peur. Alastair s'approcha de la porte, la déverrouilla et l'ouvrit à Valerie. Il la fixa alors qu'il la trouvait encore bien trop loin de lui.

« Vite ! »

Dit-il alors qu'il voyait la voiture se rapprocher de plus en plus vite. Il espérait qu'elle arriverait. Il tendit la main avant de se rendre compte qu'en réalité, ils ne pourraient jamais avoir de contact physique.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Mar 18 Nov - 22:08

Soudain, le temps ne fut plus à débattre avec sa conscience sur les croyances de ce monde et plus particulièrement celles censées pouvoir la protéger de son karma pourri puisque, à ses yeux du moins, seul le karma pouvait expliquer ce qui venait de se passer sur le quai. Non, il fut plus à prendre ses jambes à son cou pour courir le plus loin possible du véhicule lancé à toute vitesse qui se dirigeait droit sur eux, enfin, sur elle. Histoire de sauver sa vie. Ce pourquoi elle était partante. Et bien quoi ? Oui, Valérie tenait à sa vie. Était-ce vraiment si étonnant que ça ? Elle abandonna donc Alastair qui ne craignait pas grand chose compte tenu qu'il sortait tout droit de son imagination et fuit le plus vite possible. Pas comme des cruches blondes qui, dans les films, s'enfuyaient en ligne droite juste pour être plus faciles à rattraper. Non, elle s'engouffra dans la première rue qu'elle croisa.

L'asphalte sous ses pieds n'avait plus aucune consistance. La brune avait trop froid et trop peur pour sentir les gravillons et autres débris sur le sol rentrer dans sa peau et entailler sa voute plantaire. Elle pourrait le regretter plus tard, si elle était encore vivante à ce moment-là... pour le moment, elle ne ressentait rien. Alastair plana à côté d'elle comme s'il était attaché à elle, ce qui était probablement le cas pour l'enjoindre à trouver refuge dans le premier endroit clos qu'elle croiserait sur son chemin. Alors, là, ça allait vraiment être compliqué. Valérie continua à courir, enregistrant la recommandation du brun dans un coin de son crâne pour qu'elle y soit traitée convenablement. Parce que pour le moment, son cerveau était trop agité pour pouvoir se préoccuper du fait que seul un cinglé ouvrirait sa porte à une inconnue trempée et pieds nus.

Alastair disparut, avançant vers une maison qu'il traversa sans le moindre problème (normal pour une conscience en même temps) mais chose étrange, la porte s'ouvrit bientôt pour laisser apparaître sa conscience qui lui tendait la main. Une partie de son cerveau s'étonna qu'un être censé imaginaire et immatériel parvienne à débloquer une porte sûrement fermée pour elle. Mais le bruit du moteur rugissant derrière elle ne lui laissa pas le temps de s'inquiéter longtemps, chassant les pensées superflues à grands pics d'adrénaline. La voiture était si près d'elle maintenant que c'était un miracle qu'elle ne lui ait pas encore roulé dessus. Les larmes débordaient de ses yeux résolument fixés sur la main d'Alastair. Il était encore si loin et le psychopathe qui voulait m'écraser si près ! La brune comprit qu'elle ne pourrait pas y arriver. Son regard croisa celui de sa conscience quand elle réalise cela et sa détresse immense dû se lire dans ses yeux bleus.

Alors elle se jeta sur le côté. Sans réfléchir, sans anticiper. Valérie prit simplement son élan et se lança dans un saut avec le peu d'énergie qui lui restait. Elle roula sur elle-même, sa tête heurtant l'asphalte qui érafla aussi lourdement tout le bras sur lequel elle se réceptionna. Mais ça avait marché et la voiture la frôla à un cheveu avant de continuer sa route pour effectuer un demi-tour. Valérie n'attendait pas que le conducteur ait finit sa manœuvre pour se relever et avaler les derniers mètres qui la séparaient d'Alastair. Elle claqua la porte derrière elle avant de refermer avec moulte difficultés le même mécanisme qui tenait la porte fermée avant et se laissa tomber contre le battant de métal.

Ce n'était bien sur pas du tout le moment de s'arrêter mais elle ne pouvait pas faire autrement. Tous ses membres tremblaient violemment et ses poumons en feu menaçaient d'exploser. La brune se roula en boule sur ses tibias, le front contre le sol sale pour respirer. Seul son dos tressaillant aurait pu trahir les sanglots silencieux qui lui échappaient. Quand elle se fut calmée, elle reposa les mais à plat à côté de sa tête comme si elle s'apprêtait à se relever bien qu'elle en soit encore incapable pour l'instant et glissa un regard vers Alastair. S'il n'avait pas été le produit de son imagination, elle l'aurait bien serré contre elle à lui en briser les côtes. Oui, elle aurait bien eu besoin d'un câlin...

« Si tu étais réel… »

Oui, sauf qu’il ne l’était pas et qui si elle voulait un câlin, et bien ce n'était pas lui qui allait lui donner. Valerie se redressa sur des jambes tremblantes et regarda autour d'elle. S'il y avait une autre sortie, elle devait la trouver avant que l'autre ne revienne à la charge car maintenant, elle acceptait qu'on en attente à sa vie.

« Ok, allons-y… »

Souffla t-elle en essuyant comme elle pouvait — c'est à dire pas beaucoup — ses paumes sur ses cuisses avant de repousser ses cheveux mouillés et sales dans son dos.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Jeu 27 Nov - 15:43

Elle n'était pas rapide, pas assez du moins. Leurs regards se croisèrent et il y vit tellement de désespoir. Il ne dit rien quand elle se jeta de côté pour éviter la voiture. Lentement, il sortit et regarda la voiture. Il se concentra dessus et tendit la main. Il tenta de mettre toute son énergie pour la faire dévier légèrement. C'était trois fois rien, mais cela ferait gagner du temps. Il recula pour être à nouveau dans la maison tandis que Valerie surgit comme un boulet de canon et ferma vivement la porte, tremblante. Le Dibbouk resta encore plus silencieux alors qu'elle se roula en boule au sol et qu'il vit son dos s'agiter. Lentement, il s'accroupit derrière elle et posa sa main sur son dos. Il pouvait toucher un vivant et quand celui-ci était touché par un esprit, il pouvait éprouver une drôle de sensation, du froid, mais un froid étrange. Alastair retira sa main. Il avait déjà fait beaucoup pour elle et se trouvait bien incapable de faire plus. Il la regarda droit dans les yeux quand elle forma une phrase, s'il avait été réel, quoi ? Qu'aurait-elle fait ? Il lui jeta un regard qui disait bien que c'était inutile qu'elle pense à ce genre de choses. Il n'était pas ce genre de personne.

Il était brisé, tout simplement. Il se redressa et attendit qu'elle fasse de même. Il la regarda faire tandis qu'elle dit qu'ils y allaient. Alastair hocha la tête et tourna les talons pour s'éloigner.

«Tu dois manger et boire. Nous allons prendre tout ce que nous pouvons. »

Il disait nous comme s'ils étaient deux. Il était complètement désaxé pour parler ainsi sans même s'en rendre compte. La vieille maison craquait ici et là, mais il fallait manger. Elle devait avoir froid. Il pénétra dans une cuisine qui contenait encore des vivres et ouvrit des armoires pour en sortir des boîtes de conserves de divers mets. Il y avait des fruits, des légumes, du poisson, de la viande, bref de tout. Il regarda Valerie et sortit un verre qu'il remplit d'eau. Il pouvait interagir avec le non vivant sans problème. Il posa le verre sur le plan de travail.

« Tu dois te changer, je reviens. »

Il s'éloigna déjà, conscient qu'il dépassait les bornes. Mais il ne voulait pas rester ici à contempler cette humaine manger et boire comme si tout allait bien. Il chercha une chambre, elle se trouvait à l'étage et se mit à fouiller rapidement les tiroirs. Les habits paraissaient grands, mais il s'en fichait. Il attrapa un châle, un cardigan d'une couleur étrange, du kaki ? Peut-être bien. Il prit un pull informe et enfin un pantalon. Alastair se figea soudainement, ayant entendu du bruit. Il décida de se rendre invisible. Le rendu était plutôt étrange, une pile de vêtements qui volait toute seule, c'était bien une première ! Le mauvais esprit fit volte-face et refit le chemin inverse. Y avait-il quelqu'un dans la maison ? Peut-être que l'autre fou de possédé était enfin entré. Il passa devant la porte d'entrée qui n'avait pas bougé. Alastair fronça les sourcils, grommela bien bas et reprit son chemin jusqu'à la cuisine. Il regarda autour de lui, pas de Valerie. Il posa les vêtements sur la table et d'une poussée d'énergie, se rendit visible. Le verre d'eau était entamé et une boîte de conserve ouverte, mais pas de trace de la jeune femme. Au lieu de l'appeler comme une personne censée, il se mit à la chercher.

Et l'agitation commença à le traverser, faisant crépiter l'air. Quand il passa devant des cadres, ils s'agitèrent. Il ne se contrôlait plus comme d'habitude. Plus le temps passait et plus son état empirait. Valerie serait-elle partie ? Ou alors cachée ?

« Valerie ? »

Bon tant pis pour ne pas paraître humain. Il s'arrêta en croyant entendre un bruit. Il tourna alors la tête vers une porte qui menait à la cave et qui était ouverte. Qu'est-ce que c'était que ce bazar ? Alastair ne risquait rien théoriquement, il était mort après tout. Il passa sa tête dans l'embrasure et chercha la jeune femme comme si elle pouvait être collée au plafond. Bah quoi ? Tout était possible parfois. Il descendit calmement, un brin trop tranquille. Mais il eut sa surprise quand il découvrit le possédé dans la cave qui l'attendait. Le mauvais esprit s'arrêta et l'homme aux traits déformés par la possession se retourna pour lui faire face. Son corps était en sale état, couvert de griffure et d’ecchymose.

« Où est la fille ?
- On raconte des choses sur toi... Mais tu n'es pas comment on te décrit. Raconte-moi, c'est quoi le trip ? Tu veux mieux la baiser ensuite ? »

Sa tête se plia dans un angle étrange, le regard fou tandis que ses ongles se plantèrent dans son bras. Déchet. C'était un foutu déchet. Alastair ne pouvait pas le blesser. Il ne savait pas où était Valerie. Cachée ? Déjà morte ? Il continua de regarder autour de lui. Pourquoi ce foutu possédé était dans cette cave ? Une étrange impression le traversa. Il ne prenait pas la peine de répondre, complètement froid.

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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair Jeu 4 Déc - 20:14

Son contact étrange, même si ce n’était que le fruit de l’imagination de Valerie, lui faisait un peu de bien. Son cœur battait la chamade et il n’y avait pas un seul muscle en elle qui ne tremble pas comme du marshmallow en train de fondre, alors elle se contentait du peu qu’elle pouvait trouver pour renouer avec le contrôle d’elle-même. Même si ce n’était qu’une illusion d’un mal dont elle ignorait tout. Elle avait l’impression que son corps était en train de s’échapper de sa peau et que si jamais elle se relevait, alors il tomberait en morceaux. Voilà pourquoi elle aurait eu besoin de quelqu’un pour lui faire un câlin. Elle avait besoin qu’on la serre fort et qu’on lui dise que tout irait bien, juste pour être rassurée. La brune n’avait pas besoin du regard froid de sa conscience pour comprendre que ce contact ne viendrait certainement pas de lui. Après tout, il n’avait pas de corps et elle pouvait imaginer tout ce qu’il voulait, une hallucination ne renforcerait jamais la force brute de bras faits de chair et de sang.

Au bout d’un moment, elle finit par se redresser même si ses jambes tremblaient tellement que c’était un véritable miracle qu’elle tienne debout. La brune aurait été plus que ravie de partir de cette maison pour ne jamais y revenir mais Alastair avait raison. Vu l’état dans lequel elle était, Valerie n’irait pas très loin sans nourriture ni eau. Dans un état cotonneux, grelottante et la main plaquée contre son bras éraflé de part en part, la brune le suivit bâillement en résistant aux appel du sol qui semblait vouloir au moins autant qu'elle la voir se pelotonner contre lui pour dormir un siècle au moins. À l'intérieur de la cuisine, Alastair s'activait déjà, ouvrant un placard encore plein de provisions qui avaient dues être oubliées là par les propriétaires de la maison dans leur hâte de quitter la Nouvelle-Orléans. La jeune femme se laissa aller contre le plan de travail, le regardant remplir un verre d’eau, trop fatiguée pour ne pas réagir au fait que sa consciente, techniquement, ne pouvait pas remplir et poser un verre d’eau sur la table.

« Merci… »

Souffla t-elle tandis qu’il s’éloignait. Bien sûr, il devait juste lui prêter une excuse pour disparaître quelques secondes de son panorama étant donné qu’il ne pouvait pas vraiment aller lui chercher des vêtements mais elle ne releva pas sur ce fait. À la place, elle se força à se décoller du plan de travail pour aller jusqu’au placard et choisir une conserve de haricots rouges. Dans un tiroir près de l’évier, elle trouva une seule pauvre cuillère à soupe un peu poussiéreuse. Après l’avoir passée sous l’eau, la brune s’installa à la table pour manger doucement après avoir bu une longue gorgée d’eau. Son regard embrassa toute la salle à par curiosité tandis qu’elle prêtait une oreille curieuse aux bruits que faisait cette vieille bicoque abandonnée. Au milieu des craquements, la maison semblait être une photo. Comme si elle s’était retrouvée figée dans un instant au hasard, en l’occurrence, avant que ses propriétaires ne s’en aillent.

Pourtant, un bruit retentit et ce n’était pas un effet de son imagination, ça, elle en était certaine. Valerie se figea et tendit l’oreille. On aurait dit le bruit d’une porte qu’on ouvrait doucement, comme pour éviter de la faire grincer, suivi de bruits de pas qui étaient aussi réels. Un frisson froid parcourut le long de sa colonne vertébrale, faisant dresser ses cheveux sur sa nuque. Bon sang, elle aurait du se douter que c’était de la folie de rester dans les parages ! Sans faire le moindre bruit, la brune posa sa cuillère sur la table et chercha une issue du regard mais évidemment, ça aurait été simple. Il n’y avait qu’une porte qui, si la maison était comme celle de son père, devait mener à la cave. Il y aurait peut-être une sortie de ce côté-là. Sa décision fut prise en un millième de seconde et elle actionna en douceur la porte pour s’engouffrer dans l’obscurité humide de la cave. Elle referma doucement la porte, mais pas complètement. Dans l’embrasure de la porte, elle put déceler une silhouette humaine qui rentrait dans la cuisine. Elle avait l’air tordue, affreusement tordue. Valerie ne perdit pas de temps à le contempler et descendit à reculons les marches jusqu’à sentir le béton froid et lisse sous ses pieds. Un pas de plus et une douleur aiguë se fit ressentir dans son pied. Une vis s’était plantée dans sa chair. Étouffant jurons et cris de douleurs contre le dos de sa main, elle la retira et chercha des yeux la petite porte qui devait être là, quelque part. Son cœur descendit comme une pierre dans son estomac quand elle vit la chaine de métal qui la condamnait. En haut, la porte s’ouvrit, laissant la lumière éclairer l’escalier.

Sans trop prendre le temps de réfléchir, Valerie boitilla jusqu’à un tas de cartons et de meubles et se glissa sous l’armoire dont le dessous était camouflé. Son souffle extatique soulevait les moutons de poussière et elle plaqua une main contre sa bouche pour essayer de la masquer alors que les marches craquaient sous le poids de celui qui entrait. Quelques instants plus tard, ses semelles claquaient contre le béton, se rapprochant de l’endroit où elle était, puis la voix d’Alastair s’éleva. Elle avait envie de hurler mais elle risquait de révéler sa position. Pourquoi est-ce que son propre esprit essayait de la desservir de la sorte ? Chose étrange, ils semblaient se voir tous les deux et même discuter. Une discussion des plus irréelle. Soudain, elle eut une révélation.

Personne ne pouvait se remettre aussi vite d’un accident de voiture. Le cinglé qui l’avait poursuivie devait être mort et la silhouette de la cave ne devait être que le fruit de son imagination. Peut-être qu’il représentait le mal contre lequel elle devait combattre. Oui… ça devait être ça. Forcément. Elle s’encouragea pendant dix bonnes secondes, les mains et les pieds froids puis poussa les cartons pour se frayer un chemin et sortir de sa cachette sans chercher à être discrète.

« Je suis ici. »

D’un des cartons dépassait un club de golf. Elle s’en saisit et avança en boitillant, se tenant quand même à une bonne distance des deux hommes. Si quelqu’un les avait vu tous les trois comme ils étaient à cet instant, avec lui, le corps déformé qui rappelait les pires films d’horreur, elle, trempée et sale et Alastair qui était le plus impeccable des trois dans sa panoplie tout droit sortie d’un film de cape et d’épée.

« Et je ne veux plus jouer. Alors, maintenant, on en finit. »

Ajouta t-elle d’une toute petite voix avant d’assener de toutes ses forces son arme de fortune sur la tempe de l’homme. Un craquement affreux et insolite s’éleva dans le silence calme de la cave et qu’une projection de sang venait égailler le mur de gauche. Valerie, ne comptait pas attendre pour voir si elle allait débloquer un niveau spirituel supérieur pour avoir battu une de ses hallucinations et presque aussitôt, elle fonça dans l’escalier sans demander son reste.
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MessageSujet: Re: Discussion avec les poissons || Alastair

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Discussion avec les poissons || Alastair

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